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ISAAC LEIB PERETZ


YIDDISH
MEDEM
COURS
BIKHER
STUDIES
AUDIO
IEU
INSTITUTE
AKADEM
CONTE
BIO
LIVRE


Yitzkhok-Leybush Peretz
(1852-1915)


Yitzkhok-Leybush Peretz, né à Zamosc (Pologne) en 1852, est mort à Varsovie en 1915, fut des trois auteurs classiques yiddish le plus sensible aux influences européennes auxquelles Varsovie, sa ville d'adoption, était largement ouverte.

Tempérament inquiet, passionné, novateur, il ne cessa d'expérimenter dans les différents genres littéraires dans lesquels il s'illustra. C'est en tant qu'essayiste, conteur et dramaturge que sa contribution fut la plus importante.

Son humanisme et sa générosité le portèrent tout d'abord vers les courants socialistes qui se faisaient jour alors, puis vers un romantisme national qui en fit un des animateurs du yiddishisme exprimé par la conférence de Tchernovitz (1908). Mais, avec une lucidité étonnante, il perçut les limites des diverses idéologies pour résoudre les problèmes de la judaïcité de son époque. C'est finalement dans les valeurs incarnées par le 'hassidisme qui, selon lui, exprimait ce qu'il y avait de plus noble et de plus proche de l'âme du peuple, qu'il voyait une source de vie et de régénération spirituelle, tout en sachant l'impossibilité radicale de ce retour. Ainsi naquit le néo-'hassidisme, plus éthique que religieux, et dont l'influence est loin d'être tarie dans la pensée et l'écriture juives actuelles.

L'oeuvre de Peretz tire sa richesse de ces contradictions mêmes qui marquent ses Folkstimlekhe geshikhtn, (Contes populaires), 1909, ses Khsidicsh, (Contes 'hassidiques), 1908 ; ainsi que ses drames lyriques, In poylish oyf der keyt (L'enchaîné) ; Die Goldene keyt (La chaîne d'or), 1909, Bay nakht oyfn altn mark, (La nuit sur le vieux marché), 1907. yiddish


Il est un des grands classiques de la
littérature yiddish. Imprégné de culture européenne et en particulier
très influence par H. Heine, il écrit d’abord en hébreu. Après le
pogrom de Kichinev, son attitude change, il devient un chantre du
yiddish qu’il proclame langue nationale juive. Il est très proche du
mouvement ouvrier juif. Attiré par le néo-romantisme et le
symbolisme occidentaux, il travaille énormément la langue et
introduit des formes nouvelles. Poète et nouvelliste visionnaire, son
oeuvre dramatique est composée de nombreuses pièces en un acte
et de trois drames symbolistes en vers blancs : La Chine d’or, La
Nuit sur le vieux marché et Enchaîné devant le Temple. En français, il existe deux recueils de nouvelles : La Métamorphose d’une mélodie et Les Contes hassidiques.
akadem

ABRAHAM GOLDFADEN


AKADEM
YIDDISH
BIO
MUSEUM
THEATRE
AKADEM


Avrom Goldfaden (1840-1908)
Le père du théâtre yiddish
Avrom Goldfaden, né en 1840 en Russie, aurait du
être rabbin. Il a préféré se lancer dans l’écriture,
devenant le premier auteur dramatique en langue
yiddish et entraînant dans son sillage l’émergence
d’un théâtre yiddish.

Une éducation inspirée par la Haskalah
Abraham Goldfaden (dit Avrom Goldfaden) est né en 1840 en Russie. Poète et auteur d’une quarantaine de pièces de théâtre, il est considéré comme le fondateur du théâtre Yiddish. Fis d’un horloger, très influencé par la Haskalah (les Lumières juives), il fréquente enfant le Heder mais suit également des cours particuliers
d’allemand et de russe. Il étudie ensuite dans une école rabbinique à Zhytomyr dont il sort diplômé en 1866.
Il ne sera jamais rabbin mais exerce dés lors le métier d’enseignant.
Premières pièces et création d’une compagnie
En 1865, il publie son premier recueil de poésie, en hébreux puis un second ouvrage, en Yiddish. En 1868, il gagne Odessa (Ukraine) où un cousin, bon pianiste, l’aide à mettre en musique certains de ses poèmes et où il écrit ses deux premières pièces : Die Tzwei Sheines et Die Murneh Sosfeh.
A Bucarest (Roumanie), il crée une troupe de comédiens, la première troupe de théâtre professionnelle de langue yiddish, avec laquelle il parcourt la Roumanie. Il fait jouer des pièces traduites, notamment du roumain et du français mais aussi et surtout ses propres pièces.
Avec sa troupe, qui compte dorénavant une quarantaine de personnes (les décorateurs, les musiciens et leurs familles compris), Goldfaden retourne à Odessa, puis se produit en Russie, à Moscou et Saint- Pétersbourg.
Privilégiant d’abord un répertoire proche du vaudeville, il évolue vers une écriture plus “sérieuse”, autour de thèmes juifs, sa pièce la plus fameuse dans ce registre étant Shulamith, écrite en 1880.
Le Nouveau Monde
En septembre 1883, le théâtre yiddish est interdit en Russie, après l’assassinat du tsar Alexandre II et les violentes réactions antisémites qu’il entraîne. Goldfaden fonde une nouvelle troupe à Varsovie qui connaît un semi-échec. En 1887, il se rend à New-York, également sans grand succès. S’en suivent quatorze années à voyager à travers l’Europe, notamment à Paris et Londres. En 1904, Godlfaden tente de nouveau
sa chance en Amérique où il vit dans une relative pauvreté, bien que ses pièces y soient souvent jouées (les droits d’auteurs n’existent pas à l’époque). Il meurt en janvier 1908.akadem

