Plan general : famous jews

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IRENA SZEWINSKA


BIO
PALMARES
SAUT
MEDAILLE






Sept médailles dans cinq épreuves différentes



Née de parents polonais à Leningrad, ex-Union soviétique, Irena Kirszenstein participe à ses premiers Jeux Olympiques à Tokyo en 1964, à l'âge de 18 ans. Elle termine deuxième dans le saut en longueur ainsi que dans le 200m et parcourt le deuxième relais du 4x100m pour l'équipe polonaise qui remporte une victoire inattendue dans la finale. En 1967, elle épouse Janusz Szewińsk et participe aux Jeux de 1968 à Mexico sous le nom d'Irena Szewińska. Elle ne parvient pas à se qualifier pour la finale du saut en longueur et ne décroche que le bronze dans le 100m. Elle revient ensuite sur le devant de la scène et remporte la médaille d'or dans le 200m en battant le record du monde. Après s'être adjugé une autre médaille de bronze dans le 200m aux Jeux de 1972 à Munich, Irena se met au 400m en 1973 et, l'année suivante, elle devient la première femme à descendre sous la barre des 50 secondes. Aux Jeux de 1976, elle s'impose au 400m en établissant un nouveau record du monde, ce qui porte à sept le nombre total de médailles gagnées dans cinq épreuves différentes. Entre 1974 et 1978, elle remporte 34 finales consécutives dans le 400m. En 1980, elle prend part aux Jeux Olympiques à Moscou, mais se déchire un muscle dans la demi-finale du 400m et est éliminée. Irena Szewińska est nommée membre du Comité International Olympique en 1998 .olympic

LENNY KRAYZELBURG


OLYMPIC
NATATION
BIO
FONDATION
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lenny krayzelburg



Hebrew and Yiddish לעני קרײַזלבורג, Russian: Ленни Крайзельбург



L'Equipe

Le 100 et le 200 m dos, c'est lui. Il a acquis les deux titres sans contestation possible ( avec en prime la médaille d'or avec le relais 4 fois 100 4 nages). Lenny Krayzelburg est devenu le premier champion olympique américain né en ex-URSS. Une histoire d'intégration comme l'Amérique les aime qui en a fait une star dans son pays d'adoption


D'Odessa à Beverly Hills


Il est né à Odessa en 1975; aujourd'hui il vit à Beverly Hills. Mais pour Lenny Krayzelburg, fils de "refuzniks", la vie n'a pas vraiment été facile. Sa famille juive a fui l'Ukraine en 1988 pour Rome, puis Los Angeles. Personne ne parlait un mot d'anglais et son père a encore aujourd'hui beaucoup de difficultés à s'exprimer. Le petit Lenny, lui, avait bien fait un peu de natation au Club de l'armée d'Odessa, mais rien de bien sérieux :«Quand je nageais, se rappelle-t-il, j'avais une sorte de grande image devant les yeux. Elle est apparue à sept ou huit ans, quand j'ai réalisé ce que je voulais accomplir. Elle symbolisait mon “ultimate goal”, mon désir suprême, ce pour quoi j'étais prêt à passer beaucoup de temps dans l'eau à souffrir : l'or olympique.» .

A peine sorti de l'avion, Lenny est inscrit au club de Santa Monica. La piscine était trop loin, son père n'avait pas de quoi acheter une voiture, l'ado a voulu très vite abandonner. Seulement voilà : Oleg, le papa, était totalement persuadé qu'un pays qui avait favorisé l'ascension de Mark Spitz et de Matt Biondi pouvait faire la même chose pour son fils. Et Lenny se retrouve dans une piscine de 25 yards, au Westside Jewish Community Center, à aligner des longueurs, à parler anglais et sortir de son milieu russe. Mais son emploi du temps est infernal. Ses parents sont pauvres, il travaille 30 heures par semaine. Son premier entrainement est donc de 5 h 30 à 7 h 30, école ensuite, deuxième entrainement de 13 h 15 à 14 h 30, bureau de 15 h à 22 heures, les devoirs et dodo !


Son palmarès


1998 Championnat du Monde : médaille d'or sur 100 m et 200 m dos, médaille d'argent sur 4 x 100 4 nages

Record du monde : 50 m dos ( 24" 99 ), 100 m dos ( 53" 60 ), 200 m dos ( 1' 55" 87 )

La traumatisme des sélections 96

Le gosse est doué. A 17 ans, il sait enfin parler anglais et il a une voiture. Il retourne à Santa Monica et épate l'entraîneur : il comprend tout, intègre chaque conseil, arrive la premier à la piscine, part le dernier. Un énorme potentiel apparaît. Mark Shubert, entraîneur d'autres stars (comme Janet Evans) à l' Université de Sud Californie fait un peu la moue : personne n'aime découvrir un nageur à 17 ans, dans un sport où tout est dit au début de l'adolescence. Mais Lenny est trop fort, il le prend et pendant un an il l'élève à la dure : il ne fait même pas partie de l'équipe première, et s'entraîne dans le bassin de 25 mètres. Les chronos tombent. En 1996, Krayzelburg se retrouve aux sélections américaines. Il peut se qualifier. Seulement voilà, dans sa tête, il n'est pas prêt : il gère mal sa finale, part trop vite, force trop et rate Atlanta. C'est un copain d'entraînement; Brad Bridgewater, qui décroche le titre sur 200. Krayzelburg sait qu'il aurait du être à sa place et le vit mal. D'autant plus que le soir de la finale, Shubert l'appelle d'Atlanta et lui dit : "aujourd'hui c'est Brad, dans quatre ans c'est toi".


Maître de l'easy speed

C'est finalement à Perth, aux Championnats du monde 1998, qu'il explose : les titres sur 50, 100 et 200 m dos. Et à Sydney il écrase tout le monde en battant les records du monde sur les deux distances à la suite, avec la manière forte, en les pulvérisant! Il n'y aucun doute aujourd'hui : Krayzelburg est le plus fort., même s'il n'arrive pas à Sydney avec la meilleure performance mondiale de l'année sur 200 m, il est impressionnant dans l'eau.


Il est d'abord un grand styliste : le dos suppose en effet un timing parfait entre les mouvements de bras et les battements de pieds. La vitesse tient à cette parfaite alliance. Il est ensuite puissant. Il a énormément travaillé avec des nageurs de demi fond. Technique et puissance lui permettent de maîtriser parfaitement ce que chaque nageur recherche : l'easy speed. En clair : ne jamais se désunir pour aller vite. Popov, Thorpe, Krayzelburg, ils ne sont guère plus à pouvoir accélérer ou garder leur vitesse sans changer leur style. Lenny Krayzelburg, cite de temps en temps un coach de basket qui avait dit à propos de Michael Jordan : «Il faut avoir du talent pour se hisser au sommet, du caractère pour y rester.» Il a les deux.

BOBBIE ROSENFELD



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HALL OF FAME
BIO


L'athlète « Bobbie » Rosenfeld excellait dans de nombreux sports. Elle fut nommée meilleure femme athlète du Canada pendant la première moitié du XXe siècle (1900-1950).



Athlétisme
Fanny Rosenfeld, première de classe


Si les pages de l'histoire des succès de l'athlétisme canadien ne sont pas encore très nombreuses, il est une grande dame qui en a écrit une des plus glorieuses. Fanny Rosenfeld demeure à ce jour l'une des plus prolifiques gazelles à avoir porté nos couleurs.

«Bobbie» Rosenfeld, car on ne l'appelle à peu près jamais par son vrai prénom, arrive au pays quand elle n'est encore qu'un nourrisson dans les bras de ses parents, qui immigrent de Russie. En tant qu'athlète et journaliste sportive, elle connaîtra une belle carrière, qui s'étendra sur quarante ans.

