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JULIEN BENDA


La Trahison des Clercs
Discours a la Nation Europeenne
ROMANCIER



"La paix, si jamais elle existe, ne reposera pas sur la crainte de la guerre mais sur l'amour de la paix." - La Trahison des clercs


Benda, Julien, écrivain, essayiste et publiciste, né à Paris le 26 octobre 1867, décédé à Fontenay-les-Roses le 7 juin 1956.

Ecrivain et philosophe français, Benda fut le chef de file du mouvement anti-romantique et le défenseur acharné de la raison et de l'esprit face à l'intuitionnisme philosophique d'Henri Bergson.erm

Si Benda n’a pas joué un rôle de premier plan dans l’affaire Dreyfus, en revanche, son œuvre dans son ensemble en est traversée. L’Affaire a été l’occasion de son entrée dans le monde littéraire, par l’intermédiaire des journaux et des revues, et l’expérience de l’affaire Dreyfus est continuellement réévaluée dans la suite de ses écrits.

Issu de la bourgeoisie juive, Julien Benda, se destine dans un premier temps à une carrière d’ingénieur, mais il démissionne de l’École Centrale en troisième année, et obtient une licence ès-lettres, section histoire à la Sorbonne. Il mène, dans les années qui précèdent l’affaire Dreyfus, une existence de rentier, fréquentant les milieux mondains. C’est après le discours de Scheurer-Kestner qu’il publie son premier texte, un court article paru dans Le Siècle, le 15 janvier 1898. En décembre 1898, par l’intermédiaire de Séverine, il publie le premier d’une série d’une vingtaine d’articles dans La Revue Blanche, dont, en 1901, le compte rendu de Cinq années de ma vie. Ses articles prennent un ton extrêmement polémique lorsqu’il s’attaque aux grandes figures de l’antidreyfusisme, qu’il s’agisse de Brunetière ou de Lemaitre. Reprenant ces articles en 1900, sous le titre – en forme de réponse au Général Mercier – de Dialogues à Byzance, Benda y adjoint de nouveaux textes : on peut y lire les interprétations successives de chaque épisode de l’affaire Dreyfus.

Benda n’a pas signé les premières protestations, en revanche, il est signataire, sous la curieuse dénomination d’« auteur dramatique », de la « Protestation » en faveur du colonel Picquart. Lors du combat pour la révision du procès, Benda affirme que, au delà de la personne de Dreyfus, l’acquittement est nécessaire, en raison des irrégularités d’un procès inique, qui déshonore la « Justice ».

Après le verdict du procès de Rennes, auquel il assiste, Benda signe la « Lettre à Alfred Dreyfus ». Comme en témoigne l’article qu’il publie le 1er octobre 1899 dans La Revue Blanche, « L’affaire Dreyfus et le principe d’autorité », Benda croyait alors que le capitaine Dreyfus serait innocenté, et il n’a pu modifier l’article après le verdict de Rennes. S’inspirant de Spencer, Benda prévoit la victoire de la morale rationaliste sur le militarisme. Il reprend cette interprétation dans Dialogues à Byzance, prônant, contre le militarisme des êtres «inaptes» socialement, une alliance « judéo-rationaliste », des « aptes », qui s’étende jusqu’aux socialistes. Dans l’un des nouveaux textes de Dialogues à Byzance, Eleuthère, son porte-parole, revient sur la condamnation de Dreyfus à Rennes, affirmant qu’« au point de vue de l’évolution française et universelle, la condamnation est un bien » car ainsi les haines « contre la réaction sont décuplées » : on voit déjà se dessiner le motif de «l’affaire Dreyfus permanente», que Benda appelle de ses vœux dans La Jeunesse d’un clerc. La grâce accordée à Dreyfus n’est mentionnée que dans une petite note, où il affirme qu’elle risque de diminuer ces «haines» et de démobiliser le camp des dreyfusards. L’ouvrage paraît avant le vote de la loi d’amnistie en décembre 1900, et Benda ne l’évoque que bien plus tardivement, dans les années 1930, où il en fait l’exemple type de l’opposition du clerc et de l’homme politique, qui, par définition, ne peut concilier l’intérêt de l’état et la justice.

Au sortir de l’affaire Dreyfus, Benda publie très peu, mais fréquente les anciens dreyfusards à Pages Libres, ou aux Cahiers de la Quinzaine. En 1910, il procède, dans Mon premier testament, à une première réévaluation de l’engagement des intellectuels, le réduisant à une question de tempérament psychologique.

Par la suite, il revient sans cesse sur l’affaire. En 1927, dans La Trahison des clercs, il constate l’échec des intellectuels, qui ont trahi leur fonction en n’adoptant plus que des valeurs politiques et ont, de fait, basculé du côté des antidreyfusards. Dans les années 30, l’affaire Dreyfus est présente à double titre dans ses écrits. Il revient sur l’Affaire proprement dite, sur son héritage politique, dont il affirme qu’il faut l’accepter dans sa totalité. Simultanément, il utilise la référence à l’affaire Dreyfus comme modèle pour les combats politiques qu’il mène. Ainsi, la prenant pour modèle, il prône, dans l’unique article qu’il publie en 1936 dans L’Humanité, une nouvelle stratégie d’alliance des intellectuels, non plus avec les socialistes, mais avec les communistes.

L’article qu’il publie dans Les Archives israélites, en 1935, au lendemain de la mort d’Alfred Dreyfus, est important. D’une part, Benda revient sur la figure même de Dreyfus, dont il fait l’incarnation du refus de la résignation. D’autre part, il établit une filiation directe entre l’antisémitisme de l’affaire et ce qu’il considère comme sa renaissance dans l’Allemagne hitlérienne, le juif incarnant le « rationalisme maudit qui gêne l’adoration de la force ».

Après la seconde guerre mondiale, l’affaire Dreyfus reste la référence dans les combats qu’il mène aux côtés du P.C.F., ainsi, dans Les Lettres Françaises, il assimile ceux qui dénoncent le procès Rajk aux antidreyfusards. L’affaire Dreyfus lui est devenu une « sorte de moule », comme il l’écrivait complaisamment dans La Jeunesse d’un clerc, qui lui impose alors une vision manichéenne du monde.pockcity

Il fit toute sa longue carrière d'homme de lettres sur une idée fixe : la réfutation de la philosophie et de la littérature modernes au nom du rationalisme et de l'universalisme des Lumières. Disciple déçu de Bergson dès avant 1914, partisan de l'intelligible, il étendit son procès du philosophe de l'intuition à toute la littérature et à toute la pensée contemporaines dans Belphégor (1918), et il réitéra son réquisitoire antimoderne et antilittéraire dans La France byzantine (1945).culture

Dans son œuvre majeure, La Trahison des clercs en 1927, il dénonce la capitulation des intellectuels français, traîtres selon lui, à leur mission de défenseurs du rationalisme démocratique. Il déplore la position de l’universalismus universel.

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