DAVID PINSKI


IMDB
BIO
YIDDISH
LIVRE
THEATRE
LIBRARY
wiki



David Pinski (1872-1959)
David Pinski naît en 1872 à Mahiliou, ville sous autorité de la Russie impériale
(et se trouvant dans l’actuelle Biélorussie). A 19 ans, il quitte la maison familiale
et est détourné de ses projets d’études de médecine par sa visite à l’écrivain I. L.
Peretz à Varsovie qui le convainc d’entamer plutôt une carrière littéraire. En 1894, il commence à publier des nouvelles en yiddish et des essais sur l’émergence du mouvement socialiste. Il écrit également des pièces sur les travailleurs comme Yesurim (1899 ; Tourment) et Ayzik Sheftel (1899). Il est le premier écrivain yiddish à évoquer la condition des travailleurs juifs ainsi que les passions sexuelles. Certaines de ses oeuvres sont traduites en anglais, en allemand et jouées en Europe Occidentale.
En 1899, il s’installe à New-York, écrit des pièces pour le Yiddish Art Theater et publie des fictions dans des journaux socialistes sur les dilemmes liés à la vie juive aux Etats-Unis. En 1949, déjà âgé de 77 ans, il émigre en Israël où il écrira une pièce sur Samson et une autre sur le Roi Saul. Parmi ses pièces les plus célèbres, on peut citer : Isaac Sheftel, Der Oitzer (le Trésor), la Famille Tsvi, Yenkel der Schmid (Yenkel le forgeron), Gabri Un Die Froen (Gabri et les femmes), Mary Magdalene Professor Brenner, Der Eibiger Yied (le juif éternel).Mort Aug. 11, 1959, Haifa, Israel.akadem

ISAAC B.SINGER

PRIX NOBEL 1978
I. SINGER
BIO
SITE
POLONAIS
EXTRAIT
GOLEM
ETUDE
WEB
THEATRE
JOSHUA
FICHE


"Aucun roman ne doit être plus long que Guerre et Paix. Même Guerre et Paix est trop long. Si la Bible se composait de dix-huit volumes, il y a beau temps qu'on l'aurait oubliée Mais pourtant intervint quelqu'un, le Talmud a trente-six volumes et les juifs ne l'ont pas oublié. Les juifs se souviennent trop. C'est notre malheur, répond-il "

"L'écrivain juif doit avoir des racines juives. Théoriquement cette littérature peut être écrite dans n'importe quelle langue du monde, mais elle a bien plus de valeur quand elle naît en yiddish. Plus la terre est riche, plus la plante est robuste...L'artiste doit avoir derrière lui une tradition, une généalogie, une culture."

Isaac Bashevis Singer (né Icek-Hersz Zynger, en yiddish : יצחק באַשעװיס זינגער) est un écrivain américain d'origine polonaise, né à Leoncin (en Pologne) le 21 novembre 1902 et décédé le 24 juillet 1991 à Miami en Floride.


Ce n'est pas une affaire simple d'être né fils et petit-fils de rabbins dans un village de Pologne, au début du siècle, au sein d'une «forteresse de la pureté juive», sachant qu'était considéré comme impur tout ce qui éloignait de la quête de Dieu. Dès les premières lignes, Florence Noiville apporte les éléments de biographie qui modèlent pour la vie Isaac Singer. Ainsi, l'ascétisme drastique de son éducation se perpétuera-t-il dans la stricte discipline de son travail d'écrivain. Ecrivain! Une véritable trahison à l'égard de son père et de ses racines.

En 1908, la famille Singer arrive à Varsovie. Adresse: 10, rue Krochmalna. «Moi, ma mine d'or littéraire était une rue.» Une rue dont il ne reste rien. C'est là que le père d'Isaac Singer tient un tribunal rabbinique, ahurissante école de vie où germeront les multiples contradictions qui forgeront sa personnalité tourmentée. Imperméable à la montée des nouvelles idéologies, son «éthique de protestation» consiste à signifier à Dieu qu'il désapprouve sa gestion du monde. En 1923, correcteur dans un journal de Varsovie, il sait déjà qu'il n'aura jamais que deux amours, les femmes et la littérature.

