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MOSHE CORDOVERO


PORTRAIT
RABBI
RAMAQ
BIOGRAPHIE











Rabbi Moïse Cordovéro (1522-1570) est une des plus hautes figures de la cabale de Safed. Dans le Palmier de Debora qui, très significativement, se présente comme un exposé éthique, il condense magistralement les grandes intuitions de la cabale. Les exigences qu’implique « la ressemblance à Dieu » qui est commandée à l’homme forcent la pensée cabalistique à exprimer, avec hardiesse et radicalité, sa plus intime parole. C’est que – et c’est là le message du livre –, le rapport à Dieu est en jeu concrètement dans le rapport au prochain.
Destiné à un large public, Le Palmier de Débora a été souvent reçu comme un guide de morale. Mais l’on se leurrerait à n’y voir que cet aspect. Ce petit livre est sans doute la percée éthico-métaphysique la plus franche de la pensée juive dans son ensemble, tant sa langue et son contenu mêlent de façon aiguë la plus haute mystique et la plus exigeante pratique.
La simplicité du texte, sa vibrante clarté est l’écrin qui recèle une profondeur de pensée rarement atteinte.verdier

1522-1570. Originaire de Palestine (Safed). Élève et disciple de Rabbi Yossef Caro, rabbin, juge, cabaliste et dirigeant de yéchivah, il est l’auteur d’ouvrages talmudiques et cabalistiques dont plusieurs sont encore manuscrits. Ses œuvres majeures, qui s’appuient en particulier sur une perspective dialectique quant au fonctionnement des Séfirot (Émanations), comprennent Pardés rimonim (Le verger des grenadiers), un essai de synthèse systématique des thèmes cabalistiques; Chih’our koma (Les qualifications infinies de D’ieu), un commentaire des parties anthropomorphiques du Zohar (Le livre de la Splendeur), un ouvrage cabalistique célèbre; Or néh’érav (Douce lumière) qui expose la méthode d’étude de la Cabale et de ses règles; Or yakar (Lumière précieuse), un commentaire sur l’ensemble du Zohar et d’autres textes caba-listiques; Tomer Débora (Le Palmier de Déborah), un traité d’éthique basé sur les référents cabalistiques et Séfér Guérouchin (Le livre de l’Expulsion).

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Rabbi Haïm Moshé LUZZATO (RAMHAL) naît dans le ghetto de la ville italienne de Padoue en 1707. Son éducation est le reflet du judaïsme italien " Tradition juive et culture universelle". Son père lui donne deux maîtres: R. Ichaya Bassan pour le Talmud et la Kabale et Itshak Haïm Cantarini pour la culture universelle.

La kabale de Rabbi Itshak louria avait influencé les communautés juives d'Italie, mais le chabtaïsme avait détérioré les rapports entre juifs et tradition orthodoxe. R Yossef Halevi de Livourne parla en public: . . . .le repentir, c'est rendre à son prochain son bien, s'abstenir du vin des gentils et de raser les péot; ne pas s'associer à des femmes étrangères. . .cela déplut à la grande masse, car ils croyaient fermement que celui qui croyait fermement en chabtaï tsvi était sauvé. . .tout le monde croyait en cette hérésie comme si c'était la loi de Moshé. J'ai prêché ouvertement que l'essentiel était la Thora et les bonnes actions.

La faillite du chabtaïsme provoqua une grande méfiance envers les courants messianiques. Certains rabbins accuseront la propagation de la cabale qui était à leurs yeux comme la cause de la catastrophe. Quelle utilité tire-t-on de ces connaissances ? << La foi dans l'unité du Créateur que partage toute l'assemblée de la communauté d'Israel, dans le fait qu'il dirige son monde, qu'il nous a donné sa Thora et que notre Machiah viendra>> est bonne. On n'a guère besoin des notions étranges forgées par la kabale, les Sfirotes et les Mondes, qui n'engendrent que de l'embarras.

RAMHAL (Rabbi Moshé Haïm LUZZATO) avait à peine 14 ans qu'il connaissait déjà toute la kabale du ARIZAL (Rabbi Itshak Louria) par cœur, et personne, pas même ses parents n'étaient au courant. Le jeune Ramhal forma des cercles d'étude dont le but était de communiquer le désir profond de la Guéoula. Le but du cercle formé était d'étudier continuellement le zohar.

D'autre part, la pénétration de Luzzato dans la "vallée des secrets" aboutit à une expérience décisive: La révélation du Maguid (narrateur) envoyé céleste qui joue un si grand rôle dans la littérature kabalistique. RAMHAL a alors 20 ans, il dit lui même : Je ne le vois pas (le maguid) mais j'entends sa voix qui parle par ma bouche.

Il va vite susciter l'opposition de R. Moshé HAGUIZ d'Altona-Hambourg. Ce dernier était un farouche adversaire des Chabtaïstes et qui est scandalisé par l'hérésie qu'il croit déceler dans ce groupe d'Italie:

" Vous montagnes d'Israel, mes maîtres. . . . . . . enquêtez afin de déraciner ce groupe pervers avant qu'il ne propage sa perversité parmi les multitudes ignorantes".

Mais son maître et ami R. Ichaya Bassan semble avoir des doutes et lui fait remarquer: Il semble difficile d'admettre que tu en reviennes toujours aux sujets d'ordre messianique . . .en effet, tel est l'un des signes les plus évidents de la nature mauvaise du maguid, puisque les forces mauvaises ont pris l'habitude d'embarrasser les esprits avec les choses messianiques afin de faire trébucher Israel.