Rosenfeld fait ses premiers pas de course au Toronto Ladies Athletic Club. La jeune Bobbie n'est pas bien grande, avec ses cinq pieds et cinq pouces. Elle n'a pas l'air bien puissante non plus, mais elle est nerveuse et rapide. Surtout, elle est combative et se donne à fond dans tout ce qu'elle entreprend.

Elle joue au hockey avec fougue, distribuant généreusement les mises en échec et semant la terreur avec son tir frappé. Sur un court de basket-ball, elle fonce avec le ballon et s'acharne sur l'adversaire quand elle veut le lui prendre. Mais c'est en athlétisme qu'elle récolte son premier trophée, lors d'une rencontre tenue à Barrie, en Ontario.

Plus tard, à l'occasion d'un pique-nique à Beaverton, près de Toronto, elle participe à l'improviste à un sprint de 100 verges. Elle gagne la course, devançant au fil d'arrivée la championne canadienne Rosa Grosse, qui deviendra sa grande rivale. Elles partageront le record du monde du 100 verges, en 11 secondes.

Avant de prendre part aux Jeux olympiques d'Amsterdam, en 1928, Rosenfeld établit trois records qui tiendront jusque dans les années 1950: un saut en longueur avec élan de 18 pieds et trois pouces, un lancer du disque à 120 pieds et un saut en longueur sans élan de huit pieds et un pouce.

À Amsterdam, en compagnie d'Ethel Smith, Jane Bell et Myrtle Cook, elle décroche la médaille d'or au relais 4x100 mètres. Elle rentre au pays avec, en plus, la médaille d'argent du 100 mètres et une cinquième place au 800 mètres. En 1932, elle devient entraîneuse de l'équipe féminine canadienne d'athlétisme pour les Jeux de l'Empire (aujourd'hui Jeux du Commonwealth).

Ennuyée par l'arthrite, Bobbie abandonne la compétition en 1933 et accepte un poste de journaliste au Toronto Globe, où elle rédige une chronique. Elle y couvrira un large éventail de sports, allant de la lutte aux courses de chevaux. Elle est d'ailleurs une des rares femmes à pratiquer le journalisme sportif, un monde encore souvent réservé à la gent masculine. Fanny Rosenfeld s'est éteinte en 1969, à l'âge de 65 ans.


Les Femmes et le sport

Comme beaucoup d'entre nous en savent très peu sur l'histoire des femmes dans les sports au Canada, il peut être surprenant d'apprendre qu'il y a environ 100 ans, époque où l'on pouvait croire que les stéréotypes à l'égard des femmes dominaient la société, ces dernières participaient activement et fréquemment à la vie sportive canadienne, souvent dans des sports qui aujourd'hui, sont principalement réservés aux hommes. La première partie de hockey féminin au Canada a été jouée à Ottawa, en février 1891. Les clubs de hockey féminin existaient partout au Québec au tournant du siècle. Et même si la plupart d'entre nous savons que l'équipe féminine du Canada a gagné la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, peu de Canadiens connaissent l'existence des Edmonton Grads, les championnes mondiales du basketball féminin : grâce à leur succès, ce sport jouit d'une popularité sans précédent chez les Canadiennes, durant les années 1920. En 1930, l'équipe de softball des Sunnyside Ladies attirait de plus grandes foules, générait de plus importants revenus en vente de billets et suscitait une plus grande couverture médiatique que toute autre équipe de baseball ou de softball au Canada.

C'est durant cette période que Fanny « Bobbie » Rosenfeld, une émigrée russe, s'est méritée le titre d'athlète féminine canadienne la plus accomplie de tous les temps. Connue sous le surnom de Bobbie en raison de ses cheveux courts, Fanny Rosenfeld était en 1921 la plus grande sprinteuse féminine au Canada. En 1925, elle était numéro un du 220 verges, du saut en longueur, et du lancer du poids et du disque; il n'est donc pas surprenant que Fanny Rosenfeld ait gagné la première médaille d'athlétisme du Canada aux Jeux Olympiques, soit la médaille d'argent en 1928. Elle gagna également le championnat de tennis sur gazon de Toronto et fit partie d'équipes de basketball, de softball et de hockey, son sport favori. En tant que joueuse de centre étoile pour le club de hockey AAA du nord de Toronto, et ensuite capitaine des Patterson Pats, Fanny Rosenfeld domina le hockey féminin en Ontario vers la fin des années 1920. Étonnamment, le hockey féminin de cette époque se jouait d'une manière très virile, les contacts étant autorisés. Les joueuses souffraient donc régulièrement, tout comme les hommes, de coupures et de blessures graves


Par TED BARRIS

Rosenfeld, Fanny, « Bobbie », athlète, journaliste sportive (Russie, 28 déc. 1905 -- Toronto, 14 nov. 1969). La plus remarquable athlète féminine canadienne de la première moitié du siècle, elle fait son entrée sur la scène internationale d'athlétisme en 1928, année de l'admission des femmes aux Jeux olympiques. Elle détient des records canadiens en course à pied, au saut en longueur sans élan et au lancer du disque. Aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, elle décroche la médaille d'argent au 100 mètres course et est la première relayeuse de l'équipe féminine canadienne de relais 4 x 100 mètres qui remporte l'épreuve en un temps record de 48,2 secondes. Rosenfeld est aussi codétentrice du record mondial de 11 secondes au 100 mètres. Elle est admise au Temple de la renommée des sports du Canada en 1949 et choisie athlète féminine par excellence de la première moitié du siècle au Canada en 1950. On a dévoilé une plaque commémorative en son honneur le 13 juin 1987 à Barrie, en Ontario, où elle a résidé.

MILTON GREEN


HALL OF FAME
BIO
ARCHIVE


“Milton Green athlète qui a boycotté les Jeux Olympiques de 1936 s’est éteint, à l’âge de 92 ans“...




Catherine Beckmann

Berlin, 1936 : des Olympiades au goût de souffre...

Milton Green, Capitaine de l’équipe d’Athlétisme de l’Université d’Harvard, originaire du Massachusetts a, plusieurs fois, égalé les records du Monde de courses de haies. Il est considéré comme l’une des clés du succès de l’équipe olympique américaine ; pourtant personne ne va entendre son nom à l’énoncé des palmarès, car Green va boycotter les Jeux de Berlin “à cause d’Hitler et du régime nazi“... “C’était une décision très difficile à prendre à l’époque...“, confessera-t-il à un journaliste, 60 ans plus tard. “Mon camarade de chambre (Norman Cahners) et moi-même étions déjà qualifiés pour les derniers éliminatoires, dans l’État de New York, lorsque le rabbin de notre synagogue nous a suggéré, au téléphone de boycotter les Jeux. Nous avons longuement discuté entre nous et avec nos familles, avant de prendre notre décision. Cette décision-là, je ne l’ai jamais regrettée...“

Beaucoup ont soutenu le boycott, mais les Jeux ont quand même eu lieu, aucun État ne s’en est abstenu... Pour la petite histoire, bien des années plus tard, Milton Green a gagné six médailles d’or et quatre d’argent, aux Jeux Olympiques senior de Floride, en 1984...


