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NIELS BOHR

PRIX NOBEL 1922
PORTRAIT
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MODELE
HARALD
ATOME
EINSTEIN


Lors d'un débat, Niels Bohr se disputait avec Albert Einstein à propos de la réalité de la physique quantique. À un moment donné Einstein, excédé, jeta à Niels Bohr "Dieu ne joue pas aux dés!", ce à quoi Bohr répondit "Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire"

"Votre théorie est folle, mais elle ne l'est pas assez pour être vraie"

"Quiconque n'est pas choqué par la théorie quantique ne la comprend pas."


Niels Bohr (1885 - 1962)

Physicien danois connu pour sa contribution à la physique nucléaire et à la compréhension de la structure de l'atome et à l'interprétation de la théorie quantique.


Né à Copenhague, Bohr entre en 1912 au laboratoire de Rutherford à Manchester. La théorie de Bohr sur la structure atomique, pour laquelle il recevra le prix Nobel de physique en 1922, est publiée entre 1913 et 1915. Son travail s'inspire du modèle de l'atome de Rutherford, dans lequel l'atome est considéré comme formé d'un noyau compact entouré d'un essaim d'électrons. Le modèle atomique de Bohr utilise la théorie quantique et la constante de Planck (le rapport entre la taille du quantum et la fréquence du rayonnement). Le modèle pose en principe que l'atome n'émet de rayonnement électromagnétique que lorsqu'un électron transite d'un niveau quantique à un autre. Ce modèle a contribué énormément aux développements ultérieurs de la physique atomique théorique.

En 1916, Bohr rejoint l'université de Copenhague pour y travailler comme professeur de physique et, en 1920, il devient directeur de l'Institut de physique théorique nouvellement créé à l'université. Cet institut deviendra, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le centre d'une activité théorique remarquable et verra naître les développements les plus féconds de la théorie quantique. Pour lever un certain nombre de difficultés de cette théorie, Bohr élabore plusieurs principes. Le principe dit de correspondance permet d'établir un passage entre la physique classique et la physique quantique. Le principe dit de complémentarité vise à dépasser l'impossible description simultanée des objets quantiques comme étant des ondes et des particules. Les travaux de Bohr conduisent au développement du concept selon lequel les électrons sont répartis par couches et les propriétés chimiques d'un atome sont déterminées par les seuls électrons situés dans la couche périphérique. En 1939, il se rend compte de l'importance des expériences de fission menées par les savants allemands Otto Hahn et Fritz Strassmann. Aux États-Unis, lors d'une conférence, il convainc les physiciens de l'importance de ces expériences. Il démontre plus tard que l'uranium-235 est l'isotope de l'uranium qui subit la fission nucléaire. Il retourne alors au Danemark, où il est forcé de rester après l'occupation allemande du pays en 1940. Il finit cependant par s'enfuir aux États-Unis, où il participe à la réalisation de la première bombe atomique (projet Manhattan), à Los Alamos (Nouveau-Mexique). Il s'opposera cependant au caractère secret de ce projet, redoutant les conséquences potentiellement négatives de ce développement inquiétant.isimabomba


Il élabore un modèle de la structure de l'atome en proposant qu'un atome a des niveaux d'énergie sur lesquels les électrons tournent autour du noyau. Ces niveaux sont tous distincts les uns des autres, on en compte sept et le nombre d'électron varie selon le niveau. Comme par exemple, le premier niveau peut contenir deux électrons, le deuxième peut en avoir huit, etc. Un électron situé sur le premier niveau circulaire de l'atome d'hydrogène dans son milieu naturel a une unité de moment magnétique, soit l'équation : UB = eh/2m. Ce qui veut dire que nous pouvons calculer l'énergie de l'électron avec cette équation. Ces niveaux d'énergie sont tous stables. Il est possible de calculer l'énergie dégagée de ces niveaux ainsi que le nombre de quanta correspondant à l'action des électrons. Sur ces trajectoires, les électrons ne rayonnent pas. Niels Bohr a élaboré une théorie permettant l'interprétation spectroscopique de l'atome d'hydrogène. Il affirme qu'un électron qui reçoit de l'énergie de l'extérieur (ex. : chaleur) devient excité et passe à un niveau supérieur. Plus l'électron reçoit de l'énergie, plus il monte. L'électron qui a été propulsé sur un autre niveau veut revenir à son niveau initial. Pour revenir, il libère toute l'énergie qu'il avait accumulée sous forme de lumière. L'intensité de lumière varie selon la quantité d'énergie libérée. Les couleurs peuvent passer de l'infrarouge à l'ultraviolet. Sa théorie suppose que l'électron ne peut se trouver entre deux niveaux.mendeleiev cyberscol


