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LOUIS BRANDEIS

The Jewish Americans
LAW
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Supreme Court
ETUDE


Louis Brandeis


Louis Dembitz Brandeis (Louisville, 13 novembre 1856 – Washington, D.C., 5 octobre 1941), avocat américain qui fut membre de la Cour suprême des États-Unis .

Il apporta un important soutien au mouvement sioniste américain.


"Le gouvernement qui viole la loi, provoque le mépris de la loi"

" La Cour s'incline devant les leçons de l'expérience et la force d'un raisonnement supérieur, consciente que le processus d'essais et d'erreurs, si fructueux dans le domaine des sciences physiques, a aussi sa place dans la fonction du judiciaire. "

Louis Brandeis, juge de la Cour suprême


Né aux États-Unis, il était issu d’une famille d’immigrants juifs ayant fui Prague en 1848. Après de brillantes études à Harvard, il ouvrit son propre cabinet à Boston, et commença à s’investir dans la défense des intérêts des plus pauvres. Il travailla notamment sur des affaires d’intérêt général et développa une conception nouvelle de la justice. Il partait du principe que la loi devait promouvoir la justice sociale, même s’il n’existait pas de précédent juridique. Ce type d’argument plus sociologique et idéaliste que strictement juridique devint célèbre sous le nom de Brandeis Brief et révolutionna véritablement la pratique du droit. Nommé juge à la Cour suprême par le président Woodrow Wilson en 1916, il y poursuivit son action progressiste jusqu’en 1939. Ce profil n’est pas étranger à la décision des trustees. En donnant le nom de Brandeis à la première université américaine à financement juif, ces derniers ne rendaient pas seulement hommage à un grand Juif américain ; ils faisaient de lui l’incarnation des idéaux de cette université à bâtir, des principes mis en avant depuis des siècles par la communauté juive.

L’engagement politique et social du peuple hébraïque est bien connu. Il trouve notamment sa source dans le messianisme juif. L’idée messianique du Tikkun Olam est ainsi l’un des fondements de la tradition libérale juive. Dans la vision juive, en effet, la création du monde par Dieu n’a pas été achevée, et les hommes ont le devoir de la poursuivre afin de la mener à son terme. C’est cette mission, dont le but est d’œuvrer pour la rédemption du monde et de préparer la voie au Royaume, que l’on appelle en hébreu Tikkun Olam : la « réparation du monde ». La foi hébraïque n’appelle donc pas à une attente passive du Messie, mais véhicule plutôt un idéal d’activisme. Au lieu d’attendre que le Messie vienne achever la réparation du monde, les hommes sont invités à unir leurs efforts pour initier eux-mêmes l’âge utopique. Leur engagement doit être orienté vers les hommes. La relation entre Dieu et les fidèles ne se limite donc pas à la foi et au respect des principes hébraïques, mais s’étend à la manière que les croyants ont de traiter leur prochain. L’amour de Dieu est incomplet sans l’amour des autres hommes, et prier n’a aucun sens si un fidèle ne s’emploie pas à rendre le monde meilleur.

Les Juifs américains ne font pas exception à la règle : leur histoire est jalonnée de luttes politiques, sociales, syndicales... Après une immigration principalement sépharade du XVe au XVIIIesiècle, ce sont les Ashkénazes qui prennent le dessus parmi les arrivants juifs aux États-Unis. Au XIXesiècle, les causes de l’émigration vers les États-Unis sont essentiellement économiques et politiques. L’échec de la révolution de 1848, puis les pogroms perpétrés en Russie sont responsables de deux vagues d’immigration distinctes, mais dont les participants ont une caractéristique commune : leur forte politisation. Beaucoup de ceux qui arrivent aux États-Unis autour de 1905 avaient choisi de rester et de s’opposer à l’oppression. Ils ont donc souvent un bagage politique considérable, rarement sans lien avec le Bund . Plutôt que de fuir, ils avaient participé à la lutte contre les pogroms, joué un rôle clé dans la révolution de 1905, ou organisé des grèves et des syndicats en Europe de l’Est. Ils n’apportent donc pas seulement des théories radicales bien rodées, mais l’expérience pratique pour les mettre en œuvre. Une fois arrivés aux États-Unis, ces activistes découvrent un terrain favorable à l’expansion de leurs idées au sein de leur communauté et au-delà. La majorité deviennent ouvriers, et ceux qui échappent aux usines et au sweating system ne se préoccupent pas moins du sort de leurs coreligionnaires. Les conditions de vie et de travail des immigrants récents jouent un rôle capital dans le développement du radicalisme syndical et politique juif. C’est ainsi que naît une forte tradition syndicale dans la communauté juive américaine, symbolisée par l’United Hebrew Trades . Au cours de leur histoire, les Juifs ont été au premier plan de la lutte pour une société plus juste. Pour les générations successives de Juifs américains, la lutte pour la justice sociale s’est exercée sur plusieurs fronts : syndicalisme, campagnes électorales, manifestations, création de partis politiques radicaux et libéraux... Ce n’est donc pas par hasard que les noms de syndicalistes et d’activistes juifs jalonnent l’histoire contestataire américaine, de Emma Goldman à Abbie Hoffman en passant par Betty Friedan , Michael Schwerner et Rose Schneiderman . Être juif n’est pas simplement une religion ; cela recouvre également une signification historique, culturelle, et politique. Sans doute cet héritage humaniste est-il l’une des explications de la forte propension des Brandeisiens à contester.

