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JACQUES OFFENBACH


MUSIQUE
LA BELLE HELENE
BIOGRAPHIE
FOLIES
PORTRAIT
OPERA





1819-1880
En 1816, Isaac Eberst, violoniste originaire d’Offenbach-sur-le-Main, s’installe à Cologne avec sa femme Marianne et ses enfants. Dans cette ville, il adopte définitivement le nom d’Offenbach.

Le 20 juin 1819, Marianne donne le jour à son septième enfant, Jacob, le futur Jacques Offenbach. En 1826, Isaac devient chantre à la synagogue.

On est tous musiciens dans la famille Offenbach, mais le plus doué est sans contexte le jeune Jacob qui fait notamment preuve de dons exceptionnels pour le violoncelle. Tout ce petit monde donne des concerts qui sont fort prisés : Isaac songe alors sérieusement à emmener à Paris, où ils pourront plus sûrement faire reconnaître leur talent, deux de ses fils, Julius et Jacob.

En novembre 1833, Isaac, Julius et Jacob arrivent dans la capitale française. Le père réussit à faire admettre ce dernier au Conservatoire de Paris dans la classe de Vaslin. Tandis que Isaac repart pour Cologne, Jacob (bientôt Jacques) se perfectionne, mais quitte au bout d’un an le Conservatoire dont l’atmosphère ne lui convient guère.

Il obtient une place de violoncelliste à l’Opéra-Comique où il restera deux ans. Ses premières compositions (surtout des valses jouées dans l’établissement d’un certain Jullien), ses concerts dans les salons où il est introduit par Flotow lui assurent un début de notoriété.

En 1839, il compose pour le théâtre une première fois : Pascal et Chambord, comédie mêlée de chant est donnée au Palais Royal sans grand succès.

En 1844, Jacques épouse Herminie de Alcain qui lui donnera cinq enfants.

Le jeune musicien connaît quelques années difficiles. Son véritable premier ouvrage lyrique, L’alcôve, est un échec. La révolution de 1848 le conduit à rejoindre quelque temps Cologne avec Herminie et leur fille Blanche… Retour à Paris (février 1949), puis nouveau voyage à Cologne l’année suivante par suite du décès d’Isaac.

En 1850, il devient chef d’orchestre à la Comédie Française où il compose les ouvertures et entractes pour les spectacles du théâtre. Il restera dans cet établissement jusqu’en 1855.

Musicien de théâtre dans l’âme, Offenbach cherche des salles d’accueil. Ses tentatives pour être joué à l’Opéra-Comique ayant échoué, il se tourne vers les théâtres privés. La salle Herz donne Le trésor à Mathurin le 7 mai 1853 et le théâtre des Variétés Pépito le 28 octobre de la même année. L’accueil de la presse et du public est excellent. Hervé, qui a obtenu quelques mois auparavant le privilège d’ouvrir un théâtre (Les Folies-Nouvelles), donne Oyayaye ou La Reine des Iles d’Offenbach, ouvrage qu’il interprète lui-même avec son complice Joseph Kelm (juin 1855).

Après moult démarches, Offenbach obtient en 1855 l’autorisation d’ouvrir une salle, au Carré Marigny, proche de l’Exposition Universelle. Le 5 juillet, l’inauguration de ces " Bouffes-Parisiens " est un triomphe avec au programme deux œuvres du nouveau directeur : Les deux aveugles et Une nuit blanche.

Le compositeur fait la connaissance de la jeune Hortense Schneider qui, dès octobre 1855, obtient un triomphe personnel dans Le violoneux.

L’hiver venu, Offenbach installe " ses " Bouffes-Parisiens rue Monsigny, où il donne successivement une série de petits bijoux musicaux en un acte. On citera en 1857 Ba-Ta-Clan, Croquefer, Vent du Soir et Le mariage aux lanternes (nouvelle mouture du Trésor à Mathurin).

Notons en passant qu’en 1856, Offenbach avait organisé un concours d’opérette qui fut gagné ex-æquo par Charles Lecocq et Georges Bizet.

L’année 1858 marque un tournant dans la carrière d’Offenbach et, et l’on peut aussi le dire, dans l’histoire de l’opérette française. La réglementation, qui limitait le nombre des personnages sur scène pour un même ouvrage, est assouplie. Offenbach et Hervé, notamment, vont pouvoir laisser aller leur imagination.

Après une mise en train avec Mesdames de la Halle (5 mars 1858), la première grande opérette française voit le jour le 21 octobre 1858 : Orphée aux Enfers est l’événement de la saison. Le départ est un peu difficile, Offenbach remanie plusieurs fois sa pièce et le succès se dessine enfin (228 représentations consécutives, un triomphe à l’époque). L’année suivante, Geneviève de Brabant (1859) obtient un succès plus mitigé.

