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JACK KIRBY


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JOE SIMON


(28 août 1917 - 6 février 1994), Jacob Kurtzberg surnommé the King of Comics , fut un des artistes les plus influents, les plus célèbres et prolifiques de comics.



Jack Kirby est l'un des auteurs de comics les plus prolifiques de sa génération.
Dans les années 1960, il crée plusieurs séries de super-héros, dont Hulk, les X-Men, Les Quatre Fantastiques qui feront la renommée de Marvel.

Fils d'immigrés d'Europe Centrale, il grandit à Nex York dans le quartier de Brooklyn. Passionné de littérature, de cinéma, il débute sa vie professionnelle au sein du studio d'animation Fleisher.
Les années 1940 sont marquées par sa rencontre avec Joe Simon, avec qui il formera un duo talentueux. En 1941, ils éditent chez Timely (le futur éditeur Marvel) le comic Captain America. Ils mettent fin à leur collaboration une quinzaine d'années plus tard.
En 1959, Jack Kirby fait la connaissance d'un jeune scénariste, Stan Lee, avec qui il crée de nouveaux super-héros : Les Quatre Fantastiques. Puis viendront : Hulk, les X-Men, Iron Man, le Surfer d'Argent et d'autres.

Jack Kirby aura révolutionné l'univers des comics en y apportant sa fougue, du dynamisme. Il épanouit le genre à travers de nouveaux codes.fluctuat

En 1940, il fait une rencontre déterminante chez Timely Comics : son duo avec le scénariste Joe Simon s'avère une redoutable d'efficacité. Ensemble, les deux hommes créent Captain America et Captain Marvel. Leur collaboration durera une décennie. En 1961, Jack Kirby et Stan Lee fondent la maison Marvel Comics. C'est l'acte de naissance de tous les super-héros qui feront la renommée de Marvel dans les années 1960 : les Quatre Fantastiques, les X-Men, l'Incroyable Hulk sont nés de l'association entre deux des artistes les plus prolifiques de la bande dessinée américaine. Malgré leurs superpouvoirs, leurs personnages sont profondément humains et ont leurs défauts, ce qui ne les rend que plus populaires aux yeux des fans de comics. En 1970, Kirby quitte Marvel et revient chez DC Comics. Il imagine quatre séries, dont 'Le Quatrième Monde'. De beaux succès, mais sans commune mesure avec ses précédentes oeuvres. Auteur de plus de 4.000 planches, Jack Kirby a révolutionné les codes de la bande dessinée en inventant plusieurs concepts, par exemple le splash-page.evene

Lire la Biographie detaillee sur marvel world
"Kirby est reconnu officiellement par les créateurs de comics et les fans comme l’un des plus grands artistes et l’un de ceux ayant eu la plus grande influence dans l’histoire des comics. Sa productivité est devenue légendaire, un décompte estimant qu’il produisit plus de 25000 pages au cours de sa vie, ainsi que des centaines de comics strips et d’esquisses. Il produisit également des peintures et travailla sur des concepts d’illustration pour plusieurs films de Hollywood"

PETER LAX

PRIX ABEL 2005
BIO
PAGE
MATHS







"Peter D. Lax réunit de manière exceptionnelle les mathématiques pures et appliquées, associant une profonde compréhension de l'analyse et une extraordinaire capacité d'invention de concepts unifiants. Il a exercé une influence déterminante, non seulement par sa recherche mais aussi par ses écrits, son dévouement sans faille à la formation et sa générosité envers ses collègues plus jeunes que lui".

Peter Lax est un mathématicien Juif hongrois né en 1926 à Budapest et de nationalité américaine.

Le Prix Abel de Mathematiques 2005 a ete remis officiellement a Peter D. Lax le 20 mai dernier.
Le Prix Abel, souvent considere comme le Prix Nobel de Mathematiques, s’eleve a 6 millions NOK, et etait attribue cette annee pour la troisieme fois. Pour memoire, le premier laureat, en 2003, etait le francais Jean-Pierer Serre.

