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BEN SIRA



SAGESSE

"Abrège ton discours, beaucoup de choses en peu de mots."

"Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire."

"L'inquiétude amène la vieillesse avant le temps."

"La joie prolonge la vie."

"Sois prompt à écouter, et lent à donner une réponse."

"Que sait-il, celui qui n'a pas été tenté ?"

Histoire compliquée que celle du livre de Ben Sira : traduit en grec par le petit fils de l’auteur, perdu, puis retrouvé (au XIXe siècle seulement) dans sa langue originale, rejeté par le canon juif mais admis par l’Église

La Sagesse de ben Sira (dénommé aussi Ecclésiastique ou Siracide) a été écrit à Jérusalem vers 18o avant l'ère chrétienne.
Ce livre de sagesse cité dans le Talmud, qui contient aussi un résumé des grands épisodes bibliques, ainsi que des hymnes et des prières, est inclus dans la Bible catholique, mais il est considéré par les juifs et les protestants comme un livre apocryphe, extérieur au canon. Il a été connu pendant longtemps à travers la traduction grecque qu'en fit le petit-fils de l'auteur et qui a été incluse dans la Septante.
A la fin du dix-neuvième siècle, des fragments en langue originale, l'hébreu, furent retrouvés (notamment dans la genizah du Caire), et par la suite d'autres fragments vinrent s'ajouter aux premières feuilles identifiées. Si bien qu'aujourd'hui on dispose des deux tiers de l'ouvrage. Le volume propose pour la première fois une traduction intégrale de l'ensemble des fragments hébreux retrouvés à ce jour, dont les derniers ont été identifiés en 1988.
Des notes abondantes, surtout philologiques et historiques, accompagnent la traduction, et une introduction tente de présenter au lecteur un dossier complet concernant aussi bien la pensée contenue dans l'ouvrage, son histoire, que les problèmes que pose à l'historien l'interprétation. Le contexte oriental et méditerranéen des livres de sagesse dans lequel le recueil de Ben Sira s'inscrit fait l'objet d'une attention particulière, ainsi que les influences qu'il a exercées aux origines de la pensée rabbinique dans les premiers siècles de l'ère commune.decitre

C’est sous le titre L’Ecclésiastique ou la Sagesse de Ben Sira que parurent en 1898 et 1901 les deux tomes du texte hébraïque restitué, annoté et traduit par le rabbin Israël Lévi. L'ouvrage fut bientôt couronné par l'Institut.

La Sagesse de Ben Sira était, de tous les apocryphes, l’oeuvre la plus populaire et malgré l’interdiction talmudique d’utilisation à des fins homilétiques (Sanhédrîn 100 b), elle est souvent citée par le Talmud, comme plus tard par Saadia Gaone et Rabbeinou Nissim. Elle s’est cependant perdue vers le douzième siècle et l’on n’en connaissait que des fragments en grec et en syriaque. Israël Lévi réussit à en reconstituer les deux tiers à l’aide d’une étude critique de fragments découverts dans la Gueniza du Caire et publiés en 1891.

Dans une récente publication de la collection de la Pléiade, le Professeur Philonenko insiste sur l’importance de la période intersticielle entre la Bible et les écrits néo-testamentaires, dont fait partie la Sagesse. Il y voit essentiellement un chaînon du mouvement continu de pensée aboutissant au christianisme. Israël Lévi, tout en soulignant l’aspect juif de l’oeuvre, mettait également en relief les apports philosophiques du paganisme. Au-delà de l’aspect spécifiquement juif, c’est sur cette ambiguïté qu’insistait Israël Lévi dans ses nombreux articles et conférences consacrés à Ben Sira.judaisme

la seule certitude qu'on peut tirer du texte est que Ben Sira était un érudit, un scribe versé dans la Loi, et particulièrement dans ce qu'on a appelé plus tard les livres sapientiaux

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