«Le Singer d'alors c'était son frère.» Célèbre à New York, Joshua Singer fait venir Isaac qui, abandonnant femme et enfant, végétera dans une sorte d'état dépressif, jusqu'à ce que la mort de son frère le ranime et déclenche à nouveau son inspiration. La vie recommence à quarante ans avec un mariage et un travail de feuilletoniste au journal yiddish Forward. Toute sa vie, l'écrivain écrira en yiddish «la langue qu'on parlait dans la cuisine de ma mère». Après l'épisode Saul Bellow qui fut le premier à traduire ses livres du yiddish en anglais, ce maniaque du texte en assurera la traduction lui-même, avec l'aide d'un harem d'admiratrices. C'est la gloire, les conférences dans les universités et le prix Nobel dont il inaugurera la cérémonie par un discours en yiddish. Qu'à cela ne tienne, cet électron libre est un écrivain universel. L'écriture lumineuse de Florence Noiville, sa flamme, la finesse de son approche, la ferveur de ses investigations lui rendent un hommage digne de lui.lire

SALOMON MIKHOELS


THEATRE
YIDDISH
AKADEM



Destin de Salomon Mikhoëls, célèbre acteur du théâtre yiddish russe


1890-1948
Salomon Mikhoëls est parti à Minsk, en Biélorussie, le 7 janvier 1948. Il devait y voir plusieurs spectacles pour la sélection du prix Staline. Le 12 au soir, des témoins ont raconté qu’il avait reçu un mystérieux coup de téléphone lui fixant un rendez-vous soudain. De qui ? On n’a jamais su. Le lieu de la ’rencontre’ ? Des ruines, une impasse. C’est au matin qu’on a retrouvé les corps. Goloubov-Potapov, parce qu’il était témoin ; Mikhoëls parce qu’il fallait commencer par lui. Comme jadis, on commença par Kirov, un communiste trop populaire pour être arrêté et dont la mort pouvait servir.

Avec Sonia Sarah Lipsyc, metteur en scène, auteur de la pièce de théâtre "Salomon Mikhoëls ou le testament d’un acteur juif", Alexandre Adler, historien et éditorialiste au Figaro, et Jean Baumgarten, spécialiste de la culture yiddish. Bernard Bloch, comédien, lira des extraits de la pièce de Sonia Sarah Lipsyc.

Salomon Mikhoëls 1890(Dvinsk / Lettonie) - 1948 (Minsk - Bélarus), l’un des plus grands acteurs du théâtre yiddish, était également une figure du théâtre russe. Il connut le grand mouvement créatif qui animait alors le théâtre, lorsque les artistes circulaient d’une scène à l’autre. Ainsi Chagall réalisa des décors et les peintures murales du Gosekt, dont Salomon Mikhoëls devint l’acteur principal et le directeur à partir de 1929. Il y joua les classiques du théâtre yiddish, les auteurs juifs soviétiques mais aussi quelques pièces du répertoire universel dont "Le Roi Lear" - en yiddish ! Nommé président du Comité juif antifasciste par Staline, il n’en fut pas moins assassiné sur son ordre en 1948.

MOSCOU, mardi 13 janvier 1948, fin de matinée. La nouvelle est tombée. Elle n’est encore connue que d’un cercle restreint ; les amis, la famille et bien sûr les Services. Salomon Mikhoëls, acteur du GOSSET, le théâtre juif d’Etat de la capitale, est mort. Officiellement, il a été victime, dans la nuit, d’un accident de voiture. Au Kremlin, le maréchalissime sait, lui, la vérité : Mikhoëls et son compagnon de voyage, le critique théâtral Goloubov-Potapov, ont été assassinés. La campagne ’anti-cosmopolite’ commence.

Salomon Mikhoëls était né en 1890 en Lettonie. Il allait consacrer sa vie à la scène ; à sa langue maternelle, le yiddish ; à la promotion des valeurs humanistes croisées de la révolution d’Octobre et de la tradition populaire juive. Il est le plus célèbre des acteurs juifs d’URSS. Il est l’un des plus célèbres artistes soviétiques tout court. Et c’est pourquoi, à l’été 1941, quand les hordes allemandes déferlent vers l’Est, ouvrant la voie aux ’sections spéciales’, éclaireurs sanguinaires de la ’solution finale’, Staline confie à cet homme une tâche d’ampleur. Il le nomme à la tête du Comité des intellectuels juifs antifascistes. Avec pour mission de dénoncer dans le monde entier les crimes dont sont l’objet les juifs dans les zones occupées et d’obtenir le soutien des communautés juives, notamment celle d’Amérique. Salomon Mikhoëls préside meeting sur meeting. Il se rend lui-même aux Etats Unis, où il rencontre Einstein. Le comité compte les plus grands intellectuels juifs soviétiques du moment, l’élite de la langue et de la culture yiddish.

La célébrité de l’acteur tient à sa laideur dont il a fait son charme. Elle tient à sa modernité aussi. S’il incarne sur scène des personnages du répertoire yiddish, il ne craint pas de jouer Shakespeare. En 1935, il sera le Roi Lear. Triomphe au GOSSET, où se pressent les Moscovites, qu’ils comprennent ou non la langue de Sholem Aleïchem.

Après la disparition de son président, tout le Comité des intellectuels juifs sera décimé. La langue et la culture yiddish seront décapitées. Pour toujours.

La famille ne pourra pas voir le corps sans vie de Salomon. Ceux qui le reconnaîtront, le directeur du GOSSET, par exemple, seront interpellés quelques semaines après l’enterrement. Farce tragique, on maquille le visage du défunt que la tradition russe oblige à montrer découvert.

