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THOMAS ELEK


COMBATTANT
REVOLTE
MEMOIRE
MEMORIAL


Thomas Elek. Résistant FTP MOI du groupe des 23 condamnés à mort, 19 ans, Hongrois, étudiant.



Thomas Elek est né le 7 décembre 1924 à Budapest (Hongrie). Résistant FTP-MOI, il attaque à la grenade le premier juin 1943 un groupe d'Allemands au métro Jaurès. Il est désigné ensuite chef d'un groupe de dérailleurs de trains. Arrêté, il est condamné à mort par la cour Martiale le 17 février 1944 et fusillé le 21 février 1944 au Mont Valérien avec vingt et un de ses camarades. Son nom figure sur « l'affiche rouge » éditée par les Allemands : « Elek, juif hongrois, 8 déraillements ».
plaques commemoratives



"Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans "
Aragon


Thomas Elek, dit ‘Tommy', est né le 7 décembre 1924 à Budapest, dans une famille juive hongroise. Sa famille, communiste, immigre à Paris alors qu'il n'a que 6 ans, fuyant le gouvernement fasciste au pouvoir.
En 1940, Hélène, sa mère, tient un restaurant, Le cheval de fer, qu'elle a ouvert en 1933, rue de la Montagne sainte Geneviève à Paris où se réunissent des étudiants de la Sorbonne, membres du réseau de Résistance du Musée de l'Homme.

Thomas adhère aux jeunesses communistes et prend ses premiers contacts avec la résistance en 1941 : il a alors 16 ans et entraîne, de nuit, son petit frère Béla de 12 ans, à coller des papillons dont ils confectionnent les textes.
Thomas quitte le lycée Louis-le-Grand en août 1942 et devient membre des FTP-MOÏ. Il participe à de nombreux attentats.
Thomas Elek est arrêté le 21 novembre 1943 par des policiers français de la 2ème brigade spéciale. Son portrait figure sur la sinistre Affiche rouge.
Il est fusillé au Mont Valérien le 21 février 1944, il est alors à peine âgé de 20 ans.

Les corps des fusillés du groupe Manouchian reposent
au cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine, 39ème division.
itinerairesdecitoyennete


L'affiche rouge , qui inspira à Aragon son célèbre poème, présente, dans sa partie supérieure, les visages des dix partisans. Les traces de trois mois de tortures n'arrivaient pas à effacer l'expression de fierté dans leurs yeux.
Voici les noms des partisans figurant sur l'affiche et les « légendes »
accompagnant la photo de chacun d'eux :
Fingercwajg, juif polonais, 3 attentats, 5 déraillements ; Boczow, juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats; Witchitz, juif polonais, 15 attentats; Wajsbrot, juif polonais, 1 attentat, 3 déraillements, Elek, juif hongrois, 8 déraillements, Grzywacz, juif polonais, 2 attentats, Fontanot, communiste italien, 12 attentats; Rayman, juif polonais, 13 attentats; Alfonso, Espagnol rouge, 7 attentats; Manouchian. Arménien, chef de la bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés.(A Manouchian on attribua toutes les actions de son détachement.)



Lire le Dossier : L'Affiche rouge
Outre la campagne de presse chargée de discréditer la Résistance, la propagande nazie produit des brochures spécifiques comme " L'Armée du crime " ou l'un des pires brûlots antisémites intitulé " Je vous hais " .Entre le 10 et le 15 février 1944,l'Affiche rouge est largement placardée sur les murs des villes et des villages français.Sur fond rouge sang, se détachent en médaillon les visages des résistants du groupe Manouchian. Sous les portraits,un grand titre : " La libération par l'armée du crime ! ". Réalisée par les autorités d'occupation, cette affiche vise à discréditer la Résistance, assimilant ses acteurs à des assassins. La presse collaborationniste poursuit les mêmes visées de dénigrement au travers d'une vaste campagne. L'objectif de la propagande nazie n'est pas atteint. Au contraire. Elle se retourne contre ses auteurs. À partir de ce moment-là, les Français de plus en plus favorables à la Résistance, sont majoritairement acquis à la cause des FTP-MOI. Aujourd'hui encore, l'Affiche rouge est présente dans l'esprit de beaucoup. Les résistants qui y figurent,sont inscrits dans notre mémoire collective. " Ces etrangers d'ici, qui choisirent le feu, Leurs portraits, sur les murs,sont vivants pour toujours Un soleil de mémoire éclaire leur beauté " (Paul Éluard,extrait de " Légion ", un poème écrit en hommage aux FTP-MOI).

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