Lire sur automatesintelligents :
Pourra-t-on sauver le soldat Niels Bohr ?
par Jean-Paul Baquiast

Shariar Afshar persiste à mettre en défaut le principe de complémentarité de Bohr

Il affirme avoir réalisé un dispositif qui met en échec le célèbre principe de complémentarité de Niels Bohr, selon lequel une particule peut se comporter, soit comme une particule, soit comme une onde, mais ne peut être observée présentant les deux propriétés simultanément. Il s'agit d'un principe fondamental de la physique quantique, mis en évidence pour la première fois par la célèbre expérience des fentes de Young.

GEORG BRANDES

Nietzsche
PORTRAIT
REVUE
DANOIS



georg Brandes


Ecrivain danois et l'un des plus grands critiques littéraires des temps modernes
Né à Copenhague le 04 février 1842
Décédé le 19 février 1927



"Il est vain d'envoyer des armées contre des idées "

"Il faut du courage pour avoir du talent."

"Le fait qu'une littérature ne mette rien en discussion signifie qu'elle est en train de perdre toute signification.”



Le 29 mars 1915, il écrit à Georges Clémenceau :" Mon éducation est française. Bien que j’aie cherché et puisé des connaissances en beaucoup d’endroits, partout où cela m’a été possible, la forme qu’ont revêtue ces connaissances, mon éducation, à proprement parler, je la dois à la France et je n’ai vécu plus volontiers dans aucun autre pays."fabula


Critique et universitaire, Georg Brandes a une influence incommensurable sur la littérature danoise depuis les années 1870.
Issu d'une famille juive, il obtient son diplôme à l'Université de Copenhague en 1864. A 30 ans, il rédige les principes du nouveau réalisme et du naturalisme, tout en condamnant l'écriture hyper-esthétique. Selon lui, la littérature doit être l'organe de la pensée libre et du progrès de l'humanité. Convaincu que la critique littéraire est un art et non une science, il devient maître de conférence et critique, et inspiré par Sainte-Beuve et Hippolyte Taine, il se détourne de la philosophie hégélienne. 'Main Currents in 19th Century Literature', son oeuvre principale, fait de la Révolution Française la raison de l'excellence allemande et française en arts. Il subit l'influence de Nietzsche et adhère au 'radicalisme aristocratique' ; il publie quelques biographies détaillées de Shakespeare, Kierkegaard, Goethe, Voltaire et Michel-Ange. A l'heure de sa mort, ce sont ces oeuvres biographiques qui restent, sa méthode critique étant dépassée evene

Georg Brandes est l'un des principaux fondateurs de la littérature comparée, et l'un des premiers à avoir vu dans la littérature européenne un ensemble cohérent. Au tournant du 19 e et du 20 e siècle, il écrit également de nombreux articles où s'exprime son engagement politique,tant dans son pays que sur le plan international .Il défend la démocratie, la liberté individuelle et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Autour de 1900, il est l'un des critiques littéraires les plus influents d'Europe et un analyste politique perspicace.
En France, il soutient les dreyfusards. Dans le contexte de l'affaire Dreyfus, il se lie d'amitié avec Georges Clémenceau.
Georg Brandes a consacré des études à la plupart des pays d'Europe, aussi bien à leurs littératures qu'à leurs cultures, leurs histoires ou leurs situations politiques. Mais les pays qu'il connaît le mieux, et où il avait les plus nombreux contacts, sont la France , l'Allemagne et l'Angleterre.
...
En France, aujourd'hui, Georg Brandes est tombé dans un certain oubli, alors que ses œuvres sont toujours régulièrement rééditées, par exemple, en Allemagne. Il nous paraît donc important d'attirer à nouveau l'attention sur l'œuvre littéraire et politique d'un homme qui a passionnément aimé la France et en connaissait très bien tous les aspects. uni nancy

