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RABBI YEHOUDA HANASSI


LE PRINCE
ETUDE
MEZOUZA
EMBRYON
SAGE





"Rabbi disait : Quel est le droit chemin que l’homme doit choisir ? Tout chemin dont peut s’honorer celui qui le prend, et pour lequel il est honoré par les autres hommes. (Chapitre 2, Michna 1)
daathaim


Rabbi est né en 3880, cinquante deux ans après la destruction du Temple.
Il descendait de Hillel, son père était de la tribu de Binyamin et sa mère de la famille royale de David.
C'était l'époque où le Tana Rabbi Akiva fut torturé par les romains.

Rabbit naquit précisément au moment où, Rabbi Akiva mourrut. Et la Guemara (Kedouchine) nous raconte à ce sujet que "Lorsque Rabbi Aquiva mourut, Rabbi vint au monde...
Pour t'enseigner qu'un Tsadik ne quitte pas ce monde sans qu'apparaisse un autre juste comme lui.
" rabbi fut le dernier des grands Tanayim. Ses contemporains le vénéraient et l'admiraient beaucoup. On l'appelait Rabbi ou rabbénou car il était plus sage et plus érudit que quiconque. On lui donna aussi le nom de "Rabbénou Akadoche".

Rabbi fut pour le peuple juif le septième jour. De même que lorsque arrive le Chabbat arrive le repos, de même la tranquillité fut assuré à Israël lorsque Rabbi devint Nassi (Président). Celui-ci était même respecté et apprécié par le gouverneur de Rome et une amitié solide se lia entres eux.

Rabbi fréquenta dès son jeune âge, les grands Tsadikim de son temps, et c'est d'eux qu'il reçut sa formation. Ses maitres les plus connus furent:

1. Rabbi Chimon Ben Gamliel, son père
2. Rabbi Yéhouda Ben Ilaï
3. Rabbi Meir
4. Rabbi Chimon Ben Yohai
5. Rabbi Yossei Ben 'Halafta
6. Rabbi Elazar Ben Chamoua
7. Rabbi Yéhochoua Ben Qor'haRabbi

Celui-ci possédait à la fois la Thora, la sagesse et la grandeur (le pouvoir). Rien ne l'empêchait par conséquent, de s'adonner à cette immense tâche et il accepta la mission sacrée de rédiger son oeuvre colossale qui est, comme on le sait classée en six traités:

Zerayim, Moède, Nachim, Nezikim, Kodachim, Teharoth.

C'est à Beith Chéarim qu'il s'installa pour se consacrer pleinement à cette oeuvre.
Et c'est en tombant malade qu'il alla à Tsipori où il demeura dix sept ans.
Rabbi avait trois fils:

- Rabban Gamliel, qui fut Nassi et lui succèda;
- Rabbi Chimon qu'il surnommait 'Hakham;
- Yaabets qui entra vivant dans le Gan Eden. Il eut également deux filles: L'une fut l'épouse de Ben El'assa et l'autre celle du petit fils de Rabbi Tarfon.


Dès sa jeunesse, Yéhouda jouissait de l’estime des plus grands maîtres, au point que son père, dans sa modestie, le qualifiait de lion fils de renard (Baba Metsia 84b). Avide de savoir, le jeune homme allait d’une école à l’autre, afin de connaître les différentes méthodes d’enseignement pratiquées par les maîtres. Ceux à qui il dut la plus grande partie de son savoir furent Rabbi Siméon Bar Yohaï et Rabbi Elazar Ben Chamouâ. Il bénéficia peut-être aussi de l’enseignement de Rabbi Meïr, ou au moins de l’un de ses élèves.

Lorsque Rabbi succéda à son père dans la dignité de prince, commença la période la plus glorieuse de la Diaspora. L’Ecriture Sainte rapporte que Rivka, mère de Essav et de Yaacov, avait été, dans sa détresse, interroger Hachem et eut comme réponse : «Deux peuples sont dans ton sein». Nos Sages lient à cette expression «deux peuples» la prophétie selon laquelle deux hommes, supérieurs à tout ceux de leur temps, naîtraient un jour, et pensent qu’il s’agissait de Rabbi, descendant de Yaacov, et d’Antonin, descendant d’Essav. Les liens d’amitié les plus affectueux unissaient les deux hommes. Grâce à l’appui de l’empereur romain, Rabbi put obtenir que la paix et l’aisance fussent conférées à son peuple, tandis qu’il dut lui-même à la faveur de l’empereur d’être comblé de richesses. Il ne vivait que pour son peuple et pour la Sainte Parole de D-ieu. Il étudiait jour et nuit et enseignait sans relâche. Il rassemblait autour de lui les gens instruits du pays et s’adonnait avec eux à l’étude. De tous côtés accouraient à Syphoris, sa demeure, des élèves zélés, et Rabbi les nourrissait. Pendant les années de disette, il ouvrait ses réserves d’argent aussi bien que ses resserres d’aliments et distribuait à tout les affamés, aux savants comme aux ignorants. Il s’inquiétait de l’éducation des enfants, spécialement de celle des orphelins abandonnés et les confiait à des éducateurs qui avaient pour mission de faire d’eux des hommes intègres et bons.

Rabbi Akiva avait déjà ressenti le besoin d’établir la Loi Orale systématiquement et on lui doit un première tentative qui porte le nom de «Michnah de Rabbi Akiva». Son élève Rabbi Meïr, avait continué son oeuvre. Cette compilation servit de base à Rabbi pour son ouvrage. Avec l’aide de ses collègues, de ses fils et de ses disciples, il classa et tria l’immense matière de son étude, examina, relia différents points, écarta certains textes et ordonna toute la Loi Orale en six parties, classées systématiquement. La première partie contient tous les commandements divins qui se rapportent à l’agriculture et à ses produits, y compris les bénédictions du pain et des fruits, ainsi que les prescriptions sur les prières et le service en commun. La seconde partie contient les enseignements concernant le Chabbat et les jours de fêtes, et tout ce qui s’y rapporte. La troisième partie nous instruit sur le mariage, le divorce, les voeux. La quatrième partie contient l’ensemble de la jurisprudence juive, les prescriptions concernant les procès civils et criminels, l’établissement des tribunaux, etc. La cinquième partie nous instruit sur les sacrifices dans le Beith Hamikdach, ainsi que sur les aliments permis et défendus, et tout ce qui s’y rapporte. La sixième partie, enfin, est consacrée aux prescriptions sur la pureté et l’impureté, des vêtements, des maladies, ainsi que celles traitant des bains de purification, de la pureté à observer dans la vie conjugale et de tout ce qui s’y rapporte.

Ainsi fut classé et présenté tout le contenue de la Loi Orale de manière qu’on pût en prendre connaissance aisément. Ce qui jusqu’alors avait été une masse immense et informe de prescriptions particulières et disparates, devint un tout organisé, où chaque problème trouvait tout naturellement la place qui lui revenait.

Rabbi possédait toutes les qualités pour assumer cette immense tâche : le respect le plus scrupuleux des textes, la capacité critique d’écarter des doctrines qui n’avaient pas emporté l’assentiment de la Halakha et le respect nécessaire pour les décisions d’autorités anciennes.hessedvedavid

BERURIAH




BIO
HISTOIRE
ETUDE
FEMME
MYSTIQUE









L’épouse de Rabbi Meir
hasarda ces mots : « En ce moment,
Meïr, un noir chagrin m’accable, me torture,
J’ai besoin d’un conseil, toi, forte créature,
Toi l’homme de raison. Rabbi, donne-le-moi.
– Parle. – Voici, dit-elle, étouffant son émoi.
Un inconnu, jadis, entre mes mains candides,
Remit, dépôt sacré, deux diamants splendides
Et partit confiant. Dix ans se sont passés
Et les deux diamants, admirés, caressés,
Ont jeté dans mon coeur leur rayon pur et tendre.
Je pensais que jamais je n’aurais à les rendre
Et les croyais à moi dans mon naïf amour.
Mais hélas, l’inconnu tout à coup de retour
Réclame ses joyaux et... j’hésite... Mon maître,
Ces diamants chéris, faut-il les lui remettre ?
– Rends-les, rends-les, cria Rabbi stupéfié,
On ne doit pas ravir le dépôt confié. »
La courageuse mère lui dit alors : « Regarde »,
Découvrant ses fils morts, diamants à sa garde :
« Regarde sur ce lit, mon époux bien-aimé,
J’ai rendu le dépôt que Dieu m’a réclamé. »
Georges de PORTO RICHE


Beruriah (? -170)

Ce n'est pas très souvent que l'on trouve le nom d'une femme mentionnée dans le Talmud. C'est le nom des grands Tannaim et Amoraim, les enseignants de notre peuple, que l'on trouve habituellement dans le Talmud.De temps à autre, toutefois, nous avons rencontré une grande femme juive dont la sagesse, la piété, nous inspire. L'une des plus grandes de ces femmes est Beruriah.

Beruriah vécu environ une centaine d annee après la destruction du deuxième Beth Hamikdash, soit environ mille huit cents ans auparavant. Il n'est pas surprenant qu'elle était un de ces sages , car elle était la fille du grand rabbin Chananiah ben Teradion, qui fut l'un des "Dix martyrs" que les Romains ont tués car il propageait les enseignements de la Torah chez les Juifs .

Beruriah n'était pas seulement la fille d'un grand homme mais aussi la femme d'un aussi grand Sage, le saint Rabbi Meir l'un des plus importants maîtres de la Mishna.


Le Talmud nous raconte beaucoup d'histoires à propos Beruriah. Contrairement à d'autres femmes, elle a étudié trois cents questions relatives à "Halachah" (loi juive) tous les jours, ce qui serait tout à fait une prouesse pour un homme érudit qui a passé tout son temps à étudier. Par exemple, les sages avaient des opinions différentes sur la loi de la propreté et a demande a Beruriah son avis. Rabbi Juda debat avec elle et reconnaît son autorité.

Il ya eu un autre cas où il y avait un différend entre Beruriah et son frère. Rabbi Siméon ben Teradion L'une des plus grandes autorités a été demandé de juger le cas et il a dit: "Rabbi Chananiah la fille Beruriah est plus savant que son fils, le rabbin Simon."

Beruriah était très versés dans les Saintes Écritures et pourrait citer d'eux avec aisance. Pour illustrer ce que son personnage était comme on nous dit ce qui suit dans le Talmud:

Beruriah avait une sœur qui a été épargnée par les Romains et emmenés à la ville d'Antioche, où ils voulaient la contraindre à vivre une vie de la honte. Elle a exhorté son mari, le rabbin Meir, de prendre le grand risque d'aller à Antioche et à sauver sa sœur. Non seulement le rabbin Meir reussit a la libérer , mais il a également effectué une enquête et a réussi à obtenir des témoins, prouvant que sa belle-sœur était restée pure, ce qui, naturellement, est très important pour son avenir. Il était nécessaire que tous devaient fuir la Terre Sainte.Beruriah fuit avec son mari en Babylonie pour partager son exil avec lui.