Rue Malaïa Bronnaïa, où s’élève le théâtre décoré par Chagall, sur les boulevards des fleurs, la foule s’est rassemblée. Enorme, sombre. Il fait froid ce 15 janvier, et toute la nuit, les portes du GOSSET resteront ouvertes pour permettre aux Moscovites de saluer la dépouille mortelle. Sur le toit d’une maison de bois, un vieux s’est assis qui joue sans relâche sur son violon le ’Kol Nidré’, la plus ancienne, la plus triste des mélodies juives...france belarus

PERETZ MARKISH


TEXTE
JOSHUA
STALINE
EXECUTION
YIDDISH
FESTIVAL
COMPLOT
NEWS
DAVID



Peretz Markish (yiddish : פּרץ מאַרקיש; russe : Перец Давидович Маркиш) est né le 7 décembre (25 novembre selon le calendrier julien) 1895 à Polonnoye en Ukraine alors part de l'Empire russe. Il est assassine le 12 août 1952 à Moscou.

Ce poète, acteur décisif du Groupe de Kiev participa, au lendemain de la Révolution d'octobre, avec l'appui des institutions culturelles soviétiques au second mouvement revivialiste de la langue Yiddish. Il publia notamment le Monceau (Di kupè) et l'Improviste. Il fut récipiendaire en 1946 du Prix Staline.

Membre pendant la Seconde Guerre mondiale du Comité juif antifasciste, il fut comme d'autres écrivains et hommes de théâtre yiddish (dont David Bergelson , Itzik Fefer, Leib Kwitko, David Hofstein, Der Nister, Benjamin Zuskin, Solomon Lozovsky et Boris Shimeliovich) fusillé sur l'ordre de Joseph Staline à la prison de la Loubianka.

Avec le procès des blouses blanches, la Nuit des poètes assasinés fut l'un des événements majeurs de la campagne antisémite - dite "anti-cosmopolite" - qui eut cours dans les Pays de l'Est principalement de 1952 à la mort du dictateur soviétique.wiki

SHOLEM ASCH

AKADEM
YIDDISH
CERNOWITZ
Der Forvets
SHTETL
EXTRAIT
EXTRAIT 2
EXTRAIT 3
EXTRAIT 4
BIO
PORTRAIT


Un écrivain yiddish à la carrure internationale
Sholem Asch (1880-1957)
Né dans une famille juive traditionnelle, Asch s’affranchit de la tradition et voyage dans le monde, devenant l’un des plus grands écrivains yiddish, à la renommée internationale.


De Kutno à Varsovie
Romancier yiddish, dramaturge et essayiste, Sholem Asch naît en 1880 à Kutno (Pologne), ville à l’époque sous domination russe, dans une famille de dix enfants, ultra-orthodoxe. Il reçoit une éducation juive traditionnelle, une formation talmudique. A 17 ans, ses parents l’envoient à Wloclawek où il devient précepteur puis écrivain public, s’initie aux langues et à la littérature profane. Il gagne ensuite Varsovie, le coeur de la vie littéraire juive en Pologne. Il commence à écrire en hébreux mais, sous l’influence du grand écrivain I. L. Peretz, passe au yiddish et écrira dorénavant dans cette unique langue. Au cours de ses premières
années à Varsovie, il rencontre et épouse Mathilde, fille de l’écrivain juif polonais M. M. Shapiro.
Un grand voyageur
Pendant la première guerre mondiale, Asch vit aux Etats-Unis où il publie notamment dans le journal yiddish Forvets, ne retournant en Pologne qu’après le conflit puis s’installant en France. Après 1938, il retourne aux Etats-Unis où il publiera la majorité de ses ouvrages. Bien que décédé à Londres en 1957, il passe ses dernière années à Bat Yam, dans la banlieue de Tel Aviv, dans une maison convertie depuis en Musée Sholem Asch.
Un lien entre le passé et la modernité
Véritable poète du shtetl (la bourgade juive traditionnelle d’Europe Orientale) à ses débuts mais également en recherche permanente de nouveaux horizons, Asch contribue à affranchir la littérature yiddish de contraintes étroites. Profondément attaché à la transmission du passé juif, auquel il se consacre dans ses romans et ses pièces, il relie néanmoins le monde yiddish à la culture américaine et européenne, devenant le premier écrivain yiddish à connaître une vogue internationale. Parmi ses oeuvres les plus célèbres, on trouve la trilogie Varsovie/ Petersbourg/ Moscou ; Uncle Moses, Le juif aux psaumes, La sanctification du nom et ses romans à thèmes christiques : Le nazaréen, L’apôtre, Marie mère de Dieu. Son dernier roman, écrit en 1955, s’intitule Le prophète.akadem

