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BRONISLAW GEREMEK


PARLEMENT
PORTRAIT


Il a été l'un des principaux artisans des transformations démocratiques qui ont précipité la chute du communisme en Europe de l'Est.



"Après avoir fait l'Europe, nous devons faire maintenant les Européens. Sinon, nous risquons de la perdre"

"Il faut mettre les choses en doute, tout d’abord en posant le problème de l’histoire de la civilisation européenne. Parce que je crois, non seulement en tant qu’historien, mais aussi en tant qu’Européen, que le problème de l’Europe, de la civilisation européenne, et de l’identité européenne, touche au problème de la mémoire… "Prof. Bronisław Geremek, Titulaire de la Chaire de Civilisation européenne

"La faiblesse des démocraties dans les sociétés post-communistes ne vient pas de ce qui s'est passé avant leur entrée dans le communisme. Le fait fondamental a été la suppression de l'économie de marché, suppression qui détruit les rapports entre les hommes. Le communisme était fondé sur la passivité de la société. Il arrive à l'humanité de s'engager dans des voies sans issues: le communisme était l'une d'elles." Colloque l'expérience de la liberté (Mexico 1990)


Bronislaw Geremek, spécialiste de l'histoire médiévale française et homme politique polonais, est mort dimanche 13 juillet 2008 dans un accident de voiture à l'âge de 76 ans.L'un des membres fondateurs du syndicat Solidarité et proche conseiller de Lech Walesa, son chef historique, il avait appartenu à un petit noyau d'intellectuels prônant, dès les années 1970, une opposition non-violente au régime totalitaire imposé à la Pologne par l'Union soviétique le figaro



Geremek, Bronisław (1932-2008), historien et homme politique polonais.

Un intellectuel francophile

Né à Varsovie, dans une famille intellectuelle juive, Bronisław Geremek grandit au sein du ghetto de Varsovie. Il parvient à le quitter en 1943 avec sa mère, tandis que son frère aîné survit à la déportation à Bergen-Belsen et que son père meurt à Auschwitz.

De retour à Varsovie en 1948, Bronisław Geremek termine ses études secondaires. Il étudie l’histoire à l’université de sa ville natale ainsi qu’à l’École pratique des hautes études à Paris, où il séjourne à plusieurs reprises, en 1956, 1957 et 1962, grâce à des bourses du gouvernement français. D’abord attiré par l’histoire contemporaine, il préfère se consacrer à l’histoire du Moyen Âge, moins soumise au dogmatisme marxiste. Fin 1962, il prend la direction du Centre de civilisation polonaise qui vient d’être créé à la Sorbonne. Fervent lecteur de l’école des Annales, il s’intéresse aux travaux de Marc Bloch, qu’il considère comme son maître spirituel, Fernand Braudel, Lucien Febvre et Henri Pirenne et devient l’ami des médiévistes Jacques Le Goff et Georges Duby.

L’historien de la marginalité

À une époque où ce sujet ne rencontre que l’indifférence des historiens, Bronisław Geremek se tourne vers l’étude de la pauvreté. Passionné par l’histoire des mentalités, il se spécialise dans l’histoire sociale, celle de la délinquance, de l’exclusion et de la marginalité. Sa thèse sur les Marginaux parisiens aux xive et xve siècles, soutenue en 1972, est publiée en France en 1976. Par la suite, ses principaux ouvrages déclinent cette thématique : Truands et misérables dans l’Europe moderne 1350-1600 (1980), Inutiles au monde. Vagabonds et marginaux en Europe aux xive et xve siècles (1980), Salariat dans l’artisanat aux xive et xve siècles. Étude sur le marché de la main d’œuvre au Moyen Âge (1982), la Potence ou la Pitié. L’Europe et les pauvres du Moyen Âge à nos jours (1987) et les Fils de Caïn. L’Image des pauvres et des vagabonds dans la littérature du xve au xviie siècles (1991). Enseignant à l’université de Varsovie de 1965 à 1980, il occupe en 1993 la chaire internationale du Collège de France « Histoire sociale : exclusions et solidarités ». En 2002, il reçoit le Grand Prix de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre en langue française.

L’engagement politique aux côtés de Solidarité

Lecteur des ouvrages fondateurs du marxisme à partir de 1948, Bronisław Geremek adhère au Parti ouvrier unifié polonais (POUP) en 1950. Il le quitte après l’intervention soviétique contre le Printemps de Prague en 1968. En 1980, il se rend sur les chantiers de Gdansk en grève, en compagnie de Tadeusz Mazowiecki, afin de sceller l’alliance entre intellectuels et ouvriers et participe aux négociations qui conduisent à la signature des accords de Gdansk (31 août 1980) et à la création du syndicat Solidarité. Bronisław Geremek devient le conseiller personnel de Lech Walęsła. À la suite de la proclamation de l’état de guerre par le général Jaruzelski (13 décembre 1981), Bronisław Geremek est emprisonné jusqu’en décembre 1982. En 1989, lors des négociations de la Table ronde, il est l’un des principaux médiateurs entre le gouvernement et Solidarité. À la suite des élections de juin 1989, Bronisław Geremek préside le groupe parlementaire de Solidarité, la commission de réforme de la Constitution et la commission des Affaires étrangères de la Diète. Après son départ de Solidarité en 1990, il adhère à l’Union des libertés (UW).

Ministre des Affaires étrangères de Pologne (1997-2000)

Après la victoire de l’Alliance électorale Solidarité (AWS) aux élections législatives de 1997 et la formation d’une coalition de centre-droit entre l’AWS et UW sous la direction de Jerzy Buzek, Bronisław Geremek devient ministre des Affaires étrangères. En cette qualité, il préside l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 1998 et se prononce pour une adhésion rapide de la Pologne à l’Union européenne (UE). La rupture de la coalition AWS/UW en juin 2000 entraîne la fin de son mandat. Il préside alors la Commission parlementaire polonaise pour le droit européen. En décembre 2000, il est élu président de l’UW, mais il renonce à cette fonction après la défaite de l’UW lors des élections législatives de septembre 2001 – avec 3,3 p. 100 des voix, le parti est en dessous de la clause des 5 p. 100. Au lendemain de l’entrée de la Pologne dans l’UE, en mai 2004, il est élu au Parlement européen et siège au sein du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE), au centre de l'échiquier politique européen.

Bronisław Geremek revient sur son itinéraire d’intellectuel engagé dans la Rupture. La Pologne du communisme à la démocratie (1991)et l’Historien et le Politique(1999).
encarta


Conference sur Marc Bloch par B. Geremek
Cet article est le texte de la conférence qu’aurait du prononcer l’historien polonais médiéviste Bronislaw Geremek, lors de la Conférence Marc Bloch en 1986, qui clôturait le colloque consacré au 100ème anniversaire de la naissance de Marc Bloch. En l’absence de son auteur, empêché par la situation polonaise de se rendre à Paris, c’est Jacques Le Goff qui a lu ce texte. Bronislaw Geremek fut conseiller de Lech Walesa et ministre des Affaires étrangères de Pologne (1997- 2000).

ISAAC ABRAVANEL


I.ABRAVANEL
1492
DON ISAAC
INSTITUT
LIVRE
BIO
TEXTE
DECRET
SITE


Juif et homme d’état
(1437-1508)
Don Isaac ben Yehouda Abravanel, membre de la célèbre
famille Abravanel, est un homme d’état, philosophe,
commentateur biblique et grand financier juif.



