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ROBERT M.SOLOW

PRIX NOBEL 1987
ECO
THEORIES

ISRAELVALLEY
DOCUMENTATION
ENJEUX
PARADOXE


Robert Solow est né à New York en 1924. Il fait de brillantes études secondaires et obtient à 16 ans une bourse pour l'université de Harvard. Il suit des cours de sociologie et d'anthropologie mais doit interrompre son cursus en 1942 pour partir à l'armée. Il est mobilisé en Europe et reste trois ans en Italie. Il revient en 1945 aux Etats-Unis où il épouse une jeune économiste. Sous l'influence de cette dernière, il reprend ses études à Harvard et s'oriente vers l'économie. Par chance, son tuteur à Harvard est Wassily Leontieff, futur Prix Nobel en 1973.

A sa sortie de l'université, Solow accepte un poste de professeur au MIT. Fait très rare dans le monde universitaire américain, il accompli toute sa carrière dans la même université. Son bureau est contigu à celui de Paul Samuelson et cette situation est pour les deux économistes une source de motivation et d’inspiration extraordinaires.

En dehors de ses travaux universitaires et de ses activités de recherche, Robert Solow participe comme conseiller aux administrations démocrates des présidents Kennedy et Johnson. Dans les années 1980, il s'oppose farouchement à la politique du président Reagan.

Robert Solow obtient en 1987 le Prix Nobel d'économie « pour ses travaux sur la croissance économique ».


Œuvre

Avant les recherches de Solow, les modèles de croissance, de Harrod et Domar notamment, s'inspiraient directement de la théorie keynésienne. Ils reposaient sur des hypothèses strictes et estimaient que le rapport entre le capital productif et la production (coefficient du capital) et le rapport entre le capital productif et le travail (intensité capitalistique) étaient fixes.

En 1956, Solow introduit une certaine flexibilité dans cette analyse et pose ainsi les jalons du "modèle néoclassique de croissance". Pour lui, la combinaison des facteurs utilisés dans le processus de production (c'est-à-dire l'intensité capitalistique) et la productivité du capital (c'est-à-dire le coefficient du capital) peuvent varier au cours du temps.

Solow déduit deux idées fondamentales de cette flexibilité :

- Il peut exister une croissance équilibrée et régulière, contrairement à ce que pensaient Harrod et Domar
- Le taux de croissance de longue période de la production par unité de travail ne dépend que du progrès technique au sens large (c'est-à-dire l'évolution technique et ses pré-requis humains : formation, apprentissage…).


En 1957, Solow tente de mesurer la contribution de chaque facteur de production au processus de croissance. Aux Etats-Unis, sur la période 1909–1949, seulement 12.5 % de l'augmentation de la croissance est liée à l'augmentation de l'intensité capitalistique. Le résidu (87,5 %) est imputable au progrès technique. Plus tard, d'autres travaux, notamment ceux de Denison confirment les découvertes de Solow et mettent en avant le rôle du progrès technique au sens large dans le développement économique.

La portée des recherches de Solow est considérable et dépasse de loin le cercle restreint des économistes. L’impact de son modèle de croissance sur le monde politique a été tel que, dans tous les pays industrialisés, les gouvernements ont déployé d'énormes efforts pour promouvoir l'enseignement supérieur et la recherche avec l’objectif de créer un environnement favorable au progrès technique et donc à la croissance.


Solow a ensuite cherché à évaluer l'impact d'une politique d'accumulation du capital sur la croissance économique. Il a retenu un angle d'approche innovant qui privilégie une analyse qualitative et non plus quantitative du stock d'équipement. Solow développe alors la théorie de l'incorporation. Il considère qu'il existe des générations de capital et part du principe que le renouvellement des machines utiles à la production ne signifie pas que l'on rachète des machines identiques. Selon lui en effet, chaque machine incorpore le niveau technologique du moment et donc, un niveau technologique plus poussé que les machines de la génération précédente.

Par conséquent, Solow estime qu'une politique d'investissement a non seulement pour effet d'accroître l'intensité capitalistique (ce qui, comme on l'a vu, a un faible impact sur la croissance) mais aussi d'accélérer le transfert des découvertes vers la production effective, ce qui a un effet fort sur le rythme de croissance. Certaines vérifications empiriques ont en partie confirmé cette thèse en montrant qu'il existe une corrélation positive entre le taux d'investissement et le rythme du progrès technique.


Enfin, Solow s'est aussi penché sur des sujets qui s’éloignent de ses travaux sur la croissance. Il a jeté les fondements de ce qui est devenu plus tard la théorie du déséquilibre et a publiquement regretté plusieurs fois de ne pas avoir pris le temps d'approfondir ce thème. Il a aussi été l'un des premiers à travailler sur les rigidités salariales et a inspiré les recherches des Nouveaux Keynésiens (Joseph Stiglitz, Carl Shapiro...) sur la nouvelle microéconomie du travail.larreur

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