JACOB MICHAILOVITCH GORDIN


BIO
TEATER
YIDDISH
KOL
WORLD
SHTETL
INSTITUTE
CULTURE
YISROEL
FOLKS
PITCHIPOI
LEXIQUE
YIVO
FICHE


Jacob Gordin (1853-1909 )
Né en Ukraine à Mirgorid en 1853, Jacob Gordin est éduqué dans l'esprit de la Haskala. Autodidacte, russophile, il écrit dès l'âge de dix-sept ans et lorsqu'il
arrive en Amérique en 1891, il est déjà un écrivain reconnu. Entre-temps, il aura
exercé les métiers de fermier, de docker et de comédien. Aux Etats-Unis, il écrit dans la presse juive socialiste mais ne tarde pas à se lier avec des comédiens qui l'encouragent à écrire pour le théâtre yiddish. Sa première pièce, Sibiria, retrace l'histoire vraie d'un homme condamné à l'exil en Sibérie. Mais c'est sa troisième oeuvre, Der Yidisher Kenig Lear (librement inspirée du Roi Lear de Shakespeare) qui lance véritablement sa carrière d'auteur dramatique. Cette pièce séduit un nouveau public, plus intellectuel. Gordin restera comme celui qui a amené le théâtre yiddish à davantage de sérieux, de réalisme et de vérité psychologique.
Jacob Gordin est l'auteur d'une centaine de pièces, parmi lesquelles : Der yidisher kenig Lear (1892), Di shkhité (1899), Got, mentsh un tayvl (1900), Kreutzer sonate (1902), Khasie di yesoymé (1903) et On a heym (1907).akadem

MENDELE MOYKHER SFORIM


BIO
PORTRAIT
JOURNAL
ETUDE



Pseudonyme de Sholem Yankev Abramovitch
(1836-1917)


Mendele-Moykher-Sforim, Mendelé le colporteur de livres (1836-1917), l'un des trois classiques de la littérature yiddish, avec I. L. Peretz et Sholem-Aleykhem, fut, au début de sa carrière, un des porte-parole de la Haskala (Lumières juives).

Ses oeuvres (romans, nouvelles, pièces de théâtre), parues en feuilletons dans les revues hébraïques et yiddish, mettent en scène les milieux les plus divers de la société juive de l'époque. Il avait acquis une profonde connaissance de cette société au cours d'un périple qu'il fit à dix-sept ans en compagnie d'un personnage haut en couleurs, Avrémélé le boiteux, charlatan et mendiant, qui l'entraîna pendant toute une année dans sa vie errante et qui servit de prototype à son Fichke der Krumer (Fichké le boiteux).

Ses oeuvres les plus célèbres : Dos kleyne mentchele, (Le petit Homme), Dos Vintshfingerl, (L'anneau magique), le roman autobiographique Shloyme Reb Khayms, les pièces de théâtre, Di takse (La dîme), (La conscription), révèlent un écrivain conscient de son art, possédant une rare maîtrise de la langue, un sens profond de la satire sociale et psychologique ainsi qu'une grande sensibilité aux beautés de la nature qu'il fut le premier à introduire dans la littérature yiddish.yiddish


Sholem Yankev Abramovitch naît vers 1836 dans un shtetl qui, depuis le partage de la Pologne, cinquante ans auparavant, est sous autorité russe.
Il choisit le pseudonyme de Mendele le Colporteur et crée le personnage d’un homme simple mais respectable. Ses oeuvres (romans, nouvelles, pièces de théâtre), parues en feuilletons dans les revues hébraïques et yiddish, mettent en scène les milieux les plus divers de la société juive de l'époque. Il faut dire que Mendele en a acquis une connaissance profonde au cours d'un périple effectué à dix-sept ans, en compagnie d'un personnage haut en couleurs, Avrémélé le boiteux, charlatan et mendiant, avec qui il partage toute une année sa vie errante. Avrémélé servira
d’ailleurs plus tard de modèle à son Fichke der Krumer (Fichké le boiteux).
Au centre de ses histoires, le public se réjouit de rencontrer un personnage moderne, aisément reconnaissable, et dés lors l’auteur se confond avec son double fictif. Ses oeuvres les plus célèbres sont : Dos kleyne mentchele, (Le petit Homme), Dos Vintshfingerl, (L'anneau magique), le roman autobiographique Shloyme
Reb Khayms, la pièce de théâtre,Di takse (La dîme).akadem

ISRAEL ZANGWILL


BIO
SIONISTE
SCHNORRER
FICHE
MELTING POT

"Un homme voudrait que sa femme ait assez d'esprit pour apprécier son intelligence et soit assez sotte pour l'admirer"


"Le seul amour véritable est le coup de foudre ; le second regard rompt le sortilège. "