Les Jeux Nazis 1936


ADOLF Hitler fut pratiquement l’organisateur des Jeux olympiques de l’été 1936 à Berlin. Son entourage se montra bienveillant et hospitalier, offrant des réceptions somptueuses et coûteuses. Les cérémonies d’ouverture, plus grandioses que jamais, culminèrent par un lâcher de 20 000 oiseaux portant des rubans multicolores, s’élevant dans le ciel.
Nombre d’invités étrangers quittèrent les Jeux impressionnés et éblouis.Grand manoeuvrier, Hitler avait donc atteint son objectif pour les Jeux olympiques : donner l’illusion que les nazis n’étaient pas aussi ignobles qu’on les décrivait souvent à l’étranger.
C’est en 1932 que le Comité olympique international avait désigné l’Allemagne pour accueillir les Jeux de 1936, soit un an avant l’accession d’Hitler au pouvoir. Les compétitions d’été devaient se dérouler à Berlin et les Jeux d’hiver à Garmisch-Partenkirchen en Bavière. Au moment où le COI annonça ce choix, personne ne savait (du moins pas avec certitude) que c’était une Allemagne nazie qui accueillerait ces Jeux. En fait, l’idéal olympique internationaliste – unir les peuples du monde grâce à un festival de sports – entrait tellement en contradiction avec le nationalisme raciste et antisémite des nazis que l’idée même d’Olympiades nazies semblait aberrante.
Le COI envisagea donc de déplacer ailleurs les Jeux de 1936, mais l’habile Hitler sut faire juste assez de concessions pour maintenir le choix de l’Allemagne.
Il savait que les Jeux olympiques constitueraient une aubaine pour les relations publiques du Troisième Reich. Il s’avéra que le succès des Jeux olympiques contribua aussi à sceller le sort de millions de Juifs européens.
En public,les nazis mirent en sourdine leurs sentiments antisémites durant les Jeux, bien que les Juifs allemands, y compris des athlètes juifs,aient subi de graves discriminations. Les Juifs furent exclus des clubs de sports dont ils avaient été membres. Les athlètes juifs d’Allemagne n’eurent droit qu’à des équipements séparés, de piètre qualité...


31 octobre 1913 à Lowell, Massachusetts - 30 mars 2005


Milton Green a égalé le record mondial en salle dans la cour de triage de 45 Hautes Haies quatre fois en 1935 et 1936 et correspondait au monde indoor marque dans le haut de 60 mètres Haies en 1936. Mais même s'il était l'un des premiers rails étoiles collégial américain de l'époque, il a néanmoins refusé d'être pris en considération pour les Jeux Olympiques de 1936 à l'appui des Etats-Unis de boycotter les Jeux Nazi.

La course de l'Université de Harvard, Green a égalé la première marque mondiale de l'intérieur de 5,8 secondes dans le 45-Hautes Haies Yard dans un 13 janvier 1935, réunira triangulaire contre Yale et Princeton. Deux semaines plus tard, le 27 janvier, dans un Chevaliers de Colomb répondre au Boston Garden, il correspondait à l'enregistrement deux fois dans le même cas-première d'une qualification de chaleur et de nouveau en route pour remporter la course. Treize mois plus tard, maintenant Harvard track and field capitaine de l'équipe, une fois de plus Green a égalé le monde indoor 45-Haute Yard Hurdle marque dans une quadrangulaire contre la réunion de Yale, Dartmouth, et Cornell. Son monde indoor record lier la performance (7,5 secondes) dans les 60 mètres de haut sont venus Haies une participation qualifiée dans la chaleur au Millrose Games 1936 à New York's Madison Square Garden.

Il et a été élu à la Harvard Athletic Hall of Fame en 1961.

GRETL BERGMANN

gretl
BERLIN 1936
Ecouter Gretl Bergmann
Holocaust Memorial Museum
HOLOCAUST
Martin Weiss
BIO
OLYMPIC
QUIZ 1 - 2


La championne juive allemande
de saut en hauteur,
Gretl Bergmann fut par la
suite exclue de l’équipe.

Les Jeux Nazis 1936

En public,les nazis mirent en sourdine leurs sentiments antisémites durant les jeux, bien que les Juifs allemands, y compris des athlètes juifs,aient subi de graves discriminations. Les Juifs furent exclus des clubs de sports dont ils avaient été membres. Les athlètes juifs d’Allemagne n’eurent droit qu’à des équipements séparés, de piètre qualité.
Pendant les entraînements précédant les Jeux d’été de 1936, Gretl Bergmann, une championne de classe internationale de saut en hauteur (et juive) atteignit le record féminin allemand : 1,60 mètre. Le 13 juin,elle reçut une lettre du Comité olympique allemand. Critiquant ses récentes performances en saut en hauteur jugées trop irrégulières, le Comité l’informait qu’elle n’avait pas été choisie comme membre de l’équipe olympique d’athlétisme de son pays.
À l’été 1936, les Juifs allemands avaient perdu leurs droits civiques.Leurs entreprises étaient boycottées et leur vie professionnelle limitée.Ils étaient exclus des lieux publics et il leur était interdit d’épouser des non Juifs. Entre-temps, tout en développant leur politique antijuive, les nazis comprenaient que la forme physique et les prouesses sportives étaient susceptibles de renforcer le nationalisme, de favoriser la pureté raciale et de stimuler les préparatifs militaires. En conséquence, les perspectives de faire partie de l’équipe olympique de 1936 étaient quasiment inexistantes pour les Juifs. Les nominations furent réservées à ceux qui pourraient rapporter le plus d’honneur au peuple allemand et à l’État nazi.
S’inclinant à peine sous la pression, les responsables du Reich apaisèrent le COI en autorisant une sportive juive à représenter l’Allemagne aux Jeux olympiques d’été de 1936 : Helene Mayer.

Hitler présida l’ouverture dans l’immense stade olympique de Berlin. La cérémonie se termina par la « course au flambeau » récemment créée pour apporter le feu depuis l’ancien site des Jeux olympiques grecs jusqu’à Berlin.
Leni Riefenstahl et son équipe étaient présents pour rendre le faste et la compétition sportive. Son film Olympia allait remporter le premier prix au festival du film de Venise en 1938.
Certaines des meilleures séquences d’Olympia portent sur un athlète noir américain nommé Jesse Owens. Ce dernier avait connu le racisme aux États-Unis, mais aux Jeux
olympiques de 1936, ses quatre médailles d’or furent acclamées par les critiques du régime nazi qui affirmèrent que les victoires d’Owens réfutaient les prétentions d’Hitler à la supériorité des Blancs.
Malgré l’embarras causé aux nazis par les victoires d’Owens, Hitler et ses partisans furent plus que satisfaits de leurs succès olympiques. L’équipe allemande avait remporté plus de médailles que n’importe quelle autre. Hitler avait fort bien joué les rôles de l’homme d’État de stature internationale et de leader national bien-aimé. L’hospitalité allemande convainquit la plupart des visiteurs étrangers que le Troisième Reich avait des intentions aussi pacifiques que sa reprise économique était efficace, et que ses objectifs étaient aussi bénins que sa culture était saine et vigoureuse.
Au moins dix sportifs juifs remportèrent des médailles aux Jeux olympiques de 1936, entre autres, Samuel Balter, membre de l’équipe américaine de basket-ball.
Gretl Bergmann, pour sa part, émigra aux États-Unis, poursuivit sa carrière de championne d’athlétisme et respecta son voeu de ne jamais retourner en Allemagne. D’autres sportifs juifs furent moins chanceux. Leur sort montre l’ampleur colossale de la duperie que furent les Jeux olympiques nazis.
Les nazis assassinèrent à Auschwitz Victor Perez, un Juif français qui, au début des années 1930, était champion du monde de boxe poids mouche. Lili Henoch, détentrice du record du monde de lancer de poids et de disque, fut déportée d’Allemagne en 1942 Elle fut assassinée et enterrée dans une fosse commune près de Riga, en Lettonie. Attila Petschauer, un escrimeur hongrois qui avait remporté une médaille d’argent aux Jeux olympiques de 1928, mourut de froid dans un camp de travail nazi en 1943. Un Juif allemand nommé Alfred Flatow, qui avait remporté trois médailles d’or et une d’argent en gymnastique pendant les Jeux d’Athènes en 1896, mourut dans le camp de
Theresienstadt (Tchécoslovaquie) en 1942.
L’assouplissement de la pression antijuive prit fin peu après les Jeux de 1936.Vers la fin de l’année, la campagne antisémite visant à chasser les Juifs d’Allemagne se déchaînait.


La chronique de Catherine Beckmann


Beaucoup ont soutenu le boycott, mais les Jeux ont quand même eu lieu, aucun État ne s’en est abstenu...