Une autre histoire montrant le fin caractere de Beruriah est celui racontant qu'ils avaient des voisins qui étaient des gens méchants, ces voyous, ennuyaient rabbi Meir continuellement . Dans sa colère rabbi Meir une fois a prié pour que Dieu le débarrasse de ces méchants parasites. Beruriah lui dit doucement: "Le Psalmiste dit:" Que disparaissent les péchés de la terre. " Vous voyez, le mot est péchés, et non pas des pécheurs. Il faut prier pour que le mal disparaisse, alors il n'y aura pas de méchants ".

La plus célèbre et la plus touchante histoire de la piété, la sagesse et le courage de Beruriah est celle de la mort de ses deux fils bien-aimé. C'est arrivé un jour de Sabbat tandis que le rabbin Meir était dans le Beth Hamidrash, une maladie soudaine qui a frappé leurs enfants et sont décédés .

Beruriah les installe dans la chambre à coucher et ne dit mot à personne. Après la tombée de la nuit rabbi Meir rentre et demandé pour ses fils. Beruriah nonchalamment remarque qu'ils étaient sortis. Elle a tranquillement préparé le "Havdalah", la coupe de vin, la lumière et les épices. Elle a également conservé son attention occupé plus tard, alors qu'elle lui a préparé et servi avec le "Melaveh Malkah", le repas du soir avec un Juif qui accompagne le départ de "Reine du Sabbat." Puis, après que rabbin Meir avait fini de manger, Beruriah lui a demandé une réponse au problème suivant:

"Il ya quelque temps, une chose est restée chez moi . Maintenant, le propriétaire est revenu la réclamer. Dois-je le rendre?"

"C'est une question en effet très étrange. Comment peut-on douter du droit du propriétaire de réclamer ce qui lui appartient?" Rabbi Meir s'exclame en s'étonnemnt.

Elle a ensuite dirigé son mari dans la chambre à coucher, où leurs deux fils résident dans leur sommeil éternel. Elle a enlevé les couvertures de leur corps. . Rabbi Meir, voyant ses fils bien-aimé, et réalisant qu'ils ont disparu, a éclaté en pleurs amers.

"Mon cher mari", dit gentiment Beruriah en pleurant "N'avez-vous pas dit il ya un instant que le propriétaire est en droit de réclamer sa propriété? D.ieu a donné et a repris; béni soit le nom de Dieu." chabad



“ Un jour [Berouria], sur un ton de moquerie, exprima son dédain en utilisant le propos (le proverbe) des sages “ les femmes sont irréfléchies ” (Kiddouchin 80 b, Shabat 33 b). Rabbi [Méir] lui a répondu : “ À travers ta vie, tu confirmerais [la certitude de] ces mots. ”
Il donna alors l'ordre à un de ses disciples d’essayer de la séduire. Après plusieurs tentatives, elle a succombé. Quand le fait fut connu de tous, [Berouria] s'est suicidée et Rabbi Méir s'est enfui honteux de son malheur " (Rachi sur l'Avoda zara 18 b). morim

Rabbi Simlai s’est approché de Rabbi Yohanan en lui disant qu’il souhaitait étudier le Sefer Youhasin (le livre de généalogie) et demanda s’il pouvait le faire en trois mois. Le sage a répondu : « Si Berouria épouse de Rabbi Méir, fille de Rabbi Hananyah ben Teradyon, qui étudie quotidiennement avec 300 rabbins, n'a pas terminé (d'étudier) le Sefer Yuhasin en trois ans, comment espères-tu le réussir en 3 mois ? » (Talmud Babli - Pesahim 62 b)


Berouria trouva un élève qui étudiait à voix basse, elle le réprimanda, en disant : « Est-ce qu’il n’est peut-être pas écrit « Bien ordonnée en tout et bien gardée » (Samuel II 23:5) ? Si la Tora est ordonnée dans les 248 organes de ton corps, elle sera sûre (gardée) et sera préservée, et si ce n’est pas le cas, elle ne sera pas gardée, ni préservée » (Erouvin 53 b-54 a).


À une certaine occasion, Rabbi Yose le Galiléen la trouva sur le chemin et il lui demanda « Par où devons-nous voyager afin d'arriver à Lida ? », ce à quoi elle a répondu : « Galiléen idiot ! Les rabbins n'ont-ils pas dit : « Ne parles pas trop avec les femmes » ? (Michnah Avot 1:5, b. Nedarim 20 a) Tu aurais dû demander : « Comment arrive-t-on à Lida ? » « (Erouvin 53b)

ELEAZAR BEN AZARIAH


HEBREU
TRADITION
BIO









Rabbi Eleazar ben Azariah dit :
" S'il n'y a pas de Torah, il n'y a aucun "DEREKH ERETS" ("chemin de la terre", expression aux sens variés : conduite appropriée, comme tout le monde, selon la voie de l'homme) ; s'il n'y a pas de "derekh erets", il n'y a pas de Torah . S'il n'y a aucune sagesse il n'y a aucune crainte de Dieu; s'il n'y a aucune crainte de Dieu, il n'y a aucune sagesse. S'il n'y a aucune intelligence il n'y a aucune connaissance ; s'il n'y a aucune connaissance il n'y a aucune intelligence. S'il n'y a pas de farine il n'y a pas de Torah ; s'il n'y a pas de Torah il n'y a aucune farine."

"N'importe qui dont la sagesse est plus grande que ses oeuvres à qui est-il comparable ? À un arbre dont les branches sont grandes et dont les racines sont petites, alors le vent vient et l'arrache. Comme il est dit : "et il sera comme un arbre isolé dans une terre en déséchée, et elle ne verra pas quand le bien vient. Elle demeurera sur le sol desséché dans le désert, une terre salée, inhabitée"(Jérémie 17:6). Mais un dont les oeuvres sont plus grandes que sa sagesse à qui est-il comparable ? À un arbre dont les branches sont petites et dont les racines sont profondes, même si tous les vents du monde soufflaient contre lui, ils ne le déplaceraient pas de son lieu. Car il est dit : "et il sera comme un arbre planté sur l'eau, et vers le courant d'eau il déploiera ses racines, et il ne verra pas la chaleur venir. Ses feuilles resteront luxuriantes, dans un an de sécheresse il ne s'inquiétera pas, et il ne cessera de rapporter du fruit '( 17:8)."



Le Talmud relate la nomination d'Eleazar.

Ainsi, au deuxième siècle, les plus grands sages d'Israël devaient élire le chef de leur assemblée rabbinique (le Sanhédrin). Ils décidèrent de nommer rabbi Eléazar ben Azariah, en dépit de son jeune âge (il n'avait que 18 ans). Avant d'accepter le poste le plus prestigieux qui soit dans le monde juif, rabbi Eléazar rentra chez lui pour consulter sa femme. Elle lui conseilla de ne pas accepter le poste, parce qu'on ne lui témoignerait pas tout le respect qui lui était dû, en raison de sa jeunesse. Il accepta son conseil. Le lendemain, ses cheveux étaient devenus entièrement blancs. Voyant cela, sa femme lui dit alors qu'en raison du changement intervenu, il pouvait maintenant accepter le poste de chef du Sanhédrin. Ce qu'il fit.Ce Rabbi Éléazar ben Azaria était le descendant dʹEzra à la dixième génération.lamed

C'etait le jour où Gamaliel II fut destitué , et, par exemple,le Traité Yadayim de la Mishnah rend compte de diverses Décisions qui furent prises, dans la foulée, par lʹAssemblée en ce jour mémorable.
Mais ce coup de force, mené par une alliance inattendue entre Rabbins ʺpatriciensʺ, issus de famille Sacerdotale, et les Rabbins ʺplébéiensʺ, menés essentiellement par Rabbi Akiba, ne débouche pas sur une situation définitive, car Rabban Gamaliel II manoeuvre, avec son habileté coutumière, pour recouvrer son Siège assez rapidement.
 Tandis que le jeune Rabbi Éléazar ben Azaria, descendant dʹEsdras, devint une sorte de vice‐Président (Ab bet Din). 
Il est fortement vraisemblable que le Pouvoir Romain ait exigé le retour immédiat de Rabban Gamaliel à la Présidence du Sanhédin
Toutefois, en dépit de ces quelques exemples négatifs, parmi dʹautres, de lʹAutoritarisme, à la fois habile et intransigeant, avec lequel Gamaliel II installait son Pouvoir, il est indéniable que lʹOeuvre réalisée à Yabneh, sous lʹimpulsion, dʹabord de Yohanan ben Zaccaï, puis de Gamaliel II, fut décisive pour la Postérité de la Religion Juive, et quʹelle constitua lʹéquivalent dʹun sauvetage, finalement réussi, malgré une mer affreusement démontée, et après un naufrage où tout semblait devoir, irrémédiablement, sombrer, corps et biens.jerusalem

Rabbi Elazar ben Azaria est né peu avant la destruction du Temple d'une famille riche dont la lignée remontait jusqu'à Ezra. Sa propre fortune était colossale ; il devait verser à l'Empereur chaque année 13.000 veaux en tant qu'imposition.
Quand Rabbane Gamliel fut destitué, c'est Rabbi Eléazar qui fut nommé à sa place.
Quand Rabbane Gamliel fut destitué à la suite de ses discussions avec Rabbi Yehochoua, c'est Rabbi Eléazar qui, malgré son jeûne âge - il avait 18 ans ! - fut nommé à sa place, tellement grandes étaient ses connaissances et son intelligence. Il fit part d'une mission à Rome en même temps que Rabbane Gamliel, Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiba. C'était un homme humble malgré sa noblesse et sa position.

Ses explications et ses leçons émerveillaient même Rabbi Yehochoua qui, un jour où ses élèves lui rapportèrent un enseignement de Rabbi Elazar, déclara : "J'ai 80 ans et jamais je n'ai entendu pareille explication! Tu peux t'estimer heureux, notre patriarche Abraham, d'avoir un descendant tel que Rabbi Elazar !! Qu'elle est riche et heureuse la génération possédant un tel maître!!" ('Hagiga 3). Rabbi Yehouda Hanassi, l'ordonnateur de la Michna surnommait Rabbi Elazar " l'éventaire d'un marchand ambulant, car il avait des connaissances aussi variées que l'était la marchandise de ces colporteurs.

Rabbi Elazar ne resta pourtant pas longtemps au poste important que lui avait procuré la querelle entre Rabbane Gamliel et Rabbi Yehochoua. Ces deux maîtres s'étant réconciliés, Rabbane Gamliel retrouva son rang, mais Rabbi Elazar resta chef du Tribunal rabbinique.