Les étudiants de l’université Brandeis ont néanmoins de bons maîtres en matière de contestation. Leurs professeurs, eux-mêmes engagés dans les luttes politiques et sociales de leur temps, les incitent à exprimer leur opinion. Pendant les années soixante, le nombre de professeurs passe de 175 à 380. Beaucoup des premiers professeurs recrutés l’ont été pendant le maccarthysme. L’identité libérale revendiquée par l’université Brandeis a alors attiré de nombreux marxistes. Et même si tous les professeurs ne sont pas marxistes, le clivage se situe entre radicaux et libéraux plus qu’entre républicains et démocrates. La plupart des maîtres à penser des activistes brandeisiens enseignent la sociologie, l’histoire, ou les sciences politiques. Dans certains cas, leur forte personnalité n’est pas étrangère à leur rôle de meneur de la contestation. Herbert Marcuse en est un exemple. C’est à coup de déclarations provocantes et de prises de position fermes qu’il incite les étudiants à réfléchir aux problèmes de leur temps et à exprimer leur opinion. Gordon Fellman est un autre professeur dont le rôle est fondamental dans la contestation des Brandeisiens. Son impact est même plus important que celui de Herbert Marcuse. Dès son arrivée à Brandeis comme professeur assistant de sociologie en 1964, il s’implique fortement dans la contestation. En plus de sa participation à de nombreux débats, conférences et manifestations, il est la cheville ouvrière de l’opposition à la guerre du Viêt-nam. Il propose un soutien constant aux activistes brandeisiens, met lui-même en place un atelier de réflexion sur la contestation non violente. Son objectif est non seulement d’obtenir que les étudiants forgent leurs convictions, mais aussi qu’ils agissent ensuite en conséquence. C’est le but visé par beaucoup de professeurs brandeisiens.

Imprégnés d’une culture d’action sociale et de contestation, les Brandeisiens sont donc également poussés à exprimer leurs opinions par l’exemple et l’incitation de leurs professeurs. Dans le contexte très agité des années soixante, leurs actions se multiplient et prennent souvent une ampleur nationale ...ipr univ paris1



C’est lors de la Première Guerre mondiale, l’Amérique entrant dans les affaires mondiales, que les Juifs américains commencent à soutenir les revendications sionistes. Pendant que les Français et les Anglais « dépeçaient » la région en se la partageant, Louis Brandeis, avocat juif à la Cour suprême des Etats Unis, apporte un important soutien au mouvement sioniste américain. Les dirigeants sionistes de Londres utilisent le fait qu’il est le conseiller du président Wilson pour leurs tractations avec le gouvernement britannique.
Arthur James Balfour, nommé ministre anglais des Affaires étrangères en 1916, est chargé d’obtenir le soutien des Etats-Unis en 1917 contre les Allemands. A deux reprises il s’entretient avec Brandeis lors de sa visite à Washington. En novembre 1917, désireux de rallier la communauté juive des Etats-Unis et lui-même sympathisant au courant sioniste chrétien, il publie la lettre d’intention indiquant que le Royaume-Uni favorisera la création en Palestine d’un Foyer National pour le peuple juif. Haim Weizmann, immigré de Russie vers l’Angleterre en 1904, ingénieur biochimiste, soutient l’idée d’un sionisme pratique. Il est l’un des fondateurs de la « Fraction démocratique » et il jouera un rôle important dans les débats menant à l’obtention de la Déclaration Balfour. Concepteur d’une substance explosive performante, des bruits courent que le gouvernement britannique aurait souhaité le remercier en accédant à sa requête un echo israel


4 mai 1898: création à New York de l’Organisation sioniste américaine, la première du genre. Cette organisation continue d’œuvrer au resserrement des liens du judaïsme américain avec Israël, s’emploie à promouvoir la cause juive et israélienne auprès des communautés et du Congrès, lutte contre la désinformation dans les médias et sur les campus universitaires américains. Deux de ses anciens présidents ont joué un rôle éminent: le juge à la cour suprême Louis Brandeis et le rabbin Abba Hillel Silver. jafi

Lire : La cour supreme des USA

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