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ISSER HAREL


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Isser Harel, ancien chef du Mossad qui avait dirigé la capture du nazi Adolf Eichmann en Argentine en 1960, né en Russie en 1912, décédé dans un hopital de Tel Aviv en 2003.


En 1960, des informations émanant de plusieurs sources parviennent aux services secrets israéliens : on a retrouvé la trace d’Adolf Eichmann ; il vit sous un faux nom en Argentine. Le Mossad se charge alors de préparer sa capture. Car même si Israël a bien l’intention de faire juger dans les règles ce criminel de guerre, son arrestation doit se faire à l’insu des autorités argentines soupçonnées de complaisances envers les anciens nazis. Pendant plusieurs mois, Isser Harel, le chef du Mossad, et Peter Malkin, dont la soeur est morte à Auschwitz, organisent la filature d’Eichmann pour s’assurer de son identité, et préparent l’opération secrète qui va permettre de l’appréhender. Le 11 mai 1960, le piège se referme sur celui qui a été responsable des déportations et des exterminations de masse jusqu’aux derniers jours du IIIe Reich. Il faudra encore quelques jours aux agents du Mossad pour le faire sortir d’Argentine incognito. Des moments que Peter Malkin va mettre à profit pour discuter avec Eichmann de ses crimes, de ses motivations et de sa culpabilité…



Eliane Ketterer


Isar Harel Halperin (1912-2003), dénommé “Isar le petit”, pour le distinguer de “Isar le grand” (Isar Beri) ; parmi les premiers fondateurs du Service des renseignements de l’Etat d’Israël. Durant de nombreuses années, il fut “l’homme fort” du système israélien des renseignements.

Isar Harel est né en Biélorussie et a grandi en Lithuanie. Il immigra en Israël en 1930. Isar Harel fut l’un des fondateurs du kibboutz Shefayim, où il connut sa femme Rébecca. En 1935, il quitta le Kibboutz pour Herzlia. Peu de temps après, il se joignit à la Hagana.

Dans le cadre de l’organisme de la Hagana, Isar Harel fit un service militaire dans la surveillance, garde des côtes et police des colonies juives. En 1944, il débuta son activité de renseignement lorsqu’il rejoignit les rangs du Ha-Shaï (“Service des renseignements de la Hagana”). Il fut nommé plus tard chef du département interne de l’organisme, département qui s’occupait du rassemblement des informations sur les différents organismes et gens du Yishuv juif, comme par exemple, sur le Etzel, le Lehi, etc. Il fut également chef du district de Tel-Aviv.

Avec la création de Tsahal, l’organisme Ha-Shaï fut démantelé, et son activité fut répartie entre trois organismes différents, l’un d’entre eux étant le Service de sécurité (Shin beth), (qui plus tard deviendra le Service de la sécurité générale, le Shabak), à la tête duquel fut placé Isar Harel, avec le grade de lieutenant-colonel. En 1952, le chef du gouvernement, David Ben Gourion, l’établit également à la tête des services secrets centraux des renseignements et des fonctions particulières, union de fonctions qui n’existe plus, avec le titre officiel de “préposé aux Services de sécurité”. Il fut également responsable de la commission principale des Services de renseignements.

Durant les neuf années qui suivirent, Isar Harel dirigea les Services israéliens de renseignements, avec un nombre non négligeable d’opérations réussies, parmi lesquelles, l’enlèvement de Eichmann, qu’il commanda personnellement, la restitution de l’enfant enlevé Yosla Shumacher, et la découverte des activités de nombreux espions dans les limites géographiques d’Israël, comme celle, par exemple, de Israël Bar. L’obtention du discours secret du chef de l’Union Soviétique d’alors, Nikita Khrouchtchev, à la vingtième Conférence du parti Communiste, qui blâmait pour la première fois les crimes de Staline, fut considérée comme un succès vertigineux, selon un critère international, et conféra aux Renseignements israéliens un grand prestige dans le monde.

Ces succès et la discrétion complète dans laquelle Isar Harel travailla, lui valurent une grande force dans les institutions établies du gouvernement israélien, mais il essuya également de nombreuses critiques. L’essentiel de la critique portait sur le fait que Isar Harel était soupçonné de ne pas distinguer son activité en faveur de la sécurité de son activité politique, et sur le fait qu’il faisait usage de sa position, en faveur du parti au gouvernement, Mapaï, et de son leader, David Ben Gourion, qui était considéré comme son patron politique. C’est ainsi, par exemple, que Isar Harel ordonna aux gens de “Line”, grâce à des documents appartenant aux dossiers de Menahem Begin, de déposer des appareils d’écoute dans la pièce du leader du Mapam, Meir Yeari, et de suivre de très près les activités de nombreuses autres personnalités politiques.

En 1963, David Ben Gourion préféra l’avis du département des Renseignements de Tsahal, Aman, à celui du Mossad dont Isar Harel était à la tête, sur l’affaire suivante : Des savants allemands avaient une activité de fabrication de missiles en Egypte, ce qui pouvait constituer un danger pour la sécurité d’Israël. En réponse, Isar Harel démissionna de ses fonctions, et avec lui nombre de ses fidèles dans le service des Renseignements.

En 1965, le Premier ministre d’alors, Lévi Eshkol, nomma Isar Harel conseiller pour les questions de Renseignements. En 1969, il se joignit à la liste officielle du parti de David Ben Gourion, et fut député au titre de ce parti durant la 7ème Knesset. Après sa démission, il consacra le reste de ses années à des activités dans les affaires et à écrire des livres sur l’espionnage et les Renseignements. Le plus célèbre d’entre eux est “La maison dans la rue Garibaldi”, où il décrit l’enlèvement de Eichmann.

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