Quand le Temple fut détruit Rabbi Elazar était encore un enfant. Par ailleurs on ne trouve pas mention de lui dans l'insurrection qui eu lieu en l'an 132. Il semble donc qu'il mourut auparavant à un âge relativement jeune. lamed

RAV ACHI


TALMUD
BIO
HEBREU
CHRONOLOGIE
ETUDE
TRAITE
TRADITION
RAVINA


photo BNF



Talmud :
"De l’hébreu. Litt. « enseignement ». Désigne le commentaire de la Mishnah produit par les maîtres des académies de Palestine et de Babylonie, les amora’im. Il existe deux talmuds. Le Talmud de Jérusalem (achevé vers la fin du IVe siècle), qu’il serait plus exact d’appeler Talmud de Palestine, rédigé en hébreu et en judéo-araméen palestinien, rend compte des débats des académies de Lydda, Tibériade, Sepphoris, Césarée. Le Talmud de Babylone, rédigé en hébreu et en judéo-araméen babylonien, témoigne pour sa part de l’activité des écoles de Soura, Nehardéa, Poumbedita et Mahoza. Il s’est constitué progressivement et sa mise en forme définitive a été engagée par Rav Ashi (352-427), chef de l’académie de Soura, et achevée par l’un de ses successeurs, Rabina II (mort en 499). C’est le Talmud de Babylone dont l’autorité devait s’imposer en monde juif. Il est devenu dans le judaïsme, à côté de la Bible, voire plus que la Bible elle-même, un objet d’étude fondamental." iesr

Rabbana Aschi (né en 352, mort en 427), originaire d’une famille très ancienne et très riche, était remarquablement doué. A l’âge de vingt ans, il fut placé à la tête de l’école de Sora, où il parvint à attirer de nouveau de nombreux élèves. Le local de l’école menaçant ruine, il le fit entièrement reconstruire, et, pour activer les travaux, il les surveilla jour et nuit jusqu’à leur complet achèvement. Sur son ordre, les ouvriers donnèrent à ce bâtiment une grande hauteur ; il dominait les autres édifices de la ville. — Aschi joignait à la dialectique pénétrante de l’école de Pumbadita la vaste érudition des docteurs de Sora ; son autorité religieuse était aussi considérable qu’avait été celle de Raba, et ses contemporains lui donnèrent le titre de Rabbana (notre maître).

Aschi resta cinquante-deux ans à la tête de l’école de Sora. Pendant ce laps de temps, l’académie de Pumbadita eut sept chefs. L’école de Nehardéa, délaissée depuis la destruction de cette ville par Ben Naçar (Odenat), avait aussi repris, à cette époque un certain rang. Mais l’école de Sora jouit d’une suprématie incontestable, et les plus anciens amoraïm, Amêmar, Mar-Zutra et d’autres, reconnurent l’autorité d’Aschi ; même les deux exilarques de son époque, Mar-Kakana et Mar-Zutra Ier, acceptaient ses décisions. Ce a était plus, comme autrefois, à Nehardéa ou à Pumbadita, mais à Sora que les exilarques recevaient les délégués des communautés babyloniennes et convoquaient les assemblées générales. Aschi fit de Sora le centre de la vie religieuse de la Babylonie juive et assura à cette ville une Influence. prépondérante dans la direction du judaïsme babylonien.

Grâce à ses éminentes qualités et à sa situation élevée, Aschi put entreprendre une oeuvre qui exerça une profonde influence sur les destinées comme sur le développement du peuple juif. Il commença ce travail gigantesque de rassembler et de mettre en ordre l’énorme quantité d’explications; de déductions et de développements qui, sous le nom de Talmud, avaient été ajoutés à la Mishna. Un des principaux motifs de cette entreprise fut certainement le souci de préserver de l’oubli ces matériaux considérables, accumulés par trois générations d’amoraïm, qui étaient confiés à la seule mémoire. Aschi eut la bonne fortune de pouvoir travailler à la coordination de ces matériaux pendant cinquante-deux ans. Chaque année, pendant les mois de kalla, où collègues et disciples étaient réunis autour de lui, il étudiait avec ses auditeurs un certain nombre de traités de la Mishna et y ajoutait les explications et développements talmudiques ; au bout de trente ans, il avait ainsi soigneusement étudié prés de quarante traités. Les matériaux étaient prêts, il ne s’agissait plus que de les réviser et les mettre en ordre ; Aschi consacra à ce travail la seconde période de son activité.

Ce recueil ne fut pas écrit dès son achèvement, on avait encore, à cette époque, des scrupules à mettre la tradition orale par écrit, d’autant plus que les chrétiens s’étant approprié l’Écriture sainte pour en faire la base de leur religion, le judaïsme, d’après les conceptions de ce temps, ne se distinguait plus du christianisme que parce qu’il avait une loi orale. Cette pensée fut souvent exprimée sous forme poétique par l’Aggada : Moïse a voulu mettre la loi orale par écrit ; mais l’Éternel, prévoyant qu’un jour les nations traduiraient la Tora en grec et déclareraient qu’elles sont le vrai peuple d’Israël et les enfants de Dieu, s’est opposé au projet de Moise, parce qu’il a voulu laisser aux Juifs une marque distinctive par laquelle ils pourraient prouver qu’eux seuls sont ses élus. Quiconque connaît mon mystère, dit Dieu, est mon fils, c’est-à-dire quiconque connaît la Mishna et l’explication orale de la Tora. Le prophète Rosée a dit dans le même sens : Si j’écrivais toutes les lois, Israël serait considéré comme une nation étrangère. En coordonnant le Talmud, Aschi compléta l’œuvre commencée deux siècles auparavant par Juda. Cette coordination présentait cependant de très graves difficultés. La Mishna rapporte sèchement les décisions juridiques formulées dans des paragraphes distincts, qu’il n’était pas trop difficile de mettre en ordre; le Talmud, au contraire, montre en quelque sorte sur le vif le développement de la tradition orale, il indique la genèse des diverses lois, en fait ressortir l’esprit et enregistre les raisonnements plus ou moins subtils qui ont conduit aux diverses conclusions. La rédaction du Talmud est certainement un des faits les plus considérables de l’histoire juive ; le Talmud babylonien (Talmud babli) devint, en effet, pour le judaïsme un élément d’action très important. Quoiqu’il ait consacré principalement son activité à la rédaction du Talmud, Aschi ne se résigna cependant pas à employer exclusivement ses facultés à un simple travail de compilation. Il résolut un grand nombre de questions restées jusque-là obscures ou mal comprises, et les solutions qu’il en donne sont le plus souvent aussi remarquables par leur justesse et leur profondeur que par leur simplicité.

Les vingt dernières années de l’activité d’Aschi coïncidèrent avec le règne du roi sassanide Yesdegird (399-420). Ce monarque, surnommé al-Hatim (le pécheur) par les mages, parce qu’il ne voulut pas se laisser dominer par eux, se montra tolérant pour les Juifs et les chrétiens. Les jours où l’on prêtait hommage au roi, on voyait à la cour les trois principaux représentants du judaïsme babylonien : Aschi, comme délégué de Sora ; Mar-Zutra, comme délégué de Pumbadita, et Amêmar, comme délégué de Nehardéa. Un autre docteur, Huna bar Zutra, était un des familiers de Yesdegird.

Le mouvement d’émigration et les révolutions considérables qui se produisirent, à cette époque, parmi les peuples, et le châtiment infligé par Dieu à l’empire de Rome, réveillèrent les espérances messianiques dans les cœurs juifs. On répéta partout dans la foule que le prophète Élie avait annoncé que le Messie viendrait au 85e jubilé (4200 de la création, 440 de l’ère vulgaire). De pareilles croyances ont rencontré de tout temps des adeptes passionnés, qui, ne se contentant pas de nourrir silencieusement leurs espérances dans leur cœur, se sont efforcés de faire partager leur enthousiasme à la foule et l’ont entraînée dans de folles aventures. Le même phénomène se reproduisit à l’époque d’Aschi. Un de ces rêveurs mystiques parcourut pendant une année toutes les communautés juives de l’île de Crète, leur persuadant que l’époque messianique était arrivée et leur promettant de leur faire traverser la mer à pied sec, comme autrefois Moïse, dont il avait, du reste, le nom, et de les conduire jusque dans la Terre promise. On le crut sur parole, les Juifs crétois ne s’occupèrent plus de leurs affaires, distribuèrent leurs biens et attendirent avec anxiété le jour fixé par leur Messie pour le passage de la mer. Au jour dit, le Messie, suivi de toute la population juive de Crète, se dirigea vers la mer. Monté sur une colline qui s’avançait dans l’eau, il engagea ses partisans à se précipiter sans crainte dans les flots, leur assurant que les eaux se retireraient devant eux. Un grand nombre de ces hallucinés se noyèrent ; d’autres furent sauvés par des marins. Le faux Moïse paraît n’avoir pas été retrouvé.

Aschi chercha à prémunir les Juifs contre des croyances aussi dangereuses, et il expliqua ainsi la prophétie alors répandue dans le peuple : Il n’est pas possible que le Messie apparaisse avant le 85e jubilé ; à partir de cette époque, on peut avoir l’espoir, mais non la certitude, qu’il viendra. — Aschi mourut dans un âge très avancé (en 427), deux ans avant la prise de Carthage par le Vandale Geiseric. Celui-ci emporta en Afrique toutes les dépouilles entassées dans Rome, et, parmi elles, les vases enlevés autrefois, par Titus, du temple de Jérusalem. Ces vases, comme les Juifs eux-mêmes, furent condamnés à de bien étranges pérégrinations !
graetz

Le roi Menaché en personne se dévoila en rêve à rav Achi, quand ce dernier se demandait comment comprendre la chute incroyable des générations premières dans le paganisme (Sanhédrin 102b) : « Si tu avais été parmi nous, tu aurais pris tes jambes à ton cou pour courir après le culte païen » ! Autrement dit, les gens qui ont vécu pendant le Premier Temple n’étaient pas moins solides ou résistants que ceux de la période de rav Achi, mais simplement régnait alors une pulsion irrésistible, ou presque, qui poussait les hommes à s’adonner à ces cultes. Si rav Achi avait vécu alors, il aurait devancé tout le monde pour se rendre au temple païen ! Rav Achi est le grand maître qui a oeuvré à clôturer le texte talmudique, et nul doute qu’il était d’un très haut niveau, mais cela n’empêche que s’il avait été exposé aux influences spirituelles négatives qui avaient cours à l’époque, il aurait pu être un des premiers à succomber.kountrass

La Tombe de Rav Ashi est situee au Kibbutz Manara , Israel

SAMUEL DE NEHARDEA

BIO
RAB




Juge, médecin et astronome.Amora de la premiere generation

Il est né en 165 à Nehardea, dans Babylone et y est décédé environ en 257


"Les chemins du ciel sont aussi clair pour moi que les voies de Nehardea."

"Dina demalkuta dina"
la loi du pays est la loi




La région judéo-babylonienne était divisée en une quantité de petits districts qui étaient appelés du nom de leur ville principale. Il y avait les districts de Narès, Sora, Pumbadita, Nehardea, Nehar-Pakod, Mahuza, etc. Chacun de ces districts avait sa physionomie propre, son originalité, il avait ses mœurs et sa manière de vivre particulières, il avait même ses poids et ses mesures spéciaux. Dans cette région, quatre villes surtout avaient une importance capitale et occupèrent successivement le premier rang. C’était d’abord Nehardea, forteresse construite près de l’Euphrate et du canal Naraga, et habitée exclusivement par des Judéens ; elle protégeait la Babylonie juive. Pendant quelque temps, Nehardea fut la Jérusalem de la Babylonie ; au moment où le temple subsistait encore, cette ville centralisait les dons offerts pour le service du temple par toutes les communautés babyloniennes, et, de là, les sommes recueillies étaient envoyées, sous bonne escorte, à Jérusalem.