Lorsque, vers 1506, presque au terme de sa vie, Abravanel rédige ses commentaires sur les quatre premiers livres bibliques, il a connu plusieurs fois la gloire et la fortune, puis la disgrâce et l’exil. Homme politique et financier des rois du Portugal, d’Espagne, de Naples, enfin des très puissants doges de Venise, il fut aussi l’ardent défenseur de sa communauté et, dans cette période qui connut l’expulsion des juifs, il œuvra avec une ténacité sans faille pour la sauvegarde de sa religion.
Grand commentateur du Guide des égarés de Maïmonide, son exégèse biblique s’appuie autant sur les maîtres de la tradition, le Talmud, le Midrach, que sur une connaissance très approfondie de la philosophie – d’Aristote notamment –, ainsi que des penseurs de l’islam Avicenne et Averroès.
Auprès de Maïmonide, Nahmanide, Juda Halévy, il est l’une des figures majeures du judaïsme ibérique médiéval. Son commentaire de la Bible est considéré comme un classique.verdier

(1437-1508). Originaire du Portugal (Lisbonne). Rabbin, talmudiste, philosophe et exé-gète, il fut également commerçant et hom-me d’État. Trésorier du roi du Portugal et accusé de complot, il se réfugia en Castille où il fut nommé collecteur d’impôts et administrateur de l’armée par le roi Ferdinand. Il participa au financement du voyage de Christophe Colomb. À la suite de l’Expulsion d’Espagne, après avoir lutté pour renverser la décision des rois catholiques, il décida de se réfugier en Italie où il occupa le poste de trésorier du roi de Naples. Chassé de cette ville, il mourut à Venise. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Mah’yéné Haychouh’a (Les sources salutaires); Yéchouh’ot Méchiho (Les secours du Sauveur); Machmiah’ yéchouh’a (Proclamation de la rédemption), tous trois sur le messianisme; H’atéret zékénim (Couronne des vieillards) sur la providence divine; Nifla’ot Élokim (Les merveilles de D’ieu); Mirkévét hamishné (Le second char), de nombreux commentaires bibliques; Chamayïm hadachim (De nouveaux cieux) sur la création du monde; Nahalat Avot (Héritage des Pères), un commentaire sur le Traité des Principes; Tsédék h’olamim (Justice éternelle) et Yémot h’olam (Les jours antiques). Son œuvre s’appuie sur une perspective politique et historico-théologique où domine une vision cataclysmique de l’Histoire. L’Expulsion d’Espagne est annonciatrice de la rédemption qui s’effectuera en trois phases: la vengeance de D’ieu sur les Chrétiens et les Musulmans, le retour des dix tribus d’Israël et la résurrection des morts.

Lire sur lamed : Texte de Don Isaac Abravanel
... En l'année de mizara Yisrael (" Celui qui a dispersé Israël " Jérémie 31, 9) [le nombre 252, c'est à dire 5252, ou 1492, est la valeur numérique (guematria) des lettres composant mizara note du traducteur], le roi de l'Espagne a conquis tout le royaume de Grenade ainsi que la grande ville de Grenade, fortement peuplée et très importante. Ésaü [le roi d'Espagne] s'est alors dit dans son cœur : " Comment remercierai je Dieu de m'avoir permis de remporter la victoire ? Comment témoignerai je ma reconnaissance à mon Créateur qui a livré cette ville entre mes mains, si ce n'est en faisant entrer sous Son aile le peuple qui marche dans les ténèbres, l'agneau dispersé d'Israël, et en faisant revenir à ma foi cette fille entêtée ? Si je n'y parviens pas, je les expulserai vers un autre pays, de sorte qu'ils ne vivront plus dans le mien et ne paraîtront plus devant mes yeux. "

JOSE ABOULKER


PORTRAIT



José Aboulker,
compagnon de
la Libération





La résistance juive à l’honneur - L’opération Torch
Le 8 novembre 1942 marque le premier succès allié de la Seconde guerre mondiale.
Aidés par la résistance locale, les américains débarquent en Afrique du Nord et libèrent Alger.

Les préparatifs
La Grande Bretagne a manqué de peu d’être envahie, et le front russe est prêt de céder lorsque les américains décident, au printemps 1942, d’ouvrir un second front pour soulager les forces soviétiques qui combattent les Nazis à l’Est. L’Afrika Korps, sous les ordres du général Rommel,est par ailleurs sur le point d’atteindre le canal de Suez comme le redoute Churchill, conscient de la puissance que gagnerait l’Axe en s’emparant de cette nouvelle voie navigable qui débouche sur l’Océan indien. L’opération Torch prend ainsi naissance au plus fort de la domination allemande.Le gouvernement de Vichy, particulièrement bien implanté en Afrique du Nord, laisse craindre un échec d’un débarquement américain. Ce sont deux groupes de patriotes français favorables à la cause alliée qui, prenant contact avec des diplomates de l’O.S.S. (actuelle C.I.A.), permettent de rendre viable le projet. A leur tête, deux cousins, des pied-noirs d’origine juive: Roger Carcassonne à Oran et José Aboulker à Alger.

Le débarquement proprement dit
Le 8 novembre 1942, 107 000 hommes placés sous le commandement du général Eisenhower,
débarquent en Afrique du Nord, assistés par la résistance locale à Alger d’un côté, et accueilli sous le feu de la mitraille vichyste, au Maroc, de l’autre.
Véritable putsch militaire, le renversement du gouvernement de Vichy à Alger par 400 résistants a des conséquences immédiates : en premier lieu le succès de l’opération Torch ; en second, le retournement de l’armée d’Afrique qui, après trois jours de combats sanglants contre les Américains,termine finalement la guerre dans le camp allié.
Les 2/3 de ces patriotes sont juifs. A leur tête, José Aboulker, un jeune étudiant en médecine de 22 ans. Le 8 novembre, il se lance, accompagnée d’une poignée de camarade, à l’assaut du Commissariat central. Cet événement marque le début de la libération d’Alger par la résistance locale et la première victoire des forces alliées contre les puissances de l’Axe.akadem


Né le 5 mars 1920 à Alger, jeune médecin des hôpitaux de Paris, José Aboulker entre dans la Résistance en février 1941. D'août 1941 à novembre 1942, il est l'un des principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare le débarquement allié. Dans la nuit du 8 novembre 1942, il dirige l'occupation d'Alger, ralliant une partie de la police et évacuant la préfecture assiégée. Arrêté, il rejoint Londres en avril 1943 et s'engage dans les Forces françaises libres. Délégué à l'organisation du service de santé des maquis et des FFL, il est envoyé en mission en octobre 1943, puis de Londres et d'Alger dirige les opérations de parachutage d'équipements chirurgicaux sur la France. Après la guerre, José Aboulker entre au parti communiste et devient un spécialiste en neuro-chirurgie, connu dans le monde entier. Il s'engage pour l'indépendance de l'Algérie et s'oppose au retour du général de Gaulle en 1958. Mais, fidèle au chef de guerre, il vote en sa faveur en 1965. Il appartient au service médical d'urgence constitué pour le président de la République après l'attentat du Petit-Clamart. charles de gaulle


Ecouter sur akadem :
Le difficile choix des juifs d'Algérie: 1948-1962
Des juifs plus Français que les Français

Albert Bensoussan, Professeur agrégé d'espagnol


*

On pourra lire Les Biographies des Compagnons de la Liberation
dont celles de Jean Pierre Levy ou celle de Max Guedj

SIR HERBERT SAMUEL


ARCHIVE
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Politicien juif anglais et premier consul en Palestine


"L'égalité des chances, c'est la chance de prouver l'inégalité des talents"

(1870 - 1963)
Herbert Louis, Premier Vicomte Samuel. Homme d'Etat et philosophe britannique. Né à Liverpool et élevé à Londres. Il étudie au University College et au Balliol College d'Oxford.

Agé de 18 ans, il devient un membre actif du parti Libéral. En 1902, il entre au Parlement. A partir de 1906, il occupe différents postes gouvernementaux, et devient ministre de l'Intérieur en 1916.

Pendant la première guerre mondiale, Samuel commence à prendre part à des activités sionistes. Il aide Haïm Weizmann dans l'action qui mènera finalement à la Déclaration Balfour.

Il est annobli en 1920, et nommé le premier haut-commissaire du Mandat britannique en Palestine, une position qu'il occupera jusqu'en 1925. Sa nomination suscite l'enthousiaste des habitants du yishouv qui voient dans son arrivée le début des temps messianiques !