Peter D. Lax, professeur a l’Universite de New-York, est l’un des plus grands mathematiciens de son temps dans les domaines des mathematiques pures et appliquees. Le Prix Abel 2005 lui a ete attribue pour " ses contributions innovantes a la theorie des equations differentielles partielles, a l’application de telles equations et au calcul de solutions pour ces equations ", comme l’a exprime Erling Stromer, professeur et President du Comite Abel, dans son discours lors de la ceremonie de remise du prix. Le nom de Peter D. Lax est associe a d’importants resultats et methodes mathematiques tels que le theoreme de Lax-Milgram, le theoreme d’equivalence de Lax, le schema de Lax-Friedrichs et le schema de Lax-Wendroff. Peter D. Lax a declare qu’il verserait une partie de sa recompense a un fond pour le soutien des mathematiques et une autre partie a ses petits-enfants pour le financement de leurs etudes.asso objectif sciences


Peter D. Lax est né le 1er mai 1926 à Budapest, Hongrie. Il était en route vers New York avec ses parents le 7 décembre 1941 quand les Etats-Unis entrèrent en guerre.
Peter D. Lax reçut son PhD en 1949 de l’université de New York (NYU), avec Richard Courant,un tres grand mathematicien juif allemand, comme directeur de thèse. Courant avait fondé à NYU le Courant Institute of Mathematical Sciences, dont Lax assura la direction de 1972 – 1980. En 1950, Peter D. Lax se rendit à Los Alamos pour un an et y travailla ensuite plusieurs étés à titre d’expert.
Dès 1951, il revint pourtant à l’université de New York pour commencer l’oeuvre de sa vie au Courant Institute. Lax fut nommé professeur en 1958. À NYU, il occupa aussi les fonctions de Directeur du Computing and Applied Math Center de l’AEC (Commission de l’Energie Nucléaire).
En proposant Peter Lax comme membre de l’Académie nationale américaine des Sciences en 1962, Courant le décrit comme « l’incarnation, plus peut-être que tout autre, de l’association d’une analyse mathématique abstraite et du pouvoir le plus concret de solutionnement de problèmes individuel ».
Peter D. Lax est l’un des plus grands chercheurs dans les mathématiques pures et appliquées de notre temps et a apporté des contributions significatives, allant des équations différentielles partielles aux applications dans l’ingénierie. Son nom est lié à de nombreux résultats mathématiques majeurs et à des méthodes numériques comme le lemme de Lax-Milgram, le théorème d’équivalence de Lax, le schéma de Lax-Friedrich, le schéma de Lax-Wendroff,l’entropie de Lax et la théorie Lax-Levermore.
Peter D. Lax est aussi l’un des fondateurs des mathématiques informatiques modernes. Parmi ses plus importantes contributions à la communauté High Performance Computing and Communications, figure son travail pour le National Science Board Computing and Applied Math Center de 1980 à 1986. Il a aussi présidé le comité réuni par le National Science Board pour étudier le calcul à grande échelle dans les sciences et les mathématiques – une oeuvre de pionnier qui a mené au rapport Lax.
Le travail du Professeur Lax a été honoré par des nombreux prix et récompenses. Il a reçu la National Medal of Science en 1986, remise par le Président Ronald Reagan lors d’une cérémonie à la Maison Blanche. Peter Lax a reçu le Prix Wolf en 1987 et le Prix Chauvenet en 1974, et partagé le Prix Steele de l’American Mathematical Society en 1992. Il a aussi reçu le Prix Norbert Wiener en 1975 de l’American Mathematical Society et de la Society for Industrial and Applied Mathematics. En 1996, il a été élu membre de l’American Philosophical Society.
Peter D. Lax a été président (1977-80) et vice-président (1969-71) de l’American Mathematical Society.
Le professeur Peter D. Lax est un remarquable pédagogue qui a formé un grand nombre d’étudiants. Il a aussi été un infatigable réformateur de l’étude des mathématiques et son travail sur les équations différentielles a été pendant des décennies un élément classique de l’étude des mathématiques dans le monde entier.
Peter D. Lax est Docteur honoris causa de nombreuses universités du monde entier. Quand il a été distingué par l’université de technologie d’Aix-la-Chapelle, Allemagne en 1988, sa contribution déterminante aux mathématiques et l’importance de son travail dans le champ de l’ingénierie ont toutes deux été soulignées. Il a aussi été honoré pour son approche positive de l’utilisation des ordinateurs dans les mathématiques, la recherche et l’enseignement.abelprisen