Rab eut comme ami et collaborateur Samuel ou Mar-Samuel, appelé également Aïoc et Yarhinaï. Ce docteur, qui contribua pour une part importante au relèvement du judaïsme babylonien, avait des idées plus originales et des connaissances plus variées que Rab. Dans sa jeunesse, il suivit le courant qui entraînait tous ceux qui avaient soif de science vers la Palestine ; il fréquenta l’école de Juda Ier. On raconte qu’il guérit une maladie d’yeux dont souffrait le patriarche, et que ce dernier ne lui accorda pas l’ordination. Il retourna en Babylonie avant Rab et, à la mort de Schèla, il fut élevé à la dignité de chef d’académie.

Mar-Samuel était un homme calme, sensé, ennemi de toute exagération. A la croyance de ses contemporains, qui pensaient que la venue du Messie serait précédée de nombreux miracles, il opposa cette conception qu’à ce moment-là aussi tout suivra son cours normal, et que l’époque messianique ne se distinguera des temps antérieurs que par l’indépendance absolue dont jouira la nation juive. Mar-Samuel ne se consacra pas uniquement à l’enseignement de la Loi, il s’occupa également d’astronomie et de médecine. Son autorité dans les questions rituelles était moins grande que celle de Rab, mais il était un jurisconsulte éminent et toutes ses décisions dans les affaires civiles acquirent force de toi. Il formula cette règle, d’une importance capitale, que Ies juifs doivent obéissance aux lois du pays où ils demeurent aussi bien qu’à leur propre législation, ce qu’il exprima par ces mots : Dina demalkuta dina. Les Judéens de la Babylonie et des pays parthes, vivant sous un régime de liberté et de tolérance, acceptèrent facilement cette prescription, qui était au fond une innovation très hardie. Le principe de l’inviolabilité des lois du pays établi par Mar-Samuel était, eu effet, en contradiction formelle avec les anciens usages, qui permettaient et souvent recommandaient la transgression de certaines lois étrangères. Ce principe eut dans la suite les plus heureuses conséquences pour les Judéens, il contribua, d’un côté, à les réconcilier avec le gouvernement des pays où les jetait la destinée ; d’autre part, aux ennemis des israélites qui auraient pris prétexte de l’apparent esprit d’exclusivisme du judaïsme pour conseiller des mesures de persécution contre la nation juive, on pouvait opposer ce commandement de Samuel, qui réduisait à néant tous leurs raisonnements. Déjà le prophète Jérémie avait adressé ce conseil salutaire aux tribus dispersées en Babylonie : Travaillez au salut de la ville où vous êtes établis. Mar-Samuel transforma ce conseil en une prescription religieuse : On est tenu de se soumettre à la loi de l’État.

C’est à Jérémie et à Mar-Samuel que le judaïsme est redevable d’avoir pu subsister dans les pays étrangers.

Mar-Samuel fut une des figures les plus originales de cette époque. Profondément pénétré de l’esprit du judaïsme, dont il connaissait admirablement les doctrines et les traditions, il sut néanmoins voir au delà des limites étroites de sa patrie et de sa religion, et il se préoccupa aussi des autres nations et de leurs croyances. Il s’instruisit particulièrement chez les savants de Perse, et il étudia l’astronomie avec son ami Ablaat. L’immense plaine qui se développe entre le Tigre et l’Euphrate et dont le vaste horizon n’est borné par la moindre colline était le berceau de l’astronomie ; cette science dégénéra bientôt, dans cette région, en astrologie. Samuel était trop pénétré des idées juives pour accorder quelque crédit à l’astrologie ; il ne s’occupa que de l’observation et de l’étude sérieuse des corps célestes. Les voies du ciel, dit-il, me sont aussi familières que les rues de Nehardea, mais il ajouta qu’il ne savait pas calculer la marche des comètes. Il utilisa ses connaissances astronomiques pour établir un calendrier qui permettait aux juifs babyloniens de fixer les fêtes sans attendre que la Palestine les informât chaque fois de l’apparition de la nouvelle lune. Samuel ne publia pas ce calendrier, probablement par respect pour le patriarche et pour ne pas rompre l’unité du judaïsme, et on continua à considérer les calculs du calendrier comme une science secrète (Sod ha-iboui). On sait que Samuel exerçait la médecine, mais aucun document ne donne d’indication précise sur ses connaissances médicales ; il prétendait pouvoir guérir toutes les maladies, à l’exception de trois.

L’éclat dont brillait l’académie de Sora, organisée par Rab, faisait pâlir la renommée de l’école de Mar-Samuel. Mais la plus cordiale entente ne cessa de régner entre les deux docteurs, et Samuel, qui était d’une rare modestie, céda en toute circonstance le pas à Rab et se soumit à son autorité. Après la mort de ce dernier, Mar-Samuel fut reconnu comme le seul chef religieux de la Babylonie ; il conserva cette dignité pendant dix ans. Johanan, qui était en Judée, hésita d’abord à le traiter en supérieur. Dans les lettres qu’il envoyait en Babylonie au nom de l’école de Tibériade, il appelait Rab : Notre maître en Babylonie, et Mar-Samuel : Notre collègue. Mar-Samuel lui fit alors parvenir un tableau où il avait indiqué les dates des fêtes pour une durée de soixante ans : C’est un très habile mathématicien, se contenta de dire Johanan. Mais lorsqu’il eut soumis à Johanan ses recherches sur un nombre considérable de cas douteux de maladies qui pouvaient se présenter chez les animaux et les rendre, d’après les prescriptions talmudiques, impropres à la consommation, son autorité fut reconnue même eu Judée.

graetz

HANINA BEN DOSSA


BIO
TORAH





"L’humanité toute entière est nourrie par le mérite (bichvil) de Mon fils Hanina (Rabbi Hanina ben Dossa).Et Hanina se suffit de quelques caroubes pour sa subsistance toute une semaine durant."chiourim



"Celui qui plaît aux hommes plaît à Dieu; mais celui qui n'est pas agréable aux hommes, ne peut être aimé de Dieu. [ Rabbi Hanina ben Dossa] (Avoth III,13) "

" Tant que la crainte du péché précède la sagesse, la sagesse perdure; mais si la sagesse précède la crainte du péché, elle ne perdure pas."
" tant que les actes l'emportent sur la sagesse, la sagesse perdure; mais tant que la sagesse l'emporte sur les actes, la sagesse ne perdure pas. "Mishnah Avot 3:9


Video sur espacetorah : 1 - 2 - 3 - 4


Rabbi Hanina ben Dossa maître de la Mishna , disciple puis collègue de Yohanan ben Zakkaï, le Talmud décrivant sa vie comme une « suite de miracles » et lui-même comme le « dernier faiseur de miracles » en Israël. Il vécut au Ie siècle.


Rabbi Hanina ben Dossa était très pauvre. Un vendredi sa femme a mis par inadvertance du vinaigre dans la lampe de chabbat. Rabbi Hanina ben Dossa lui dit: "Celui qui a dit à l'huile de brûler dira aussi au vinaigre de brûler" et le vinaigre a brûlé. Pour lui le fait que l'huile brûle est aussi miraculeux que le vinaigre puisse brûler. Rabbi Hanina ben Dossa se réfère à la création du monde, à l'ordre antérieur à la Nature. ravsharki


La Guémara Bérakhot rapporte qu’un serpent causait des frayeurs et des dégâts à un certain endroit. On vint le faire savoir à Rabbi Hanina ben Dossademanda qu’on l’y conduise. Il donna un coup de talon sur le trou, le serpent sortit, le mordit, et mourut. Rabbi Hanina ben Dossa le porta sur son épaule jusqu’au Beit haMidrach et dit à ses disciples vous voyez, ainsi qu’il est écrit, ce n’est pas le serpent qui tue, mais la faute. Ses disciples s’écrièrent malheur à celui qu’attaque un serpent, et malheur au serpent qui est attaqué par (les mérites du Tsadiq) Rabbi Hanina ben Dossa hamaasser

La force de la foi
La guemara nous raconte au sujet de la femme de Rabbi Hanina ben Dossa qui etait tres juste et pieuse. Du fait qu’ils etaient tres pauvres,elle avait l’habitude de mettre dans son four tous les vendredis des vieux torchons afin que ces voisines pensent qu’elle fait cuire son pain et d’eviter ainsi la honte d’avoir un four vide la veille de chabbat. Il est arrive qu’une vosine mechante a ete raconte aux autres voisines que cette derniere allumait son four sans rien y introduire. Toutes les voisines, accompagnees de cette mechante femme, sont entrees dans la cuisine de la femme de Rabbi Hanina et ont ouvert le four de cette derniere. C’ est alors qu’il s ‘est produit un miracle et le four etait plein de “halotes”. La guemara continue et raconte qu’en fait c’est elle meme qui a ouvert le four car elle avait une tres grande foi en D… et Lui portait toute sa confiance, certaine qu’Il lui eviterait une honte; c’est par le merite de cette foi qu’elle a eut droit a ce miracle

La guemara (yoma 43b) nous raconte qu’une des prieres du “cohen gadol” (grand pretre) quand il etait dans le “Kodesh Akodashimes” etait la suivante :”n’exauce pas la priere des voyageurs au sujet des pluies”. Il est rapporte qu’alors que Rabbi Hanina ben Dossa etait en chemin ,il s’est mis a pleuvoir. Rabbi Hanina ben Dossa s’est alors ecrie :”Maitre du monde ,tout le monde est content et Hanina est malheureux”, la pluie s’est tout suite de arretee .Quand il est arrive chez lui, il s’ecria de nouveau: “Maitre du monde, tout le monde est malheureux et Hanina est content”,la pluie est de nouveau tombee. En voyant ce que Rabbi Hanina avait reussi a faire avec la pluie, Rabbi Yossef se demanda a quoi avait servi la priere du cohen gadol? Bien entendu, Rabbi Hanina n’a ete exauce que grace a son tres haut niveau.harav

Il arriva encore que Rabbi Hanina ben Dossa se rendit chez Rabbi Yohanan ben Zakkaï pour étudier la Torah. Le fils de ce dernier tomba malade. Rabbi Yohanan ben Zakkaï demanda à son élève: « Hanina, mon fils, invoque pour lui la miséricorde divine pour sa guérison. » Rabbi Hanina se mit la tête entre les genoux et l'enfant guérit. Rabbi Yohanan ben Zakkaï dit : « Si j'avais incliné ma tête entre mes genoux, cela n'aurait pas suffi pour le sauver. » Sa femme lui demanda: « Hanina est-il plus grand que toi? » « Non, répondit-il, mais il ressemble à un serviteur devant le Roi, et moi je ressemble à un ministre du Roi. »Personnages du Talmud (1997), Adin Steinsaltz