Tandis qu'il occupe cette fonction, la population juive de Palestine voit son nombre doubler; une entreprise d'implantation juive à grande échelle est menée dans le pays; les conseils locaux sont organisés, et la langue hébraïque est reconnues comme l'une des trois langues officielles du pays. Toutefois, d'une manière génération, les habitants du yishouv sont déçus par le peu d'ardeur manifesté par Samuel pour apaiser les extrêmistes arabes.

A partir de 1928, Herbert Samuel revient à la vie politique en Angleterre, et dirige le Parti Libéral à la Chambre des Lords de 1944 à 1955.

L'intérêt d'H. Samuel dans l'évolution du foyer juif national ne diminuera jamais. Il soutiendra constamment l'Université Hébraïque de Jérusalem, comme membre de son comité directeur. Il combattra la politique antisioniste adoptée par le Livre blanc de 1939, ainsi que la politique britannique menée après la seconde guerre mondiale.
jafi

Le quartier de "Kiryat Shmuel" à Tibériade ainsi que le quartier "Ahuzat Herbert Samuel" sur le mont Carmel rappellent aujourd'hui son souvenir


Le troisième Livre blanc est celui de Malcolm Mac Donald. Il est publié en mai 1939, à la suite d'un violent soulèvement arabe, la Commission Woodhead ayant conclu que le partage était irréalisable. C'est le plus connu et c'est celui auquel on fait allusion lorsque l'on parle du Livre blanc. Les Juifs le surnomment le "livre de la trahison" Le but de ce livre est en fait de calmer les Arabes et c'est ce qui pousse le gouvernement britannique à limiter la vente de terrains aux Juifs et même à l'interdire dans certaines régions.

Par ailleurs, l'immigration des Juifs est limitée à 75 000 sur une durée de cinq ans (10 000 par an et ensuite, 25 000 réfugiés) Le nombre de Juifs entrés illégalement en Erets Israël sera déduit des 75 000. Les Britanniques précisent que l'immigration juive ne pourra continuer qu'à la condition que la population juive ne dépasse pas un tiers de la population arabe, et que le pays soit économiquement à même d'intégrer les immigrants et ils ajoutent qu'au bout de ces cinq années, l'immigration juive devra cesser, sauf si les Arabes acceptent de permettre aux Juifs de s'installer en Erets Israël.

Le gouvernement britannique annonce qu'au bout de dix ans, il envisage l'établissement d'un pouvoir autonome (à savoir, arabe) en Palestine, avec des frontières allant de la Méditerranée au Jourdain: "Le gouvernement de Sa Majesté annonce aujourd'hui sans équivoque qu'il n'a absolument pas l'intention de faire de la Palestine un Etat juif")

Les institutions sionistes mondiales et le Ishouv (c'est ainsi que l'on nomme l'implantation juive en Erets Israël avant la création de l'Etat) engagent un rude combat contre le Livre blanc, dès sa publication, estimant qu'il condamne la population juive à un statut minoritaire en Erets Israël et met fin à tout espoir de voir la création d'un Etat juif. Cette lutte se manifeste par des actions militaires (intervention de l'Irgoun et du Lehi) et politiques (mobilisation des organisations sionistes mondiales)


Durant la Deuxième guerre mondiale, des Juifs d'Erets Israël s'enrôlent dans l'armée britannique. Une déclaration de Ben Gourion reste gravée dans les mémoires: "Nous devons aider les Britanniques dans leur guerre comme s'il n'y avait pas de Livre blanc et nous devons lutter contre le Livre blanc comme s'il n'y avait pas la guerre"

Au lendemain de la guerre, la lutte des Juifs contre le Livre blanc s'accentue, entre autres du fait que les Britanniques empêchent les rescapés de la Choa de rejoindre Erets Israël. Des dizaines de milliers d'immigrants clandestins sont renvoyés et enfermés dans des camps à Chypre et en Europe.

Cette lutte se poursuivra jusqu'à ce que le gouvernement britannique décide de s'en remettre à l'ONU en 1947. Le jour de la proclamation de la création de l'Etat d'Israël, le Livre blanc sera enfin annulé.a7fr

YUVAL NEEMAN


MEMORY
KNESSET
VIDEO

14 mai 1925-26 Avril 2006
Celebre Physicien et homme politique israélien. Issu d'une famille qui s'était installée au XIXe siècle en Palestine, alors partie de l'Empire ottoman, Yuval Ne'eman est le petit-fils d'un des fondateurs de la ville de Tel-Aviv . Président de l’Agence spatiale israélienne.

Yuval Neeman de l’université de Tel-Aviv aurait dû sans aucun doute recevoir le prix Nobel de physique avec Murray Gell-Mann, en 1969, pour ses travaux mathématiques appliqués à la physique qui ont permis de découvrir que les particules à interactions fortes (hadrons) obéissaient à une règle qui permettait leur classification par la voie octuple. Des travaux qui ont permis une nouvelle classification des particules fondamentales


En 1961, de façon indépendante, Murray Gell-Mann et l’israélien Yuval Ne’eman proposent une nouvelle méthode pour organiser la centaine de particules alors connues : basée sur l’une des idées les plus fécondes de la physique moderne – la recherche de symétries dans les lois de la Nature – elle fait appel à des concepts mathématiques avancés. Ce système classe les particules par groupes de 8 (les « octets ») ou de 10 (les « décuplets ») : les particules d’un même groupe ont des masses proches et elles se distinguent par leur charge électrique et leur étrangeté. Gell-Mann baptise son système la « voie octuple », en référence au « Noble Sentier Octuple », les huit préceptes bouddhistes menant à la fin de la souffrance.

Symétries
Pourquoi les scientifiques sont-ils si souvent obsédés par les symétries ? Simplement
parce qu’elles leur simplifient l’existence. Par exemple, si un objet est symétrique par rapport à la verticale, il suffit de décrire l’une de ses moitiés pour le connaître complètement... En physique des particules, les symétries sont rarement exactes, un peu comme deux moitiés d’un visage qui se ressemblent beaucoup sans pour autant être identiques. Néanmoins elles fournissent une esquisse simplifiée des phénomènes, sur laquelle on peut s’appuyer pour étudier les « imperfections » rencontrées dans la réalité elementaire

Le physique des particules élémentaires se fonde à la fois sur ces développements de la théorie quantique des champs et sur un certain nombre de symétries. Dans les années soixante, des centaines de corpuscules apparemment élémentaires étaient révélés par les accélérateurs et c’est le recours aux groupes de symétries qui permit de résoudre la plupart des apories. En se fondant sur l’indépendance de charge de l’interaction nucléaire forte, Murray Gell-Mann et Yuval Ne’eman ont proposé de voir le proton et le neutron comme deux états d’une même particule. Ce pas conceptuel considérable permet de considérer une invariance dans un espace abstrait dont le proton et le neutron constitueraient les vecteurs de base. A ce groupe de rotation sont associées différentes représentations qui figurent les particules observées. De plus, parmi l’infinité des représentations mathématiquement possibles, on put montrer que celles qui étaient effectivement occupées pouvaient être générées en combinant seulement deux états de la représentation fondamentale. Zweig les appela quarks en référence au roman de James Joyce Finnegans Wake. Il est frappant de noter que ces entités réellement élémentaires – dans l’état actuel des connaissances – sont en fait des objets très abstraits bien plus que des petites billes à l’intérieur des nucléons.ipsc

BELA KUN

BIO
TROTSKY 1 - 2
DOSSIER
LCR

Bela Kun

La Révolution hongroise de 1918
Juif, journaliste et dirigeant communiste hongrois, Bela Kun a présidé aux destinées de la République soviétique hongroise.


1886 - vers 1937

Bela Kun vient au monde à Szilágycseh en Transylvanie, territoire faisant partie de l'empire Austro-Hongrois. Juif, d'obédience sociale démocrate, il entre assez jeune en politique. D'abord en Transylvanie puis ensuite à Budapest. En 1914, comme des centaines de milliers de sujets de l'Empire, il est mobilisé dans l'armée et part se battre contre les armées du Tsar de Russie. Il est fait prisonnier en 1916 et est interné dans un camp de prisonniers. C'est là qu'il découvre le bolchevisme, les textes de Marx et les révolutionnaires qu'il décide finalement de rejoindre.

