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MARVIN MINSKY

TURING 1969
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"Apprendre, c’est produire des changements utiles dans les rouages de notre esprit."

"Notre esprit contient des processus qui nous permettent de résoudre des problèmes que nous considérons comme difficiles. Intelligence est le nom que nous donnons à tous ceux de ces processus que nous ne comprenons pas encore."


Informaticien et Roboticien américain - 1927

En 1958, il fonde le Laboratoire d’intelligence artificielle au Massachusetts Institute of Technology. Il est le créateur de l’intelligence artificielle et père de la révolution informatique.

* * *

Une machine est intelligente à partir du moment où elle accomplit des tâches qui, si elles étaient accomplies par des hommes, seraient considérées comme intelligentes.
La lecture de psychologue B. F. Skinner va le marquer, car Minsky récuse les explications du comportement qui ne prennent pas en compte le fonctionnement interne de la pensée. Dans son dernier livre, La société de l’esprit, Minsky exprime l’idée que le cerveau est organisé comme une société où les différents agents (la mémoire, le savoir, les sens…) communiquent entre eux et construisent leur développement.

Connection est l’ordinateur le plus rapide du monde. Il est constitué de 64 000 microprocesseurs et « vit » à Boston au Massachusetts Institute of Technology dans le laboratoire de Minsky. Connection, assure Minsky, a des états d’âme et est véritablement intelligent. D’ailleurs, ajoute-t-il, si un homme atteignait les performances mentales de Connection, on l’estimerait génial.

Les machines ont des passions, assure Minsky. Il leur arrive de s’affoler, de produire des textes incompréhensibles pour des raisons ignorées de leurs ingénieurs. Il faut nous défaire de l’idée selon laquelle les machines n’obéiraient qu’au programme qui leur est assigné. Faux! Les machines intelligentes sont programmées pour écrire leur propre programme, performance par laquelle elles échappent à l’ingénieur. C’est donc parce que les hommes ne savent pas ce que sont les machines complexes qu’ils imaginent qu’elles ne peuvent pas éprouver de passions.

Mais peuvent-elles manifester aussi une volonté? Minsky en doute. En l’état actuel des connaissances, les machines ne peuvent avoir ni de bonnes, ni de mauvaises intentions. Pour l’instant!

Les machines présentent, aux yeux de Minsky, un grand avantage sur les hommes : elles ne prétendent pas être autre chose que des machines. À l’inverse, l’homme ne serait, selon lui, qu’une machine qui s’ignore.

Après avoir, durant trente ans, construit des machines intelligentes, Minsky estime avoir compris ce qu’est l’intelligence. « Si mes machines produisent ce que l’on appellerait chez l’homme l’intelligence, c’est que le cerveau humain n’est au fond qu’une machine : une machine complexe, issue d’une longue évolution. » Le cerveau ne serait qu’une somme de composants imparfaits, chacun doté d’une fonction déterminée que l’on sait aujourd’hui localiser, détruire ou exciter. Chaque composant ― que Minsky appelle agent ― ne peut faire à lui seul qu’une chose simple, qui n’exige ni esprit ni pensée. Pourtant, lorsqu’ils sont reliés entre eux, tous ces composants du cerveau constituent une sorte de société ; ce sont les relations complexes à l’intérieur de cette société qui forment ce que l’on appelle l’esprit.

Minsky, en analysant l’activité la plus simple : celle d’un enfant qui joue avec des cubes, en est arrivé à ces conclusions qui ont servi de base à la construction des machines intelligentes. L’esprit est une somme de choix simples. Au total, le cerveau ne serait qu’une machine à produire le langage et les idées. En réalité, il n’existe pas une chose qui s’appelle l’intelligence et qui serait mesurable : l’intelligence est une somme de fonctions très diverses, plus ou moins valorisées selon la culture dans laquelle nous vivons. Selon Minsky, l’esprit n’a pas besoin de l’étincelle divine pour fonctionner : le cerveau-machine suffit. Il n’y aurait pas non plus d’opposition entre la matière et l’esprit, puisque c’est la matière qui produit l’esprit selon des lois qui restent à découvrir. Si je dis que l’homme est une machine pensante, ajoute Minsky, ce n’est pas par une vision réductionniste de l’homme, mais par anticipation de ce que seront les machines complexes du futur.
philo-relativisme


L'un des premiers penseurs de l'intelligence artificielle, Marvin Minsky, prédisait que l'ordinateur allait devenir capable d'apprendre par lui-même et que sa puissance de pensée serait illimitée!
Pourtant, comment peut-on imaginer que le cerveau humain, qui ne sait quasaiment rien de ses propres modes de pensée, pour qui le cerveau lui-même demeure un continent mystérieux, puisse concevoir une machine à penser qui serait d'une telle puissance? Ce qui est plus évident, c'est le rêve de puissance qui inspire l'être humain, à partir de quelques résultats de l'informatique, aussi extraordinaires que partiels. Les fantasmes suscités par l'accélération de la puissance de l'informatique ont été encore plus rapides et prometteurs que l'informatique elle-même. On pourrait dire que la technologie informatique va plus vite que nos idées, mais moins vite que notre imaginaire.hervefisher

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