Comme le pauvre ne peut compter sur personne, car les autres hommes le méprisent, D. ne dédaigne pas sa prière et ne lui cache pas Sa Face, Il entend sa demande de salut. Le Maharcha explique que Rabbi ‘Hanina ben Dossa avait l’habitude de prier pour la souffrance des autres et était comme le serviteur au service de la communauté. Par contre, Rabbi Yo’hanan ben Zakkaï apprenait la Tora aux autres, il n’avait donc pas toujours le temps de prier pour les créatures. Rabbi ‘Hanina qui était pauvre, priait en posant sa tête entre ses genoux, d’un cœur brisé. Il était comme un homme qui pleure tout seul d’avoir perdu quelque chose. Rabbi Yo’hanan a alors déclaré que s’il en avait fait de même toute la journée, cela n’aurait pas marché ! Car Il était un homme important et tous ceux qui l’auraient vu la tête entre les genoux aurait pensé que c’est par égard pour sa notoriété qu’il était exaucé. Alors que c’est justement le contraire qui est vrai : il faut avoir un cœur brisé, être seul sans ressentir la moindre fierté !...C’est ce qu’il dit à sa femme : je suis semblable à un ministre. Ce prestige m’empêche d’avoir un cœur brisé et ma prière risque de ne pas être acceptée. Pour qu’elle le soit, il faut un cœur brisé ! Mais Rabbi ‘Hanina est pauvre et prie donc d’un cœur brisé. Il ressemble à un serviteur que l’on n’honore pas et qui ressent sa petitesse.a7

Dans la section de la Torah ayant trait aux liens d'Isaac - section que nous lisons le second jour de Roche Hachanah - il est écrit (Gen. 22,13): " Et Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ". Abraham vit le bélier qui se prenait les cornes successivement dans un buisson après l'autre. Rav Houna, le fils de Rav Yitz'hak, dit que le bélier pris à plusieurs reprises dans les buissons touffus préfigurait à Abraham que ses enfants seraient pareillement pris dans une succession d'exils, mais qu'à la fin ils seraient rachetés par le son de la corne de bélier (Midrache Rabba, Vayyîkra,29). Rabbi 'Hanina ben Dossa dit que chaque partie de ce bélier avait une importance : ses cendres étaient les fondations de l'autel intérieur dans le Beth Hamikdache ; ses dix tendons devinrent les cordes de la harpe du roi David ; sa peau fit la ceinture de cuir d'Eliyah (le prophère Elie); enfin, ses deux cornes : on sonna de la corne gauche au Mont Sinaï quand la Torah fut donnée ; et on sonnera de la corne droite, la plus grande, quand les Juifs dispersés seront rassemblés de tous les coins de la terre. Ainsi qu'il est écrit (Isaïe 27) : " Et il arrivera que ce jour là on sonnera du grand Choffar [...]. " (Pirké Rabbi Eliézère 31.)jloubavitch


L’âne de Rabbi ‘Hanina ben Dossa
avait été volé par des brigands qui l’ont attaché dans une cour et lui ont donné de l’orge, de la paille et de l’eau, mais il ne mangeait pas et ne buvait pas.( Le passage talmudique explique que l'âne en question ne mangeait que des aliments sur lesquels la dîme avait été prélevée); Ils se dirent : «Pourquoi le laisser ici jusqu’à ce qu’il meure et nous empeste la cour ?» On lui a tout de suite ouvert la porte, on l’a fait sortir, et il s’est traîné jusqu’à la porte de Rabbi ‘Hanani ben Dossa. Son fils a entendu sa voix et a dit à son père :«Papa, je crois que c’est la voix de notre bête.» Il lui dit : «Ouvre-lui la porte, fais-le entrer et donne-lui de l’orge, de la paille et de l’eau, qu’il mange et boive.» C’est à ce propos que les Sages ont dit que de même que les premiers tsadikim étaient totalement dévoués à Hachem, leurs animaux l’étaient pareillement (Avot DeRabbi Nathan Hossafa 2 chapitre 4)publiteclabs

RABBI YEHOCHOUA BEN 'HANANIA



ETUDE
AUDIO





Photo BNF






" Rabbi Eliézer, Rabbi Yehochoua, Rabbi Elazar ben Azaria, Rabbi Akiba et Rabbi Tarfone étaient attablés à Bné-Brak et s'entretinrent de la sortie d'Egypte pendant toute la nuit de Pessa'h jusqu'au moment où leurs disciples vinrent leur dire : " Maîtres, il est l'heure de réciter le Chema du matin ". (Haggadah de Pessa'h)

RABBI YEHOCHOUA (ben 'HANANIA)

Contrairement à son collègue, Rabbi Eliezer, Rabbi Yehochoua fut destiné dès le berceau à l'étude.

Sa mère l'emporta, quand il était encore un bébé, à la Maison d'étude pour que dès ce moment il entende les paroles de la Torah. C'est pourquoi son maître, Rabban Yo'hanane ben Zacaï disait à son propos : " Heureux celle qui t'a donné le jour! ". (Avot 2,8).

Membre de la tribu de Lévi, Rabbi Yehochua a participé encore au service du Temple avant sa destruction en tant que chanteur. Avec son ami, Eliezer, il a ensuite aidé son maître à quitter Jérusalem pour se rendre auprès de Vespasien et lui demander de lui accorder l'autorisation de s'installer à Yavné et d'y ouvrir une Ecole.

Après la chute de la sainte cité il s'installa à Yavné et s'efforça avant tout d'insuffler le courage au peuple. Beaucoup de gens s'étaient abandonnés au désespoir et ne voulaient manger de la viande, ni boire du vin parce que la viande et le vin étaient auparavant offerts au Temple comme sacrifices. Rabbi Yehochoua les consola et leur donna à nouveau le goût de vivre.

Lui-même menait une vie très difficile. En tant que lévite il recevait la dîme; mais, de plus, il travaillait de ses mains : il confectionnait des aiguilles dans une forge. De ce fait il avait souvent les mains et la figure noircies par la fumée, ce qui faisait dire à son sujet : "il a une sagesse étincelante dans un récipient sale ".

Par ailleurs Rabbi Yehochoua était un spécialiste dans les questions d'astronomie. Il s'opposa même un jour au chef religieux de l'époque, Rabbane Gamliel, sur la question de la fixation du nouveau mois.

Celui-ci en guise de sanction, l'obligea à se présenter chez lui avec de l'argent le jour qui, d'après les calculs de Rabbi Yehochoua, était Kippour, Rabbi Yehochoua se soumit et Rabbane Gamliel, ému, le salua comme : "Mon maître et mon élève; mon maître en sagesse et mon élève puisque vous vous êtes plié à ma décision " (Roch Hachana, 25a). Il eut, d'ailleurs, d'autres occasions de s'opposer à Rabbane Gamliel qui, à la suite des sanctions constantes contre Rabbi Yehochoua, fut destitué.


Hadrien, qui admirait sa sagesse, le mit souvent à l'épreuve par des questions.

Rabbi Yehochoua, qui ne fut pas nommé à sa place, se retira de Yavné et s'installa à Pekiine. Il vécut longtemps et vit l'arrivée de l'Empereur Hadrien en Terre Sainte en l'an 130. Sentant se préparer l'insurrection contre les Romains il essaya de l'éviter en la déconseillant fortement. Il utilisait pour ce faire la fameuse fable du lion auquel une cigogne retira un os qui était resté dans son gosier. Hadrien, qui admirait sa sagesse, le mit souvent à l'épreuve par des questions.

Rabbi Yehochoua mourut avant la révolte de Bar Co'hba. Avec lui disparut, dit-on à sa mort, "la sagesse, les bons conseils et la polémique ", car il avait été un de ceux qui ont su toujours répondre aussi bien aux Romains qu'aux judéo-chrétiens qui essayaient de l'embarrasser par leurs questions.lamed

"Rabbi Gamliel and Rabbi Yehoshua went together on a voyage at sea. Rabbi Gamliel carried a supply of bread, Rabbi Yehoshua carried a similar amount of bread and in addition a reserve of flour. At sea, they used up the entire supply of bread and had to utilize Rabbi Yehoshua's flour reserve. Rabbi Gamliel then asked Rabbi Yehoshua - "Did you know that this trip would last longer than usual, when you decided to carry this flour reserve?" Rabbi Yehoshua answered - "There is a star that appears every 70 years and induces navigational errors. I thought it might appear and cause us to go astray." Rabbi Gamliel then exclaimed "You are so knowledgeable and you nevertheless have to travel to make a living?" Rabbi Yehoshua then answered bitterly - "How come you are so surprised? Do'nt you know that two of your own students Rabbi Eliezer Hisma and Rabbi Yehohanan ben Gudgada who are so smart that they can tell you how many drops there are in the ocean, have neither bread to eat nor clothes to wear?" wise obs

ABAYE et RAVA


ABAYE
HEBREU
RAVA




Photo BNF






Rava disait :"Quiconque humilie son prochain en public n'a pas le droit au monde futur"

Abaye disait :"Malheur au mechant et a son voisin"


Abaye ("petit père"), de son vrai nom Nahmani ben Kaylil, est le surnom d'un grand Amora Babylonien né en 278 EC. Orphelin, il fut élevé et éduqué par son oncle, Rabba bar Nahmani, Rosh Yeshiva de Pumbedita, qui, ne pouvant se résoudre à appeler son neveu comme son père, l'affubla du surnom.


Abaye respectait énormément son oncle, et le divertissait en jonglant, nous rapporte la Guemara.

Abaye était un Cohen (un prêtre), descendant de la famille de Eli (cf. Livre de Samuel), et en tant que tel, victime de la malédiction divine proférée à leur encontre en châtiment de la désécration du Nom Divin causée par les forfaits de Pinhas et Hofni, les fils d'Eli. Du fait de celle-ci, il ne pourrait vivre son comptant d'années. Sa nature vertueuse lui permit de vivre jusqu'à 60 ans, mais il mourut à cet âge, relativement jeune pour l'époque, d'un œdème en 338 ou en 339. Par ailleurs, sa vie fut laborieuse. À l'image de Rabbi Yehoshoua ben Hanania, il fut laid et pauvre, charmant les gens par sa sagesse, étudiant la Torah au terme d'harassantes journées de labeur de terres ingrates, ou au cours des deux mois de la morte-saison agricole babylonienne, les Yar'he Kala, les Mois de la Mariée, celle-ci étant (l'étude de) la Torah

Il fit ses études auprès de son oncle et de Rav Yosseph bar Hama à la Yeshiva de Pumbedita, et devint rapidement maître tant dans l'étude que dans l'enseignement de la Torah. Il y fit aussi la connaissance de Rava, qui, selon une vieille habitude des Sages d'Israël devint son plus farouche contradicteur en même temps que son plus cher ami.

Les "disputes" entre Abaye et Rava (Havayot de Abaye veRava) sont devenus le prototype des joutes dialectiques tant sur des grands que sur des détails, voire ce qu'Anouar el-Sadate appellerait (quelques dizaines de siècles plus tard) des "anicroches talmudiques", et sont tellement importantes pour la connaissance talmudique qu'un autre anachronisme relaté sans Soukka 28a nous apprend que Rabban Yohanan ben Zakkaï, disciple d'Hillel et fondateur de l'école de Yavne, connaissait toute la Halakha "jusqu'au débats d'Abaye et Rava".
Bien qu'Abaye détienne une indéniable maîtrise dans l'analyse dialectique des sentences halakhiques, Rava le surpassa et les opinions de Rava l'emportèrent sur celles d'Abaye sauf en six exceptions.

Abaye devint directeur de la Yeshiva de Pumbedita à la mort de ses maîtres.
Il n'était jamais aussi heureux que lorsqu'un de ses disciples complétait l'étude d'un traité mishnaïque. En ces occasions, il organisait un grand festin, bien que ses moyens fussent réduits et que le vin n'apparaisse jamais sur la table (Traité Shabbat 118b).