En Russie, il rencontre le camarade Lénine. Ce dernier le juge intelligent, énergique et doté d'un grand charisme. Les Bolcheviques considèrent que Kun est apte à transposer le modèle communiste en Hongrie. Bela Kun suit alors des cours en tactique révolutionnaire ainsi qu'en propagande. Novembre 1918 marque l'effondrement des "puissances du Milieu" contre les alliés. L'empire austro-hongrois vole en éclats; Lénine pense alors qu'il est temps pour Bela Kun de repartir au pays afin d'y mettre en place une mouvance révolutionnaire.

Dès son arrivée, Kun met en pratique les théories communistes de prise de pouvoir. En propagandiste averti, il met sur pied un journal puis fonde le 20 décembre 1918 le Parti Communiste Hongrois. Emprisonné en février 1919 sur ordre du premier ministre Mihály Károlyi, Bela Kun continue à diriger le Parti depuis sa cellule. Les communistes, passés maîtres en matière de propagande, commencent à gagner du terrain auprès de la population qui refuse l'occupation roumaine de Budapest. L'agitation sociale grandit. Bela Kun parvient à convaincre Károlyi, qu'en échange de son entrée au gouvernement, il pourrait obtenir de Moscou une intervention militaire à l'encontre des armées roumaines et tchécoslovaques qui occupent toute une partie de la Hongrie.

Le 20 mars 1919, Károlyi cède sous la pression et libère Bela Kun. Dès le lendemain, le leader communiste fait son entrée dans un gouvernement de coalition composé de communistes et de sociaux démocrates. Notre homme est nommé commissaire aux affaires étrangères. Compte tenu de l'état de la Hongrie de cette époque, la charge des affaires étrangères est de loin le poste clef de ce gouvernement.

Kun commence par écraser une révolte menée par des opposants nationalistes, puis constitue une "Armée Rouge" hongroise, avec laquelle il parvient à reconquérir de vastes territoires. Les soldats hongrois pénètrent même en Slovaquie, où l'on assiste à des scènes de pillage et des massacres. Ils n'y restent que peu de temps, Kun étant forcé par les Français et les Anglais à évacuer le pays. Parallèlement le leader communiste élimine, parfois au sens violent du terme, les membres modérés du gouvernement, en particulier les sociaux démocrates. La terreur s'installe en Hongrie.

Néanmoins, Moscou tarde à lui apporter son aide aussi bien économique que militaire. Cela n'empêche nullement le camarade Bela Kun de mettre en application la "dictature du prolétariat". Il collectivise les grandes exploitations agricoles du pays. Parallèlement, il nationalise les principaux établissements bancaires ainsi que des entreprises et des biens immobiliers privés. Ces mesures provoquent de terribles désorganisations, notamment du secteur agricole et conduisent la Hongrie à une crise aiguë et à la famine. Cette situation génère de graves tensions et des rebellions éclatent au sein de l'armée. Des régiments entiers refusent de se battre contre l'armée roumaine entre temps renforcée par Bucarest.

Déstabilisé, le régime chancelle puis finit par s'effondrer le 01 août 1919 ! Bela Kun abandonne son poste puis s'enfuit alors à Vienne. De là, il part pour Moscou et la toute jeune Union des Républiques Soviétiques Socialistes. En 1928, il réapparaît à Vienne où il est arrêté par la police pour tentative de déstabilisation de l'Etat autrichien. Kun est néanmoins autorisé à repartir en Russie, pays depuis lequel il prend une importante part dans le Komintern. Dans les années 30, la police politique soviétique procèdeà son arrestation pour anti-stalinisme et l'accuse d'être un espion de Trotsky.

En 1937, il disparaît dans les grandes purges staliniennes. Sa mémoire ne sera réhabilitée que dans les années 60. 1939-45

LEV KAMENEV


BIO
HISTOIRE
PROCES
PC
DICTATURE
STALINE
LENINE
ZINOVIEV
PROCES DE MOSCOU







Juif et Dieu - Serge Gainsbourg
Et si Dieu était juif ça t'inquiéterait petite
...
Le Capital tu as lu de l'Israélite
Karl Marx un beau bouquin
Et le trio bolchevik la troïka des purs eh bien
...
Grigori Ievseîetch Apfelbaum dit Zinoviev
Lev Borissovitch Rosenfeld dit Kamenev
Lev Davidovitch Bronstein dit Trotsky
Dieu est Juif
Juif et Dieu


Lev Borissovitch Kamenev de son vrai nom Rosenfeld (Розенфельд), né le 6 juillet 1883 à Moscou et assassine le 25 août 1936 était un révolutionnaire et homme politique russe d'origine juive

Révolutionnaire bolchevik et dirigeant soviétique.
Etudiant à l’université de Moscou, Lev Kamenev rejoint le POSDR (Parti ouvrier social-démocrate russe) en 1901. Arrêté, il est exclut de l’université et banni de Moscou. Il se range en 1903 aux cotés de la fraction bolchevik dirigée par Lénine. Propagandiste, il travaille à Tiflis (Tbilissi), Saint Petersbourg, Moscou. Il émigre en 1908 et collabore à la rédaction de plusieurs journaux révolutionnaires. En 1914, il rentre à Moscou pour diriger la Pravda (« vérité »).
Arrêté en 1915, il est exilé en Sibérie. En 1917, il devient membre du Comité central du parti bolchevik (où il siègera jusqu’en 1927) et du Bureau politique. Après la révolution de Février 1917, comme Grigori Zinoviev, il s’oppose à l’idée d’un coup d’Etat immédiat (que sera la « révolution d’Octobre »), puis démissionne pour quelques jours du Comité central afin de marquer son désaccord avec la décision d’écarter les autres partis du gouvernement.
Il participe en tant que ministre plénipotentiaire aux négociations aboutissant au traité de Brest-Litovsk, concluant une paix séparée avec l’Allemagne. A la mort de Lénine (1924), il forme avec Staline et G. Zinoviev ce qu’on appelle la « troïka ». En 1923-1924, il combat les positions de Trotski, avant de rejoindre l’opposition de gauche et de s’allier avec lui en 1926. Exclu pour « trotskisme » du PCUS (Parti communiste de l’Union soviétique) en 1927, il est réadmis en 1928 après s’être déjugé, puis à nouveau exclu en 1932 et réadmis en 1933, exclu pour la troisième fois en 1934 et condamné en 1935 à cinq ans d’emprisonnement.
En 1936, il est rejugé, de même que G. Zinoviev, dans le procès de Moscou dit des « trotskistes zinoviévistes ». Accusé de conspiration, il est condamné à mort et exécuté.
maison russie



Purges staliniennes : les procès de Moscou
Evénements symboliques des grandes purges staliniennes des années 1930, les procès de Moscou s’ouvre en URSS. Véritable mise en scène destinée à attiser la peur du complot, cette suite de procès permet de décimer l’avant-garde révolutionnaire de 1917. Presque tous les proches de Lénine seront exécutés à partir d’aveux irréalistes prononcés par les accusés. Lors du premier procès, dit des 16, Zinoviev et Kamenev sont deux des accusés. Ils sont censés avoir participé au meurtre de Kirov et à des « actes de sabotages » : le chef d’accusation est « contre-terrorisme trotsky-zinovievien ». Le procès, expéditif, s’achève dès le 24, les 16 accusés sont immédiatement exécutés. linternaute

ALAIN CALMAT


PATINAGE
ASSEMBLEE
FLAMME
VIDEO
JOUBERT












Carrière sportive
Alain Calmat(1940) est un ancien patineur artistique. Il a été champion du monde en 1965, champion d'Europe de 1962 à 1964 et 5 fois champion de France. Par ailleurs, il a remporté une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'Innsbruck en 1964.