Côté femmes, une jeune championne de saut en hauteur, Syd Koff, (née Sybil Tabachnikoff) de l’équipe du fameux Jesse Owens a aussi dû faire face au lourd problème de conscience : participer aux Jeux et montrer à la “super race arienne“ que les athlètes juifs peuvent les battre, ou boycotter la légitimité du régime nazi... Koff se joindra à la plupart des organisations juives et refusera d’aller à Berlin... Le 1er août 1936, Hitler ouvre les 11ième Olympiades. Sous la baguette de Richard Strauss, la fanfare annonce l’arrivée du dictateur. Dans le “poulailler“ des tribunes, une femme, dans la foule debout, observe de loin ces événements. Il y a deux semaines encore, elle pensait pouvoir être parmi les athlètes sélectionnés. Depuis, elle a reçu cette lettre officielle signée du Directeur de l’Office des Sports du Reich, qui lui interdit -sous un faux prétexte- de participer aux Jeux, mais lui octroie en compensation, “de façon exceptionnelle“, une place debout, au fond du grand Stadium. Gretel Bergmann nee le 12 avril 1914 est allemande et co-recordwoman de saut en hauteur, une médaille d’or ou d’argent en puissance... Mais elle est aussi juive et a été exclue de l’équipe nationale... “Une centaine de milliers de spectateurs voyant une juive gagner, ça aurait été le paradis“ exprime-t-elle la voix encore pleine de colère, 68 ans plus tard... Installée aux États Unis après les Jeux, puis mariée, elle devient Mme Margarethe Lambert. En 1996, durant les Jeux d’Atlanta, le Comité Olympique Allemand lui demande de bien vouloir être son invitée. Bien qu’elle se soit promis de ne plus avoir à faire avec l’Allemagne, elle finit par accepter l’invitation : “Je ne pouvais pas blâmer cette génération pour ce que leurs pères et grands-pères avaient fait“.

En 1999, les autorités allemandes la reçoivent avec honneurs à Berlin. “Je ne voulais pas participer à cela, mais quand on m’a fait remarquer que le stade dans lequel je n’avais pas eu le droit de concourir, et dont on commençait la restauration, porterait mon nom, j’ai pensé qu’un jour de jeunes Allemands demanderaient “qui était Gretel Bergmann ?“ et qu’alors on leur raconterait mon histoire et celle de cette dramatique époque ; et j’ai senti que je devais accepter de retourner à l’endroit où j’avais juré de ne jamais remettre les pieds“, déclarera plus tard. En 2002, le stade Gretel Bergmann est inauguré. Aujourd’hui, Margarethe Bergmann-Lambert a 90 ans. Lorsqu’elle a eu en main pour la première fois une photographie du stade qui porte désormais son nom, lui est revenu en mémoire l’image de cette pancarte proclamant “interdit aux Juifs et aux chiens“.

Lire les articles sur Gretel
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ALFRED FLATOW


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Né en 1869 / Décédé en 1942




Lors des Jeux d'Athènes en 1896, Alfred Flatow remporta le concours individuel et le concours par équipe aux barres parallèles ainsi que le concours par équipe à la barre fixe pour l'Allemagne et se plaça second à la barre fixe.
Alfred Flatow, avec ses 4 médailles, fut l'un des athlètes les plus décorés des Jeux d'Athènes.

Le 4 Octobre 1942, à l'âge de 73 ans, Alfred Flatow fut déporté de Berlin vers le ghetto de Theresienstadt, à 65 km de Prague. Il y mourut 2 mois plus tard.
Il fait partie des 35000 juifs qui moururent de faim pendant leur emprisonnement dans le ghetto.
johistoire

En 1997, la ville de Berlin a honoré la mémoire d'Alfred et son cousin Gustav Flatow en renommant ses Reichssportsfeld Strasse (rue de la National Sports Complex) Flatowallee (Flatow Blvd.). L'année suivante, le service postal allemand a publié une série de quatre timbres-poste commémorant le (1896-1996) olympique Centennial. Un des timbres represente le premier champion olympique de gymnastique, Gustav et Alfred Flatow

DAVID BECKHAM


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David Beckham







Juif et fier, arbore une chanson du cantique des cantiques en tatouage sur son bras gauche


David Robert Joseph Beckham, né le 2 mai 1975 à Leytonstone (banlieue Est de Londres), il est le fils de David Edward Alan “Ted” Beckham, vendeur de cuisine et fan absolu de Manchester United, et de Sandra Georgina West, coiffeuse de profession. Il exerce ses premiers ballons dans le Ridgeway park. Sa mère est de religion juive, David Beckham se définit ainsi comme un “demi juif” et parle de l’influence de la religion dans sa vie bien qu’il n’en connaisse pas la pratique exacte. Dès l’enfance il se donne au football et essaye plusieurs clubs. Alors agé de 16 ans, le 8 juillet 1991 il signe son premier contrat en tant que junior peu de temps après être entré dans l’école de garçon de Manchester United. En Mai 1992, au sein d’une équipe locale il gagne la FA Youth Cup. Peu de temps après, il apparait en tant que remplaçant durant la coupe de la league contre Brighton & Hove Albion. C’est à la suite de cela qu’il signera son premier contrat professionnel. David fait ses premiers pas en professionnel au sein de la Preston North End durant la saison 1994-95. Sa première apparition sous le maillot de Manchester est le 2 avril 1995 lors de la Premier League et marque un but contre les Leed United. David Beckham est un footballeur anglais qui a mené une grande partie de sa carrière à Manchester United (où il remporta plusieurs titres de champion d’Angleterre ainsi que des coupes nationnales et une Ligue des Champions) avant d’évoluer au Real Madrid et de rejoindre en été 2007 les Los Angeles Galaxy aux États-Unis. Il est l’un des joueurs les plus célèbres si ce n’est LE plus célèbre de la planête grâce à ses coup-francs et centres magiques et à une vie surmédiatisée par la presse people. Beckham est aussi une icône de la mode et certaines grandes marques telles que Evisu, Adidas, Gillett et bien d’autres encore n’hésitent pas à investir des sommes énormes pour promouvoir leur image grâce à lui.

Il est le cinquième joueur le plus sélectionné de l’histoire de l’équipe d’Angleterre (94 sélections) dont il fut le capitaine entre le 15 novembre 2000 et le 2 juillet 2006 et a terminé à deux reprises second du meilleur footballeur de l’année FIFA (1999 et 2001).

Sa carrière débuta lorsqu’il signa à Manchester United et effectua sa première apparition dans l’équipe première en 1992 à l’âge de 17 ans. Il jouera un rôle clefs dans la domination du club sur le championnat d’Angleterre durant les années 1990 et début des années 2000 et en permettant au club de réaliser le triplé en 1999 en remportant le championnat, la coupe et la Ligue des Champions.

Il quitta l’Angleterre en devenant le quatrième Anglais à signer au Real Madrid en 2003 après Laurie Cunningham, Steve McManaman et Michael Owen.

En 2006, après l’élimination de l’équipe d’Angleterre en coupe du monde, Beckham décide de laisser le capitanat à John Terry tout en ne renonçant pas à la sélection. Le nouveau sélectionneur Steve McClaren mettra plusieurs mois avant de le convoquer à nouveau.

Le 11 janvier 2007, Beckham signe le plus gros contrat proposé à un footballeur avec le club américain de Los Angeles Galaxy. Ce contrat, qui a pris effet à partir du 1er juillet 2007, lui garantit un salaire de 250 millions de dollars pour 5 ans.

star blabla

OTTO HERSCHMANN


HALL OF FAME
ESCRIME
OLYMPIC
BIO





Otto Herschmann, né le 4 janvier 1877 à Vienne et décédé le 14 juin 1942, était un nageur autrichien.

Le 11 avril 1896 à Athènes, il termine deuxième au 100 m nage libre, la première course de natation des Jeux Olympiques modernes. Aux Jeux Olympiques d'été de 1912, il remporta une autre médaille d'argent, cette fois-ci en escrime, au sabre par équipe.

