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ERIK ERIKSON


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Dans l’histoire des idées en psychologie, on aura retenu qu’il est «l’architecte de l’identité», Sa théorie sur les huit âges de l’homme est sans doute ce qui, dans l’ensemble de sa pensée, est le plus souvent enseigné (quoique passablement ignoré par les jeunes générations). En 1950, Erikson présente les huit stades du cycle vital humain dans un chapitre de l’ouvrage Enfance et société.


Après Carl Jung et Charlotte Bühler, il est parmi les premiers à décrire des stades de la vie adulte, ne faisant pas s’achever le développement de la personne à la fin de l’adolescence. ledevoir


La psychanalyse culturelle se démarque nettement des idées de Sigmund Freud. Elle retire ce que celui-ci met sur le compte du biologique pour l'imputer au social. Les théories d'Erikson sont tirées d'enquêtes sur le terrain et de consultations d'enfants. Ses ouvrages servent de référence théorique dans la pratique de Bruno Bettelheim.

Selon Erikson, le développement émotif du nourrisson résulte d'un sentiment de confiance envers lui-même, l'adulte et l'environnement. Ce sentiment de confiance se développe durant la première année d'existence alors que le nourrisson est totalement dépendant de sa mère. L'enfant apprend à faire confiance aux autres en fonction du degré de satisfaction de ses besoins essentiels. Si sa faim est toujours apaisée dans un délai raisonnable, il acquerra un sentiment de confiance envers ceux qui prennent soin de lui.

Dans "Enfance et Société", Erikson écrit, en parlant de la phase d'opposition des enfants de 1 à 3 ans : "Apprendre à se contrôler tout en conservant l'estime de soi produit un sentiment permanent d'enthousiasme et de fierté ; sentir qu'on a perdu la maîtrise de soi et qu'on est entre les mains d'autrui engendre une tendance durable au doute et à la culpabilité".doctissimo


Lorsque Freud s'est exprimé à propos des Américains, c'était généralement pour dire sa grande méfiance quant à ce qu'ils pourraient faire de la psychanalyse. Certains exégètes freudiens ont apporté des nuances à ces affirmations de Freud en faisant aussi valoir la fascination qu'il avait pour l'Amérique. Quoiqu'il en soit, la psychanalyse s'est essentiellement développée aux États-Unis grâce à l'afflux des immigrants européens fuyant la montée du nazisme et l'approche de la deuxième guerre mondiale. Ces immigrants, parmi lesquels se trouvaient certains des psychanalystes les plus brillants de leur époque, ont entraîné un déplacement du centre de gravité du monde psychanalytique du vieux continent vers la riche et puissante Amérique. Si aujourd'hui la psychanalyse américaine semble avoir perdu du terrain au profit de la pharmacologie et des sciences cognitives, c'est après avoir connu une période de gloire comme on en a rarement vu.


Erik H. Erikson (1902-1994) est né à Copenhague d'une mère juive et de père inconnu. Il vécut en Allemagne chez son beau-père Dr Theodore Homberger dont il délaissera plus tard le nom pour se renommer Erik fils d'Erik. Après quelques années d'errance, il trouve un travail à Vienne avec son ami Peter Blos en tant que professeur dans l'école dirigée par Dorothy Burlingham et que fréquentait plusieurs enfants d'analystes. Il reçut sa formation analytique à l'institut de Vienne et fut analysé sur le divan de Anna Freud.

En 1933, Erikson devenu chef de famille quitte l'Europe pour des raisons politiques et s'installe aux États-Unis où il occupera tout au long de sa vie divers postes d'enseignant dans des universités prestigieuses. Dans les années cinquante il quittera temporairement le milieu universitaire parce qu'il refusera de se plier aux exigences promulguées par le célèbre McCarthy, défendant la liberté de penser. Il effectua aussi, en parallèle à son enseignement, des recherches anthropologiques qui allaient alimenter son œuvre psychanalytique.

Erikson, qui se situe très proche de la Psychologie du Moi, a connu un vif succès en élargissant le point de vue analytique pour considérer l'ensemble de la société et de la culture. Il a contribué à donner à la psychobiographie ses lettres de noblesse et a proposé une vision d'ensemble du développement de l'être humain. Son œuvre la plus célèbre demeure Enfance et Société qui délimite bien son champ d'investigation.globetrotter



Erikson apporte trois contributions majeures à l’étude du moi. Les voici :

Le développement de l’identité personnelle se poursuit pendant la vie entière. Le moi est changeant et réceptif.

Il existe, outre les quatre étapes du développement psychosexuel décrites par Freud, des stades psychosociaux du développement du moi. À chaque stade, l’individu doit établir de nouvelles orientations, importantes pour lui-même et pour son monde social. Aspect positif, les échecs à l’un des stades antérieurs du développement peuvent être corrigés par des succès à des stades ultérieurs.

Il y a huit âges dans le cycle de la vie humaine, auxquels correspondent huit stades psychologiques majeurs bipolaires. Chaque stade a une composante positive et une composante négative. Le choix s’effectue sous l’influence de l'interaction sociale : interaction de l’individu avec lui-même et avec son environnement. Erikson prend en considération le rôle que la société et le sujet lui-même jouent dans la formation et les modifications successives de la personnalité et du moi. En mettant l’accent sur les problèmes propres aux adolescents et aux adultes, Erikson relativise ainsi l’importance des conflits de l’enfance et l’influence des parents. licorne

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