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STANLEY MILGRAM


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THEORIE
SMALLWORLD
SOUMISSION
PSYCHOLOGIE
TOILE
EXPERIENCE



"La disparition du sens de la responsabilité est la conséquence la plus lointaine de la soumission à l'autorité."

Psychologue social américain

Né à New York en 1933
Décédé en 1984

Alors qu'il est étudiant en Sciences politiques à New York, Milgram décide de suivre des cours de psychologie pour intégrer Harvard. Il obtient avec succès son doctorat en psychologie sociale en 1960 et restera à Harvard encore sept ans en tant que professeur. Ses expériences sont restées célèbres et en particulier celle de la soumission à l'autorité : bien que très controversée, elle a prouvé que la plupart des gens se transforment facilement en tortionnaires lorsque les ordres sont donnés par une 'blouse blanche', c'est-à-dire un médecin. Mais c'est aussi à lui que l'on doit la théorie des 'six degrees of separation', selon laquelle il n'y a que six personnes qui nous séparent de n'importe quelle autre.evene



Les 6 degrés de séparation.

La notion de networking correspond à la théorie des 6 degrés de séparation, du psychologue Stanley Milgram (1933 - 1994). En effet, ce dernier a démontré que grâce à une chaine de 7 personnes et 6 degrés de séparation il est possible de se mettre en relation avec n'importe qui en utilisant notre réseau de connaissance. C'est la fameuse formule de Milgram : "it's a small world".
Cette théorie montre que les individus ne mesurent généralement pas l'importance de leur réseau de connaissances. Ils ont une perception erronée de leur importance dans la société. Elle montre également l'efficacité du bouche-à-oreille et la rapidité avec laquelle une rumeur peut se propager.

Les résultats ont confirmé la théorie de Milgram : il faut entre 5 et 7 intermédiaires pour joindre n'importe qui sur terre.garkham


Soumission à l’autorité

Des gens ordinaires peuvent aisément se transformer en bourreaux. C’est ce qu’a mis en évidence Soumission à l’autorité (1974) de Stanley Milgram. Certainement l’ouvrage de psychologie expérimentale le plus connu et qui a suscité le plus de controverses.

Imaginez l’expérience suivante : à la suite d’une petite annonce, deux personnes se présentent à un laboratoire de psychologie effectuant des recherches sur la mémoire, L’expérimentateur explique que l’une d’elles va jouer le rôle de « maître » et l’autre celui d’« élève », Le maître va soumettre des associations de mots à l’élève, et à chaque fois que celui-ci se trompera, il devra le sanctionner par une décharge électrique, Devant le maître, on attache l’élève sur une chaise et on fixe des électrodes à ses poignets, Puis on introduit le maître dans une autre pièce et on le place devant un impressionnant stimulateur de chocs composé d’une trentaine de manettes allant de 15 à 450 volts, Figurent également des mentions allant de « Choc léger » à « Attention : choc dangereux ! ». Quant aux deux dernières manettes, elles sont simplement accompagnées d’une étiquette XXX.

L’expérience commence, et à chaque nouvelle erreur de l’élève, le maître doit infliger une décharge d’une intensité supérieure à la précédente, Le maître est rapidement amené à des intensités importantes, A 75 volts, l’élève gémit A 150 volts, il supplie qu’on arrête l’expérience, A 270 volts, sa réaction est un véritable cri d’agonie, Mais après 330 volts, on n’entend plus rien, l’élève est complètement silencieux, Si, pendant l’expérience, le maître désire arrêter.

l’expérimentateur l’incite à poursuivre, avec une pression de plus en plus forte, Mais après quatre refus de la part du maître, il n’insiste plus et l’expérience est terminée.
Si vous découvrez cette expérience pour la première fois, vous êtes certainement horrifié(e) en estimant que vous auriez rapidement arrêté d’appuyer sur les boutons, C’est d’ailleurs la réaction qu’ont eue de nombreux Américains à qui l’expérience a été présentée.


Mais rassurons le lecteur, ces expériences ont effectivement existé (dans les années 60), mais dans des conditions très particulières , L’élève était en fait un comédien professionnel qui simulait la douleur ; le stimulateur de chocs, les sangles et les électrodes n’étaient que des artifices destinés à tromper le maître qui, lui, était le véritable sujet de l’expérience, Car celle-là ne visait pas à contrôler la capacité de mémorisation, mais le niveau de soumission à l’autorité. Or, les résultats sont impressionnants : sur 40 personnes, 26, soit 65% sont allées jusqu’à 450 volts ! Rappelons que dès 330 volts, l’élève ne répond plus, et que des maîtres ont cru qu’il était mort, mais ont néanmoins continué.


Stanley Milgram, l’auteur de cette étude, pose la question suivante : « Comment un individu honnête et bienveillant par nature peut-il faire preuve d’une telle cruauté envers un inconnu ? » Selon lui, « il y est amené parce que sa conscience, qui contrôle d’ordinaire ses pulsions agressives, est systématiquement mise en veilleuse quand il entre dans une structure hiérarchique ».caute lautre

Un an avant la parution de son premier article en 1962 sur l’étude de la soumission à l’autorité, Milgram fut mis au ban de l’Américain Psychological Association à cause des problèmes d’éthique que soulevaient alors ses recherches. Il ne publia qu’en 1974, son ouvrage le plus connu et le plus controversé : La soumission à l’autorité. Le but est d’étudier la réaction d’un individu placé au centre d’un conflit entre sa conscience et l’autorité. Ces expériences visent à déterminer où finit la soumission à l'autorité et où commence la responsabilité de l'individu ; comment concilier les impératifs de l'autorité avec la voix de la conscience. S. Milgram s'est penché sur des évènements pendant lesquels des atrocités, découlant d'une extraordinaire soumission à l'autorité, ont été pratiquées. Il a notamment mené des investigations sur les atrocités menées par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Il a mis en avant le fait que ces pratiques pouvaient se retrouver dans la vie courante sous différentes formes. Son ouvrage a soulevé de violentes polémiques et il explique en préface qu’il a essayé d’étudier premièrement le paradigme de base de l’individu, et deuxièmement que la probabilité de soumission dépend dans une large mesure de la situation exacte dans laquelle l’individu est placé (il étudie 18 conditions expérimentales). Seul, le premier concept est resté au cours du processus de vulgarisation et à été reproduite dans le film I comme Icare, d’Henri Verneuil sorti en 1979.oboulo


Admiré et controversé, Stanley Milgram reste l’un des personnages les plus marquants des sciences humaines, récompensé en 1974 par le prix annuel de psychologie sociale de l’Association américaine pour l’avancée de la science

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