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RABBENOU TAM


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AKADEM
RACHI
CROISADE


Rabbénou Tam fut l'élève de son père R. Méïr ben Chémouel, d son frère Chémouel ben Méïr et de Yaâqov ben Chichone, lui-même élève de Rachi.
Il est le petit-fils de Rachi et sa femme Myriam était la soeur de R. Chichone ben Yossef de Falaise.
Il vécut à Ramerupt, partageant sa vie entre l'étude dans sa yeshiva, la présidence du beit dine, un rôle très important de conduite des communautés, des échanges de lettres avec les plus grands talmidéi 'hakhamim du monde qui le consultaient sur des questions de halakha, son activité professionnelle de vigneron et de prêteur d'argent. Il subit les effets terribles du passage de la seconde Croisade le second jour de Chavouôte 1147 ; on trouve la description de ce pogrome (destruction des habitations et de rouleaux de la Torah, meurtres et sauvetage miraculeux du Rav) dans les récits de R. Ephraïm ben Yaâqov de Bonn. Rabbénou Tam quitta ensuite Ramerupt.
Les étudiants venaient à son beit ha middrash du monde entier et répandaient son enseignement ensuite. Il forma de grands Sages comme R. Eliêzer ben Chémouel de Mets, R. 'Hayim ben 'Hananel, R. Moché ben Avraham de Pontoise, R. Yom Tov ben Yits'haq de Joigny, R. Yossef Békhor Chor d'Orléans. On le voit, la partie nord de la France fut le foyer de nombreuses et brillantes communautés, et ces villages et villages n'ont pas connaissance de la grandeur de leur patrimoine juif qui est connu dans le monde entier et elle ne le glorifient pas. Elles ignorent même combien elles y perdent.
Il était aussi célèbre par ses disputes halakhiques et l'autorité qu'il voulait imposer par là à d'autres communautés, ce qui n'était pas l'usage à l'époque. R. Avraham ben David de Posquières s'opposa vigoureusement à lui sur ce point. Il faut se rappeler que Rachi lui-même avait défendu vigoureusement le principe de l'autonomie de chaque béit dine (tribulal rabbinique) sur sa propre ville et ne prétendait nullement régenter les autres.
L'oeuvre connue de lui est principalement ses tossafotes introduits dans les éditions du Talmud de Bavel, ses écrits et controverses de grammairien, son livre de Chéélotes ou téchouvotes (réponses à des consultations halakhiques) intitulé Séfer ha Yachar, un commentaire sur le livre de Yov (Job), de nombreux poèmes dont un remarquable sur l'enseignement des téâmim que j'utilise à ce sujet. Il commence par ces mots : Eloqim li maghén, béyadi tsar miguén, bé hétivi naguén mélakhim oumécharétim (Eloqim me protège, et il éloigne de moi tous les tourments ; je ferai de mon mieux pour enseigner les règles du chant des téâmim au sujet des signes de ponctuation, les mélakhim; et des signes qui les accompagnent, les mécharétim).
modia

YAÂQOV Bèn Mèir, (Rabbènou Tam)
né à Ramerupt (France) en 1100, mort à Troyes en 1171

tossafiste, éminent talmudiste et enseignant, fils de R' Méir ben Shmuel. Il gagne largement sa vie comme marchant et financier, et parmi ses employés se trouvent de nombreux Juifs ainsi que des serviteurs non Juifs. Il étudie avec son père et son frère aîné, Rashbam, et est acclamé comme un prodige. Des étudiants de renom viennent dans son académie de Ramerupt où il délivre des discours talmudiques très écoutés. Ses conférences servent de base aux fameux commentaires talmudiques, Tosafos, additions. Parmi ses quatre-vingts éminents élèves, se trouvent R' Hayim Cohen, R' Eliezer de Metz et R' Shimshon de Sens. Rabbènou Tam est cité comme la lumière du monde, et sa méthode d'enseignement est universellement acceptée par l'école tosaffiste achkénaze pendant des siècles. Certains de ses Responsa sont réunis dans le Sefer HaYashar. Grand penseur d'une puissante personnalité, il est reconnu pour le respect de ses convictions, et appelé le géant de sa génération dans tous les aspects de la Tora et dans tous les règlements sur la manière de vivre en général. Il compose de nombreux hymnes liturgiques à la manière achkénaze, mais, à l'occasion, il tente la méthode sépharade en appliquant scrupuleusement leur rythme particulier et en approuvant l'introduction des piyoutim dans la liturgie. Rabbènou Tam ne peut échapper à la tourmente de son époque, et, pendant Chavouot 1146, les Croisés entrent à Ramerupt, pillent sa maison, prennent tous ses avoirs, profanent un rouleau de la Tora, et plantent cinq couteaux dans sa tête. Miraculeusement, un noble qui le reconnaît le sauve en promettant à la meute enragée de convertir le rabbin au Christianisme. Le 20 Sivan 1171, une loi sanglante promulgue l'incendie de toutes les synagogues de la ville, et Rabbènou Tam décrète cette date comme jour de jeûne pour toutes les générations. rabbinat

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