Depuis Newton, les équations différentielles ont toujours constitué le fondement de la compréhension scientifique de la nature. Les équations différentielles linéaires, dans lesquelles les effets et les causes sont directement proportionnels, sont raisonnablement bien comprises. Les équations qui apparaissent dans des domaines comme l’aérodynamique, la météorologie et l’élasticité, sont non linéaires et beaucoup plus complexes : leurs solutions peuvent produire des singularités. Pensez aux ondes de choc qui se créent quand un avion franchit le mur du son norvege


Peter Lax est toujours apprecie pour ses “jokes”. On en retrouve plusieurs sur le web. A titre d’exemple :
Le jeux du Kronprinz : d’apres Peter Lax les enfants de la bourgeoisie intellectuelle hongroise aimaient ridiculiser la monarchie imperiale. Ils avaient invente le jeu du Kronprinz et de son precepteur. Il y a deux joueurs l’un fait le Kronprinz et l’autre le precepteur. Le precepteur doit poser la question la plus facile possible,le Kronprinz doit trouver la reponse la plus stupide possible. Enfin le precepteur doit trouver moyen de complimenter le Kronprinz pour la qualite de sa reponse.
Le premier qui ne sait plus quoi dire a perdu : ' Kronprinz, dites-moi combien de temps a dure la guerre de 30 ans, 50 ans monsieur mon precepteur.Tres bien Kronprinz,vous vous souvenez qu’a cette ´epoque les moyens de communication etaient beaucoup plus lents et les choses prenaient donc beaucoup plus de temps. 'smf emath

LOUIS I. KAHN

OEUVRES
BIO
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PROJECT
CITATION
FILM
PORTRAIT


Louis Isidore Kahn
est considéré comme un des plus grands architectes du XXe siècle.



"Voilà une bonne question. J’ai appris dans le temps qu’une bonne question a plus d’importance que la réponse la plus brillante. C’est la question du non-mesurable et du mesurable. La Nature, la nature physique est mesurable. Le sentiment et le rêve n’ont pas de mesure, pas de langage, et le rêve de chacun est singulier."

"Même une pièce qui doit être obscure a besoin au moins d’une petite fente pour qu’on se rende compte de son obscurité. Mais les architectes qui aujourd’hui dessinent des pièces ont oublié leur foi en la lumière naturelle. Assujettis à la facilité d’un interrupteur, ils se contentent d’une lumière statique et oublient les qualités infinies de la lumière naturelle grâce à laquelle une pièce est différente à chaque seconde de la journée."


Nationalité : américaine
Naissance : 20 février 1901
Mort le : 17 mars 1974

Né sur l'île estonienne d'Osel (aujourd'hui Saaremaa), Louis Isidore Kahn arrive à quatre ans dans la banlieue populaire de Philadelphie, et se fait naturaliser américain à l’âge de treize ans. Grâce à ses aptitudes pour le dessin et le piano, il décroche une bourse lui permettant d’entreprendre des études d’architecture à l’Université de Pennsylvanie. A la sortie, il travaille pour le designer français Paul Cret (1929-1930), et ensuite chez Zantzinger, Boire and Medary (1930-1932).

Durant quelques années, Louis Kahn voyage en Europe puis décide d’ouvrir son agence à Philadelphie en 1937 (au début des années 1940, il s’associe avec deux émigrés européens George Howe et Oscar Stonorov). A la même époque, il devient consultant à la Philadelphia Housing Authority et à la United States Housing Authority. A partir des années 1940, il se lance dans des projets de construction de lotissements tels que celui de Carver Court (1941-1944, Coatesville, Pennsylvanie), Pennypack Woods (1941-1943, Philadelphie) et Mill Creek Housing (1951-1963, Philadelphie). En 1947, il entame une brillante carrière universitaire à Yale, puis poursuit son activité d’enseignant à l’Université de Pennsylvanie (1957-1974). Il se penche sur l’architecture antique (surtout égyptienne) et réintroduit les plans axiaux.

Louis Kahn croit au développement de la société industrielle, en la mission sociale de l'architecture et promeut le style international. Son architecture contemporaine et monumentale prône presque exclusivement le béton ainsi que les formes et compositions simples. La charpente métallique ne lui semble pas pouvoir offrir de véritables murs (l’ossature porteuse disparaissant sous les revêtements anti-feu). Seule la brique est parfois exploitée pour cacher certaines parties bétonnées. En référence à Le Corbusier, Louis Kahn estime que le plan d’ensemble des espaces est primordial ; l’harmonie des corps ne doit pas être un élément perturbateur.

