Plan general : famous jews

MOSES HESS


BIO
HEBREU
FICHTE
ETUDE
CHRONOLOGIE
DOSSIER par naaletsion





" Ce qui s'impose avant tout pour la restauration de la nation juive, c'est la renaissance et la préservation de l'espoir en notre restauration en tant qu'état. Et au jour où les événements mondiaux qui s'annoncent auront permis de commencer l'instauration d'un Etat juif, il débutera, à n'en pas douter, par la fondation d'agglomérations juives dans le pays de nos ancêtres"

Communiste avant Marx, sioniste avant Herzl, juif-allemand-philosophe avant Benjamin ou Bloch, Moses Hess (1812-1875) est tout ensemble un pionnier et une figure parfaitement singulière de la pensée philosophique et politique du XIXe siècle. ses grands textes constituent autant de pièces indispensables à toute considération approfondie de l’idéalisme allemand et de ses effets politiques, dans le jeune-hégélianisme en particulier, comme l’ont montré un certain nombre de travaux récents qui ont renouvelé cette approcheGérard Bensussan


(1812 - 1875)


Né en 1812, Moses Hess était un écrivain et un sociologue ardemment préoccupé du bonheur universel. Il avait rêvé, dans sa jeunesse, d'un idéal presque anarchiste. Les iniquités dont souffraient les juifs ramenèrent au judaïsme ce coeur généreux. Il se passionna pour l'oeuvre historique de Graetz.

Il publia Rome et Jérusalem en 1862, un livre qui était un cri d'appel pour le rassemblement des Juifs en Palestine, et l'expression d'un sionisme national. Il rappelait lyriquement les grandes prophéties bibliques dont il voyait les réalisations s'accomplir progressivement dans le monde moderne.

Pour lui, le percement de l'isthme de Suez et l'établissement des chemins de fer jusqu'en Asie étaient les prémices du retour en Palestine. "On ne songe pas encore, il est vrai, à rétablir notre nationalité. Mais vous connaissez le proverbe : l'homme propose, et Dieu dispose. De même qu'autrefois, en cherchant à l'ouest une route vers les Indes, on découvrit un nouveau monde; de même, sur la route qu'on ouvre de l'ouest vers les Indes, on retrouvera notre patrie perdue." jafi



Alors que le sionisme exprime le lien historique établi entre le peuple juif et le Pays d'Israël, le sionisme moderne ne serait peut-être pas devenu un mouvement national actif au XIXe siècle sans l'antisémitisme contemporain précédé par des siècles de persécutions.

Au cours des siècles, les Juifs furent expulsés de presque tous les pays européens d'Allemagne et de France, du Portugal et d'Espagne, d'Angleterre et du Pays de Galles une expérience dont la répétition exerça un profond impact, notamment au XIXe siècle alors que les juifs avaient abandonné l'espoir d?un changement radical de leur vie. C'est dans ce contexte que surgirent des dirigeants juifs qui se tournèrent vers le sionisme par suite de l'antisémitisme virulent prévalant dans les sociétés environnantes. Ainsi, Moses Hess, bouleversé par l'accusation de crime rituel à Damas (1840), devint le père du sionisme socialiste ; Léon Pinsker, choqué par les pogroms (1881-1882) qui suivirent l'assassinat du tsar Alexandre II, prit la direction du mouvement Hibbat Zion ; et Théodore Herzl, journaliste à Paris, prenant conscience de la venimeuse campagne antisémite de l'Affaire Dreyfus (1896), organisa le sionisme en un mouvement politique.

Le mouvement sioniste visait à résoudre « le problème juif », le problème d'une minorité éternelle, un peuple soumis à des pogroms et à des persécutions incessantes, une communauté sans patrie dont la spécificité était mise en relief par la discrimination, partout où s'installaient les Juifs. Le sionisme aspirait à régler cette situation par le retour à la patrie historique le Pays d'Israël.
zionism

Aucun commentaire:

Messages les plus consultés