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LAWRENCE R.KLEIN

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PRIX NOBEL 1980


Prix Nobel pour ses travaux sur la stagflation.Pour la création de modèles économétriques et leur application à l'analyse des fluctuations et des politiques economiques


Né le 14 septembre 1920 . Economiste américain


"Des paradoxes apparents existent : d'un côté, nombreux sont ceux dans une grande partie du Tiers-Monde qui meurent de faim ou qui sont mal nourris, peut-être plus en Afrique d'ailleurs ; de l'autre côté, il y a les énormes surplus de nourriture qui dépriment les marchés de l'Europe Occidentale, de l'Amérique du Nord et d'autres secteurs très développés . Le grand problème de la "pauvreté parmi l'abondance" pose la question économique importante de la distribution inadéquate ".L. Klein


"En 1946, vous avez écrit The Keynesian Revolution. Etes-vous toujours un keynésien et pourquoi ? Par ailleurs, votre approche théorique des phénomènes économiques vous mène-t-elle à un diagnostic pessimiste ou optimiste sur la situation économique mondiale dans les années à venir ?

Oui, je suis encore un économiste keynésien. J’ai écrit The Keynesian Revolution pour ma thèse de doctorat en 1944 et elle a été publiée en 1946. Bien sûr, les idées évoluent avec l’âge, et j’ai adapté la pensée keynésienne aux enjeux et aux institutions d’aujourd’hui, en m’intéressant plus particulièrement à la dimension économétrique de la pensée keynésienne, en dépit de la réaction de Keynes à propos des idées et de la méthodologie de Jan Tinbergen. [1]J’admire le travail de Tinbergen, et Keynes n’ a pas bien compris toute son importance. J’ai apporté quelques modifications à The Keynesian Revolution dans une deuxième édition, mais je suis très heureux de travailler tous les jours à améliorer toujours plus ce type d’analyse. L’économie chinoise m’intéresse aujourd’hui, et je suis vraiment heureux que les Chinois affichent maintenant leur intérêt pour The Keynesian Revolution. Ils traduisent mon livre, qui était à l’origine une thèse de doctorat en 1944, en chinois, et j’espère qu’ils bénéficieront de son existence dorénavant.

Des écoles de pensée opposées, surtout celles qui s’appuient bêtement sur « la magie du marché » et sur pas grand chose d’autre, doivent se rendre compte de l’ampleur du désordre économique qu’elles ont créé aux États-Unis et ailleurs en insérant des prêts hypothécaires dans des paquets « titrisés » [2] , dont on a du mal à mesurer le risque économique. L’application de la thérapie keynésienne à l’économie américaine après l’attaque de 2001 contre le World Trade Center à New York, nous aurait, et le monde aussi, mis dans une bien meilleure position maintenant. Les personnes qui ont planifié l’invasion de l’Irak auraient dû étudier le livre de Keynes How to Pay for the War , mais sans les recherches nécessaires sur leur propre théorie économique non-keynésienne, leur échec est sévère."
L. Klein

Lawrence Klein est né en 1920 à Omaha (Nebraska). Il commence par étudier les mathématiques à l'Université de Los Angeles avant de poursuivre son cursus à 'Université de Berkeley où il étudie, en sus,les sciences économiques. Il intègre alors la société d'économétrie fondée par Ragnar Frisch en 1931 et rédige sa thèse au département d'économie du Massachusetts Institute of Technology sous la direction de Paul Samuelson. Il rejoint la Cowles Commission for Research in Economics et le National Bureau of Economic Research, puis continue successivement sa carrière d'enseignant-chercheur aux Universités du Michigan, d'Oxford et de Pennsylvanie. Lawrence Klein prend la présidence de l'American Economic Association en 1977.
Il consacre l'essentiel de ses recherches à élaborer des modèles économétriques de différents pays et à affiner la démarche statistique appliquée à l'économie. Les modèles que réalise Lawrence Klein prétendent décrire le réel, anticiper l'évolution des conjonctures et contribuer à la définition des politiques économiques. Il est, par exemple, appelé par le Social Science Research Council en 1959 à construire le premier modèle détaillé de l'économie américaine, en complétant celui esquissé par Jan Tinbergen. Ce modèle comporte 25 équations censées représenter l'économie américaine, et postule que la demande fixe le niveau de production, ce qui en fait un modèle keynésien.
Il collabore, en outre, au projet LINK lancé en 1968 à l'Université de Stanford, et en préside même le congrès annuel en 1996. Ce projet ambitieux consiste à intégrer dans un modèle unique les modèles économétriques des différents pays de la planète, et vise ainsi à prévoir la conjoncture mondiale et à aider les instances internationales dans leurs missions de régulation.melchior

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