Lors de ses vingt-cinq dernières années de vie, Louis Kahn construits ses édifices les plus significatifs (bâtiments religieux, espaces d’exposition, bâtiments gouvernementaux) aux Etats-Unis et en Asie. L’un des plus probants est le complexe du Jonas Salk Institute (1959-1965, La Jolla) ; celui-ci est composé de deux ailes définissant un axe puissant face à l’océan Pacifique. Les salles de travail ne sont pas subdivisées, les escaliers (ainsi que les pièces de services et bureaux) sont greffés dans des alvéoles disposées en avant. En 1962, Louis Kahn reçoit sa plus grosse comme commande du gouvernement de Bangladesh : le complexe de Sher-E Bangla Nagar à Dacca. En 1971, il est admis à l'Académie américaine des Arts et Lettres.
arts fluctuat


Il accomplira ce miracle : l'Assemblée Nationale du Bangladesh dessinée par un architecte de confession juive pour un pays musulman ! Il meurt brusquement d'une attaque cardiaque dans les toilettes d'une station de New York.


Dans la nuit du 17 mars 1974, un homme est retrouvé mourant dans les toilettes pour hommes de la Pennsylvannia Station par trois policiers. Il décédera dans les instants suivants et restera trois jours à la morgue avant d’être identifié, il avait rayé de sa main son adresse. L’un des plus grands architectes du XXe siècle venait de mourir d’une crise cardiaque de la manière la plus misérable archicool


Voir le beau dossier sur : Le brutalisme

JUDAH MAGNES


BIO
MUSEUM
RABBI




A l’idée majoritaire de la création d’un État juif il y eu l’alternative proposée par Judah Magnes d’un État binational


Magnes est quasiment oublié, en dehors des presses universitaires qui portent son nom .Gloire soit rendue a cette grande figure du Sionisme!
On lira avec passion tous les debats qui ont precedes la creation de l'Etat d'Israel
Ne laissons pas aux ennemis d'Israel le soin de recuperer ces grandes figures Juives comme Hugo Bergmann et tant d'autres qui sont l'Honneur du peuple Juif , meme si l'histoire ne leur a pas donne raison.


Né à San Francisco, Californie, Juillet 5, 1877
Décédé à New York, New York, Octobre 27, 1948.


Judah Magnes est le premier chancellier de l'université hébraïque de Jérusalem entre 1925 et 1935. Après une décennie passée au poste de chancellier, Magnes put tirer plusieurs conclusions de son parcours. Il laissait une institution de 450 étudiants, de 90 professeurs dont certains étaient des réfugiés, différentes facultés de sciences et de sciences humaines dirigés par un sénat d'université. Lorsque le poste de chancellier est supprimé et que Judah Magnes devient président, il utilise ce poste pour appeler à la réorganisation des buts sionistes car il craignait une mainmise de l'Etat sur l'université cat inist


La fondation de l'Université hébraïque de Jérusalem en 1925
Le Dr Magnes, qui était également l'un des fondateurs du mouvement Brit Shalom - partisan de la paix et de la fraternité entre juifs et Arabes palestiniens - invitait des représentants des pays arabes et des dirigeants arabes à participer à la cérémonie d'inauguration, demandant même à l'un d'eux d'y prononcer une allocution. Sous son influence, le Comité national juif de Palestine publia une Proclamation au peuple arabe introduite par ces mots : [C'est] une fête nationale, une manifestation culturelle pour nous : le jour de l'inauguration d'une Université hébraïque à Jérusalem. Nous souhaitons que ce jour soit célébré dans tout le pays. Particulièrement bienvenus parmi nous seront les membres de la nation arabe qui se joindront à nous à Jérusalem, dans ce temple de la science
mfa gov



" Haaretz "" publie pour la première fois des extraits de carnets intimes de Judah Leon Magnes, le leader sioniste qui chercha à faire échec à la création de l’Etat.

