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TEDDY KOLLEK


JERUSALEM
BIO
HAARETZ

"Mais venue aujourd’hui chanter pour toi
Et te tresser des louanges
Je ne suis pas à la hauteur du moindre de tes enfants
ni du dernier des poètes.


Car ton nom brûle les lèvres
Comme le baiser d’un séraphin
Si je t’oublie Jérusalem... Toi qui es toute d’or.


Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? "col


Theodor "Teddy" Kollek (né le 27 mai 1911 à Nagyvázsony en Autriche-Hongrie et mort le 2 janvier 2007) était un homme politique israélien. Il fut notamment maire de Jérusalem de 1965 à 1993.


Lors des funérailles de Teddy Kollek, le 4 janvier 2007, Ehoud Olmert, Premier ministre a dit : « En 1949, David Ben Gourion a proclamé Jérusalem capitale d’Israël, Teddy Kollek lui, en a fait la capitale d’Israël, » et ce même jour, Uri Lupolianski, actuel maire, a eu cette formule lapidaire : « Teddy, c’était Jérusalem et Jérusalem, c’était Teddy ».

On peut dire qu’il a construit la Jérusalem moderne et le professeur Ysrael Eldad aimait affirmer : « Après Hérode, Kollek fut le plus grand constructeur de Jérusalem ».

Réélu six fois, il fut maire de Jérusalem 28 ans, de 1965 à 1993, et aurait voulu être encore réélu à 83 ans pour le bien de Jérusalem. En fait, il travailla pour cette ville avant et après son mandat. Lorsqu’il devint maire il créa la Fondation de Jérusalem afin qu’une institution puisse récolter des fonds pour la capitale.un echo israel

Durant la Seconde Guerre mondiale, Teddy Kollek a servi d’intermédiaire entre la Haganna et les services secrets alliés dans le but d’assister les organisations juives clandestines sous l’Europe occupée.

Lors de la guerre d’Indépendance d’Israël, Teddy Kollek dirigeait aux Etats-Unis, les opérations de l’organisation clandestine, la Haganna, la première mission de défense d’Israël.

Durant la même période, il a noué des contacts et des amitiés avec des personnes désirant aider le jeune Etat d’Israël, personnes qui deviendront plus tard les principaux donateurs pour la ville de Jérusalem.

Lors de la création de l’Etat, Teddy Kollek a été désigné directeur du département américain au sein du jeune ministère des Affaires étrangères. Il a ainsi servi d’émissaire pour les Etats-Unis et a présidé la première campagne de mobilisation de fonds pour Israël.

En 1952, Monsieur Kollek a été nommé par le Premier ministre David Ben Gourion, directeur-général du bureau du Premier ministre, position qu’il a occupée pendant 12 ans. Il a pris conscience des complexités de la vie à Jérusalem et a, en 1964, oeuvré pour la création du musée d’Israël dans la capitale.

A la demande du Premier ministre David Ben Gourion, Teddy Kollek s’est présenté au poste de maire de Jérusalem et a remporté l’élection. En 1967, Monsieur Kollek devenait ainsi le premier maire dirigeant la ville de Jérusalem réunifiée et a occupé ce poste pendant 28 ans.

En tant que maire, Teddy Kollek a façonné le concept d’unité de Jérusalem, tant au niveau géographique que dans les cœurs et consciences de chaque résident de la ville.

Il a vite réalisé qu’une ville divisée ne pouvait survivre.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Mort de Teddy Kollek, le réinventeur de Jérusalem
Maire de 1965 à 1993, il avait su faire de la ville une métropole.
Par Jean-Luc ALLOUCHE


Une photo symbolise, entre beaucoup, l'aura de Teddy Kollek, ancien maire de Jérusalem, mort hier à 95 ans dans une maison de retraite. On l'y voit, verre à la main, assis aux pieds (sublimes) de Marlène Dietrich. La scène se déroule à Jérusalem à la fin des années 60, dans l'ambiance très décontractée affectée à cette époque par les élites israéliennes. Teddy Kollek est alors au faîte de sa gloire de VRP de son pays, et surtout de sa ville, à la tête de laquelle il a été élu en 1965. D'une bourgade sommeillante il a fait une métropole moderne, laïque, ouverte au monde et aux people d'alors qui s'y bousculent, par le fait de son charme (très austro-hongrois), de sa faconde et certains disent de sa mégalomanie.
Nazis. Ce colosse à la mèche légendaire affiche la biographie qui convient aux «géants» fondateurs de l'Etat d'Israël. Teddy Kollek, né à Budapest, éduqué à Vienne, immigré en Palestine mandataire en 1934, est d'abord kibboutznik et fonde le kibboutz d'Eïn Guev, au pied du Golan, sur la rive orientale du lac de Tibériade. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé en mission en Europe et, durant la guerre, réussit à faire libérer 3 000 jeunes des camps de concentration nazis. Il noue ses premiers contacts avec les services de renseignements alliés.
A la veille de l'indépendance d'Israël de 1948, il dirige les envois d'armes clandestins à partir de l'Europe pour la Haganah. La guerre finie, il sert à différents postes diplomatiques aux Etats-Unis, où il noue des relations avec la CIA qui seront plus tard utiles aux deux pays. Puis il dirige le cabinet du Premier ministre David Ben Gourion et le suit dans sa dissidence politique, avec Moshe Dayan, dans le petit parti Rafi. En 1965, il donne sa pleine mesure à la mairie de Jérusalem jusqu'en 1993, pour laisser la place à Ehud Olmert, l'actuel Premier ministre. Le maire actuel, l'orthodoxe Ouri Loupoliansky, ne s'y est pas trompé dans son annonce mortuaire : «Teddy, c'était Jérusalem, Jérusalem, c'était Teddy.»
Boom. En effet, la guerre des Six Jours de 1967 offre un vaste champ à son ambition. Après l'annexion de la vieille ville arabe, la municipalité connaît sous sa houlette un formidable boom culturel, avec ses festivals de cinéma, ses concerts symphoniques ; économique, avec la construction de nouveaux quartiers ; voire écologique, avec la création d'une ceinture verte le long des remparts et de parcs. Teddy Kollek affiche surtout l'ambition d'éviter les discriminations entre juifs, musulmans et chrétiens, et y réussit tant bien que mal. En tout cas jusqu'à l'émergence du combat national des Palestiniens et l'affirmation de moins en moins timide des juifs orthodoxes, qui «colonisent», par la démographie, l'ancienne ville universitaire, de gauche et timidement cosmopolite. Son rêve d'une Jérusalem unifiée est désormais loin ; la cité n'a jamais été aussi divisée.
En 1988, il reçoit le prestigieux prix Israël, tandis que le stade de la ville a été baptisé «Teddy». Il sera enterré demain dans le carré des Grands Hommes de la nation, sur le mont Herzl, à Jérusalem.

liberation

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