De confession juive, Otto Herschmann a été déporté pendant la Seconde Guerre mondiale et il est mort au camp de concentration de Sobibor.


Palmarès

Jeux Olympiques d'été
Jeux Olympiques d'été de 1896 à Athènes
Médaille d'argent sur 100 m nage libre
Jeux Olympiques d'été de 1912 à Stockholm
Médaille d'argent au sabre par équipe
wiki



STOCKHOLM 1912
Jeux de la Ve Olympiade


Les Jeux de 1912 qui se déroulèrent à Stockholm furent un modèle d'efficacité. Les hôtes suédois introduisirent officieusement l'usage du chronométrage électronique pour les courses d'athlétisme ainsi que le premier système de haut-parleurs. Le pentathlon moderne fut ajouté au programme olympique tandis que furent introduites des compétitions féminines de natation et de plongeon. La Suède persista à refuser que des tournois de boxe aient lieu sur son territoire, ce qui décida, après les Jeux, le Comité International Olympique à limiter le pouvoir du pays hôte dans l'élaboration du programme olympique. S'il y eut un thème officieux durant les Jeux de 1912 ce fut celui de l'endurance. La course cycliste sur route s'étala sur 320km (199 miles) - la plus longue de ce type de toute l'histoire des Jeux. En lutte gréco-romaine, la demi-finale des poids moyens entre le Russe Martin Klein et le Finlandais Alfred Asikainen dura onze heures. Le Finlandais Hannes Kohlemainen décrocha trois médailles d'or dans les courses de fond. Le héros le plus populaire des Jeux de 1912, l'Américain Jim Thorpe, s'attribua les cinq épreuves du pentathlon et battit le record du monde dans les dix épreuves du décathlon. Otto Herschmann, membre de l'équipe autrichienne de sabre se trouvait être en même temps président du Comité National Olympique d'Autriche. A ce titre, il reste le seul président d'un Comité National Olympique à avoir remporté, en exercice, une médaille olympique.


Lire Toutes les Bio des Champions morts en Deportation

DOLPH SCHAYES



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BASKETBALL
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Adolph Schayes (plus connu sous le nom de Dolph Schayes) (né le 19 mai 1928 à New York - ) était un joueur américain de basket-ball, élu parmi les meilleurs joueurs du cinquantenaire de la NBA.


Dolph Schayes joua en NCAA à New York University de 1944 à 1948. Il fut sacré champion NBA en 1955 et 12 fois All-Star entre 1948 et 1964 avec les Syracuse Nationals, devenus en 1963 les Philadelphia 76ers.

A sa retraite, Schayes détenait les records de points marqués (19 249 points) et matchs joués (1 059). Il ne manqua pas une seule rencontre du 17 février 1952 au 26 décembre 1961, soit une suite de 706 matchs.

Il a été élu au Basketball Hall of Fame. Il aussi été élu coach de l'année en 1966.

Il est le père de l'ancien pivot NBA Danny Schayes.

wiki


C'est en 1946 que l'aventure NBA a démarré, 55 ans après l'invention du basketball par le Dr Naismith. Au fil des années, la ligue est devenue mondialement connue et ses vedettes sont aussi riches et adulées que les stars d'Hollywood. Les matchs sont diffusés dans plus de 200 pays et le All-Star Game est le cinquième événement sportif le plus médiatique du monde. La NBA a également acquis le statut d'une entreprise pesant plusieurs milliards de dollars dotée d'un redoutable marketing
pagesperso orange

HANK GREENBERG


HALL OF FAME
BASEBALL
BIO
STATS
CHAMPION
LIFE


“When I was playing, I used to resent being singled out as a Jewish ballplayer. I wanted to be known as a great ballplayer, period. I’m not sure why or when I changed, because I’m still not a particularly religious person. Lately, though, I find myself wanting to be remembered not only as a great ballplayer, but even more as a great Jewish ballplayer.” - Hank Greenberg


Henry Benjamin "Hank" Greenberg (1er janvier 1911 - 4 septembre 1986) était un joueur américain de baseball qui a joué entre 1930 et 1947 et a remporté deux fois le prix pour le meilleur joueur des ligues majeures. Sa carrière a été raccourci à cause de la Seconde Guerre mondiale et il n'a joué que 1394 parties en 18 ans.

Il n'avait que 19 ans quand il a enregistré sa première présence au bâton en 1930, il était le plus jeune joueur de la ligue. Après avoir joué dans les ligues mineures entre 1930 et 1932 Il a rejoint les Tigers en 1933. Entre 1934 et 1940 il a frappé 235 coups de circuit, une moyenne de 39 circuits par saison (il a raté la saison en 1936). En 1941 il quitte les Ligues majeures pour rejoindre les United States Army Air Forces. Il a rejoint les Tigers en 1945 après la fin de la guerre. En 1946, ayant joué 78 parties en 5 ans, il a mené la ligue en points produits et coups de circuit. À l'âge 36 ans il a joué sa dernière saison avec les Pirates de Pittsburgh, et n'a frappé que 0,249 avec 25 coups de circuit. Il a pris sa retraite après la saison, pour être élu au temple de la renommée du baseball en 1956.


Greenberg n'a joué que 1394 parties mais a frappé 331 coups de circuit. Sa moyenne de 15,68 présence au bâton par coup de circuit est légèrement supérieure à celle de Hank Aaron (16,38) et Willie Mays (16,42), et légèrement inférieure à celle de Barry Bonds (12,90) et Babe Ruth (11,76). Sa moyenne de 0,246 points produits par présence au bâton est légèrement inférieure à celle de Babe Ruth (0,264) mais supérieure à celle de Willie Mays, Barry Bonds et Hank Aaron.

Meilleur joueur de la ligue américaine (1935, 1940)
Élu cinq fois à l'équipe des étoiles en 13 saisons.
Meilleur total de coups de circuit pour un droitier en une saison en 1938 (dépassé par Mark McGwire en 1998)
Élu au temple de la renommée du baseball en 1956


Greenberg a aussi été l'un des premiers juifs superstars dans les sports professionnels américains. Il a attiré l'attention du pays en 1934, quand il a refusé de jouer au baseball le jour du Yom Kippour
wiki

AGNES KELETI


BIO
PALMARES
FEDERATION
PORTRAIT
HONGRIE



Née en 1921

Cinq fois médaillée d'or olympique, Agnes Keleti reste une icône olympique pour son courage et son endurance athlétique.

Keleti commença la gymnastique dans sa ville natale Budapest en 1936, mais elle fut forcée d'arrêter les entraînements lorsque les Nazis envahirent le Hongrie en 1944. Son père et toute sa famille décédèrent à Auschwitz. Agnès Keleti échappa au même sort en achetant des faux papiers à une jeune fille chrétienne, ce qui lui permit de fuir Budapest.
Après la guerre, Keleti revint à la gymnastique et commença son ascension vers la gloire.

Bien qu'un blessure l'empêcha de participer aux Jeux Olympiques de 1948 à Londres, elle remporta cependant la médaille d'argent comme membre de l'équipe de Hongrie.

Aux Jeux Olympiques de 1952, Keleti remporta la médaille d'or aux exercices au sol.

Aux Championnats du Monde de 1954, elle remporta 2 médailles d'or.

Aux Jeux Olympiques de 1956 à Melbourne, à l'âge de 36 ans, Agnès keleti remporta 4 médailles d'or et 2 d'argent. Alors qu'elle était en Australie, Agnès Keleti passa à l'Ouest.

