
LE PRINCE
ETUDE
MEZOUZA
EMBRYON
SAGE
"Rabbi disait : Quel est le droit chemin que l’homme doit choisir ? Tout chemin dont peut s’honorer celui qui le prend, et pour lequel il est honoré par les autres hommes. (Chapitre 2, Michna 1)
daathaim
Rabbi est né en 3880, cinquante deux ans après la destruction du Temple.
Il descendait de Hillel, son père était de la tribu de Binyamin et sa mère de la famille royale de David.
C'était l'époque où le Tana Rabbi Akiva fut torturé par les romains.
Rabbit naquit précisément au moment où, Rabbi Akiva mourrut. Et la Guemara (Kedouchine) nous raconte à ce sujet que "Lorsque Rabbi Aquiva mourut, Rabbi vint au monde...
Pour t'enseigner qu'un Tsadik ne quitte pas ce monde sans qu'apparaisse un autre juste comme lui.
" rabbi fut le dernier des grands Tanayim. Ses contemporains le vénéraient et l'admiraient beaucoup. On l'appelait Rabbi ou rabbénou car il était plus sage et plus érudit que quiconque. On lui donna aussi le nom de "Rabbénou Akadoche".
Rabbi fut pour le peuple juif le septième jour. De même que lorsque arrive le Chabbat arrive le repos, de même la tranquillité fut assuré à Israël lorsque Rabbi devint Nassi (Président). Celui-ci était même respecté et apprécié par le gouverneur de Rome et une amitié solide se lia entres eux.
Rabbi fréquenta dès son jeune âge, les grands Tsadikim de son temps, et c'est d'eux qu'il reçut sa formation. Ses maitres les plus connus furent:
1. Rabbi Chimon Ben Gamliel, son père
2. Rabbi Yéhouda Ben Ilaï
3. Rabbi Meir
4. Rabbi Chimon Ben Yohai
5. Rabbi Yossei Ben 'Halafta
6. Rabbi Elazar Ben Chamoua
7. Rabbi Yéhochoua Ben Qor'haRabbi
Celui-ci possédait à la fois la Thora, la sagesse et la grandeur (le pouvoir). Rien ne l'empêchait par conséquent, de s'adonner à cette immense tâche et il accepta la mission sacrée de rédiger son oeuvre colossale qui est, comme on le sait classée en six traités:
Zerayim, Moède, Nachim, Nezikim, Kodachim, Teharoth.
C'est à Beith Chéarim qu'il s'installa pour se consacrer pleinement à cette oeuvre.
Et c'est en tombant malade qu'il alla à Tsipori où il demeura dix sept ans.
Rabbi avait trois fils:
- Rabban Gamliel, qui fut Nassi et lui succèda;
- Rabbi Chimon qu'il surnommait 'Hakham;
- Yaabets qui entra vivant dans le Gan Eden. Il eut également deux filles: L'une fut l'épouse de Ben El'assa et l'autre celle du petit fils de Rabbi Tarfon.
Dès sa jeunesse, Yéhouda jouissait de l’estime des plus grands maîtres, au point que son père, dans sa modestie, le qualifiait de lion fils de renard (Baba Metsia 84b). Avide de savoir, le jeune homme allait d’une école à l’autre, afin de connaître les différentes méthodes d’enseignement pratiquées par les maîtres. Ceux à qui il dut la plus grande partie de son savoir furent Rabbi Siméon Bar Yohaï et Rabbi Elazar Ben Chamouâ. Il bénéficia peut-être aussi de l’enseignement de Rabbi Meïr, ou au moins de l’un de ses élèves.
Lorsque Rabbi succéda à son père dans la dignité de prince, commença la période la plus glorieuse de la Diaspora. L’Ecriture Sainte rapporte que Rivka, mère de Essav et de Yaacov, avait été, dans sa détresse, interroger Hachem et eut comme réponse : «Deux peuples sont dans ton sein». Nos Sages lient à cette expression «deux peuples» la prophétie selon laquelle deux hommes, supérieurs à tout ceux de leur temps, naîtraient un jour, et pensent qu’il s’agissait de Rabbi, descendant de Yaacov, et d’Antonin, descendant d’Essav. Les liens d’amitié les plus affectueux unissaient les deux hommes. Grâce à l’appui de l’empereur romain, Rabbi put obtenir que la paix et l’aisance fussent conférées à son peuple, tandis qu’il dut lui-même à la faveur de l’empereur d’être comblé de richesses. Il ne vivait que pour son peuple et pour la Sainte Parole de D-ieu. Il étudiait jour et nuit et enseignait sans relâche. Il rassemblait autour de lui les gens instruits du pays et s’adonnait avec eux à l’étude. De tous côtés accouraient à Syphoris, sa demeure, des élèves zélés, et Rabbi les nourrissait. Pendant les années de disette, il ouvrait ses réserves d’argent aussi bien que ses resserres d’aliments et distribuait à tout les affamés, aux savants comme aux ignorants. Il s’inquiétait de l’éducation des enfants, spécialement de celle des orphelins abandonnés et les confiait à des éducateurs qui avaient pour mission de faire d’eux des hommes intègres et bons.
Rabbi Akiva avait déjà ressenti le besoin d’établir la Loi Orale systématiquement et on lui doit un première tentative qui porte le nom de «Michnah de Rabbi Akiva». Son élève Rabbi Meïr, avait continué son oeuvre. Cette compilation servit de base à Rabbi pour son ouvrage. Avec l’aide de ses collègues, de ses fils et de ses disciples, il classa et tria l’immense matière de son étude, examina, relia différents points, écarta certains textes et ordonna toute la Loi Orale en six parties, classées systématiquement. La première partie contient tous les commandements divins qui se rapportent à l’agriculture et à ses produits, y compris les bénédictions du pain et des fruits, ainsi que les prescriptions sur les prières et le service en commun. La seconde partie contient les enseignements concernant le Chabbat et les jours de fêtes, et tout ce qui s’y rapporte. La troisième partie nous instruit sur le mariage, le divorce, les voeux. La quatrième partie contient l’ensemble de la jurisprudence juive, les prescriptions concernant les procès civils et criminels, l’établissement des tribunaux, etc. La cinquième partie nous instruit sur les sacrifices dans le Beith Hamikdach, ainsi que sur les aliments permis et défendus, et tout ce qui s’y rapporte. La sixième partie, enfin, est consacrée aux prescriptions sur la pureté et l’impureté, des vêtements, des maladies, ainsi que celles traitant des bains de purification, de la pureté à observer dans la vie conjugale et de tout ce qui s’y rapporte.
Ainsi fut classé et présenté tout le contenue de la Loi Orale de manière qu’on pût en prendre connaissance aisément. Ce qui jusqu’alors avait été une masse immense et informe de prescriptions particulières et disparates, devint un tout organisé, où chaque problème trouvait tout naturellement la place qui lui revenait.
Rabbi possédait toutes les qualités pour assumer cette immense tâche : le respect le plus scrupuleux des textes, la capacité critique d’écarter des doctrines qui n’avaient pas emporté l’assentiment de la Halakha et le respect nécessaire pour les décisions d’autorités anciennes.hessedvedavid