Carrière politique
Alain Calmat a été le premier sportif français à qui l'on a proposé le poste de ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports. Il a exercé cette fonction de juillet 1984 à mars 1986, sous le gouvernement socialiste de Laurent Fabius. Député du Cher (divers gauche, apparenté socialiste) de 1986 à 1993, il a aussi été élu maire de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) en 1995 (réélu en 2001) puis député-maire de Livry-Gargan de 1997 à 2002. En tant que ministre, il a ardemment défendu la conciliation du rythme scolaire avec la pratique du sport à l'école. Anecdote : c'est sous son ministère qu'a été créé le Loto sportif.
linternaute

En France, la fierté nationale des années soixante c’est le patineur Alain Calmat. Champion du monde en 1965 et triple champion européen de 1962 à 1966, il est choisi pour porter la torche et allumer la flamme olympique aux Jeux d’hiver de Grenoble en 1968. C’est le premier, et à ce jour le seul Juif, à avoir été ainsi distingué


« Patinage ou études, je ne sais pas choisir ; alors, je fais les deux »
Alain Calmat est d’abord connu des français en tant que champion du monde de patinage artistique (1965) et vice-champion olympique (1964).
S’il est aujourd’hui Maire de Livry, il le doit d’abord à ses origines Livryennes. En effet, bien qu’étant né à Paris de parents commerçants (teinturiers), il a passé une partie de son enfance et de son adolescence à Livry-Gargan, dans la maison familiale de l’avenue Winston Churchill...rotaryclubdelivryenaulnoye



  • fin de la page 4

  • JOE SLOVO


    BIO
    SACP
    MENSCH
    ANC
    REBELLION




    Joe Slovo est mort
    Un Blanc du côté des Noirs
    Pour sa dernière apparition publique en décembre 1994, Joe Slovo avait eu droit à un traitement de héros de la part de la conférence nationale de l'ANC à laquelle il avait participé, frêle et affaibli par un cancer en phase terminale.
    Sous les ovations de quelque 3.000 délégués, noirs pour la plupart, cet infatigable militant blanc avait reçu de Nelson Mandela la plus haute distinction décernée par l'ANC à ceux qui se sont consacrés à la lutte contre l'apartheid : le Isithwalandwe-Seaparankoe ("Celui qui porte la peau de léopard").
    "J'avais décidé il y a longtemps de travailler à la fin du régime raciste et à la remise du pouvoir au peuple. Je ne le regrette pas", avait-il alors lancé.
    Joe Slovo a succombé à un cancer de la moelle épinière, après avoir été de tous les combats - y compris la lutte armée - contre le gouvernement de la minorité blanche. Dirigeant à la fois du Parti communiste sud-africain (SACP) et de l'ANC, il avait été pendant de longues années à la tête d'Umkhonto we Sizwe (MK, la lance de la nation), la branche armée du mouvement.
    A sa mort, à 68 ans passés, il était, en tant que ministre du Logement, en charge d'un des dossiers les plus sensibles pour le gouvernement Mandela. Le nouveau défi qu'il s'était assigné était d'éradiquer une des séquelles les plus visibles de l'apartheid, les bidonvilles, et de mettre sur les rails un programme de construction d'un million de logements en cinq ans.


    Un combat sans merci qui lui a coûté cher
    Né en 1926 en Lituanie dans une famille juive et arrivé en Afrique du Sud à l'âge de huit ans, Joe Slovo a été durant de longues années l'ennemi public numéro un de l'ancien régime de Pretoria. Son rôle au parti communiste, auquel cet avocat a adhéré en 1949, et au sein de MK qu'il contribue à fonder en 1961, lui a valu de multiples tracasseries, un exil de plus d'un quart de siècle et diverses menaces de mort. Son épouse Ruth First, fille du trésorier du SACP Julius First, sera assassinée en 1982 à Maputo, où le couple s'est installé, par un colis piégé dont l'envoi est attribué au régime de l'apartheid.
    1989, c'est l'année où s'effondrent les régimes communistes européens. Il se lance dans une virulente critique de l'orthodoxie marxiste-léniniste, à contre-courant du SACP dont il est alors secrétaire-général. Dans un document intitulé "le socialisme a-t-il échoué?", il s'en prend aux violations des droits de l'Homme commises au nom du communisme et plaide pour l'instauration en Afrique du Sud d'une démocratie multipartite où seraient reconnu le droit à la liberté d'expression et de religion. Dès cette date, il préconise la négociation plutôt qu'un renversement par la force du régime d'apartheid. Sa position ne fait pas l'unanimité au sein du SACP, où certains des durs salueront en 1991 le coup d'Etat contre Gorbatchev.
    En 1992, il provoque à nouveau la surprise, cette fois au sein de l'ANC, dont il est depuis 1985 le premier Blanc membre de l'exécutif national : c'est lui qui rédige la plus significative des propositions de compromis avec le régime blanc, celle d'un partage obligé du pouvoir au sein d'un gouvernement d'unité nationale.
    Avec d'autres garanties visant à satisfaire l'establishment politico-militaire blanc, cette clause est inscrite dans la Constitution qui entre en vigueur le 27 avril 1994, avec les premières élections de l'histoire du pays ouvertes aux Noirs.
    Il avait rallié le Parti communiste (le premier parti communiste constitué dans le continent africain) en 1942 et avait épousé Ruth First en 1949. Peu après l'interdiction du PC en 1950, il le reconstitue dans la clandestinité et est incarcéré à deux reprises, en 1956 et 1960.
    En 1961, il participe à la création d'Umkhonto We Sizwe (MK), branche armée de l'ANC, dont il sera le chef d'état-major jusqu'en 1987.
    En 1963, il prend le chemin de l'exil - Mozambique, Zambie et Grande-Bretagne.
    En 1986, il devient secrétaire-général du SACP. Il occupe ce poste jusqu'en 1991, devenant alors président du SACP.
    Le 15 janvier 1995, jour de ses funérailles a été décrété jour de deuil national. Les drapeaux ont été mis en berne à Pretoria, au Cap, à Johannesburg et dans les neuf capitales provinciales du pays. Après Helen Joseph, une autre militante de la lutte contre l'apartheid décédée en décembre 1992, Joe Slovo fut le deuxième Sud-Africain blanc a être porté en terre à Soweto. afrique

    GASTON CREMIEUX


    CERCLE
    COMMUNE
    FEDERATION

    Victor Hugo disait que Gaston Crémieux était un poète rare dont le public saura mesurer la grandeur du succès de ses oeuvres à celle du malheur dont il fut la victime. Cependant, malgré les éloges du grand écrivain, l'avenir n'a pas révisé le procès qui le condamna à mort.