L’année 1860 est assez contrastée : Offenbach obtient la nationalité française, Orphée fait un triomphe à Bruxelles et à Berlin, son ballet Le papillon est un succès à l’Opéra de Paris, mais son premier ouvrage reçu salle Favart est un échec (Barkouf, 24 décembre).

L’époque de la grande période " Offenbach " approche : en attendant, entre 1861 et 1864, le compositeur devient célèbre à Vienne où ses ouvrages seront régulièrement représentés (il compose même pour l’Opéra de Vienne Die Rheinnixen qui ne sera jamais donné en France) ; il se rend chaque année dans la ville d’eaux de Bad Ems en Allemagne où il créera plusieurs ouvrages en un acte ; il abandonne son poste de directeur des Bouffes et fait la connaissance de la jeune chanteuse Zulma Bouffar avec laquelle il entretiendra une longue mais discrète liaison. Au cours de cette période, les titres suivants sont à retenir : La chanson de Fortunio, Le Pont des Soupirs, Monsieur Choufleuri restera chez lui le…, Les Bavards, Il Signor Fagotto…

De 1864 à 1870, c’est le trio " infernal " Offenbach, Meilhac et Halévy, souvent appuyé par le talent et les " débordements " de l’exquise Hortense Schneider qui éclairera les dernières années d’un Empire dont les fastes apparents masquent l’état de délabrement réel.

La Belle Hélène (Variétés, 17 décembre 1864) est un triomphe pour les auteurs et ses interprètes, Hortense (Hélène) et José Dupuis (Pâris). En 1866, Barbe-Bleue est également un succès. Et, le 31 octobre, en prélude à la grande Exposition Universelle de 1867, La Vie Parisienne (avec Zulma Bouffar) déchaîne l’enthousiasme du public au théâtre du Palais Royal.

Le 12 avril 1867, La Grande Duchesse de Gérolstein (Hortense Schneider) fait une entrée remarquée en pleine exposition. Triomphe de l’ouvrage et d’Hortense que les têtes couronnées du monde entier viennent applaudir sur scène… et lui présenter leurs hommages après la représentation. La même année Robinson Crusoé est créé à l’Opéra-Comique.

1868 est l’année de La Périchole avec la toujours irrésistible Hortense, José Dupuis étant Piquillo. On citera encore, au cours de cette période Les Brigands qui n’a pas gardé, à tort, la même notoriété que les ouvrages précédents.

Compte tenu de ses origines, Offenbach est injustement calomnié au cours du conflit franco-prussien. Il se réfugie un temps en Espagne avec sa famille.

Revenu en France au cours de l’été 1871, il se remet immédiatement au travail. En 1872, son nouvel ouvrage, Le roi Carotte, dont le livret est écrit par Victorien Sardou, est créé sur la scène de la Gaîté. La même année, Fantasio, d’après Musset, est donné à l’Opéra-Comique, dans une indifférence imméritée.

En 1873, Offenbach prend la direction du théâtre de la Gaîté où il montera sous une forme " à grand spectacle " ses grands succès : Orphée aux Enfers et Geneviève de Brabant. L’échec de La Haine de Victorien Sardou, ruine Offenbach qui abandonne la direction du théâtre. Son successeur, Vizentini créera Le voyage dans la lune (1876). La Périchole, dans une nouvelle version agrandie en 3 actes, fera les beaux soirs des Variétés.

Au cours de cette période le compositeur sera joué sur d’autres scènes ; il s’adaptera progressivement aux nouvelles exigences du public qui vient de faire un triomphe à La Fille de Madame Angot de Lecocq : La Jolie Parfumeuse avec Louise Théo (1874), Madame l’Archiduc et La boulangère a des écus (dernière collaboration Offenbach-Meilhac-Halévy) et La Créole.

Ruiné à cause de la Gaîté, Offenbach, malgré une santé qu’il s’altère de plus en plus, accepte d’effectuer une tournée de trois mois aux Etats-Unis (1876) où il dirige ses principales œuvres. Au retour, il peut défrayer tous ses créanciers.

En 1877, les Variétés présentent Le docteur Ox.

Malgré les souffrances occasionnées par la goutte, Offenbach travaille d’arrache pied : il tente d’achever la partition des Contes d’Hoffmann commencée quelques années plus tôt., et dont il attend beaucoup ; en même temps, il compose Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-Major (1879) qui seront (surtout ce dernier titre) de grands succès. En mars 1880, il se rend à Bruxelles pour la création de La Fille du Tambour-Major. Mais sa santé décline encore… Il s’éteint le 5 octobre 1880, ayant pratiquement terminé ses Contes.

Les Contes d’Hoffmann recevront un triomphe sur la scène de l’Opéra-Comique le 10 février 1881.

Humour, verve, truculence, cocasserie, sont quelques-uns des qualificatifs donnés à la musique d’Offenbach. Cette musique joyeuse, spirituelle, tendre parfois, brillante, soignée, qui n’exclue jamais la qualité musicale, rallie encore aujourd’hui tous les suffrages.

Jean-Claude Fournier

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