Il défendit le livre de l'Ecclésiaste contre son maître Yosseph bar Hama (l'Ecclésiaste n'ayant donc pas encore été inclus dans le canon biblique à cette époque). En citant un nombre de passages extraits du livre, il montra qu'il ne s'agissait pas d'un livre hérétique, et fit même admettre à son maître que ces citations pourraient avantageusement servir à des visées homilétiques (Traité Sanhédrin 100b). Par la suite, l'Ecclésiaste est devenu la lecture privilégiée à Soukkot.wiki

SHEMAYA et AVTALION




PIRKE AVOTH


A quarante ans Hillel se rend en terre d'Israël pour étudier auprès des deux maîtres de sa génération, Chemaya et Avtalion.







Shemaya disait : " aimes le travail, haït la
grandeur et ne recherches pas l'amitié des puissants."

Avtalion disait :" savants, soyez attentifs à vos paroles ;
vous pourriez encourir la peine de l'exil et d'être déportés
dans un lieu où les eaux sont mauvaises, et dont les
disciples qui viendront après vous, pourraient boire et
ensuite en mourir, et le Nom du ciel serait profané "

On peut dire de Chema’ya et d’ Avtalion qu’ils ont été parmi les plus atypiques des Tannaïm (« Maitres de la Michna »). Disciples au premier siècle avant l’ère commune de Yehouda ben Tabbaï et de Chim‘on ben Chéta‘h , ils constituent la quatrième des paires de zougoth (« couples ») énumérées dans le premier chapitre des Pirqei Avoth . Chema’ya était le nassi et Avtalion le av beith din .

Selon le Maharal , le nassi était le président du grand Sanhédrin , mais il ne prenait pas part aux votes. Il incarnait ainsi la notion d’amour de Hachem , par opposition à celle de justice stricte, tandis que le av beith din , qui dirigeait effectivement les débats du Sanhédrin , représentait quant à lui celle de crainte de Hachem .

Cette répartition des rôles entre le nassi et le av beith din se reflète dans les enseignements rapportés dans Avoth 1, 10 et 11 :
« Chema’ya disait : “Aime le travail, déteste l’autorité, et ne t’implique pas dans le gouvernement.” Avtalion disait : “Sages ! Soyez attentifs à ce que vous dites, de peur que vous n’encouriez la peine de l’exil et soyez bannis vers un endroit de “mauvaises eaux” (c’est-à-dire d’enseignements hérétiques). Alors vos disciples en boiront et en mourront, et le Nom divin s’en trouvera profané.” »

On relèvera que ces deux affirmations reflètent d’une certaine façon la situation politique troublée qu’a connue la Judée dans les années qui ont précédé sa conquête par les Romains. Rappelons ici qu’après la mort de la reine Salomée Alexandra (en hébreu : Chelomtsion ha-malka ), veuve d’Alexandre Jannée, ses deux fils, Aristobule et Hyrcan, se livrèrent une guerre civile sans merci pour accéder au trône royal. C’est alors que, soutenu par Rome, Hérode, un ancien esclave iduméen, prit le pouvoir et massacra ce qui restait des descendants des Hasmonéens.

Chema’ya et Avtalion ont été les maîtres de Hillel et de Chammaï ( Avoth 1, 8 à 12), et l’un de leurs enseignements les plus connus a consisté à faire revivre la tradition selon laquelle le qorban Pessa‘h doit être offert même si la fête tombe un Chabbath ( Pessa‘him 66a).

Ils étaient l’un et l’autre soit des convertis, soit plus probablement descendants de convertis. Ils avaient pour aïeul, selon certaines sources, Sennachérib ( Sanhédrin 96b, Guitin 57b), et selon d’autres Sissera ( Tan‘houma Wayaqhèl 8).

Cet état de convertis – ou de descendants de convertis – leur a valu d’être les acteurs d’un incident que rapporte la Guemara ( Yoma 71b) :

Un jour que le kohen gadol sortait du Temple [après avoir accompli le service de Yom kippour ], une foule nombreuse lui fit escorte afin de l’honorer. Quand ceux qui participaient à ce cortège aperçurent Chema’ya et Avtalion , ils se séparèrent du grand prêtre et marchèrent derrière ces deux éminents Tannaïm .
Plus tard, lorsque Chema’ya et Avtalion prirent congé du kohen gadol , celui-ci leur dit : « Que les enfants venus d’un peuple étranger aillent en paix ! » [ce qui constituait une expression de dédain, puisqu’il est interdit de rappeler ses origines à un converti].
Chema’ya et Avtalion répondirent au kohen gadol : « Que les enfants venus d’un peuple étranger qui se comportent comme Aaron [dont il est écrit qu’il aimait la paix et la recherchait ( Avoth 1, 12)] aillent en paix, et que ne vive pas en paix le descendant d’Aaron [c’est-à-dire le kohen gadol ] qui ne se comporte pas comme son ancêtre ! »Jacques Kohn

BEN ZOMA


ETUDE
PARDES

BEN AZZAI





Le 4é chapitre des Pirkés Avot commence par la Michna suivante :
" Ben Zoma dit : Qui est le sage ? C’est celui qui apprend de tout homme ,
Qui est l’homme courageux ? C’est celui qui domine son penchant
Qui est l’homme riche ? C’est celui qui se réjouit de son sort
Qui est l’homme respectable ? c’est celui qui respecte les créatures "


RABBI CHIMON BEN ZOMA

Ben Zoma fut un des quatre Sages polyglottes de Yavné. Mais ce qui frappait surtout c'est sa capacité de tirer de l'Ecriture toute sa sève. Il fut un des quatre qui s'introduit dans le PARDES; il ne put qu'entrevoir les choses et en subit les dommages.

Il essaya de pénétrer le mystère de la Création (Maassé Bérechit) et à propos du verset D' créa le firmament on dit que ce fut un des versets à cause desquels Ben Zoma fit trembler le monde.

Une discussion entre Rabbi Yochoua et Ben Zoma sur la Création du monde, récit qui se termine ainsi: Rabbi Yochoua dit à ses disciples: Ben Zoma est déjà hors du monde. Peut de temps après Ben Zoma mourrait. harissa



L’auteur de cette Michna est Chimon ben Zoma appelé couramment Ben Zoma , comme cela est dit dans le traité sanhédrin page 17 folio b : Chimon ben Zoma et Chimon ben Azay se tenaient devant les sages et posaient leurs questions aux sages , lorsque ceux ci étaient encore jeunes , et ne s’étaient pas encore faits connaître : c’est pourquoi , Ben Azay et Ben Zoma furent appelés par le nom de leur père , car ils ont gardé ce nom de leur jeunesse ou’ ils n’avaient pas encore leur propre notoriété Beaucoup de jeunes se trouvaient présents pour poser des questions aux sages , eux s’étaient signalés pour leurs questions très fines et leurs réflexions hors du commun .
Rachi explique que Ben Azay et ben Zoma sont morts très jeunes et n ‘ont pas pu affirmer leur notoriété par eux même mais par le nom de son père .israel over blog


Le Traité Berakhot 58 rapporte une pensée de BEN ZOMA :

" Que de mal le premier homme a-t-il dû se donner pour manger un morceau de pain. Il a cultivé, semé, moissonné, mis les épis en gerbe, il les a battus, passés au van, les a triés, les a moulus, a tamisé la farine, en a fait une pâte qu'il a cuite et mangée ; tandis qu'en me levant je trouve tout cela préparé devant moi. Il a dû se donner non moins de mal pour arriver à se vêtir : il a tondu la laine, l'a blanchie, l'a cardée, l'a filée, l'a tissée, avant de se faire un vêtement. Tandis qu'en me levant, je trouve cela tout prêt. Que de peines le maître de la maison s'est donnée pour moi ! "

La Michna citée dans la Haggada de Pessa’h relate que le jour où Rabbi Éleazar ben Azaryah fut nommé Nassi (chef du Sanhédrine), il déclara :

" Je suis comme âgé de soixante-dix ans, mais je n’ai pas eu le mérite de démontrer que la sortie d’Égypte doit être mentionnée la nuit, jusqu’à ce que Ben Zoma déduise (aujourd’hui) du verset “Afin que tu te rappelles le jour de ta sortie du pays d’Égypte tous les jours de ta vie” (Deutéronome 16, 3) que si “les jours de ta vie” fait référence aux jours, le terme “tous” vient « amener » (inclure) les nuits. Les Sages, eux, enseignent que l’expression “les jours de ta vie” fait référence à ce monde-ci et que le terme “tous” vient « amener » (inclure) les temps messianiques." (Michna Berakhot 1,12)

Il est intéressant d’étudier le lien qui existe entre cet enseignement et celui qui l’a rapporté, Rabbi Éleazar ben Azaryah, la période dans laquelle il fut prononcé,lorsque celui-ci fut Nassi l’âge mentionné dans la Michna, soixante-dix ans.
Ceci nous est enseigné par une lecture plus profonde de cette Michna. Celle-ci vient
en effet préciser à quel moment il est nécessaire de «sortir d’Égypte» d’un point de vue spirituel, c’est-à-dire dépasser les limitations imposées par la condition corporelle afin de mieux s’attacher à D-ieu. Si en période de « jour », c’est-à-dire lorsque règne une grande clarté spirituelle, il est évident qu’il faut en profiter pour « sortir d’Égypte » et s’élever dans sa relation avec D-ieu, Ben Zoma vient ajouter que cette démarche doit aussi avoir lieu en temps de « nuit », lorsque règne l’obscurité de l’exil. L’enseignement des Sages va encore plus loin : même aux temps
messianiques, lorsque la délivrance sera totale et absolue, la sortie d’Égypte sera
encore mentionnée, bien qu’elle ne fut qu’une délivrance partielle, car elle constitue l’origine et le point de départ du concept même de délivrance, y compris de la délivrance messianique. En outre, la sortie d’Égypte présente l’atout d’avoir été le théâtre de la soumission du mal (alors que la délivrance messianique verra sa
disparition totale).
Ainsi, si lors des temps messianiques la délivrance finale et la révélation de l’Infini divin constitueront l’essentiel, on continuera néanmoins à évoquer la sortie d’Égypte pour souligner que la délivrance messianique était recelée même par des situations marquées par les limitations, telles que l’exil, et qu’elle est donc indissociable de ces périodes de l’Histoire. La sortie d’Égypte fut une délivrance incomplète alors que la délivrance messianique sera absolue.
L’enseignement des Sages révèle que la mention de la sortie d’Égypte aujourd’hui contient en soi les temps messianiques : même aujourd’hui, en temps d’exil, nous devons évoquer et ainsi « amener » les temps messianiques.ramhal


Sur jewishencyclopedia

Tanna du premier tiers du deuxième siècle. Son nom complet est Simon b. Zoma ( Zoma sans le titre de "Rabbi", pour, comme Ben Azzai), il est resté dans le grade de "élève", et est souvent mentionné avec Ben Azzai comme un éminent représentant de cette classe . Comme Ben Azzai, aussi, il semble avoir appartenu à l'entourage de Josué b. Hananiah, et un halakic controverse entre eux est signalé et Ben Zoma qui était le vainqueur (Naz. viii. 1).