    Né à Nîmes, le 22 juin 1836, il est issu d'une famille israélite. Après de brillantes études au lycée de sa ville natale, il obtient sa licence de droit à Aix-en-Provence, en 1856. Avocat à Nîmes, il se fait vite remarquer par son éloquence et sa générosité.
    Très vite aussi on le surnomme avec une pointe de mépris, l'avocat des pauvres.
    Cette réputation de désintéressement va le suivre à Marseille où il s'établit en 1862. Sa générosité naturelle, son caractère affable et doux, ses allures paisibles et ouvertes, attiraient toutes les sympathies. Et par le fait même qu'il était toujours disposé à défendre les miséreux, il entra tout naturellement en contact avec les milieux républicains de l'époque.
    Porté par sa sympathie presque instinctive vers les classes opprimées, il fut également en liaison quasi permanente et amicale avec l'Internationale. Mais, malgré ses qualités de cœur, son désir de soulager la misère, il ne fut jamais, en dépit de quelques discours ou de quelques articles violents, un homme d'action véritable.
    Il n'en reste pas moins que le 8 août 1870 il se trouve porté à la tête d'un pouvoir révolutionnaire issu du peuple.
    Arrêté, emprisonné dans un sombre cachot du fort Saint-Jean et bientôt condamné à 6 mois de prison qu'il va purger à la prison Saint-Pierre, il est libéré avec ses camarades par une foule de plus 20 000 personnes dans la nuit du 4 au 5 septembre.
    C'est lui qui, le 7 septembre, accueille Esquiros à la gare Saint-Charles et l'accompagne à la préfecture. Dans le cadre de l'épuration (destitution des magistrats compromis sous l'Empire), Crémieux est ensuite nommé au poste de procureur de la république, où il ne restera en fonction que quelques semaines.
    Puis, après la création de la Ligue du Midi (qui groupait 15 départements), il parcourt la province comme envoyé en mission, il signe peu après une proclamation qui indique notamment : Nous sommes résolus à tous les sacrifices, et, si nous restons seuls, nous ferons appel à la révolution, à la révolution implacable et inexorable, à la révolution avec toutes ses haines, ses colères et ses fureurs patriotiques. Nous partirons de Marseille en armes, nous prêcherons sur nos pas la guerre sainte... Bientôt la Ligue va entrer en opposition ouverte contre le gouvernement de la défense nationale et, au cours d'un meeting organisé à l'Alhambra, le 19 octobre, comme on lui demandait les moyens de réagir devant une telle situation, il s'écria : La Ligue du Midi, et la Commune Révolutionnaire!
    C'est ainsi qu'il fait partie, dès le 1er novembre, de la Commission départementale insurrectionnelle qui ratifie les pouvoirs de la Commune révolutionnaire et qu'il appelle les Marseillais à prendre les armes. Mais, la Commune écrasée par la réaction, Crémieux refusant de s'enfuir est arrêté et le 8 avril, il est condamné à mort comme factieux incorrigible.
    Six mois après sa condamnation, malgré la multitude de démarches entreprises de tous côtés pour obtenir sa grâce, Crémieux est fusillé sur ordre de "Monsieur" Thiers.
    Le 30 novembre 1871, à 7 heures du matin, au Pharo, tombait l'un des hommes les plus intègres que le mouvement ouvrier ait connu. Sa mort provoqua une profonde émotion dans toute la ville.increvableanarchistes

    JEAN ZAY


    CERCLE
    1944
    PORTRAIT
    MEMOIRE
    ECOLE

    "Malgré l'épaisseur de ses murs, la prison est une maison de verre. Il n'y a personne pour vous parler, mais tout le monde pour vous voir." - Souvenirs et solitude


    Né le 6 août 1904 à Orléans, d'un père lorrain d'origine juive et d'une mère issue d'une famille protestante orléanaise, il fut un brillant élève au lycée Pothier au lycée Pothier, puit il devient journaliste au Progrès du Loiret, le quotidien radical que dirige son père, avant d'entamer en 1928 une carrière d'avocat au barreau d'Orléans. Il y traite quelques difficiles procès d'assises tout en continuant à militer activement au parti radical, où il relance la section d'Orléans des Jeunesses laïques et républicaines. Situé à l'aile gauche de son parti, favorable à l'alliance avec les socialistes, ses amis se nomment Pierre Cot ou Pierre Mendès-France. En 1932, un an à peine après avoir épousé au temple Madeleine Dreux, dont le père tient une entreprise de peinture et papiers peints rue des Carmes, Jean Zay, est élu député du Loiret.

    l'homme à abattre
    Juif, franc-maçon initié à la loge Etienne Dolet, partisan de l'union des gauches et du soutien à l'Espagne républicaine, anti-munichois, Jean Zay est à peine entré en politique qu'il est déjà, pour une certaine droite, l'homme à abattre.
    Pourtant, son parcours n'est pas celui d'un militant révolutionnaire qui voudrait mettre fin au régime capitalisme. Comme l'écrit l'historien Antoine Prost : « Pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l'intelligence des citoyens, c'est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. (...) Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l'humanité s'approfondit et devient en quelque sorte plus digne d'elle-même. »

    un ministre visionnaire
    Nommé ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts de juin 36 à septembre 39, il est le plus jeune membre du gouvernement de Léon Blum (chapeau levé sur la photo). Partisan de l'école unique et de l'égalité des chances pour tous, il instaure la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans, l'harmonisation des programmes et le rapprochement des filières. L'orientation se fait selon les goûts des élèves, les effectifs sont réduits, l'éducation physique devient obligatoire et l'après-midi de plein air est créée. Par deux circulaires, Jean Zay s'inscrit contre les propagandes politiques et religieuses à l'école. Son action dans le domaine culturel et scientifique est tout aussi novatrice : aide à la création du CNRS, démocratisation des musées, politique de la lecture et défense d'un droit d'auteur, projet de statut du cinéma et d'un festival de Cannes...

    mort pour la France libre
    Quand il démissionne de son poste de ministre pour rejoindre l'armée et s'embarquer le 20 juin 1940 avec 27 autres parlementaires pour continuer à servir la France depuis le Maroc, le régime de Vichy s'empare de l'événement pour faire de Jean Zay et de ses amis des fuyards et des déserteurs. Arrêté le 16 août 40 à Rabat, dans un climat terrible d'hostilité à la République, il est condamné, le 4 octobre, à la déportation à perpétuité» après un simulacre de procès. Le 20 juin 44, Jean Zay est assassiné par des miliciens lors d'un transfert de prison. Il faudra pourtant attendre jusqu'en 1994 pour que la vérité historique soit clairement établie. Jusque-là, les élèves du lycée Jean Zay pouvaient lire cette drôle d'inscription sur une plaque commémorative posée en 1954 : « victime de la barbarie nazie, mort pour la France ».

    Ni mémoire de la résistance comme de Gaulle ou Jean Moulin, ni mémoire de la déportation, figure politique d'un parti qui se délite après la guerre : si l'action de Jean Zay est encore mal connue, c'est comme le dit aujourd'hui sa fille Hélène « parce qu'il était au coeur de la question de Vichy ». Orleans

    Jean Zay est l'un des principaux instigateurs pour la création du festival de Cannes. Il sera l'organisateur majeur du premier festival, qui s'est déroulé en 1946

    GEORGES MANDEL


    MEMOIRE
    PORTRAIT
    Alsace














    Né, selon sa biographie « officielle », à Chatou (Seine et Oise), le 5 juin 1885, dans une famille juive aisée réfugiée d’Alsace en 1871, Louis Georges Rothschild prend en 1903 le nom de Mandel, nom de famille de sa mère. Après un passage dans le journalisme à « L’Aurore », puis au cabinet de Georges Clémenceau dès 1908, Georges Mandel devient son chef de cabinet quand celui-ci assume la conduite de la guerre en tant que président du conseil à partir de novembre 1917.Salan



    En juin 1940, à Bordeaux, Georges Mandel, député de la Gironde s'oppose de toutes ses forces aux manœuvres de Pétain, Laval, Marquet et Chautemps pour faire admettre l'armistice. Mandel organise le départ en Afrique du Nord, sur le Massilia, pour continuer la lutte aux côtés des Alliés, du Président de la République, les Présidents des deux Chambres et la majorité des Parlementaires. Hélas! La trahison des capitulards l'emporte, et, seuls, quinze parlementaires guidés par Mandel et Jean Zay prennent le départ.

    Mais les instructions de Pétain devancent le Massilia. Mandel est déféré à la Cour de Rion. Conduit à Chazeron il y retrouve Paul Reynaud, Daladier et le général Gamelin.

    Le 31 décembre 1940, tous les détenus sont transférés dans un hôtel de Vals. Le 7 novembre 1941, le "Chef de l'État français" prend la décision de condamner les quatre hommes d'Etat à la détention dans l'enceinte fortifiée du Portalet. Mandel y est traité de manière honteuse dans une cellule de trois mètres sur trois mètres sans soleil.

    Le 20 novembre 1942, le développement américain se produit en Afrique du Nord. Affolés, les Allemands envahirent la zone sud et Mandel et Reynaud sont livrés par le maréchal Pétain aux occupants.

    Mandel est envoyé rejoindre Léon Blum à Buchenwald où ils servirent de monnaie éventuelle d'échange. En juillet 1944, les Allemands viennent chercher Mandel à Buchenwald et le conduisent en avion à Reims puis à Paris comme otage. Il est interné à la Santé.