Elle vit en Israël depuis 1957. Elle est devenue instructeur d'éducation physique et entraîneur de l'équipe de gymnastique d'Israël.
Agée de 81 ans, Agnès Keleti reste pleine d'énergie et est toujours capable de faire des roues.
johistoire

VICTOR YOUNG PEREZ


INA
CHAMPION
BIOGRAPHIE
EPOPEE
AUSCHWITZ
1931

Le tragique destin d'un "titi" juif tunisien 1911-1945

Il remporta le titre de champion de France poids mouche contre Valentin Angelman dans une salle Wagram bondée, et devint du jour au lendemain une gloire médiatique en France et en Tunisie. Celle-ci atteignit des sommets lorsque peu de temps après, en octobre 1931 il enleva le titre de champion du monde par KO. à l’américain Frankie Genaro tenant du titre, devant 16 000 spectateurs en délire, au Palais des Sports de Paris. Déclenchant une liesse populaire sans précédent dans tout Tunis, cette victoire en fit une figure incontournable du Tout-Paris. Il avait à peine 20 ans !

Le destin de Young Perez se termina à Auschwitz car il comprit trop tard.
Dans le Tunis ensoleillé de 1924, Victor Perez est plus assidu au jeu de billes qu'à l'école. L'idée de devenir boxeur et champion l'habite totalement. Au sein de la communauté juive, ses propos choquent : un Juif, boxeur?! Néanmoins, le petit rétif, souple et agile promeneur de Tunis, aime suivre les cours d'hébreu du compréhensif rabbin Choua. Il écoute aussi les anciens lui parler d'un passé recru de guerre 14-18 où tel Cuckzinski, venu de Pologne, combattit pour la France et que Perez rencontrera…à Auschwitz. La mère de Perez, toute de tradition, de piété et de superstition, ne comprend pas son fils qui s'est choisi un prénom américain pour forcer la chance.et parce que c'est la mode. Pour elle, faire du sport est un loisir de riche. Pas un travail!
Et pourtant, sa première victoire rapporte de l'argent à Young Perez à quoi s'ajoute l'amour de son amie Poupette et une promenade tromphale dans Tunis dont l'auteur utilise toute la saveur de terroir pour pimenter heureusement son récit avant de suivre le jeune apprenti champion dans la métropole où il parvient avec l'aide de ses copains, celle de la camaraderie des Tunes parisiens riches de leur réussite et la férule exigente de son entraîneur. Néanmoins, il éprouve régulièrement le besoin de retourner dans ses pénates comme s'il y puisait son énergie.
En 1931, devenu champion de France des poids mouche, il est fêté et tombe amoureux de Mireille Balin à la poursuite de son propre vedettariat et que l'auteur semble mépriser à juste titre.
La France du futur Vichy s'annonce sans douceur. Dès 34, les combats livrés par Perez deviennent symboliques des batailles contre l'extrême-droite xénophobe et antisémite sur fond d'affaire Stavisky. La situation se tend d'autant plus que les réfugiés, chassés et fuyant l'Allemagne hitlérienne, affluent. Quant à Mireille Balin, elle avait tourné plus que les yeux vers son partenaire Tino Rossi et un nationallisme frileux augurant de la mentalité collabo.
Combats perdus, recyclage malheureux dans les affaires: à court d'argent, Perez accepte un combat à Berlin et y arrive le 9 novembre 1938 pour découvrir une ville maculée de croix gammées et dont le sol est jonché du résultat de la Kristallnacht. En 40, toujours hésitant à quitter Paris, il se retrouve sur les routes de l'exode, puis, fiché…Dénoncé, le voici à Drancy d'où on le met dans le train le 9 octobre 43. A Auschwitz, obligé de livrer un ultime match de boxe, il va s'acheminer petit à petit vers le néant où la longue marche de janvier 45 le précipitera avec une rafale de fusil.Racines juives

SANDY KOUFAX


BASEBALL
PALMARES
BIO
JEWISH
VIDEO
GAUCHER
CHAMPION









"The (golf) pro kept telling me since I hit right-handed I had to keep my left arm straight. I told him, 'If I could do that, I'd still be pitching.'" - Sandy Koufax (1970 )

Sandy Koufax (né Sanford Braun, 30 décembre, 1935) était un joueur américain de baseball. Il a joué toute sa carrière aux Dodgers de Los Angeles. Entre 1955 et 1966 Koufax a gagné 18 prix majeurs, y compris le trophée Cy Young récompensant les meilleurs lanceurs à trois reprises. Koufax est considéré comme l'un des meilleurs lanceurs de l'histoire de baseball. Il fait partie des 17 lanceurs à avoir lancé une partie parfaite (où aucun frappeur n'atteint les buts). Il a gagné trois fois le trophée Cy Young en quatre saisons, mais a pris sa retraite après seulement 11 saisons, à cause de l'arthrite. L'équipe des Dodgers a retiré le numéro de son uniforme (32) pour qu'aucun joueur ne puisse le prendre. Il a établi plusieurs records des Ligues majeures, le plus grand nombre de retraits sur les prises en une saison (382) et le plus grand nombre de no-hitters (4). Ces deux records ont été battus par Nolan Ryan, mais Koufax détient les records pour un gaucher.wiki



Sandy Koufax, “l’homme au bras d’or”, reconnu comme le meilleur lanceur de base-ball du pays. En 1965, il défraye la chronique en refusant de participer aux World Series le jour de Kippour. Critiqué au motif que « sa foi personnelle domine sa foi professionnelle », il est honoré en 1972, à l’âge de 36 ans, en étant élu au “Base-ball Hall de la renommée”, le temple des champions de la discipline.tribunejuive

ALAIN CALMAT


PATINAGE
ASSEMBLEE
FLAMME
VIDEO
JOUBERT












Carrière sportive
Alain Calmat(1940) est un ancien patineur artistique. Il a été champion du monde en 1965, champion d'Europe de 1962 à 1964 et 5 fois champion de France. Par ailleurs, il a remporté une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'Innsbruck en 1964.

Carrière politique
Alain Calmat a été le premier sportif français à qui l'on a proposé le poste de ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports. Il a exercé cette fonction de juillet 1984 à mars 1986, sous le gouvernement socialiste de Laurent Fabius. Député du Cher (divers gauche, apparenté socialiste) de 1986 à 1993, il a aussi été élu maire de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) en 1995 (réélu en 2001) puis député-maire de Livry-Gargan de 1997 à 2002. En tant que ministre, il a ardemment défendu la conciliation du rythme scolaire avec la pratique du sport à l'école. Anecdote : c'est sous son ministère qu'a été créé le Loto sportif.
linternaute

En France, la fierté nationale des années soixante c’est le patineur Alain Calmat. Champion du monde en 1965 et triple champion européen de 1962 à 1966, il est choisi pour porter la torche et allumer la flamme olympique aux Jeux d’hiver de Grenoble en 1968. C’est le premier, et à ce jour le seul Juif, à avoir été ainsi distingué


« Patinage ou études, je ne sais pas choisir ; alors, je fais les deux »
Alain Calmat est d’abord connu des français en tant que champion du monde de patinage artistique (1965) et vice-champion olympique (1964).
S’il est aujourd’hui Maire de Livry, il le doit d’abord à ses origines Livryennes. En effet, bien qu’étant né à Paris de parents commerçants (teinturiers), il a passé une partie de son enfance et de son adolescence à Livry-Gargan, dans la maison familiale de l’avenue Winston Churchill...rotaryclubdelivryenaulnoye



  • fin de la page 4

  • VIKTOR BARNA



    ITTF
    BIO
    PALMARES
    TENNIS
    FEDERATION
    JOUER


    August 24, 1911 in Budapest, Hungary
    Died: February 1972

    Quel palmarès ! 23 titres mondiaux, dont 5 en individuel. 32 fois médaillé aux Championnats du monde. Entre 1930 et 1935, il n'a connu qu'une seule fois la défaite en simple, face à Miklos Szabados, son compatriote et coéquipier du double messieurs.
    bruille



