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SHOLEM ALEICHEM

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HA SI J'ETAIS RICHE

"Dieu, je sais que nous sommes ton peuple élu, mais
ne pourrais-tu pas choisir quelqu'un d'autre pour changer
un peu."


Sholem Aleichem ("la paix soit avec vous") est le pseudonyme le plus connu de l'écrivain et du rabbin Sholem Rabinovich. Il est considéré comme un auteur classique de l'humour dans la littérature yiddish et, par conséquent, comme le "Maître du rire juif".

Il a choisi ce pseudonyme puisque c'est le salut et la bénédiction de l'homme du peuple juif et il a préféré l'utiliser pour que ses parents et des connaissances ne le reconnaissent pas, ni ne critiquent ses écrits en hébreu.

Il est né à Periaslev, province de Poltava, en Russie, le 18 février ou le 2 mars 1859, selon le calendrier juif, c'est le 26 d'Adar en 5619. Il fut le troisième fils de Menachem Nahum Rabinovich et de Jaie Ester Zelding. Sa famille était une famille aisée, religieuse et passionnée de littérature hébraïque de la Haskala. Il a été élevé dans le shtetl Boronkov. Ce shtetl lui a servi d'inspiration pour écrire Kasrilevké, le shtetl imaginaire le plus célèbre de la littérature yiddish. Entre les années 1865 et 1872, il a débuté ses premières études judaïques. De retour à Periaslev, il a étudié avec des maîtres de la Guemara.
Après sa Bar-Mitsva, sa mère est morte du choléra et il est parti vivre dans la maison de ses grands-pères maternels à Kiev. Après un certain temps, il est revenu vivre avec son père et sa belle-mère, Jane. Le père était très admiré par Sholem Aleichem et il est devenu sa plus grande source d'inspiration. Ce fut également le cas de sa belle-mère, caractérisée dans l’œuvre Funem Yarid (Depuis le marché) comme une femme de mauvais caractère qui disait fréquemment des insultes. Depuis très jeune, il avait l'habitude d'imiter les voisins dans leur façon de marcher, de parler, en laissant libre cours à son imagination. Son père l'a encouragé dans la voix des études bibliques et déjà à 21 ans, il était rabbin à Lublin (1881-1883).
Ses oeuvres ont été nombreuses et ont été traduites en plusieurs langues et représentées dans des théâtres juifs et non juifs dans le monde entier. Elles contiennent des récits de la vie juive, des récits de la culture populaire juive, les proverbes populaires en yiddish d’où ressortent des sentiments et des pensées universelles.
Ses oeuvres engendrent aussi bien le rire que des pleurs au lecteur universel, sans restrictions adjectives, ni de limitations géographiques ou raciales. Sholem Aleichem avait l'habitude de dire "lajn iz guezunt, doktoirim heisn lajn" (rire est salutaire, les médecins recommandent de rire). C’est probablement cela qui l’a rendu si populaire.

Sholem Aleichem a décrit ainsi le shtetl, Kasrilevke et Boiberik le petit village où la majorité des Juifs résidaient, en montrant "la capacité de supporter, d’endurer et de survivre à toute sorte de calamités que la vie et les hommes lui apportent ; cependant, malgré le fait d’être très endolori, il ne perd pas la jovialité, le sourire, la plaisanterie, la plaisanterie pour adoucir les infortunes amères.”

Il a aussi décrit avec humour les migrations de la fin du XIXe siècle puisque les personnages du shtetl étaient à la recherche de nouveaux horizons, par exemple, l'Amérique où ils espéraient trouver des fortunes. Rappelons qu'ils venaient d'une époque de persécutions antisémites, de pogroms et de pauvreté.

Sholem Aleichem (l'humoriste) est considéré comme le petit-fils de la littérature yiddish. Il forme une trilogie avec Mendele Moicher Sfurim (le satirique), considéré comme le grand-père et Isaac Leibusch Peretz (l'humaniste), considéré comme le père. L'humour de S. Aleichem est différent de celui de Mendele puisqu'il contient moins d’amertume et d’ironie et beaucoup plus de rire. Les trois forment les classiques de la littérature yiddish. Mendele Moicher Sfurim et Sholem Aleichem ont peint leurs personnages seulement sous leur aspect juif, leur atmosphère, leur manière de s'habiller, leur manière de penser, leurs difficultés économiques, leurs coutumes, leurs fêtes, leur religiosité et insérés dans un climat hostile et incompréhensible. Mendele Moicher Sfurim a fait ressortir les défauts de la société juive de son temps. En revanche, Sholem Aleichem, en a fait une caricature sous une forme souriante et compréhensive. A I. L Peretz, au contraire des deux précédents, était intéressé par les réactions communes de caractère humain de toutes les personnes. À travers des personnages juifs, il a présenté des problèmes de caractère général, aussi bien psychologiques qu’éthiques.

Il a subi le pogrom de Kiev et quand lui et sa famille ont été sauvés, il a décidé d'écrire la première version de son Épitaphe et de s'établir aux Etats-Unis mais, auparavant, il part en pèlerinage dans des villes européennes comme Lemberg, Gênes et Londres.


A la fin de l’année 1906, il arrive à New York où il est reçu avec les honneurs par la communauté juive locale. Là-bas aussi, il gagne sa vie en lisant ses oeuvres en public.

En 1907, il a participé au Congrès Sioniste comme délégué des sionistes New-Yorkais et là il a trouvé pour la première fois le poète Jaim N. Bialik. Il a écrit deux oeuvres : "Der oisvurf" (l'homme vil) ou "Shmuel Posternak" et "Stempeniú" et la première série de "Motl Peisi dem Jazn" ( Motel, le Jazan).
En 1908, à Berlin, il a écrit la comédie "Haotzar" (Le trésor). Il a voyagé en Russie et a lu en public ses oeuvres dans de grandes et petites villes européennes (Berlin, Paris, Odessa, Chernovitz).


Il a vécu ses derniers jours dans le Bronx, un quartier new-yorkais. Le 4 mars 1916, dans le théâtre Metropolitan de Philadelphie, il a lu devant des milliers de personnes une oeuvre et les organisateurs de l'événement l'ont escroqué. Triste et endolori, il a cherché une consolation chez le peu d'amis qu’il avait encore et qui continuaient à lui rendre visite. Sa santé a empiré avec une insuffisance rénale et des problèmes cardiaques, à un tel point qu’il fut obligé de rester couché au lit.

Il meurt le 13 mai à 7 heures 29 entouré de sa femme, ses filles, son fils Numa, son gendre Berkovich, sa petite-fille Tamara, des amis et des docteurs. La veillée funèbre s'est prolongée durant deux jours dans la ville de New York. Le 15 mai, le 12 du mois de Yar, l'enterrement a eu lieu, auquel se sont présentés des personnes de tous les lieux. Il a été enterré provisoirement dans le cimetière de Brooklyn “Har Nebo”, avec l'espérance de le rapatrier à Kiev et de l'enterrer près de son père, après la guerre. Mais au bout de cinq ans, on l’a définitivement enterré dans le cimetière "Har Hakarmel" à Brooklyn, dans le secteur ouvrier, entre "Proste idn arbeter, mitn emesn folk." (Les Juifs travailleurs et simples, avec le vrai peuple), comme fut son dernier désir.

Ses dernières créations, la troisième partie de "Funem yarid" (Depuis la foire) et "Motl Peisi dem Jazn in Amerike", sont restées inachevées, mais elles ont quand même été publiées dans le journal "Var-Hait". On a aussi publié dans ce même journal le dernier conte de “Tevie del Milkhiker ”et " Haman et de Mordehaï ".

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