Mais à cause de ses origines juives, de son athéisme affiché et de ses opinions plutôt radicales, il se vit bientôt refuser la chaire d'esthétique à l'université, et fut contraint de séjourner cinq ans à Berlin à partir de 1877. Lorsqu'il revint au Danemark, un groupe d'admirateurs lui assura un traitement annuel en échange de cours privés et sa renommée se propagea alors dans les milieux intellectuels de son pays mais aussi à l'étranger. Avec la montée au pouvoir des libéraux en 1892, il se vit allouer une pension gouvernementale importante et, en 1902, il obtint enfin la chaire d'esthétique, même s'il restait toujours aussi controversé. Lorsqu'il disparut, il laissa derrière lui trente-trois ouvrages dont des livres historiques, des biographies et des travaux critiques. encarta


Au cours des années 1870-1880, un nouvel esprit souffle au Danemark. Dans beaucoup de domaines, l’idéalisme chrétien cède temporairement le pas devant le positivisme triomphant. L’animateur et le chef incontesté de ce puissant mouvement fut le grand critique Georg Brandes (de son vrai nom Morris Cohen). Parmi ses nombreux écrits :

«... éclate comme une bombe une série de conférences faites à partir de novembre 1870, sur le thème Les grands courants de la littérature européenne du XIXe siècle. Il va en résulter un bouleversement inouï et sans équivalent ailleurs en Europe, qui fera basculer tout soudainement les lettres du Nord dans la modernité. En vérité, je ne vois pas de manifestation littéraire, où et quand que ce soit, qui puisse se flatter d’un pareil retentissement. Ces conférences seront progressivement publiées entre 1872 et 1890 et elles demeurent dignes d’être lues, et sont réellement exemplaires. »
Régis BOYER


Lire : Georg Brandes pere de la litterature comparee
Regis Boyer

ERIK ERIKSON


BIO
INSTITUT



Dans l’histoire des idées en psychologie, on aura retenu qu’il est «l’architecte de l’identité», Sa théorie sur les huit âges de l’homme est sans doute ce qui, dans l’ensemble de sa pensée, est le plus souvent enseigné (quoique passablement ignoré par les jeunes générations). En 1950, Erikson présente les huit stades du cycle vital humain dans un chapitre de l’ouvrage Enfance et société.


Après Carl Jung et Charlotte Bühler, il est parmi les premiers à décrire des stades de la vie adulte, ne faisant pas s’achever le développement de la personne à la fin de l’adolescence. ledevoir


La psychanalyse culturelle se démarque nettement des idées de Sigmund Freud. Elle retire ce que celui-ci met sur le compte du biologique pour l'imputer au social. Les théories d'Erikson sont tirées d'enquêtes sur le terrain et de consultations d'enfants. Ses ouvrages servent de référence théorique dans la pratique de Bruno Bettelheim.

Selon Erikson, le développement émotif du nourrisson résulte d'un sentiment de confiance envers lui-même, l'adulte et l'environnement. Ce sentiment de confiance se développe durant la première année d'existence alors que le nourrisson est totalement dépendant de sa mère. L'enfant apprend à faire confiance aux autres en fonction du degré de satisfaction de ses besoins essentiels. Si sa faim est toujours apaisée dans un délai raisonnable, il acquerra un sentiment de confiance envers ceux qui prennent soin de lui.

