Plan general : famous jews

JOSEPH E.STIGLITZ

PRIX NOBEL 2001
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"Pour leurs travaux sur les marchés avec asymétrie d'information"
( en compagnie de George A. Akerlof et A. Michael Spence )



"Le plus grand defit n'est pas seulement dans les institutions il est d'abord dans les esprits" - La grande desillusion

"Le 11 septembre a révélé une face encore plus sombre de la mondialisation. Le terrorisme aussi franchit aisément les frontières. Ses racines sont complexes, mais le désespoir et le chômage massif qui règnent dans tant de pays du monde lui offrent un terreau fertile." - Quand le capitalisme perd la tête


Les « anti-globalisation » en ont fait leur héros, les partisans du tout-marché leur bête noire : « Joe » Stiglitz trouve le monde « injuste » et voudrait le changer
Lire l'interview de J. Stiglitz



Économiste américain, l’un des principaux représentants du courant néokeynésien, dont les théories et prises de positions font le héros des mouvements altermondialistes

Né en 1943 à Gary, Indiana (États-Unis) Joseph Eugene Stiglitz fait ses études à Amherst College puis au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston, où il obtint son doctorat en 1966. Très tôt reconnu par ses pairs, il est nommé professeur à 27 ans et entre, deux ans plus tard, à la Société d'économétrie, le panthéon de la profession. Il enseigne, ensuite, dans de prestigieuses universités (MIT, Yale, Stanford, Princeton, Oxford). Il a notamment contribué à créer une nouvelle discipline, l’économie de l’information.

De 1993 à 1997, Joseph E. Stiglitz est le principal conseiller économique du président Clinton. En 1997, il intègre la Banque mondiale en tant qu’économiste en chef et vice-président. Il démissionne avec fracas de cette institution en 2000 dont il critique le rôle auprès des pays les plus pauvres. En 2001, Joseph Stiglitz reçoit le prix Nobel d’économie. En 2002, il publie la La Grande Désillusion, un ouvrage très critique à l'égard de la Banque Mondiale et du Fond monétaire international (FMI) qui devient vite un best-seller mondial. Joe Stiglitz enseigne depuis 2000 dans la Graduate School of Business de l’Université de Columbia (New York).

Joseph Stiglitz collabore avec les forums sociaux et partage certaines analyses des mouvements altermondialistes : il est partisan d'une taxe de « type Tobin », de la réappropriation des matières premières par les États des pays les plus défavorisés. Joseph E. Stiglitz a chiffré le coût de la guerre en Irak à quelque 2000 millirad de dollars.

Depuis 2004, il est l’époux de la journaliste Anya Schiffrin qui dirige le club de réflexion, Initiative for a Policy Dialogue, qu'il a fondé en 2000 à l'Université de Columbia.

« Joseph E. Stiglitz s'est fait connaître par ses travaux montrant comment l'« asymétrie d'information » permet de comprendre de nombreux phénomènes, comme le chômage ou le rationnement de crédit. Mais sa notoriété lui vient aussi de son passage à la Maison Blanche, où il a été le turbulent conseiller économique de Bill Clinton et, surtout, de ses fonctions d'économiste en chef à la Banque mondiale. C'est de ce poste qu'il a vertement critiqué les recettes des institutions financières internationales destinées à pallier les effets négatifs de la crise asiatique de 1987 et dénoncé à plusieurs reprises le "consensus de Washington", sorte de pensée unique appliquée notamment à la globalisation de l'économie. Joseph E. Stiglitz, qui a quitté la Banque mondiale en 1999, enseigne à l'université new-yorkaise de Columbia. Cultivant son franc-parler, il n'a pas hésité, à peine avait-il été récompensé par le prix Nobel, à s'en prendre au plan de relance de George W. Bush, déclarant que les baisses d'impôt très importantes décidées par le nouveau président « n'ont pas été conçues comme un stimulant de l'économie ». Il a ajouté que cette politique fiscale préélectorale, devenue, depuis les attentats du 11 septembre, un remède potentiel à la crise économique, "n'avait jamais marché". » bibliomonde


"Aujourd'hui, la mondialisation, ça ne marche pas. ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ça ne narche pas pour l'environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale. La transition du communisme à l'économie de marché a été si mal gérée que partout, sauf en Chine, au Vietnam et dans quelques rares pays d'Europe de l'Est, la pauvreté est nontée en flèche et les revenus se sont effondrés. Pour certains, la solution est simple: abandonnons la mondialisation. Ce n'est ni possible ni souhaitable. La mondialisation, je l'ai dit au chapitre l, a apporté aussi d'immenses bienfaits. C'est sur elle que l'Asie orientale a fondé son succès, notamment sur les échanges commerciaux et le meilleur accès aux mar chés et aux technologies. C'est elle qui a permis de gands progrès en matière de santé, et qui crée une société civile mondiale dynamique luttant pour plus de démocratie et de justice sociale. Le problème n'est pas la mondialisation. C'est la façon dont elle a été gérée. En particulier par les institutions économiques internationales, le FMI, la Banque mondiale et l'OMC, qui contribuent à fixer les règles du jeu. Elles l'ont fait trop souvent en fonction des intérêts des pays industriels avancés - et d'intérêts privés en leur sein - et non de ceux du monde en développement. Mais la question n'est pas seulement qu'elles ont servi ces intérêts: trop souvent, elles ont eu de la mondialisation une vision étriquée, due à une idée très particulière de l'économie et de la société." J. Stiglitz


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