"Premier écrivain anglais à décrire la vie juive de façon authentique – ni stéréotypes, ni nostalgie, ni idéalisation romantique – Israel Zangwill (1864-1926) décrit le quotidien avec sa poésie, sa grandeur, sa vitalité et son comique, les types traditionnels du folklore juif, mais aussi sa misère, ses défauts, ses incohérences et ses tensions. Il analyse, avec amour mais sans concessions, la condition juive et le devenir juif face au monde moderne.
Mêlé avec succès, à la fin de l’époque victorienne, au courant des jeunes humoristes aux côtés de Jerome K. Jerome, Conan Doyle et Mark Twain, de nos jours le nom d’Israel Zangwill reste surtout associé à cinq ouvrages qui lui valurent le nom
de « Dickens du Ghetto » (le mot « ghetto » étant à comprendre dans le sens large de peuple juif) : un roman, Les Enfants du Ghetto, et quatre recueils de nouvelles, Le Roi des Schnorrers, Grotesques et fantaisies, Rêveurs du Ghetto, Tragédies du Ghetto, Comédies du Ghetto.
Les personnages croqués par Zangwill sont en quête de leur appartenance, torturés par la dualité de leur identité juive qui les détermine comme membres d’une communauté à la fois culturelle et religieuse. Qu’il s’agisse de personnages réels (Spinoza) ou fictifs, ils ont tous un rapport conflictuel avec le judaïsme, où se mêlent amour et haine, attraction et répulsion, fascination et désir de fuite.
Tous ces personnages ont voulu, par leur exemple, leur rébellion, leur pensée libre et anticonformiste influer sur leur communauté, assouplir voir transgresser ses traditions. Par leur intermédiaire Zangwill pose à son lecteur – comme il se la posait à lui-même – cette lancinante question qui garde toute son actualité : que devient une religion, une foi, une histoire, une éthique, une société, devant l’ouverture, voire les séductions, des sociétés modernes multiculturelles, assimilatrices, offrant d’autres systèmes de pensée, d’autres identités ?
Tous ces héros connaissent un destin tragique et voient leurs idéaux brisés. Mais ce sont leurs idéaux mystiques, leurs tensions, leur courage, qui rendent si attachants ces « Rêveurs de rêves », ces utopistes marginaux, qui tentent désespérément de s’insérer dans le monde d’où ils sont issus tout en le réformant, de concilier leurs origines et leurs aspirations, leur passé juif et l’avenir du monde. "editionscomplexe

Partisan d’une solution diplomatique, qui refusa de considérer le choix de la Palestine comme un impératif et fut à l’origine d’un mouvement dissident de l’Organisation sioniste, l’Organisation territorialiste. Il revint au sionisme après la déclaration Balfour.

"C’est contre cette politique du 'courbe le dos et ne dis rien' qu’arrive à grand bruit le sionisme avec son : 'relève la tête et dis tout'. L’avènement du sionisme signifie la fin de l’époque des marranes et la renaissance de celle des Maccabées"

SHOLEM ALEICHEM

ASA
CLUB
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BIOGRAPHIE
PORTRAIT
LIRE
BIO
BUZIE
HA SI J'ETAIS RICHE

"Dieu, je sais que nous sommes ton peuple élu, mais
ne pourrais-tu pas choisir quelqu'un d'autre pour changer
un peu."


Sholem Aleichem ("la paix soit avec vous") est le pseudonyme le plus connu de l'écrivain et du rabbin Sholem Rabinovich. Il est considéré comme un auteur classique de l'humour dans la littérature yiddish et, par conséquent, comme le "Maître du rire juif".

Il a choisi ce pseudonyme puisque c'est le salut et la bénédiction de l'homme du peuple juif et il a préféré l'utiliser pour que ses parents et des connaissances ne le reconnaissent pas, ni ne critiquent ses écrits en hébreu.

Il est né à Periaslev, province de Poltava, en Russie, le 18 février ou le 2 mars 1859, selon le calendrier juif, c'est le 26 d'Adar en 5619. Il fut le troisième fils de Menachem Nahum Rabinovich et de Jaie Ester Zelding. Sa famille était une famille aisée, religieuse et passionnée de littérature hébraïque de la Haskala. Il a été élevé dans le shtetl Boronkov. Ce shtetl lui a servi d'inspiration pour écrire Kasrilevké, le shtetl imaginaire le plus célèbre de la littérature yiddish. Entre les années 1865 et 1872, il a débuté ses premières études judaïques. De retour à Periaslev, il a étudié avec des maîtres de la Guemara.
Après sa Bar-Mitsva, sa mère est morte du choléra et il est parti vivre dans la maison de ses grands-pères maternels à Kiev. Après un certain temps, il est revenu vivre avec son père et sa belle-mère, Jane. Le père était très admiré par Sholem Aleichem et il est devenu sa plus grande source d'inspiration. Ce fut également le cas de sa belle-mère, caractérisée dans l’œuvre Funem Yarid (Depuis le marché) comme une femme de mauvais caractère qui disait fréquemment des insultes. Depuis très jeune, il avait l'habitude d'imiter les voisins dans leur façon de marcher, de parler, en laissant libre cours à son imagination. Son père l'a encouragé dans la voix des études bibliques et déjà à 21 ans, il était rabbin à Lublin (1881-1883).
Ses oeuvres ont été nombreuses et ont été traduites en plusieurs langues et représentées dans des théâtres juifs et non juifs dans le monde entier. Elles contiennent des récits de la vie juive, des récits de la culture populaire juive, les proverbes populaires en yiddish d’où ressortent des sentiments et des pensées universelles.
Ses oeuvres engendrent aussi bien le rire que des pleurs au lecteur universel, sans restrictions adjectives, ni de limitations géographiques ou raciales. Sholem Aleichem avait l'habitude de dire "lajn iz guezunt, doktoirim heisn lajn" (rire est salutaire, les médecins recommandent de rire). C’est probablement cela qui l’a rendu si populaire.

Sholem Aleichem a décrit ainsi le shtetl, Kasrilevke et Boiberik le petit village où la majorité des Juifs résidaient, en montrant "la capacité de supporter, d’endurer et de survivre à toute sorte de calamités que la vie et les hommes lui apportent ; cependant, malgré le fait d’être très endolori, il ne perd pas la jovialité, le sourire, la plaisanterie, la plaisanterie pour adoucir les infortunes amères.”