A cette époque Luzzato épouse Tsipora, fille de David Finzi, éminent érudit de Padoue. Cela lui permet de se soustraire aux soupçons qu'un homme de 33 ans ne soit pas marié. En dépit de cet acte, la suspicion des rabbins reste vivace car le jour de son mariage ses amis à son insu jouèrent une comédie sur le thème de . . . .GOG et MAGOG. Quel mal y avait il à cela.

Il se maria en 1731 et comme suite à une série de calomnie (afin de le déstabiliser) fatigué de mener une guerre qui n'en finissait plus, en 1735 Ramhal décide de quitter l'Italie à la recherche d'une vie sereine vers la Hollande. En 1743 il décide de réaliser ce vieux rêve: *La montée en ISRAEL. Cette même année il est à Acco près de Tibériade et de Safed. Il décède en 1746.

Au cour d'une épidémie lui et sa famille. Certains pensent qu'il fut enterré à Kfar Yassif près de Acco et d'autres pensent qu'il fut enterré à Tibériade.

La tombe de Ramhal est proche de celle de Rabbi Akiba. Rabbi Akiba a commencé son judaïsme à 40 ans et a vécu jusqu'à 120ans;

alors que Ramhal a terminé la sienne à 39 ans. Tout porte à croire qu'il a complété la vie de Rabbi Akiba , celui pour qui Moshé Rabénou avait envié son sort. De même que la tombe de Moshé n'est pas connue, de même celle de Ramhal n'est pas connue avec certitude; qui plus est, Ramhal ,comme Moshé Rabénou avait fait 515 prière pour pouvoir rentrer en Terre Sainte.

Haïm Nahman Bialik écrit: C'est lui (Ramhal) qui a posé la première pierre des trois grandes écoles; celle du Gaon de Vilna; Celle du Baal Chem Tov; celle de Mandelshon.

Les maskilim se sont intéressés à l'œuvre poétique et théâtrale de Luzzato. Migdal Oz fut un modèle pour les hébraïsants.



Le Gaon de Vilna fut un des admirateurs du Ramhal, tant en matière de kabale que d'éthique ; pour son livre "les sentiers de la rectitude". Le Gaon aurait revêtu des habits de fête pour célébrer l'acquisition du manuscrit "ADIR BAMAROM".



On attribue au Maguid de Meseritch la remarque que la génération ne fut pas digne de comprendre la piété et l'ascèse du Ramhal.

Un sage d'Israel Rabbi David Hacohen écrivait: Ces trois courants de pensées (Hassidim - Mitnagdim - Haskala) trouvent leurs racines dans l'âme du Ramhal.

Depuis Rabbi Chimon Bar Yohaï la priorité à l'étude du zohar était donnée au Maassée Beréchit (la genèse).

Après l'exode d'Espagne en 1492, il faut mobiliser et libérer toutes les forces capables de "précipiter" le "AHARIT HAYAMIM". Mais la fin du Aharit est contenue dans le Rechit (début). La lumière cachée dans le Rechit (lumière du Machiah) se révélera dans le Aharit (LA FIN ).

Selon Rabbi Shlomo Elkabets "la fin de l'action se trouve dans le début de la pensée". L'accomplissement est une question de temps. L'esprit messianique a été codifié comme doctrine depuis l'expulsion des juifs d'Espagne. Citons Rabbi Itshak Abrabanel et Rabbi Abraham Ben Eliezer Halevi à Jerusalem, agitateur infatigable et grand exégète de la rédemption. L'expulsion serait le premier signal des "douleurs de l'enfantement du Messie". Rabbi Abraham Azoulay auteur de OHR-HAHAMA écrivait au sujet du zohar: C'est une bonne action que grands et petits l'étudient en public; car c'est seulement grâce à cela que le roi Messie viendra et pas par un autre mérite.

Les deux piliers de la kabale de SAFED (TSFAT) sont Rabbi Moshé CORDOVERO et Rabbi Itshak LOURIA .

Rabbi Moshé Cordovero codifia dans son "Pardès Rimonim" tout l'héritage de la kabale. Il fut pour le zohar ce que fut Maïmonide pour le Talmud.

Son magistral exposé représente la totalité de l'ancienne kabale.

A la différence de Cordovero, I. LOURIA (le ARIZAL) ne laisse aucun écrit; ce que nous savons de son système nous l'étudions par l'intermédiaire de son élève Rabbi Haïm VITAL (chemoné chearim).Comme R I. LOURIA le RAMHAL se réfère à l'étude du ARIZAL suivant le pricessus de TSIMTSOUM - CHVIRA- TIKOUN ( si vous ne comprenez pas lire notre texte sur les Sfirotes et le zohar

Sur (WWW.CHEZ.COM/KABALE ) Suivant la théorie du RAMHAL au cours de la brisure les trois premières Sfirotes parvinrent à contenir la lumière du Eïn-Sof . Les 7 autres se brisèrent. Le temps pour Ramhal se situe dans la "brisure" dans cette non possibilité de recevoir. Les trois premières Sfirotes (lumières) s'identifient au hors-temps et à l'éternité ; c'est dans la troisième BINA qui désigne simultanément le monde à venir et celui du Retour (TECHOUVA) Le zohar serait donc le moyen , la clé de la rédemption et de la venue du MACHIAH.

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