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AMOS OZ


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"La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude." - Les Deux Morts de ma grand-mère

"La jalousie fait mal, elle enfle et dégénère en sarcasmes : un peu comme une plaie qui s’infecte et suppure." - Soudain dans la forêt profonde

"Le mal n'est pas à notre porte, il rôde en chacun de nous, parfois habilement déguisé par l'idéalisme et la piété religieuse." - Les Deux Morts de ma grand-mère

"La dérision est peut-être un rempart contre la solitude. En effet, les moqueurs veulent un public, et celui qui en est la victime est toujours seul." - Soudain dans la forêt profonde

Né à Jérusalem en 1939 dans une famille d'origine russe et polonaise, Amos Oz change son patronyme en 1954 : Klausner devient Oz, terme hébreu qui signifie 'force, courage'. Diplômé de littérature et de philosophie, il rejoint en 1957 le kibboutz Hulda. Après la guerre des Six Jours, il milite dans le mouvement anti-annexionniste et commence à publier. Pendant la guerre du Yom Kippour, il combat à nouveau. En 1977, il est membre fondateur du mouvement La Paix maintenant, collectif international militant. A la fin des années 1980, Amos Oz et sa famille s'installent à Arad, dans le désert du Néguev. Signataire des accords de Genève, il intervient régulièrement dans la presse internationale et, en 2006, il revient dans le milieu du livre avec son roman 'Soudain dans la forêt profonde'evene


Entretien - Lire

Amos Oz, lauréat du Prix de la paix, n'a jamais sacrifié l'individu à l'utopie. "Dans mes romans, les gens que vous rencontrez sont ceux qui font la queue à l'arrêt d'autobus"

"Il existe un vieux conte hassidique sur un rabbin appelé à trancher entre deux réclamations au sujet de la même chèvre. Il affirme que les deux plaignants ont raison. Plus tard, à la maison, sa femme lui dit que c'est impossible: comment peuvent-ils avoir raison tous les deux puisqu'ils réclament la même chèvre? Le rabbin réfléchit et lui dit: «Tu sais, chère femme, tu as raison aussi.» Parfois je suis comme ce rabbin! Tout le monde fait du bruit, parle, a raison et a envie d'être écouté dans mes livres, comme dans la vie quotidienne en Israël. Je ne résous pas les conflits des protagonistes, au contraire, je donne leur point de vue. Moi qui écris le roman, je suis le chef d'une famille bruyante, grognante, ricanante, irritante, émouvante, sortie d'un film de Fellini. Parfois je tape du poing sur la table en disant: «Maintenant on écoute le fils!» Ou «Maintenant tout le monde se tait!» ...

"Je suis surpris de découvrir comment un pays soi-disant sophistiqué et qui prend de haut l'Amérique a tendance à considérer l'actualité selon un modèle simpliste et hollywoodien. Comme s'il y avait les bons et les méchants, les loups israéliens et les agneaux palestiniens. Cette position des médias, et plus généralement de ceux qui font l'opinion, est tout à fait contre-productive. Les colombes israéliennes dont je fais partie vivent une époque très difficile dans la mesure où certains nous opposent: «Pourquoi se bien conduire puisque le monde entier nous déteste?» De la même façon les modérés palestiniens, entendant les Européens traiter les Israéliens de monstres, se demandent: «Pourquoi coexister avec l'entité nazie? Il faut tuer le monstre.» Je ne suis pas là pour défendre la politique israélienne. Chaque semaine j'écris un article pour demander à Sharon et à Arafat d'aller au diable main dans la main. J'aimerais voir en France un mouvement pour la paix plutôt que propalestinien."

La guerre du Hezbollah contre Israël et le Liban,
Par Amos Oz, écrivain

Le mouvement israélien pour la paix devrait soutenir purement et simplement cette tentative d'autodéfense d'Israël, aussi longtemps que cette opération s'en prend surtout au Hezbollah et s'efforce autant que possible d'épargner les civils libanais (une tâche pas toujours facile puisque les lanceurs de missiles du Hezbollah se servent trop souvent des civils libanais comme d'autant de sacs de sable humains).

Les missiles du Hezbollah sont fournis par l'Iran et la Syrie, deux ennemis jurés de toutes les initiatives de paix au Moyen-Orient. Il ne peut y avoir aucune symétrie morale entre le Hez bollah et Israël. Le Hezbollah vise les civils israéliens où qu'ils soient, alors qu'Israël vise principalement le Hez bollah.

Les ombres obscures de l'Iran, de la Syrie et de l'islam fanatique planent au-dessus des villes et des villages en feu de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise. Ces ombres noires, dans le même temps, suppriment la société civile libanaise, qui s'était libérée il y a peu, par une lutte héroïque, d'une longue colonisation syrienne.

La vraie bataille qui se livre ces jours-ci n'oppose pas du tout Beyrouth à Haïfa. C'est une bataille entre d'un côté une coalition de nations – Israël, le Liban, l'Égypte et l'Arabie saoudite – qui cherchent la paix et l'islam fanatique encouragé par l'Iran et la Syrie, de l'autre. Si, comme nous l'espérons tous, colombes et faucons israéliens réunis, le Hezbollah est vaincu rapidement, Israël et le Liban seront tous les deux gagnants. Plus encore, la défaite d'une organisation terroriste militante est de nature à doper considérablement les chances de la paix dans la région

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