Il a aussi décrit avec humour les migrations de la fin du XIXe siècle puisque les personnages du shtetl étaient à la recherche de nouveaux horizons, par exemple, l'Amérique où ils espéraient trouver des fortunes. Rappelons qu'ils venaient d'une époque de persécutions antisémites, de pogroms et de pauvreté.

Sholem Aleichem (l'humoriste) est considéré comme le petit-fils de la littérature yiddish. Il forme une trilogie avec Mendele Moicher Sfurim (le satirique), considéré comme le grand-père et Isaac Leibusch Peretz (l'humaniste), considéré comme le père. L'humour de S. Aleichem est différent de celui de Mendele puisqu'il contient moins d’amertume et d’ironie et beaucoup plus de rire. Les trois forment les classiques de la littérature yiddish. Mendele Moicher Sfurim et Sholem Aleichem ont peint leurs personnages seulement sous leur aspect juif, leur atmosphère, leur manière de s'habiller, leur manière de penser, leurs difficultés économiques, leurs coutumes, leurs fêtes, leur religiosité et insérés dans un climat hostile et incompréhensible. Mendele Moicher Sfurim a fait ressortir les défauts de la société juive de son temps. En revanche, Sholem Aleichem, en a fait une caricature sous une forme souriante et compréhensive. A I. L Peretz, au contraire des deux précédents, était intéressé par les réactions communes de caractère humain de toutes les personnes. À travers des personnages juifs, il a présenté des problèmes de caractère général, aussi bien psychologiques qu’éthiques.

Il a subi le pogrom de Kiev et quand lui et sa famille ont été sauvés, il a décidé d'écrire la première version de son Épitaphe et de s'établir aux Etats-Unis mais, auparavant, il part en pèlerinage dans des villes européennes comme Lemberg, Gênes et Londres.


A la fin de l’année 1906, il arrive à New York où il est reçu avec les honneurs par la communauté juive locale. Là-bas aussi, il gagne sa vie en lisant ses oeuvres en public.

En 1907, il a participé au Congrès Sioniste comme délégué des sionistes New-Yorkais et là il a trouvé pour la première fois le poète Jaim N. Bialik. Il a écrit deux oeuvres : "Der oisvurf" (l'homme vil) ou "Shmuel Posternak" et "Stempeniú" et la première série de "Motl Peisi dem Jazn" ( Motel, le Jazan).
En 1908, à Berlin, il a écrit la comédie "Haotzar" (Le trésor). Il a voyagé en Russie et a lu en public ses oeuvres dans de grandes et petites villes européennes (Berlin, Paris, Odessa, Chernovitz).


Il a vécu ses derniers jours dans le Bronx, un quartier new-yorkais. Le 4 mars 1916, dans le théâtre Metropolitan de Philadelphie, il a lu devant des milliers de personnes une oeuvre et les organisateurs de l'événement l'ont escroqué. Triste et endolori, il a cherché une consolation chez le peu d'amis qu’il avait encore et qui continuaient à lui rendre visite. Sa santé a empiré avec une insuffisance rénale et des problèmes cardiaques, à un tel point qu’il fut obligé de rester couché au lit.

Il meurt le 13 mai à 7 heures 29 entouré de sa femme, ses filles, son fils Numa, son gendre Berkovich, sa petite-fille Tamara, des amis et des docteurs. La veillée funèbre s'est prolongée durant deux jours dans la ville de New York. Le 15 mai, le 12 du mois de Yar, l'enterrement a eu lieu, auquel se sont présentés des personnes de tous les lieux. Il a été enterré provisoirement dans le cimetière de Brooklyn “Har Nebo”, avec l'espérance de le rapatrier à Kiev et de l'enterrer près de son père, après la guerre. Mais au bout de cinq ans, on l’a définitivement enterré dans le cimetière "Har Hakarmel" à Brooklyn, dans le secteur ouvrier, entre "Proste idn arbeter, mitn emesn folk." (Les Juifs travailleurs et simples, avec le vrai peuple), comme fut son dernier désir.

Ses dernières créations, la troisième partie de "Funem yarid" (Depuis la foire) et "Motl Peisi dem Jazn in Amerike", sont restées inachevées, mais elles ont quand même été publiées dans le journal "Var-Hait". On a aussi publié dans ce même journal le dernier conte de “Tevie del Milkhiker ”et " Haman et de Mordehaï ".

