Plan general : famous jews

LEO STRAUSS


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"Pour ne mentionner qu'un point, le plus massif, peut-être, je dirais que l'idée de progrès était liée à celle de conquête de la nature, l'homme se transformant en maître et possesseur de la nature afin d'améliorer la condition de l'homme. Les moyens pour atteindre ce but furent la nouvelle science. Nous connaissons tous les immenses succès de la nouvelle science et de la technologie qui en est issue, et nous pouvons tous constater l'énorme accroissement de la puisssance de l'homme. L'homme moderne est un géant comparé à l'homme d'autrefois. Mais il nous faut aussi noter qu'il n'y a aucun progrès équivalent en sagesse et en bonté. L'homme moderne est un géant dont nous ne savons pas s'il est meilleur ou pire que l'homme d'autrefois."

"Le problème juif en Allemagne ne fut jamais résolu. Il fut supprimé par la suppression des Juifs allemands "

"Le juif déraciné, assimilé n'a rien à opposer à la haine et au mépris que son moi nu"

Il est né en 1899 en Allemagne, dans une famille juive orthodoxe, il fait ses études au gymnasium, puis, après avoir participé à la première guerre mondiale, aux universités de Marbourg, Hambourg et Fribourg. Il est ensuite chercheur à l'académie de recherches juives de Berlin. Ses recherches portent alors essentiellement sur le problème des rapports entre la modernité et la religion et d'abord entre la pensée des lumières et la religion, sous les espèces d'un travail sur la critique de la religion effectuée par Spinoza. Il raconte son itinéraire intellectuel et l'ambiance dans laquelle il a effectué ses premiers travaux dans la préface auto-biographique qu'il a donnée à l'édition américaine de sa thèse publiée en 1930 sur " La critique de la religion par Spinoza ". Pour le dire vite, disons que, contrairement aux opinions libérales, tant dans le monde non-juif que dans le monde juif, Strauss conclut de son travail que Spinoza n'est pas véritablement parvenu comme on le prétend à réfuter les prétentions de l'orthodoxie juive et que la victoire des lumières, qui est une idée reçue, est une supercherie. Autrement dit, que la supériorité des lumières sur ce qu'elles nomment " l'obscurantisme religieux " n'est aucunement démontrée et que par conséquent les prétentions de l'orthodoxie religieuse sont toujours défendables, et non absurdes, comme semble le montrer le fait qu'elle persista après la critique des lumières et encore aujourd'hui.
Olivier BERRICHON-SEYDEN

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