    Le 7 juillet au matin, Knipping, chef des Milices de zonz Nord, assisté de cinq miliciens et d'un officier Allemand, extraient Georges Mandel de la Santé. Conduit en pleine forêt de Fontainebleau, il est abattu de plusieurs rafales de mitraillette.

    Les miliciens se vengeaient par ce crime de l'exécution par la Résistance du traître Philippe Henriot, le 28 juin 1944. Son corps avait été atteint de 16 balles. Une balle dans le cou, deux dans la tête, une à la cuisse, cinq dans la poitrine. Un coup a été tiré derrière l'oreille.

    Un monument a été érigé à l'endroit même où Georges Mandel fut abattu. Bio

    FERDINAND LASSALLE



















    Né le 11 avril 1825 à Breslau, mort le 31 août 1864 à Carouge (près de Genève) 
    Homme politique allemand d'origine juive, théoricien socialiste et écrivain.

    II était fils d'un riche négociant en soie, Lassal (il ne donna à son nom la forme Lassalle qu'après un séjour à Paris en 1846). Son père le destinait au commerce et l'envoya à l'école de commerce de Leipzig. Mais Lassalle voulait se consacrer aux sciences. Au bout de deux ans, il quitta secrètement Leipzig (été 1844), passa l'Abiturientenexamen qui répond au baccalauréat français, et obtint de son père l'autorisation d'étudier aux universités de Breslau et de Berlin la philosophie, la philologie et l'archéologie. Sa brillante intelligence attira sur lui l'attention de ses maîtres et il se lia de bonne heure avec des savants célèbres, comme Bœckh et Alexandre de Humboldt. Heinrich Heine, dont il fit en 1846 la connaissance à Paris, n'admira pas moins son énergie. Lassalle devint un disciple enthousiaste de la philosophie hégélienne (Hegel). Il était encore à l'université qu'il préparait déjà un ouvrage sur le philosophe grec Héraclite. Mais ses études furent interrompues pendant l'hiver de 1844-45.
    Il fit alors à Berlin la connaissance de la comtesse Sophie Hatzfeldt. La comtesse, âgée de quarante ans, était encore belle. Elle se trouvait dans une situation pénible. On l'avait mariée à seize ans, pour des raisons de convenance, au comte Edmond de Hatzfeldt-Weisweiler. Le mariage ayant été très malheureux, elle s'était décidée à se séparer de celui-ci, et, quand Lassalle la rencontra, le comte qui dépensait avec des maîtresses une fortune énorme, lui avait refusé tout moyen d'existence et voulait lui enlever le seul fils qu'elle avait gardé auprès d'elle, le jeune comte Paul. Lassalle offrit à la comtesse sa fortune et ses services et se rendit avec elle dans la Prusse rhénane, pour engager la lutte contre le comte. Cette lutte dura près de dix ans. Lassalle demeura vainqueur. En 1851, le divorce fut prononcé contre le comte. Les tribunaux donnèrent à la comtesse une partie de la fortune de son mari. La comtesse ne quitta plus Lassalle. Elle vécut dans les mêmes villes que lui, et les liens d'amitié qui les unissaient ensemble restèrent toujours très étroits. Au cours de la lutte, Lassalle s'était trouvé impliqué dans un procès criminel qui fit sensation. Deux amis de Lassalle et de la comtesse, le Dr. Mendelssohn et l'assesseur Oppenheim, s'étaient emparés à Cologne, au mois d'août 1846, d'une cassette appartenant à la baronne de Meyendorff, la maîtresse du comte, et où ils pensaient trouver un contrat par lequel le comte de Hatzfeldt s'engageait à servir à la baronne une pension annuelle correspondant à 25 000 F de l'époque. Après avoir soustrait la cassette dans les bagages de la comtesse, ils avaient dû l'abandonner et s'enfuir. Ils furent poursuivis pour vol. Oppenheim fut jugé et acquitté en 1846. Mendelssohn, accusé en 1846, fut jugé en 1848. Lassalle, poursuivi comme l'instigateur du vol, fut emprisonné en mai 1848, et acquitté au mois d'août, à la suite d'un plaidoyer brillant.
    Quand il fut sorti de prison, il se jeta dans la politique. II prit place parmi les chefs de la démocratie radicale, à côté de Freiligrath et de Marx; il se lia particulièrement avec ce dernier et devint socialiste. Un discours tenu à Neuss le fit poursuivre pour avoir excité le peuple à la révolte à main armée contre le pouvoir royal. Après six mois passés en prison, il fut acquitté par les jurés de Dusseldorf (3 mai 1849). Mais on le retint en prison pour avoir, dans le même discours, excité la garde nationale à la résistance contre les fonctionnaires, et le tribunal correctionnel le condamna le 5 juillet 1849 à six mois de prison. Après la fin des procès Hatzfeldt (1854), Lassalle se consacra à des études scientifiques et publia deux ouvrages qui fondèrent sa réputation dans le monde savant: un ouvrage relatif à l'histoire de la philosophie : Die Philosophie Herakleitos des Dunkeln von Ephesos (Berlin, 1858, 2 vol.), et un ouvrage relatif à la philosophie du droit : Das System der erworbenen Rechte, eine Versœhnung der positiven Rechts und der Rechtsphilosophie (Leipzig, 1860, 2 vol. ; 2e éd., 1880). Il défendait dans ce second ouvrage ses théories politiques.
    Il fit paraître en même temps une tragédie historique, Franz von Sickingen (Berlin, 1859), qui témoigne de son enthousiasme passionné pour la cause de l'unité allemande. Cette passion est plus visible encore dans une brochure qu'il écrivit pendant la guerre d'Italie: Der italienische Krieg und die Aufgabe Preussens (Berlin, 1859), et où il conseillait à la Prusse d'utiliser la guerre pour mettre la main sur le Slesvig-Holstein et pour faire l'unité allemande aux dépens de l'Autriche. Même tendance dans son article sur Fichtes politisches Vermœchtniss und die neueste Gegenwart (dans les Demokratische Studien de Valesrode; Hambourg, 1860) et dans son discours sur Die Philosophie Fichtes und die Bedeutung des deutschen Volksgeistes (Berlin, 1862). En 1862, Lassalle essaya de pousser les membres du parti progressiste (Fortschrittspartei) à la résistance passive et à une déposition en masse de leur mandat. Il échoua et crut le moment venu de fonder lui-même un nouveau parti démocratique pour tenter de résoudre la question sociale.
    Il exposa son programme dans une réunion publique (12 avril 1862), à la suite de laquelle il fut arrêté pour avoir compromis la paix publique en excitant les membres de l'État à la haine des uns contre les autres. Il fut condamné à quatre mois de prison le 16 janvier 1863, mais acquitté en seconde instance. Le 10 février 1863, un comité d'ouvriers, réuni à Leipzig et qui voulait convoquer un congrès général des ouvriers allemands, s'adressa à Lassalle pour lui demander son opinion sur ce congrès et sur la question sociale. Lassalle répondit au bout de deux semaines par une brochure où il exposait son programme socialiste : Offenes Antwortschreiben an das Zentralkomitee, etc. (Zurich, 1863; 5e éd., Leipzig, 1871). Il préconisait dans cette brochure la fondation de sociétés coopératives de production avec l'aide de l'État. Il engagea le comité qui s'adressait à lui à ne pas convoquer de congrès, mais à créer une «association générale des ouvriers allemands» (Allgemeiner deutscher Arbeiterverein), dont le but immédiat serait d'obtenir le suffrage universel direct au scrutin secret, pour conquérir ainsi la puissance légale nécessaire à la réalisation du programme socialiste.
    Le comité suivit son conseil; il chargea Lassalle de développer ses idées dans des discours tenus à Leipzig, à Francfort et ailleurs, et le 23 mai 1863 l'Allgemeiner deutscher Arbeiterverein était fondé à Leipzig. Il comptait environ 600 membres venus de toutes les régions de l'Allemagne. Lassalle fut nommé président. Il gagna au Verein plusieurs milliers d'adhérents. Ses attaques violentes contre la bourgeoisie libérale le firent impliquer dans une série de procès criminels. Il fut même accusé de haute trahison pour avoir publié une brochure (An die Arbeiter Berlins, 1863), où il engageait les ouvriers à entrer dans le Verein, afin de travailler à détruire la constitution prussienne. Il fut acquitté dans ce procès le 12 mars 1864, mais condamné dans d'autres procès. II publia la même année un volume où il critiquait la thèse des économistes classiques de l'école de Manchester et où il exposait les théories scientifiques qui servaient de base à son socialisme (deux traductions françaisesCapital et travail ou M. Bastiat-Schulze [de Delitzsch], par B. Malon, Paris, 1880, 2eéd. 1881; Monsieur Bas tiat-Schulze de Delitzsch ou Capital et Travail, par E. Monti, avec une bibliographie par Cesar de Paepe, Bruxelles, 1884).
    L'activité qu'il déployait dans son rôle d'agitateur avait ébranlé sa santé et, après un voyage triomphal dans les districts ouvriers de la région rhénane (mai 1864), il se rendit en Suisse pour se soigner (juin 1864). Il y trouva Hélène de Doenniges, la fille d'un diplomate bavarois, qu'il avait connue antérieurement et qui était alors fiancée à un Valaque, Janko de Rakowitz. Lassalle, qui avait demandé sans l'obtenir la main d'Hélène de Doenniges, provoqua son fiancé à un duel au pistolet, qui eut lieu à Genève (28 août 1864). Lassalle fut blessé mortellement. (R. Berthelot).