Son érudition dans la Halakah est devenue proverbiale, Il a toutefois été spécialement un interprète de l'Écriture, de sorte qu'il a été dit (Soṭah ix. 15), "Avec Ben Zoma mourut le dernier des exégètes" ( "darshanim"). Pourtant, seuls quelques-uns de ses dictons exégétiques ont été conservées. Le plus connu d'entre eux est son interprétation de la phrase "que tu te souviens du jour où tu es sorti d'Egypte" (Deut. xvi. 3), et de prouver que la récitation du passage biblique faisant référence à l'Exode ( Num. Xv. 37-41) est obligatoire pour la prière du soir ainsi que pour la prière du matin. Cette interprétation, cité avec éloge par Eleazar b. Azariah (Ber. i. 5), a trouvé une place dans la Haggadah de Pessah.

Le principal sujet de Ben Zoma de recherche a été le premier chapitre de la Torah, le récit de la Création. L'une de ses questions sur ce chapitre, dans lequel il a pris l'exception à la phrase "Dieu créa" (Gn i. 7), a été rendu par la haggadists palestinien (mais sans les réponses), avec la remarque: «C'est L'un des passages bibliques par Ben Zoma qui a créé une commotion dans le monde entier "(Gen. R. iv.). ainsi que l'anecdote suivante: Hanania se promenait un jour, quand il a rencontré Ben Zoma, qui était sur le point de lui transmettre sans salut. " Ce dernier a répondu: "J'étais perdu dans des pensées concernant le récit de la Création." Et puis il a dit à Josué son interprétation de Gen i. 2. Lorsque l'on parle à ses disciples sur la question, Josué dit: "Ben Zoma est à l'extérieur», signifiant par là que Ben Zoma avait dépassé la limite autorisée de la recherche.

En fait, Ben Zoma était l'un des quatre qui sont entrés dans le "jardin" de la connaissance ésotérique . On a dit de lui qu'il a vu les secrets du jardin et "a été heurté" (Ḥag. 14b 14b).
Même les quelques phrases de Ben Zoma qui sont parvenues jusqu'à nous montrent la profondeur de ses pensées, comme, par exemple, de voir ses réflexions sur les grands rassemblements de personnes (Tosef., Ber. Vii. [Vi]. 2; Ber. 58a 58a):

RABBI TARFON



HEBREU
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ETUDE







Babylonian Talmud, Tractate Kiddushin 40b
‘’Un jour que Rabbi Tarfon et des anciens étaient assemblés dans une maison de Lod, la question suivante leur fut posée : Est-ce que l’étude est plus importante que les actes, ou le contraire ?
-Les actes sont plus importants, répondit Rabbi Tarfon.
-L’étude est plus importante, répondit Rabbi Akiva.
Tous les autres furent d’avis que c’est l’étude qui est primordiale, car elle mène à l’action.’’ (Kiddouchin 40 b)



"Il a enseigné: la journée est courte, le travail est grand, les ouvriers sont paresseux, la récompense est grande, le maître de la maison est pressé"

"il ne t'est pas demandé d'achever le travail, mais tu n'as pas le droit de t'en defaire"



Mishna traité Makoth, chapitre 1
"Un Sanhédrin qui exécuterait la peine de mort une fois en sept ans serait qualifié de sanguinaire. Rabbi Eléazar fils d’Azaria dit : une fois en soixante-dix ans. Rabbi Tarfon et Rabbi Aquiba disent: si nous avions siégé au Sanhédrin jamais un homme n’aurait été exécuté."


Un des grands Tannaim qui vivait à l'époque de la destruction du Beth Hamikdash était Rabbi Tarfon.Rabbi Tarfon vécu à Lydda, mais très souvent, il est venu à Yavneh prendre part aux débats du Sanhédrin.Il était un descendant d'une famille sacerdotale, à la fois du côté de son père et de sa mère. Il avait l'habitude de porter sur le temps où il avait l'habitude de prononcer les bénédictions des prêtres dans le Beth Hamikdash , et il décrit la cérémonie de la Avodah (Sacred Service).Il avait l'habitude d'accepter des "Terumah» (pousser, donner des offrandes aux prêtres), malgré le fait qu'il était riche, afin de réaliser la mitsva. L'argent qu'il a reçu de "rachat du premier-né" il le donnait généralement .

Comme nous l'avons mentionné, Rabbi Tarfon était un homme riche. Une fois, son disciple et collègue, Rabbi Akiba, l'avait rencontré et lui dit: «Voulez-vous que je vous achete certains biens durables?" Rabbi Tarfon immédiatement lui donna quatre mille pièces d'or. Rabbi Akiba a pris l'argent et le donna à l'écart aux pauvres . Lorsque Rabbi Tarfon rencontra Rabbi Akiba plus tard, il s'enquiert de la localisation des biens que Rabbi Akiba avait acheté pour lui. Rabbi Akiba le pris par la main et le conduit au Beth HaMidrash. Là, il a sorti un livre des Psaumes, et a commencé à réciter les Psaumes depuis le début jusqu'à ce qu'ils atteignent le verset: «Il a distribué aux pauvres...."

"Ce sont les biens éternels que je vous achète..." Rabbi Tarfon l'embrassa sur la tête et s'exclame: «Mon enseignant et dirigeant de mon professeur en sagesse, et mon chef de file dans la conduite."

Rabbi Tarfon n'a jamais voulu utiliser sa grande connaissance de la Torah pour son propre intérêt personnel. Il ne s'est jamais servi de sa célébrité pour gagner des avantages matériel. Une fois cependant, il a utilisé son nom, afin de sauver sa vie, et même si il a regretté toute sa vie. Lire cette Histoire

Rabbi Tarfon et Rabbi Akiba très souvent ont eu des divergences d'opinion quant à la signification d'un certain Mitsva ou précepte. Rabbi Tarfon n'a jamais eu honte de dire que Rabbi Akiba avait raison si il a estimé qu'il avait lui-même fait une erreur. Un tel cas s'est produit quand il se pose la question de savoir si les prêtres mutilés ont été autorisés à sonner le Shofar, dans le Beth Hamikdash. Rabbi Akiba a estimé qu'ils n'étaient pas autorisés à le faire. Rabbi Tarfon maintenu que lui-même avait vu le frère de sa mère qui était sur un pied boiteux, souffler le Shofar au Beth Hamikdosh. Lorsque Rabbi Akiba observe que peut-être que cela s'est produit à un moment exceptionnel, comme au "Jubilé", Rabbi Tarfon a admis que tel est bien le cas, et s'est exclamé: "Heureux peut-être notre père Abraham, un tel 'fils' Comme Akiba; Tarfon a vu et oublié, mais Akiba compris de son propre gré."

Le respect et la vénération qui a été accordée à Rabbi Tarfon, on peut le voir dans le fait qu'il a reçu le titre de «Père de tous en Israël." chabad

HONI HA ME'AGUEL


TEXTE
ETUDE
HANINA BEN DOSSA


Honi, le traceur de cercles



Honi HaMe'aguel fut un Sage d'Israël du premier siècle avant l'ère commune, antérieur aux Tannaim, les docteurs de la Mishna.

Au cours de ce siècle, un grand nombre de mouvances et dissidences religieuses se développa parmi la population judéenne. Parmi ceux-ci, certains avaient la réputation de faiseurs de miracles, à la manière d'Elie et Elisée, les Anciens Prophètes.

Le Talmud comporte des récits de tels faiseurs de miracles. Parmi ceux-ci, la Mishna Ta'anit 3:8 est toute entière consacrée aux exploits de Honi HaM'agel', réputé pour sa capacité à voir ses prières pour la pluie exaucées.

Une fois, (lorsque Dieu n'envoya pas la pluie sur Israël en hiver (dans la région où se situe Israël, la saison des précipitations est en hiver), et que la Pâque, qui tombe au printemps) l'on dit à Honi HaMe'aguel: prie que les pluies tombent.
Il leur dit: sortez et rentrez les fours de Pessa'h pour qu'ils ne s'abîment pas.
Il pria et il ne plut pas.
Que fit-il?
Il traça un cercle et se tint au milieu, et dit:
Maître du monde! Tes enfants se sont tournés vers moi car je suis comme un habitué de ta maison.
Je jure sur Ton Grand Nom que je ne bougerai pas d'ici jusqu'à ce que Tu ais pitié de Tes enfants.
Il commença à pleuviner.
Il dit: ce n'est pas ce que j'ai demandé, mais des pluies qui remplissent les puits, les réservoirs et les citernes.
Les pluies commencèrent à tomber avec violence.
Il dit: ce n'est pas ce que j'ai demandé, mais des pluies de bienveillance, de bénédiction et de générosité.
Les pluies tombèrent comme il faut, jusqu'à ce que les habitants de Jérusalem se réfugièrent sur la montagne du Temple pour échapper aux inondations.
Ils vinrent lui dire: de même que tu as prié que ces pluies viennent, prie pour qu'elles partent!
Il répondit: allez voir si la pierre des objets trouvés a fondu.
Shimon ben Sheta'h envoya lui dire: si tu n'étais pas Honi, je t'aurais excommunié. Mais que puis-je faire, tu fais des caprices devant le Seigneur et il fait ta volonté, comme un enfant fait des caprices et dont le père cède
Les circonstances de la mort de Honi sont également décrites dans le traité Ta'anit (23a): croisant un homme qui plantait ses caroubiers, il s'étonna de la futilité de la chose, puisque, le caroubier mettant 70 ans à pousser, le planteur n'en aurait jamais l'usufruit. Alors qu'il arrivait près d'une grotte, Dieu fit tomber sur lui un sommeil de 70 ans.
A son réveil, Honi se trouva abandonné, personne ne voulant croire qu'il s'agissait de lui.
Il plaignit son sort, pire encore que celui du planteur, car celui-ci était remémoré avec gratitude par sa descendance, alors que le propre petit-fils de Honi l'avait pris pour un mendiant et un affabulateur. Il retourna à la grotte, s'endormit et mourut.

Flavius Josèphe donne une autre version de l'histoire dans son Antiquités des Juifs : vers - 70 EC, au temps de la guerre qui opposa deux dynasties Hasmonéennes, l'une menée par Aristobule II, l'autre par Jean Hyrcan II (et son conseiller, Antipater l'Iduméen), Honi fut mené de force devant Jean Hyrcan, qui lui demanda de prier pour la défaite de l'autre parti. Lorsqu'il refusa, il fut exécuté.
Le Maharsha (sur ce passage de Ta'anit ad loc.) concilie ces deux versions, en expliquant que Honi fut "déclaré" tué par les gens de Jean Hyrcan II, mais qu'en réalité, il sommeilla dans la grotte 70 ans.