    Le tennis de table est devenu sport olympique en 1988 à Séoul.En 2000, l'ITTF instaure des changements de règles dans le but de rendre ce sport plus télégénique. La taille de la balle est augmentée afin de ralentir le jeu. Le décompte des points par manche passe de 21 à 11 afin de rendre les parties plus dynamiques. Et il devient interdit de masquer la balle au service, afin de réduire l'avantage du serveur et augmenter la durée moyenne des échanges.
    Aujourd'hui, le tennis de table est un sport populaire, ainsi environ 17% des familles françaises possèdent une table de ping pong.
    De plus, la Fédération Française de Tennis de Table compte environ 180 000 licenciés (4500 clubs), contre 10 000 en 1944. C'est le 15ème sport le plus pratiqué en France.
    ysport


    Longtemps considérés comme un mal hellénistique, sport et judaïsme ne vont pas de pair. Il faudra attendre le Moyen Âge et l’influence du Grand rabbin et médecin Maïmonide pour que l’importance d’un esprit sain dans un corps sain soit mise en exergue. Dans la première moitié du XXe siècle, le ton est donné par le Grand rabbin Kook qui souligne que seul un corps sain peut assurer la santé de l’âme.
    C’est le mouvement Maccabi, créé en Europe au début du XXe siècle, qui organise, pour la première fois, l’activité sportive des Juifs. tribune juive

    MARK SPITZ


    OLYMPIC
    SITE
    BIO
    VIDEO
    PAGE
    MUNICH



    "Le gagnant, c'est celui qui se sent un peu mieux que les autres ce jour-là."

    "Si je n’y arrive pas, ce ne sera pas parce que je n’étais pas assez motivé. Ce sera uniquement parce que ce n’était pas faisable."

    "Nous aimons tous gagner, mais combien aiment s'entraîner ?"



    Sept médailles d'or en natation dans la même Olympiade

    En 1968, le nageur américain Mark Spitz,(1950) trop sûr de lui, avait affirmé qu'il remporterait six médailles d'or aux Jeux Olympiques de Mexico. Mais à part deux titres olympiques en relais, Spitz n'a pas atteint son objectif en individuel: troisième sur 100m nage libre, deuxième sur 100m papillon derrière son compatriote Doug Russell (pour la première fois en dix confrontations), et dernier en finale du 200m papillon. Qu'importe, Spitz était prêt à recommencer aux Jeux Olympiques de Munich, quatre ans plus tard. Spitz s'adjugea d'abord une médaille d'or sur 200m papillon, record du monde à l'appui. Au cours de la même soirée, il remporta sa deuxième médaille d'or avec l'équipe américaine de relais 4x100m nage libre, là encore record du monde à l'appui. Le lendemain, Spitz s'imposa sur 200m nage libre, toujours record du monde à l'appui. Deux jours plus tard, il remporta deux médailles d'or supplémentaires, record du monde à la clé dans chaque cas: 100m papillon et relais 4x200m nage libre. Ensuite, dans l'épreuve qui semblait constituer son point faible, à savoir le 100m nage libre, il remporta sa sixième médaille d'or, record du monde à la clef une fois de plus. Enfin, nageant le papillon dans le relais quatre nages, Spitz conquit un dernier titre olympique, toujours record du monde à la clef: ainsi, en sept épreuves étalées sur huit jours, Spitz a réalisé un véritable grand chelem avec sept titres olympiques assortis de sept records du monde. Mark Spitz est le seul athlète septuple champion olympique la même année, et il est l'un des quatre athlètes ayant remporté neuf médailles d'or aux Jeux Olympiques. olympic

    La dimension des Jeux de 1972 à Munich battit toutes les catégories de records, avec 195 épreuves et 7 173 athlètes de 121 pays. Ils étaient supposés célébrer la paix et durant les premiers dix jours tout se déroula parfaitement. Mais au matin du 5 septembre, huit terroristes palestiniens s’introduisirent dans le village olympique tuèrent deux membres de l’équipe israélienne en prirent neuf en otage. Au cours de la lutte qui s’ensuivit, les neuf otages furent assassinés ainsi que cinq des terroristes et un policier. Les Jeux Olympiques furent suspendus et un hommage à la mémoire des disparus eut lieu dans le stade olympique. Par défi devant le terrorisme, le Comité International Olympique ordonna la poursuite des compétitions après une pause de 34 heures. Les autres détails de ces Jeux à Munich n’ont pas grand sens par comparaison, il n’en demeure pas moins qu’ils eurent leurs hauts faits.olympic

    ALFRED NAKACHE



    BIO
    PORTRAIT
    mpffn
    ARTEM










    Alfred Nakache
    Constantine le 18 novembre 1915 - Cerbère le 4 août 1983
    Le "nageur d'Auschwitz"

    Alfred Nakache fait vers l'age de 8 ans ses premières brasses dans les bassins de Sidi M'Cid.
    "Celui qu'une certaine presse accusera de souiller les piscines françaises parce que juif, est venu à la natation autant par fanfa-ronnade que par mimétisme envers son idole, Jean Taris. De son parcours sportif il n'a rien à lui envier : quinze titres de champion de France, deux d'Europe, une 4ème place aux JO de 1936 et en 1941, soit 2 ans avant son arrestation, le titre de champion du monde du 200m brasse.
    Même au coeur de l'horreur, à Auschwitz, Alfred Nakache sait se conduire en champion, n'hésitant pas à plonger dans un réservoir d'eau glauque pour faire une démonstration de natation et distraire ses codétenus.
    A son retour du camp de la mort, Nakache n'aura de cesse de s'entrainer à nouveau dans son club de Toulouse et de remonter sur les premières marches du podium. Ironie du sort, il périra noyé dans le port de Cerbère, victime d'une crise cardiaque."constantine


    Sur le plan européen, il a obtenu les records du 100 et 200m.brasse. Il a également le record du monde du 200m.brasse le 4 juillet 1941 à Marseille.
    Voilà la belle carrière sportive d’Alfred Nakache, mais en réalité les choses ne furent pas aussi simples. Mobilisé en 1939 dans l’Aviation et champion du monde en 1941,en 1942 Nakache n’était plus un français, ni un sportif de haut niveau mais un Juif. Les lois raciales allemandes étaient intervenues et Nakache s’était réfugié en zone libre à Toulouse ou il était entré au T.O.E.C. Bien que protégé par Mgr Salièges, l’évêque de Toulouse, il fut arrêté le 20 novembre 1943 ainsi que sa jeune femme Paule. Leur petite fille de 2 ans Annie échappe d’abord à l’arrestation mais elle est reprise par les Allemands et rejoint ses parents à la prison St Michel de Toulouse d'ou ils partent pour Drancy, puis en 1944 pour le camp d’extermination d’Auschwitch en Pologne. A l’arrivée Nakache est séparé de sa femme et de sa fille et ne les reverra plus jamais.

    DANIEL MENDOZA


    FIRST CHAMPION
    BOXE
    BRITANNICA
    NUMISMATIC





    Daniel "Mendoza le juif" (1764-1836)
    L'Inventeur de la boxe moderne


    "Mendoza le juif" comme il se proclamait lui-même, est comme on l’a appelé, le "père de la boxe scientifique". Alors que jusque-là les boxeurs se battaient face à face, sans bouger, il inventa, en sautant tout le temps et en esquivant les coups – tactique que d’aucuns ne manquèrent pas de qualifier de couarde -, une façon de boxer révolutionnaire. Sa garde remarquable complétait ce nouveau concept de défense, devenu la base de l’"Ecole Mendoza". A une époque où les boxeurs avaient une capacité d’expression limitée, il exposa cet art fondé sur la technique et la tactique dans un ouvrage intitulé, The Art of Boxing (1789).

    A son époque Mendoza eut un tel succès que des chansons furent même composées sur lui.

    Ses victoires successives contre notamment "Nelson le Porteur de charbon" ou "Martin le Boucher de Bath", l’ont mené jusqu’au titre de champion d’Angleterre poids lourds qu’il remporta dans un combat qui l’opposa au champion de monde Bill Warr en 1794. Il devenait ainsi le seizième tenant du titre et le premier juif champion d'Angleterre.