    WALTHER RATHENAU


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    ORIGINE

    Walther Rathenau, né à Berlin le 29 septembre 1867 et mort assassiné à Berlin le 24 juin 1922, est un industriel, écrivain et homme politique allemand.

    Personnalité importante de l’histoire allemande du début du XXe siècle, Walter Rathenau est issu d’une famille juive. Fils d’Emil Rathenau, magnat allemand de l’électricité qui acheta le brevet d’Edison, brillant élève, il fait ses études à la Faculté des sciences de Berlin et de Strasbourg. À 26 ans, il est nommé à la tête d’une société d’aluminium. En 1899, son père lui offre un poste important au sein de sa société d’électricité, AEG.

    Devenu ministre de la Reconstruction en 1921 et ministre des Affaires étrangères en 1922, sous la république de Weimar, Walter Rathenau, homosexuel et franc-maçon, s'attire la haine des groupes nationalistes révolutionnaires de droite comme de gauche. Son style flamboyant et son intelligence, mise au service du gouvernement allemand, s'opposent au chaos dans lequel les forces révolutionnaires issues des Corps Francs (voir aussi : Freikorps) espèrent construire une nouvelle société sur les ruines de la Première Guerre mondiale. Il est alors considéré par ses ennemis comme un représentant de l'« Ancien régime ». L'Organisation Consul, groupe terroriste dans lequel évolue Ernst von Salomon, décide de l'assassiner pour provoquer la chute du gouvernement. Les terroristes passent à l'action le 24 juin 1922 : un cabriolet ayant deux hommes à bord vêtus de manteaux en cuir et de capuches s'approche de la voiture du ministre. Rathenau est abattu de plusieurs coups de pistolet automatique. Les assassins prennent alors la fuite en lançant une grenade. Une vaste opération de police est déclenchée et la plupart des groupes nationalistes sont décapités.Bio Wiki

    Walter Rathenau ne fut pas la première victime de la violence pendant la République de Weimar, mais c'était la première fois dans l'histoire allemande, qu'un juif, qui occupait une position politique importante, a été tué essentiellement en raison de sa judaïté. Ce fait fut reconnu par ce qui était encore le modeste parti nazi. Celui-ci a applaudi les meurtriers, boycotté les commémorations. Cela a également été reconnu par les juifs allemands qui ont perçu à ce moment que leur survie et leur tolérance dans la société avaient sans doute des limites. Les réactions au meurtre de Rathenau témoignent de la destruction de la République de Weimar, mais aussi de la menace pour l'existence des juifs d'Europe et d'Allemagne.cat.inist

    YITZHAK RABIN


    PRIX NOBEL 1994
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     Il faut combattre le terrorisme comme s'il n'y avait pas de négociations, et négocier comme s'il n'y avait pas de terrorisme

    Yitzhak Rabin (ןיבר קחצי) (né à Jérusalem le 1er mars 1922 – assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995
    militaire et homme politique israélien.

    Yitzhak Rabin (1922-1995)

    Yitzak Rabin naît à Jérusalem en 1922, d’un père d’origine  ukrainienne et d'une mère d'origine russe qui a tenu une place importante dans le mouvement travailliste juif en Palestine.


    De son engagement dans la seconde Guerre mondiale à la signature  des accords Oslo II en 1995, peu avant son assassinat, il s’impose comme un militaire et un dirigeant emblématique de l’Etat hébreu.

    Héros de la guerre d’indépendance

    Après une formation agricole au lycée Kedourie (Galilée), il rejoint le Palmah, unité d'élite de la Hagannah, en 1940. En 1941, il fait partie d'une unité de commando mobilisée par l'armée britannique dans son invasion de la Syrie ; en 1945 il commande le premier bataillon du Palmah. Il sera interné à deux reprises par les autorités mandataires. Durant la première guerre arabo-israélienne de 1948, il combat à Jérusalem et dans le Néguev.
    Membre de la délégation israélienne qui négocie à Rhodes l'accord d'armistice avec l'Egypte en 1949, il gravit tous les échelons de l'appareil militaire, et devient ensuite chef d'état-major de l'armée en 1964.
    Le général Rabin conduit l'armée israélienne aux côtés de Moshé Dayan dans la Guerre des six jours,
    en 1967.
    En 1968, il est nommé Ambassadeur d'Israël aux États-Unis.

    Figure emblématique du parti travailliste

    Yitzak Rabin est élu en 1973 député du Parti travailliste, parti dont il prend la tête la même année. Il succède à Golda Meir au poste de Premier ministre, de 1974 à 1977.
    Il revient au pouvoir de 1984 à 1990 comme ministre de la Défense dans le premier gouvernement d'union nationale avec le Likoud. Lui qui avait approuvé les méthodes d'Ariel Sharon lors de l'invasion du Liban en 1982, conduit en 1985 le retrait de Tsahal.
    En décembre 1987 éclate la première intifada. Le ministre Rabin donne consigne à l'armée d'ouvrir le feu sur les manifestants lanceurs de pierre et de cocktails molotov. Il déclarera néanmoins : "Je suis arrivé à la conclusion que la force, à elle seule, était incapable de résoudre le problème palestinien. Il y a toute une population qui ne veut pas de nous".

    Artisan de la paix

    Yitzak Rabin donne donc un nouvel élan à la quête d’un règlement  pacifique.


     Ayant succédé à Shimon Pérès à la tête du parti travailliste, il remporte les législatives de 1992 et devient à  nouveau Premier ministre.


    Il signe le premier accord de paix avec Yasser Arafat en septembre 1993 : la déclaration de principes des Accords d’Oslo, qui ouvre la voie à l'autonomie palestinienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les deux hommes échangent également des lettres de reconnaissance mutuelle entre l'Etat d'Israël et l'OLP.
    Parallèlement, Yitzak Rabin signe un traité de paix avec la Jordanie (1994) et lance des négociations de paix avec la Syrie.
    En décembre, il partage le Prix Nobel de la Paix avec Shimon Peres et Yasser Arafat.
    Ses négociations avec les Palestiniens suscitent scepticismes et oppositions de tout bord, dans la classe politique comme dans la population israélienne. Quelques rabbins vont jusqu’à lancer des appels au  meurtre. Yitzak Rabin est assassiné le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv par Yigal Amir, un étudiant religieux fondamentaliste et activiste d'extrême-droite qui veut mettre fin au processus de paix.

    akadem






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