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SAMUEL IBN TIBBON


TIBBONIDES












La famille Ibn Tibbon (ou ibn Tibbon, parfois dite "Tibbonide"), est une illustre famille Juive de rabbins et traducteurs, qui vécut principalement aux douzième et treizième siècle EC.

1 Juda ben Shaoul ibn Tibbon
2 Samuel ben Judah ibn Tibbon
3 Abraham ibn Tibbon
4 Jacob ben Machir ibn Tibbon
5 Juda ben Moshe ibn Tibbon
6 Moshe ibn Tibbon
7 Samuel ben Moshe ibn Tibbon



Juda ben Shaoul ibn Tibbon
Rabbin, médecin et traducteur, il naquit à Grenade en 1120 et mourut à Marseille vers 1190.
Il émigra à Lunel, en Provence vers 1150, probablement suite aux persécutions menées par les Almohades contre les populations Juives.
Benjamin de Tudèle le mentionne comme médecin en 1160.

Il fut proche de Meshoulam ben Jacob et ses deux fils, Asher et Aaron, dont il recommande la compagnie à son seul fils, Samuel.
Il était également familier d'Abraham ben David de Posquières et Zerahia ha-Levi, dont il dit publiquement que celui-ci était un plus grand érudit que lui-même, et auquel il envoya également son fils.
Il eut également deux filles, dont le mariage lui causa beaucoup de soucis.

Bien que fort pris par ses obligations professionnelles, il traduisit de nombreux classiques en Hébreu, et bien des Sages ultérieurs lui sont redevables :

Les Devoirs du Cœur de Bahya ibn Paquda. (Al-Hidayah ila Fara'id al-Hulub," devenu Torat Hovot haLevavot.)
Il fut encouragé à entreprendre cette tâche par Meshoulam ben Jacob et son fils Asher, pour lequel il traduisit le premier traité en 1161. Après que celle-ci fut complétée, Joseph Kimhi traduisit les neuf autres traités, et ensuite retraduisit le premier. A la demande de Abraham ben David de Posquières, Juda continua à traduire l'œuvre, et c'est celle-ci qui fait actuellement autorité.
Tikkoun Midot haNefesh de Salomon ibn Gabirol (Ces deux traductions furent imprimées ensemble à Constantinople en 1550).
Le Kuzari de Juda Halevi (Kitab al-Ḥujjah devenu Sefer haKuzari, en 1167.)
Là aussi, la traduction de Juda ibn Tibbon fait autorité sur celle de son "rival", Judah ibn Cardinal, dont seule une partie de l'œuvre a été préservée.
Traduction de deux œuvres d'Ibn Jannah:
Sa grammaire, Kitab al-Luma, devenue Sefer haRikma (1171; edité par B. Goldberg, avec notes de R. Kirchheim, Frankfort-am-Main, 1856).
La "préface du traducteur" nous informe de la méthode de Juda ibn Tibbon pour traduire en Hébreu. Elle offre un certain intérêt pour l'étude de l'histoire de la littérature.
Sa lexicographie, Kitab al-Uṣul, devenue Sefer haShorashim (édité par Bacher, Berlin, 1896).
Une traduction de ce dictionnaire avait déjà été entreprise par Isaac al-Barceloni et Isaac ha-Levi, qui étaient arrivés à la lettre lamed. Juda ibn Tibbon acheva la traduction en 1171.
Emounot veDeot de Saadia Gaon (Kitab al-Amanat wal-I'tiḳadat devenu Sefer haEmounot vehaDe'ot" (1186; 1re éd. Constantinople, 1562).
On compte également au nombre de ses œuvres son testament, "Volonté Ethique", écrit dans son style habituel, direct et accessible, car il est l'une des pièces les plus intéressantes de ce type de littérature. Il permet également de deviner l'âme de son auteur, et sa relation avec son fils Samuel, dont il reconnaît incontestablement la supériorié sur lui-même.
Le plus grand grief qu'il lui adresse est de ne l'avoir jamais initié à ses affaires, qu'elles soient commerciales ou littéraires, et, en fait, de n'avoir jamais rien partagé avec lui.
Il lui recommande ensuite de s'exercer à écrire l'Arabe, car des Juifs, comme Samuel haNaguid par exemple, ont atteint de hautes positions pour avoir simplement pu l'écrire (la plupart des Juifs arabophones crivaient l'Arabe en caractères hébraïques).
Il l'exhorte à vivre dans la moralité et étudier la Torah, sans négliger les sciences profanes, y incluse la médecine. Il lui recommande de lire des ouvrages de grammaire à Shabbat et lors des fêtes (occasions auxquelles les Juifs sont tenus de ne pas travailler), sans pour autant oublier la lecture des "Mishle" et "Ben Mishle".
A propos de la pratique médicale, il enjoint son fils à rigoureusement suivre les lois hygiéno-diététiques, et de ne pas, comme beaucoup d'autres, tomber malade des suites d'abus alimentaires, ce qui, en outre, nuirait grandement à son prestige et son crédit de médecin envers le public général.