Dans "Enfance et Société", Erikson écrit, en parlant de la phase d'opposition des enfants de 1 à 3 ans : "Apprendre à se contrôler tout en conservant l'estime de soi produit un sentiment permanent d'enthousiasme et de fierté ; sentir qu'on a perdu la maîtrise de soi et qu'on est entre les mains d'autrui engendre une tendance durable au doute et à la culpabilité".doctissimo


Lorsque Freud s'est exprimé à propos des Américains, c'était généralement pour dire sa grande méfiance quant à ce qu'ils pourraient faire de la psychanalyse. Certains exégètes freudiens ont apporté des nuances à ces affirmations de Freud en faisant aussi valoir la fascination qu'il avait pour l'Amérique. Quoiqu'il en soit, la psychanalyse s'est essentiellement développée aux États-Unis grâce à l'afflux des immigrants européens fuyant la montée du nazisme et l'approche de la deuxième guerre mondiale. Ces immigrants, parmi lesquels se trouvaient certains des psychanalystes les plus brillants de leur époque, ont entraîné un déplacement du centre de gravité du monde psychanalytique du vieux continent vers la riche et puissante Amérique. Si aujourd'hui la psychanalyse américaine semble avoir perdu du terrain au profit de la pharmacologie et des sciences cognitives, c'est après avoir connu une période de gloire comme on en a rarement vu.


Erik H. Erikson (1902-1994) est né à Copenhague d'une mère juive et de père inconnu. Il vécut en Allemagne chez son beau-père Dr Theodore Homberger dont il délaissera plus tard le nom pour se renommer Erik fils d'Erik. Après quelques années d'errance, il trouve un travail à Vienne avec son ami Peter Blos en tant que professeur dans l'école dirigée par Dorothy Burlingham et que fréquentait plusieurs enfants d'analystes. Il reçut sa formation analytique à l'institut de Vienne et fut analysé sur le divan de Anna Freud.

En 1933, Erikson devenu chef de famille quitte l'Europe pour des raisons politiques et s'installe aux États-Unis où il occupera tout au long de sa vie divers postes d'enseignant dans des universités prestigieuses. Dans les années cinquante il quittera temporairement le milieu universitaire parce qu'il refusera de se plier aux exigences promulguées par le célèbre McCarthy, défendant la liberté de penser. Il effectua aussi, en parallèle à son enseignement, des recherches anthropologiques qui allaient alimenter son œuvre psychanalytique.

Erikson, qui se situe très proche de la Psychologie du Moi, a connu un vif succès en élargissant le point de vue analytique pour considérer l'ensemble de la société et de la culture. Il a contribué à donner à la psychobiographie ses lettres de noblesse et a proposé une vision d'ensemble du développement de l'être humain. Son œuvre la plus célèbre demeure Enfance et Société qui délimite bien son champ d'investigation.globetrotter



Erikson apporte trois contributions majeures à l’étude du moi. Les voici :

Le développement de l’identité personnelle se poursuit pendant la vie entière. Le moi est changeant et réceptif.

Il existe, outre les quatre étapes du développement psychosexuel décrites par Freud, des stades psychosociaux du développement du moi. À chaque stade, l’individu doit établir de nouvelles orientations, importantes pour lui-même et pour son monde social. Aspect positif, les échecs à l’un des stades antérieurs du développement peuvent être corrigés par des succès à des stades ultérieurs.

Il y a huit âges dans le cycle de la vie humaine, auxquels correspondent huit stades psychologiques majeurs bipolaires. Chaque stade a une composante positive et une composante négative. Le choix s’effectue sous l’influence de l'interaction sociale : interaction de l’individu avec lui-même et avec son environnement. Erikson prend en considération le rôle que la société et le sujet lui-même jouent dans la formation et les modifications successives de la personnalité et du moi. En mettant l’accent sur les problèmes propres aux adolescents et aux adultes, Erikson relativise ainsi l’importance des conflits de l’enfance et l’influence des parents. licorne

BEN R. MOTTELSON


PRIX NOBEL
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9 juillet 1926 - Physicien américano-danois. Il est colauréat avec Aage Niels Bohr et James Rainwater du prix Nobel de physique de 1975

Pour avoir proposé, le modèle collectif du noyau atomique qui permet de rendre compte des moments quadripolaires élevés constatés expérimentalement