    Protégé du prince de Galles, futur George IV, il fut même reçu à Windsor, où il devisa, lui le boxeur de Whitechappel avec Georges III, fait sans précédent pour un juif anglais à l’époque.

    Né en juillet 1764, dans une famille pauvre de l’East End, Daniel Mendoza issu d’une lignée juive d’origine marrane, avait cependant eu parmi ses ancêtres un médecin à la cour d’Espagne et un compagnon de Christophe Colomb lors de sa découverte de l’Amérique.

    Dès sa Bar Mitzvah , il fut placé par son père chez un vitrier, celui-ci n’ayant pas les moyens de lui faire poursuivre des études. Renvoyé à la suite d’une bagarre avec le fils du patron, il entra chez un importateur de thé qui, ne voulant pas d’un boxeur, le renvoya également.

    Soucieux de continuer à gagner sa vie malgré sa carrière débutante de boxeur, il devint ensuite marchand de tabac. Puis voulant avoir un commerce à son compte il ouvrit, avec son cousin Aaron, une boutique de confiserie qui fut vite un échec.

    Peu doué pour les affaires, il se vit contraint de gagner sa vie par ses seuls poings. Ce qui ne l’empêcha pas d’ouvrir une académie de boxe dans laquelle il enseigna la boxe à l’aristocratie.

    Néanmoins, souvent endetté, il fit plusieurs séjours en prison, malgré sa célébrité .

    A 41 ans, il décida finalement de se retirer, conscient d’avoir en charge une femme et onze enfants. Continuant à donner des cours de boxe et à exercer différents métiers tels que sergent recruteur ou restaurateur il eut aussi le temps d’écrire son autobiographie, Memoirs of the life of Daniel Mendoza publiée en 1816. Il décéda en 1836 et devint un modèle pour de nombreux autres champions juifs.racines juives

    ZAB JUDAH


    CHAMPION
    BIO
    BOXE



    An African-American whose family has declared themselves Jewish, Zab became the undisputed world welterweight champion on February 5, 2004, when he demolished Cory Spinks in the 9th round of their title fight in St. Louis. Judah had lost a previous bout with Spinks on a decision, but this time he left nothing to question when he first knocked Spinks down, then blasted him with a barrage of punches so decisively that the referee stopped the fight. Zab was well ahead on the cards of all three judges when he won on a ninth round TKO, running his record to 33-2 with 24 knockouts.
    Judah then lost his crown on January 7, 2006 when he was defeated in a unaimous decision by Argentinian Carlos Baldomir at Madison Square Garden.

    Trained by his father Yoel Judah, a former world champion kickboxer, Zab reached his championship pinnacle by consistently showing himself to be a hard-hitting, crowd-pleasing pugilist. Judah's hand and foot speed were particularly outstanding. Zab's trainer, Lou Duva, always thought that Judah had greatness within him. "I had the same feeling when I took over Pernell Whitaker as an amateur," said Duva. "Zab can do anything Pernell Whitaker could, and maybe better. Zab Judah is going to be a great champion."

    BEN CHEMOUL


    CATCH
    ART














    "Pour un amateur de catch, rien n’est plus beau que la fureur vengeresse d’un combattant trahi qui se jette avec passion... sur l’image cinglante de la déloyauté." Roland Barthes - Mythologies




    Ca se passait du temps de l'ORTF, en fin de soirée, avec Claude Darget ou Roger Couderc (parfois Léon Zitrone) dont les commentaires flamboyants savaient donner au catch une dimension théâtrale. Une époque où la télé diffusait les combats du Bourreau de Béthune contre l’Ange Blanc, où les commentaires de Roger Lanzac accompagnaient " La Piste aux étoiles », où les vedettes du sport s’appelaient Larbi ben Barek, la "perle noire", et Alain Mimoun. Sur le ring de la salle Wagram ou de l'Elysee Montmartre L'Ange Blanc corrigeait les méchants : le Bourreau de Béthune, Bobby Duranton, Roger Delaporte. Les autres figures marquantes de la discipline seront Lino Ventura (au début des année 50, dès 1953 il commencera une carrière d'acteur), Ben Chemoul et Chéri-Bibi...

    Ces shows de catch faisaient salle combles. L'ancien bras droit de Roger Delaporte (catcheur et manager de l'Elysée Montmartre), Alain Charpentier, se souvient : " Il fut une époque où l'on remplissait les salles chaque semaine. Il y avait les habitués et les autres. Certains arrivaient directement en bleu de travail après leur journée. Nous avons démarré l'Elysée Montmartre en programmant des galas de catch le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche. En même temps que ces trois réunions, il y avait la salle Wagram le jeudi, la Mutualité, le Cirque d'hiver... Paris avait assez d'amateurs de catch pour que l'on puisse programmer sept réunions par semaine. C'était toujours salle pleine. C'était dans les années cinquante... soixante-dix..."

    Spectacles alors prisés par les Français, les combats de catch, décrivent une lutte épique entre deux personnages stéréotypés : un héros face à un catcheur fourbe et déloyal, souvent masqué, qui profite de la distraction de l'arbitre pour frapper son ennemi à terre... Au catch, dit Roalnd Barthes «un homme à terre y est exagérément, emplissant jusqu’au bout la vue des spectateurs, du spectacle intolérable de son impuissance». Il faut tenir, endurer son mal, l'exposer. L'arbitre, loin d’incarner l’ordre sur le ring, est tout autant acteur du spectacle, et susceptible d’être lui-même partie prenante des ruses des combattants. Le combat se poursuit parfois hors du ring.

    Il est entendu que les matchs sont arrangés, certes, mais le public se moque complètement de savoir si le combat est truqué ou non."il n’y a pas plus un problème de vérité au catch qu’au théâtre".Le catch est une justice, comme l’explique Barthes, car le combat oppose toujours un "salaud parfait" à un héros. Mais, demande Barthes, qu’est-ce qu’un salaud pour ce public? Ce n’est pas tant le lutteur cruel ou enclin à la traîtrise que celui qui est inconséquent, en ce qu’il va réclamer la protection des lois lorsqu’elle lui est utile, et frapper l’instant d’après "un adversaire légalement protégé par les cordes.... La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif... Plus l’action du « salaud » est basse, plus le coup qui lui est justement rendu met le public en joie … Les catcheurs savent très bien flatter le pouvoir d’indignation du public... Pour un amateur de catch, rien n’est plus beau que la fureur vengeresse d’un combattant trahi qui se jette avec passion... sur l’image cinglante de la déloyauté."

    "Quand j'étais gamin, le Petit Prince c'était un catcheur. Une manière de double vie. Un CDD alimentaire en collant blanc de danseur étoile avec éponge dans le slip. Dame ! même les héros transpirent. Une fois par semaine à la télévision de Roger Couderc, le Petit Prince affrontait les méchants en noir et blanc. C'était du temps où l'axe du mal allait de Bollet à Delaporte en passant par le Bourreau de Béthune. Une époque où le coup de pied chassé, l'arm-lock et le double Nelson faisaient office de figures de rhétorique et d'armes de destruction massive. Les aventures du Petit Prince suivaient un schéma narratif immuable en deux manches et une belle : après qu'on eut tremblé pour lui, le Gentil faisait toucher les épaules du Méchant. L'arbitre comptait. Un !... Deux!.. .Trois .Out! Et on apprenait définitivement que te catch, c'est comme le théâtre, sauf qu'on frappe les trois coups à la fin." Daniel Picouly

    Et puis, allez savoir pourquoi, ce grand art est devenu parent pauvre. Trop théâtral comme sport ? Trop sportif comme spectacle ? Vers la fin des années 80, les unes après les autres, les salles parisiennes ont cessé de programmer le catch. Salle Wagram, Cirque d'hiver, Elysée Montmartre, Mutualité, le Stadium... Roger Delaporte, l'entraîneur et patron célèbrissime de l'Elysée Montmartre, se souvient : " J'ai dû mettre la clef sous la porte en octobre 1988... Faute de combattants... "

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