Plan general : famous jews

RABBI ISHMAEL


7 PRINCIPES
13 REGLES









Rabbi Yichmaël ben Elicha fut l'un des Tannaïm (les Sages de la Michnah). I1 vécut
environ cinquante ans après la destruction du deuxième Temple, au temps de Rabbi Akiva ; comme lui, il fut l'un des dix Martyrs mis à mort par les romains.
Rabbi Yichmaël appartenait à une famille de Grands Prêtres (Cohen Gadol), et lui aussi avait le titre de Cohen Gadol.
Jeune garçon d'une grande beauté, et très intelligent pour son âge, il fut emmené captif à Rome. A cette époque, le grand Sage Rabbi Josué ben ‘Hananiah arriva dans cette ville, délégué par les Juifs de Terre Sainte, pour tâcher de persuader l'Empereur d'adoucir les conditions de vie de ses frères, victimes de persécutions sans fin.
I1 apprit qu'un garçon juif était gardé captif dans la capitale. I1 passa sous les fenêtres de la prison où il savait que le garçon était enfermé, et cria : « Qui a livré Jacob au pillage et Israël aux pillards ? », citant un passage du Prophète Isaïe (42:24). Et la réponse lui parvint aussitôt par la voix de l'enfant : « N'est-ce pas l'Eternel ? Nous avons péché contre Lui », citant la seconde partie du même verset.
Rabbi Josué résolut de n'épargner aucun effort pour racheter le garçon, car il pensait qu’il deviendrait sûrement un grand Sage. Il réussit dans son dessein contre paiement d'une importante rançon. I1 emmena l'enfant avec lui en Terre Sainte, s'occupa de lui, pourvut à tous ses besoins, et lui enseigna chaque jour la Torah. Très vite, Rabbi Yichmaël acquit une grande notoriété comme érudit en Torah; Rabbi Josué le considérait désormais comme son égal, et l'appelait « mon frère Yichmaël ».
Rabbi Yichmaël devint un disciple du célèbre Tanna Rabbi Né’houniah ben Hakanah;
il suivit aussi les cours de la Yéchivah de Yavné. I1 fut respecté de tous les Sages de son temps. Lui et Rabbi Akiva engageaient souvent des discussions talmudiques;
tous deux étaient appelés « les pères du monde ».
Rabbi Yichmaël est célèbre pour les treize règles d'interprétation de la Torah, texte que nous lisons tous les jours dans la prière du matin.
Sa vaste culture, unie à un esprit d'une acuité exceptionnelle, lui valut le surnom de « déracineur de montagnes », car par sa manière de discuter un point de Torah, il donnait l'impression « d'arracher des montagnes et de les pulvériser l'une contre l'autre ».
Ses collègues le comparaient aussi à un « grand magasin » où l'on peut trouver tous
les articles que l'on désire, si riche était Rabbi Yichmaël en connaissances et en sagesse.
Il était aussi très versé en Aggadah et en Midrache. I1 est l'auteur du Midrache
Halakhique, la Mékhilta sur le Livre de Chémot, et un grand nombre de ses enseignements, de même que ceux de son école, sont consignés dans les autres
Midrachime Halakhiques, le Sifra sur Vayikra, les Sifré sur Bamidbar et sur Dévarim,
ainsi que partout dans le Talmud.
Ces enseignements et ces maximes témoignent du grand amour qu'il portait à son peuple
et de la noblesse de son caractère. I1 fut l'un des Sages qui déclaraient que
« tous les Bné Israël sont des fils de rois », inculquant à ses frères le sentiment qu'en dépit de leur asservissement aux Romains, et des persécutions dont ils étaient l'objet, ils n'en demeuraient pas moins des princes royaux.
Ainsi leur inspirait-il foi et courage, devenant une source de grand réconfort à
cette époque particulièrement critique où l'empereur Hadrien faisait tout ce qu'il pouvait pour anéantir la religion et la foi juives.
Rabbi Yichmaël fut un soutien fidèle des pauvres et des jeunes filles trop démunies pour se marier sans aide.
D'autre part, ceux à qui leur sensibilité et la honte interdisaient de quémander le
touchaient particulièrement. Il leur fut d'un grand secours en enseignant le verset du Deutéronome (15 ; 11) : « Tu ouvriras la main à ton frère, à tes pauvres et à tes besogneux dans ton pays ». Et il l'expliquait en disant que si un homme de bonne famille a honte de demander la charité, il est de notre devoir de prendre les devants par ces mots : « Mon fils, mon frère, peut-être as-tu besoin d'un prêt ? ». Le pauvre accepterait plus facilement l’idée d’un prêt qui, dans l'esprit du bienfaiteur, ne devrait être en réalité rien d'autre qu'un don pur et simple.
Ainsi que nous l’avons dit, Rabbi Yichmaël fit partie des dix Sages torturés et tués par les Romains. Lorsque l’on décapita Rabbane Chimon ben Gamliel, Rabbi Yichmael prit la tête de son ami contre sa poitrine, mit ses yeux et sa bouche contre ceux du mort et s’écria : « Vous, saintes lèvres, qui n’avez jamais parlé d’autres choses que de la Torah, comment est-il possible que vous soyez maintenant réduites à lécher la poussière ? » Lorsque la fille de l’empereur romain, attirée par cette scène vit Rabbi Yichmaël, elle en tomba amoureuse. Elle alla chez son père pour lui demander d’épargner Rabbi Yichmaël.
« Qu’as-tu donc vu en ce juif ? » demanda l’empereur.
« Il a le plus beau visage que je n’ai jamais vu. » répondit-elle.
« Si c’est son visage que tu désires, je vais m’en occuper » dit l’empereur.
Il ordonna qu’on l’écorche vif et que l’on reconstitue son visage. On le préserva dans un baume. Lorsque les bourreaux commencèrent à lui enlever la peau à l’endroit
des Téfilin, il poussa un cri terrible. Ils lui tranchèrent alors la tête.
Rachi nous révèle que le masque de Rabbi Yichmaël se trouve jusqu’à aujourd’hui
dans les caves du Vatican.hessedvedavid

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