AAGE BOHR






PRIX NOBEL












Aage Niels Bohr (19 juin 1922 à Copenhague, Danemark - 8 septembre 2009)  fils de Niels Bohr est un physicien danois. Il est colauréat avec Ben Roy Mottelson et James Rainwater du prix Nobel de physique de 1975   pour leur découverte du lien entre le mouvement collectif et le mouvement des particules dans le noyau atomique et le développement de la théorie sur la structure du noyau atomique s'appuyant sur ce lien


En octobre 1943, son père est contraint de fuir le Danemark pour éviter d’être arrêté par les Nazis et toute la famille parvient à trouver refuge en Suède, où elle fut très chaudement accueillie. Après un passage en Grande-Bretagne, où Niels Bohr est informé du projet Manhattan, il est invité avec son fils Aage à se joindre à l’équipe de recherche de Robert Oppenheimer à Los Alamos. Le père et le fils arrivent aux États-Unis le 6 décembre 1943. À partir de 1948, Aage Niels Bohr entame un travail de longue haleine avec ses collègues américain Ben Mottelson et Leo James Rainwater pour faire le point des connaissances concernant la structure nucléaire. En 1954, il soutient sa thèse de doctorat à l'Université de Copenhague. Il y expose la théorie relative au mouvement du noyau, théorie influencée par les travaux de Mottelson et de Rainwater. Elle permet d’expliquer de nombreuses propriétés du noyau, montrant notamment que les particules tournent autour du noyau en le déformant selon un ellipsoïde. (Wiki )


https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-prix-nobel-physique-aage-niels-bohr-decede-20455/
 Curieux destin que celui de Aage Niels Bohr. Né à Copenhague le 19 juin 1922, il pouvait se targuer d'avoir eu, enfant, plusieurs « oncles » prix Nobel de physique qui passaient souvent dans la maison de son père. Comme beaucoup d'enfants, il appelait ainsi les amis de la famille et il a ainsi vu passer oncle Heisenberg et oncle Pauli, pour ne citer que ceux-là. Il faut dire que Aage Bohr n'était pas le fils de n'importe qui mais de Niels Bohr, le mentor de toute une génération de créateurs de la physique quantique et lui-même prix Nobel de physique.
 Sa grand-mère paternelle étant issue d'une riche famille juive danoise, Aage et son père finirent pas quitter le Danemark en 1943 avec toute la famille, en partie pour éviter d'être inquiétés par les persécutions des Nazis. Aage Bohr interrompit donc momentanément les études qu'il avait entreprises à l'université de Copenhague en 1941 et il suivit son père à Los Alamos en 1944. Il faut dire que Niels Bohr avait proposé l'un des premiers modèles du noyau, celui de la goutte liquide et il fut le premier à donner avec John Wheeler une théorie de la fission nucléaire. Richard Feynman raconte dans Vous voulez rire, Monsieur Feynman ! comment, alors tout jeune docteur en physique à Los Alamos, il avait été médusé de voir Aage Bohr l'aborder à la demande de son père qui voulait lui parler personnellement. Il faut dire que lorsqu'il parlait de physique, Feynman oubliait comme par enchantement à qui il avait affaire et n'hésitait pas à contredire son interlocuteur sans prendre de gants. Niels Bohr était en effet agacé de la déférence à son égard ce qui l'empêchait de savoir si ce que lui et son fils proposaient pour améliorer l'efficacité de la bombe atomique étaient des absurdités ou non.
Il est clair que dans un tel contexte, Aage Bohr ne pouvait que devenir un physicien nucléaire de tout premier plan... En 1946, il décrocha son master en physique avant de se tourner vers des travaux sur la structure des noyaux qui lui vaudront le Prix Nobel de physique en 1975 avec son collègue et ami Ben Roy Mottelson. Entre-temps, après son doctorat, il effectua un séjour à l'Institute for Advance Study de Princeton en 1948 et il travailla avec Isidor Isaac Rabi à l'université de Columbia de 1949 à 1950. Revenu à l'université de Copenhague en 1956, il succéda à son père à la tête de l'Institut de Physique Théorique portant son nom.




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