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SIMONE WEIL


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ANTIJUDAISME


La question de l’antisémitisme de Simone Weil a fait couler beaucoup d’encre, et les passions sont vives encore. Son antijudaïsme est patent - il est de même nature que son «anti-romanisme», jamais racial ; et si on peut contester ses compétences d’historienne (voire, comme le fait Emmanuel Levinas, évoquer sa «passion antibiblique»), si on peut regretter qu’elle ne prît pas davantage en compte le contexte historique, si son analyse du nazisme révèle d’évidentes carences, l’accusation d’antisémitisme stricto sensu n’en est pas moins irrecevable. Il suffit, pour s’en convaincre, de se reporter à la lettre, datée d’octobre 1940, qu’elle adressa au ministre de l’Instruction publique pour protester contre le «Statut des juifs» : «Si néanmoins la loi exige que je regarde le terme de »juif«, dont j’ignore le sens, comme un épithète applicable à ma personne, je suis disposée à m’y soumettre, comme à toute loi. [...] Mais je désire alors en être informée, étant donné que je ne possède, moi, aucun critérium susceptible de résoudre ce point.»culturesfrance


Philosophe française (1909-1943). Soeur cadette d'André Weil, un enfant prodige, appelé à devenir un grand mathématicien, fille d'un médecin qui adhérait aux dogmes positivistes de la science de son époque, Simone Weil a eu la rigueur comme langue maternelle; une rigueur alliée, dès le plus jeune âge, à une passion de l'absolu qui inspira le commentaire suivant au philosophe Gustave Thibon, l'ami à qui elle avait confié ses principaux manuscrits: «Elle connaissait, elle vivait la distance désespérante entre “savoir” et “savoir de toute son âme” et sa vie n'avait pas d'autre but que d'abolir cette distance.» Cette passion de l'absolu la conduisit à l'usine, puis à la guerre d'Espagne, puis en Italie, dans les lieux, Assise en particulier, qui avaient inspiré saint François. Elle devait mourir en Angleterre, où elle était venue, après un détour par les États-Unis, conduite par son désir, non réalisé, de créer en France un service d'infirmières de première ligne. Et à trente-quatre ans, en dépit d'une vie très active et d'une migraine qui ne lui laissait guère de répit, elle avait accompli une oeuvre dont on n'a pas encore mesuré l'ampleur et la qualité. Albert Camus, celui qui a publié plusieurs de ses oeuvres,Oppression et liberté, L'Enracinement, La Condition ouvrière, Pensées sans ordre concernant l'amour de Dieu dans la collection « Espoir » chez Gallimard, a écrit à son sujet: «Il me paraît impossible d'imaginer pour l'Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies.»agora

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