SHLOMO ANSKI


BIOGRAPHIE
YIDDISHPIEL
DIBBUK
ETUDE
THEATRE
PIECE
EXTRAIT


Shlomo An-Ski, de son vrai Chloïme-Zaïnvl Rapoport, est né à Tchachnik en Biélorussie en 1863. Membre dans sa jeunesse du groupe socialiste révolutionnaire des Narodniki, il passe plusieurs années en exil, notamment en France.
Il retourne en Russie en 1911, et choisit de se consacrer à l’ethnographie. Il organise plusieurs expéditions dans le "Yiddishland" russe, où il collecte tout ce qu’il peut d’un monde destiné à disparaître.
En 1917, il est élu à la Douma avant de devoir fuir l’U.R.S.S. C’est en Pologne qu’il reprend ses travaux d’ethnographe. Il finit sa courte vie en 1920, à Varsovie.
Son œuvre est pour partie ethnologique, pour partie littéraire ; sa pièce Entre deux mondes, connue sous le titre Le Dibbouk, fut créée à Moscou en 1921 par le théâtre hébraïque Habima, dans une mise en scène d’Eugène Vakhtangov.lebruitdesautres




Le drame DIBBOUK de Sholem An-ski, écrivain yiddish né en 1863 a Witebsk, est fondé sur des contes populaires juives, matériel ethnographique recueilli par l'auteur aux villages juifs lors de son voyage dans les régions de Volhynie et de Podolie, dans les années 1911-1914. L'un des drames les plus connus de la littérature yiddish du XXe siecle conte l'histoire du jeune étudiant de la yeshiva, Khanan, qui, apres sa mort, prend possession du corps de sa bien-aimée, Léa. En effet, encore avant sa naissance, Léa était promise en mariage a Khanan en vertu d'un arrangement entre les peres des jeunes gens. Ayant fait fortune, le pere de Léa, Reb Sender, oublie la promesse donnée au pere de Khanan et trouve un parti riche pour sa fille. Amoureux de Léa, Khanan meurt du chagrin, et son âme entre dans le corps de la jeune fille pour confirmer ainsi ses droits sur elle, droits immuables, garantis par Dieu.

IDA KAMINSKA


















Ida Kamińska (en yiddish : אידה קאַמינסקאַ) est une actrice polonaise, née le 4 septembre 1899 à Odessa et morte le 21 mai 1980 à New York

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Fille d’artistes, sa mère n’est autre que Esther Rachel Kaminska, grande comédienne de la scène yiddish, et son père, Abraham Izaak Kaminski, est réalisateur et producteur.  Elle a une sœur Regina, qui deviendra également comédienne, et un frère Josef, dont la carrière s’orientera vers la musique. Ida Kaminska commence sa carrière à l’âge de cinq ans sur scène. C’est à treize ans qu’elle fait ses premiers pas devant la caméra de Andrzej Marek pour «Mirele efros» (1912), un court-métrage polonais, également interprété par sa mère et sa sœur.
 Son parcours cinématographique est relativement brève, préférant le théâtre au septième art. En 1913, elle apparaît encore une fois aux cotés de sa sœur dans «Gots shtrof», sous la direction de leur père Abraham Izaak Kaminski, puis dans «Zayn vaybs man», avec Samuel Landau et Ajzyk Samberg. Ida Kaminska met sa carrière cinématographique entre parenthèses durant dix ans pendant lesquels elle éblouie de sa prestance la scène du théâtre juif polonais.
 Elle revient vers le cinéma en 1923 pour «Tkies Khaf», réalisé par Zygmunt Turkow, avec également Joseph Bulloff, un autre grand nom du théâtre yiddish et Jacob Mestel. Durant les quinze années suivantes, Ida Kaminska retourne à ses premières amours, le théâtre, puis joue en 1938 dans «On a haym», une adaptation de la célèbre pièce de théâtre écrite par le très prolifique Jacob Gordin, réalisé par Aleksander Marten, qui sera la dernière production polonaise tournée en langue yiddish.
 La seconde guerre mondiale éclate, n’ayant plus le droit d’exercer son métier, Ida Kaminska fuit son pays et se réfugie aux Etats-Unis. Elle revient en Pologne en 1945 et reprend ses activités théâtrales. En 1948, l’année ou l’état d’Israël proclame son indépendance, elle participe au premier documentaire mettant en avant des artistes juifs polonais, «The Jewish people live» et apparaît dans le film de Aleksander Ford «Ulica Graniczna» pour un petit rôle non crédité au générique. Le théâtre polonais reprend son essor et Ida Kaminska prend le chemin des planches durant dix-huit ans, voulant, dit elle rattraper le temps que tous les acteurs juifs polonais ont perdu lorsqu’ils ont été obligé de fuir ou de se cacher face au régime nazi. En 1965, elle est la vedette du «Miroir aux alouettes», un drame sur fond de seconde guerre mondiale, réalisé par Ján Kadár et Elmar Klos. L’actrice est nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice.
La statuette est finalement décernée à Elizabeth Taylor, mais le film reçoit l’Oscar du meilleur film étranger. À Cannes, lors du festival de 1968, Ida Kaminska et son partenaire Jozef Króner reçoivent une mention spéciale pour leur interprétation. En 1967, elle tourne, pour la première fois, pour la télévision polonaise «Czarna suknia» dirigée par Janusz Majewski. En 1969, de retour au USA, elle donne la réplique à Harry Belafonte, Zero Mostel et Eli Wallach, dans «The angel Levine» ou elle retrouve Ján Kadár derrière la caméra. Ce sera sa dernière apparition à l’écran. Ida Kaminska nous quitte le 21 mai 1980, à l’âge de quatre-vingt-un ans, des suites de complications cardiaques. Elle est enterrée dans la section des comédiens, dans le cimetière juif du Mont Hébron à Flushing, dans l’état de New York



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