De façon intéressante, Juda ibn Tibbon se réfère à sa bibliothèque comme son "plus grand trésor", son "meilleur compagnon", et à ses étagères comme ses "plus beaux jardins". Il ajoute:

"J'ai rassemblé pour toi une grande bibliothèque, afin que tu ne doives jamais emprunter de livre à quiconque. Comme tu le vois par toi-même, la plupart des étudiants donne sang et eau en cherchant des livres pour ne jamais les trouver. . . .
Parcours tes livres hébreux chaque mois, tes livres arabes tous les deux mois, tes livres reliés tous les trois mois.
Garde ta bibliothèque en ordre, de façon à ne pas devoir chercher tes livres. Prépare une liste de livres sur chaque étagère, et remets chaque livre à l'étagère qui convient. Prends également soin des feuilles volantes dans les livres, car elles contiennent des données extrêmement importantes que j'ai moi-même rassemblées et écrites. Ne perds aucun écrit, aucune lettre de ce que je te laisse. . . . Couvre tes étagères de belles tentures, protège-les de l'eau du toit, des souris, de tout dommage, parce qu'lles sont ton plus précieux trésor."
Son sens aigu de la linguistique et sa conception de l'art de la traduction sont suggérés par ses conseils en la matière.


Samuel ben Judah ibn Tibbon
Le plus illustre des Tibbonides, Samuel ben Judah ibn Tibbon (1150-1230, Marseille), plus connu sous le nom de Samuel ibn Tibbon, fut rabbin, médecin, traducteur et philosophe Juif de premier plan, puisque familier de Maïmonide, il en traduisit de nombreuses œuvres et fit de nombreux commentaires sur sa philosophie.
Il traduisit également beaucoup d'ouvrages de littérature rabbinique de l'Arabe en Hébreu.


Abraham ibn Tibbon
Traducteur de l'"Économie" d'Aristote en Hébreu.


Jacob ben Machir ibn Tibbon
Jacob ben Machir ibn Tibbon, astronome provençal, probablement né à Marseille, vers 1236, et mort à Montpellier vers 1304, fut l'un des petits-fils de Samuel ben Judah ibn Tibbon. Il participa à ma controverse autour des écrits de Maïmonide, où il défendit la science contre les attaques d'Abba Mari et ses sectateurs. Il protesta contre la lecture de Salomon ben Adret à sa communauté de Montpellier de la fameuse lettre dans laquelle celui-ci jetait l'anathème sur quiconque étudierait la philosophie. La lecture eut tout de même lieu à la synagogue de Montpellier, le Shabbat suivant, au mois de Eloul, 1304.