Sa tombe se trouve près de la ville de Hatzor Ha Gelilit, dans le nord d'Israël
wiki

RESH LAKISH


ETUDE
TERUMAH
TRAITE
TALMUD

photo BNF



Resh Lakish dit:" Celui qui enseigne la Tora au fils de son voisin est perçu par les Ecritures comme si il l’avait mis au monde.” (Sanhedrin 99b)morim


Talmud de Babylone traité Haguiga page 12 a
Resh Lakish enseigne : quel sens donner au verset (Gn 35) « Je suis El Chadaï » ? Celui qui a dit au monde stop! [Chadaï est décomposé en chéamar daï = qui a dit ça suffit !]. Resh Lakish enseigne : au moment où le Saint, béni soit-Il, a créé la mer, celle-ci allait en expansion, jusqu’à ce que le Saint, béni soit-Il, gronde contre elle et qu’elle s’assèche, comme il est dit (Nahum I) :" Il menace la mer et la dessèche, il fait tarir tous les fleuves."akadem


Rabbi Chimon Ben Lakich, également connu sous le nom de Rech Lakich, est un Amora (docteur du Talmud) galiléen du IIIe siècle.
Beau-frère et disciple préféré de Rabbi Yohanan, nombre de ses sentences et opinions sont rapportées dans le Talmud de Jérusalem, ainsi que celui de Babylone.

Né en terre d'Israël, sans doute à Tibériade, il étudia la Torah dans sa jeunesse mais s'en éloigna pour des raisons peut-être matérielles. Connu pour sa grande force physique, il loua ses services comme gladiateur. C'était un des métiers les plus méprisés dans le judaïsme et l'un des plus dangereux. Il devint célèbre comme gladiateur à Césarée et ailleurs.

Le Talmud raconte dans le traité Baba Metsia comment il retrouva la voie de la Torah en rencontrant Rabbi Yokhanan. Celui-ci se baignait dans le Jourdain lorsqu'il vit Rech Lakich et fut surpris par sa force physique. Il lui dit comme compliment : "Ta force vaudrait bien d'être voué à la Torah." Or Rabbi Yohanan était très beau et Rech Lakich lui répondit : "Ta beauté conviendrait mieux à une femme."

Les deux hommes se firent une promesse, Rabbi Yohanan promis à Rech Lakich qu'il épouserait sa jolie soeur et Rech Lakich promit de se repentir et de consacrer désormais son énergie à l'étude de la Torah. Rech Lakich retourna à la maison d'étude (Beit Midrach) et l'on vit que son esprit était aussi puissant que ses muscles.

Rech Lakich et Rabbi Yohanan se complétaient très bien dans l'étude de la Torah. Un jour où Rabbi Yohanan lui dit : "Le brigand devrait être expert en brigandage", il fut affecté, tomba malade puis mourut. Rabbi Yohanan mourut lui aussi peu après. Ce fut la fin de l'époque du Talmud de Jérusalem.wiki

Elie Wiesel dans Célébration Talmudique :« Resh Lakish était tellement bouleversé qu’il en mourut. Il mourut littéralement de chagrin. Quant à Reb Yohanan, lui non plus ne parvint pas à surmonter sa douleur. ..Étrangement, c’est Resh Lakish qui tant d’année auparavant avait affirmé que la différence entre un Juste et un malfaiteur tenait en un mot, en un seul mot... Ce mot pourquoi Rabbi Yohanan le prononça-t-il ? Pourquoi sa colère éclata-t-elle soudain ?Que lui arriva-t-il pour qu’il perde son sang-froid ? Il savait que sa remarque blesserait son ami : pourquoi ne l’a-t-il pas retenue ? Nous ne savons que répondre. Mais lui, le savait-il ? Et est-ce parce qu’il savait que sa raison se troubla ? En ce qui nous concerne, nous ne prendrons pas parti. Lequel est un héros, lequel est un anti-héros ? Ce qui est sûr, c’est que la tragédie les rend tous deux plus humains, c’est-à-dire plus vulnérables. La réaction de Resh Lakish à la remarque de Reb Yohanan et celle de Reb Yohanan à la douleur de Rev Lakish prouvent qu’ils restèrent amis, des amis intimes, jusqu’à la fin, jusqu’à la toute fin. Qui sommes-nous pour les séparer aujourd’hui ?"
sadside melissa


La beauté a toujours fasciné le monde juif. Le Cantique des Cantiques est le prototype du poème d’amour, une ode à la beauté des fils de l’homme…et de la femme. Même si de très nombreuses lectures métaphoriques nous ont habitué a déplacé la littéralité du texte, la narration ne laisse aucun doute sur l’attrait esthétique des amants l’un pour l’autre : « Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de la montagne de Galaad » (Cant. 4-1). Le Talmud nous enseigne de son côté : « trois choses élargissent la connaissance de l’homme : une belle maison, une belle femme et de beaux objets » (Ber. 57b). Il nous apprend aussi comment, pour la beauté de Rabbi Yohanan, et celle de sa sœur, un bandit de grand chemin, nommé Resh Lakish, fit Teshouva, trouvant le chemin du repentir pour la jouissance de la beauté d’une femme, et devenant par là même un des plus grands maîtres d’Israël (TB BM 84a).
Il semble que la rencontre avec le monde grec ait profondément bouleversé le rapport que le judaïsme entretenait avec certaines valeurs, dont le rapport à la Beauté, à l’esthétique et à l’extériorité des choses. yavne

GAMALIEL L'ANCIEN



GAMALIEL II
GAMALIEL III
GAMALIEL IV
SAUL
SANHEDRIN


" Prends-toi un maître, éloigne-toi du doute et ne donne pas la dîme par approximation". Pirké Avot 1, 16

" En ce qui concerne un remariage, un seul témoin peut suffire à attester de la mort du premier mari, s'il pourvoit des preuves suffisantes ". Traité Yevamot 16:7


Rabban Gamaliel l'Ancien (haZaqen) (ou Gamliel, de Gamla, ville du Golan), petit-fils de Hillel, haute autorité du Judaïsme pharisien, Tanna de la Mishna, Rabban Gamaliel est, tant aux yeux du Judaïsme, que des Chrétiens, un personnage d'une importance si haute qu'elle atteint parfois l'ampleur de la légende.

Petit-fils de Hillel, fils de Shimon ben Hillel, marié à la fille de Shimon ben Nathanael haCohen, il devient président du Sanhédrin à la mort de Shammaï, tâche qui sera reprise par son fils Shimon II. De nombreux descendants porteront son nom, jusqu'à un Gamaliel VI. Lui est mort vers 50 EC, avant la destruction du Temple.


Rabban Gamliel parsème les pages du Talmud (encore qu'il soit parfois difficile de dire de quel Gamliel il s'agit). Trois lettres ont été conservées de lui : deux portent sur la dîme destinée au Temple, la troisième concerne l'intercalation du mois [AdarI,richone] supplémentaire de l'année embolismique.

Paul de Tarse aurait été son élève, bien qu'il n'y ait pas d'indication à ce sujet dans les Épîtres pauliniennes :

« je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » (Ac 22, 3)
wiki

Lire    La  Prise  du  Pouvoir 
par  Rabban  Gamaliel  II 
et  lʹÉtablissement  du  Régime 
du  Patriarcat   Juif 

ONKELOS LE PROSELYTE


ETUDE
TARGOUM
ENGLISH
BIO
HISTOIRE


Onkelos est un traducteur araméen de la Bible hébraïque au IIe siècle EC. Prosélyte, c'est-à-dire converti au Judaïsme, élève des Tannaim Rabbi Yehoshoua et Rabbi Eliezer, les deux plus grands Sages de ce temps. Sa traduction, le Targoum Onkelos composée en Terre d'Israël, devint rapidement le standard utilisé dans les synagogues babyloniennes au cours de l’ère d’élaboration et de rédaction du Talmud. Elle est imprimée en marge du texte dans quasiment toutes les éditions standard modernes. Rachi, Maïmonide, et bien d’autres, considèrent cette traduction indispensable à l’exégèse, car elle reflète particulièrement bien la compréhension que les Sages avaient des Ecritures à l’époque d’Onkelos.


Onkelos dans le Talmud
Onkelos est mentionné en plusieurs endroits du Talmud. Selon les sources Juives traditionnelles, il était fils de Clinicus, fils de la sœur de l'empereur Titus. La aggada relative à sa conversion (Guittin 56b) nous raconte qu'Onkelos consulta les esprits de trois ennemis défunts d'Israël pour savoir comment les enfants d'Israël se portaient dans le monde à venir.

Le premier fut son oncle, Titus, responsable de la destruction du Second Temple
Le second était Balaam, prophète embauché par Balak, roi de Moab, pour maudire Israël
Le dernier était Yeshou. Certains comprennent Jésus de Nazareth, mais il semble plus probable qu'il s'agisse d'un nom générique pour désigner tous ceux qui cherchent à détourner les Juifs de leur foi, puisqu'il est aussi porté par un disciple de Rabbi Yehoshoua ben Pera'hya, qui vivait à l'époque des Hasmonéens et par l'infâme fils du roi Ézéchias, le roi Manassé de Juda.
Onkelos les vit, nous dit le Talmud, en proie à des punitions humiliantes pour avoir fauté envers Israël sempiternelles, ne s'interrompant que le temps du Shabbat. Tous trois l'encouragèrent à se convertir.

Le Talmud de Jérusalem, écrit avant le Talmud de Babylone, nous rapporte cette même aggada, mais le sujet est Aquila et non Onkelos.
Aquila était un autre prosélyte qui avait traduit la Bible en Grec. La similitude de leurs noms et leurs accomplissments ont fait en sorte que l'histoire de ces deux hommes a été entièrement confondue.

Cette aggada n'est pas non plus sans présenter des similitudes avec celle du centurion accueillant Jésus par les mots "Seigneur, je ne suis pas digne etc."

Après sa conversion, le Talmud nous raconte qu'Onkelos doit faire face à des menaces d'arrestation de l'Imperator de Rome (Avoda Zarah 11a).
L'Empereur envoie une légion romaine, mais Onkelos, citant des versets du Tanakh les amène à se convertir.
A la seconde légion, Onkelos compare la façon par laquelle Dieu guide personnellement Son peuple (telle que relatée dans le Livre des Nombres) avec la hiérarchie sociale en cours dans l'Empire romain. La seconde légion se convertit également
A la troisième légion, Onkelos compare sa mezuza, symbole de Dieu gardant la maison de tout Juif, contrastant avec l'Empereur que ses servants gardent. La troisième légion se convertit, et l'Empereur préfère ne pas dégarnir son armée davantage.


Critique
Beaucoup d’érudits modernes contestent la paternité du texte à Onkelos, pensant qu’elle lui fut attribuée dans le haut Moyen Âge sur base d’une confusion avec une (autre) traduction d’Onkelos le Prosélyte mentionnée dans le Talmud. Néanmoins ces mêmes critiques n’ont pu proposer d’autorité alternative au Targoum.

Aux temps talmudiques, le Targoum Onkelos était récité de mémoire verset par verset, en alternance avec les versets hébraïques lors de la lecture de la section hebdomadaire de la Torah à la synagogue, afin d'en rendre le contenu plus accessible à la grande masse, plus habituée à l'Araméen qu'à l'Hébreu. Cet usage se poursuit actuellement dans les communautés juives du Yémen.

Dans le Talmud (Berakhot 8a-b), Rav Houna bar Yehouda enseigne au nom de Rabbi Ami qu'"une personne doit compléter les lectures publiques des sections, en lisant l'écriture deux fois et le targoum une fois." . Il est sous-entendu qu'il s'agit du Targoum d'Onkelos.
Rachi estime qu'aucun étude de la Torah ne peut se faire sans lui. Il est généralement imprimé dans la marge interne du Texte, dans les versions courantes du 'Houmash.wiki



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