Plan general : famous jews

MANITOU


MANITOU
PORTRAIT
EEIF
RAV
GHANSEL
HOMMAGE
AKADEM
TEXTE
SOURCE
RAV KOOK
PORTRAIT
AKADEM
ETUDE


"La Kabbale explique que, pour faire une place à ce qui sera la conscience humaine, c'est-à-dire le lieu de l'homme, il fallait que Dieu, qui n'est pas encore le Dieu manifesté de la Révélation, mais la racine de l'Etre absolu, se vidât sur un point de son Etre, et que s'accomplit un retrait de la personne divine sur elle-même. C'est pourquoi la notion de Création apparaît d'emblée comme une catégorie morale, puisque créer signifie `donner l'être à autrui'"


Un hébreu d’origine juive
Le rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou) "
(1922-1996)
Le Rav Yehouda Askénazi n'est plus. Son
enseignement a marqué le judaïsme francophone et continue à
se diffuser dans la société israélienne où il est toujours reçu
avec le même enthousiasme.
Manitou est l'une des figures centrales de la renaissance du judaïsme après la Shoah. Il a revitalisé la pensée juive moderne.

Le Rav Yéhouda Léon Askénazi, plus connu sous le nom de ‘Manitou’, occupe, dans le
panorama du judaïsme français contemporain, une place de tout premier plan. Dès le début des années d'après-guerre, il s'est consacré à la tâche de reconstruire le judaïsme français qui venait de perdre dans le cataclysme de la Shoah, nombre des jeunes cadres d'une communauté renaissante.
Reconnu dès cette époque par ses camarades qui lui avaient donné le surnom révélateur de ‘’Manitou’’ qui ne devait plus le quitter, il prend bientôt à l'école Gilbert Bloch d'Orsay la relève de son maître, Jacob Gordin, et de Robert Gamzon (Castor), monté en Israël dès 1949. Directeur de l'École des cadres d'Orsay, Commissaire général des Éclaireurs israélites de France, président de l'Union des étudiants juifs de France, ce jeune licencié en philosophie et diplômé de l'École d'ethnologie et d'anthropologie du Musée de l'Homme, se lance, avec une audace peu commune, en toute simplicité, dans une gigantesque entreprise : rendre aux jeunes générations ignorantes de tout ce qui touche à la chose juive l'accès au patrimoine d'Israël; vaincre l'immobilisme pieux et timoré de la communauté orthodoxe à laquelle, pourtant, il demeure attaché; expliquer les faiblesses du libéralisme et
du réformisme, dénoncer un certain rationalisme universitaire qui, confondant érudition et sagesse, ne sait plus croire aux choses dont il parle. Il ose, le premier, parler aux Chrétiens en dénonçant, non l'antisémitisme que les Amitiés judéo-chrétiennes avaient pris pour cible de leur action, mais le principe même d'une idée qu'il juge théologiquement aberrante: le judéo-christianisme. Enfin, au lieu de chercher à justifier le judaïsme devant le tribunal des idéologies, il invite philosophies et civilisations à se confronter lucidement aux critères de vérité de la Torah.
Commence alors un patient et formidable travail d'élaboration d'un vocabulaire de
communication étagé sur plusieurs niveaux. Il fallait trouver le moyen d'exprimer, sans le déformer ni le trahir, le contenu de la Sagesse d'Israël, du Talmud, du Zohar et du Midrach, en termes accessibles à une rationalité non prévenue, mais exigeante, et il fallait le faire en français. Il fallait apprendre à parler dans le langage de chacune des écoles de pensée auxquelles il faudrait disputer le terrain. En 1957, il présente au Séminaire de l'Union mondiale des Étudiants juifs un rapport intitulé « l'héritage du judaïsme et l'université ». Il y analyse avec une lucidité tranchante les insuffisances de l'enseignement universitaire et l'inadaptation de celui des yechivot pour faire face au défi lancé par notre époque. On peut considérer ce texte comme un programme d'action pour les 40 ans à venir. Il mènera à la création du Centre universitaire d'études juives, puis, après son alya en 1968, à la création à Jérusalem de l'Institut Mayanot et enfin à celle du Centre Yaïr, centre d'études juives et israéliennes, qui seront le lieu privilégié de l'enseignement de ses dernières années.Akadem

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