Juda ben Moshe ibn Tibbon
Rabbin de Montpellier, ce fut lui qui entraîna Jacob ben Machir dans le camp pro-maïmonidien (dont il faisait également partie), en lui montrant que les anti-maïmonidiens attaquaient également son grand-père, Samuel ibn Tibbon, et le gendre de celui-ci, Jacob ben Abba Mari ben Samson ben Anatoli.
Selon Jacob ben Machir ibn Tibbon, Juda ben Moshe était l'auteur de nombreux ouvrages, dont aucun n'est parvenu à nous.


Moshe ibn Tibbon
Médecin, auteur et traducteur sa production fut particulièrement florissante entre 1240 et 1283. Il a notamment traduit de nombreux ouvrages d'Averroes (ibn Rushd) qui etait utilises par la suite par Gersonides dans ses Supercommentaires.
Fils de Samuel et père de Samuel ibn Tibbon, il fut un des grands acteurs de la controverse autour des écrits de Maïmonide qui se tint vers 1300 à Montpellier.
Les details de sa vie ne sont pas très connus, mais parmi ses epreuves, en tant que médecin Juif de l'epoch, il eut à souffrir de l'ordre du Concile de Béziers (mai 1246), qui interdisait aux médecins Juifs de traiter des Gentils. Il est lieu de croire qu'il vécut jusqu'à un âge vénérable.

Parmi ses œuvres,

Commentaire du Cantique des Cantiques (Lyck, 1874).
Ecrite sous l'influence de Maïmonide, l'œuvre est mi-philosophique, mi-allégorique. Elle ressemble en cela aux travaux de son beau-frère, Abba Mari ben Samson ben Anatoli, qu'il cite fréquemment.
Commentaire du Pentateuque.
Selon Steinschneider, il s'agit d'un supercommentaire du commentaire d'Abraham ibn Ezra. Toutefois, Juda Mosconi (c. 1370), un autre supercommentateur d'ibn Ezra, émettait des doutes sur l'authenticité de cette œuvre, car les explications qu'elle y apporte sont très insatisfaisantes.
"Sefer Pe'a"
C'est une explication allégorique des passages aggadiques du Talmud et du Midrash (Neubauer, "Cat. Bodl. Hebr. MSS." No. 939, 9).
Commentaire sur les poids et mesures de la Bible et du Talmud (Vatican MSS., No. 298, 4; voir Assemani, "Catal." p. 283; Steinschneider, "Joseph ibn Aḳnin," in Ersch & Gruber, "Encyc." section ii., part 31, p. 50; "Ginze Nistarot," iii. 185 et seq.).
"Sefer haTanninim"
L'ouvrage est cité par Isaac de Lattes (l.c.), qui ne donne aucune indication quant à son contenu.
Lettre relative aux questions soulevées par son père, Samuel ibn Tibbon, à la lecture du "Moreh Neboukhim" de Maïmonide(Neubauer, "Cat. Bodl. Hebr. MSS." No. 2218, 2).
Traduction du "Sefer Hamitzvot".
Par ailleurs, le nombre des traductions opérées par Moshe ibn Tibbon surpasse le nombre de ses œuvres propres. Parmi celles-ci, on trouve des œuvres de philosophie arabe, de mathématiques, d'astronomie et de médecine.


Samuel ben Moshe ibn Tibbon
Fils de Moshe ibn Tibbon, il est mentionné pour la première fois dans un responsum de Salomon ben Adret (Neubauer, in "R. E. J." xii. 82 et seq.), qui raconte le procès que Samuel intenta à sa riche cousine, Bionguda. Celle-ci était la benjamine de Bella, sœur de Moshe ibn Tibbon. Après la mort de son mari, Jacob ha-Kohen (1254), Bella partit vers Marseille, où Bionguda se fiança à Isaac ben Isaac.
Samuel ibn Tibbon, qui à cette époque, vivait probablement à Marseille, contesta la légalité de ce mariage, disant qu'il en avait fait son épouse légale bien avant, lorsqu'elle vivait à Naples. Bionguda le nia.

wikipedia.org

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