sauvez les Juifs d’eux-mêmes alterinfo

Ofri Ilani

Haaretz, 5 mai 2008


L’examen médical réalisé par le Dr Ehrenfels sur Judah Leon Magnes, le président de l’Université Hébraïque, avait montré que son état de santé était encore fragile mais en équilibre. La date : 13 avril 1948. Magnes, un homme de 70 ans, malade, sait que sa maladie aura bientôt raison de lui. Malgré cela, il décide de prendre d’urgence l’avion pour New York, et de là à la Maison Blanche à Washington, afin d’arrêter la guerre qui fait rage dans le pays. Il ne représente quasiment personne en dehors d’un groupe de professeurs pacifistes, mais il a ses entrées et de l’influence au sommet de l’administration américaine. Les extraits de son journal, publiés ici pour la première fois, mettent en lumière un des chapitres oubliés de l’époque de la guerre d’Indépendance : le voyage du leader sioniste qui chercha à convaincre le Président des Etats-Unis d’imposer un cessez-le-feu et d’empêcher la mise en œuvre du Plan de Partage et la création de l’Etat juif.

Lorsque le 29 novembre 1947, la décision du partage a été prise, tout le yishouv juif n’est pas descendu dans les rues pour faire la fête. Un groupe d’intellectuels, professeurs à l’Université Hébraïque pour la plupart, était convaincu que la guerre qui éclaterait à la suite de la création de l’Etat juif amènerait une catastrophe pour les Arabes comme pour les Juifs. Judah Magnes, fondateur et chancelier de l’Université Hébraïque, était un rabbin réformé, pacifiste et anti-impérialiste, connu entre autres pour son opposition à la première Guerre Mondiale. En même temps, c’était un des dirigeants sionistes les plus importants de son temps, un des fondateurs de la communauté juive de New York, et un des principaux intermédiaires entre la direction sioniste et l’administration américaine. Depuis son immigration en Palestine en 1922, il a soutenu la création d’un Etat unique, binational, pour les Juifs et pour les Arabes, avec un gouvernement composé de représentants des deux peuples.

Disciple de Gandhi et de Jérémie

Ecrits en anglais, les carnets personnels de Magnes sont conservés dans les archives centrales pour l’histoire du peuple juif à Jérusalem. Il y décrit le désespoir suscité par la guerre civile dans les territoires d’un Mandat britannique approchant de son terme. Les événements de la politique et de la guerre se mêlent à l’aggravation de sa maladie. Il raconte son sommeil troublé et ses cauchemars.

« A la différence d’autres dirigeants sionistes, comme Ben Gourion, les journaux de Magnes ne constituent pas seulement un document politique », dit le professeur Aryeh Goren, de l’Université Hébraïque, qui a étudié et édité les écrits de Magnes. « Son écriture est très personnelle – il s’épanche et parle de ses doutes et de ses faiblesses. »

Magnes se considérait comme un disciple du Mahatma Gandhi et du prophète Jérémie, et il s’opposait à toute espèce de nationalisme fondé sur la force militaire. L’association « Ihoud » qu’il fonda avec quelques-uns de ses amis, est tenue pour le symbole de la gauche du camp sioniste pour tout ce qui concerne les relations avec les Arabes. Ses membres ont été attaqués par à peu près tous les partis au sein du yishouv, et traités de défaitistes, attachés à la mentalité de l’exil, et d’antipatriotes.

« Magnes prédisait que même si nous gagnions la guerre, il y aurait encore une guerre après, et une autre encore. Qu’il n’y aurait pas de fin à cela », dit le professeur Goren. « Lorsqu’ont débuté les combats de la guerre d’Indépendance, il a tenté d’arrêter la mise en œuvre de la résolution de l’ONU et de promouvoir l’idée, initiée alors par le Département d’Etat américain, que l’ONU gèle la résolution du partage et impose en attendant aux deux parties un ‘régime de tutelle’ avec un gouvernement provisoire jusqu’à l’obtention d’un accord sur les conditions d’un autre règlement. Magnes pensait que c’était le moment d’arrêter le cours des événements, avec l’espoir que s’établisse dans l’intervalle une certaine compréhension et la possibilité de se parler. »

Le 12 avril, il écrit dans son journal : « Cela fait maintenant plus que le temps d’une génération que je prêche la paix, la conciliation et la compréhension. Comment pourrais-je ne pas me dresser face au monde pour dire : ‘Les amis, arrêtez les effusions de sang. L’entente est possible.’ Cela fait des années que j’attends ce moment. » Le consul américain lui dit que si un régime de tutelle n’est pas instauré avant le 15 mai, la Palestine entrera dans une période « pleine de dangers et d’effusions de sang ». « Il faut une approche courageuse et constructive comme la mienne », écrit Magnes. « Le temps est venu – seul ou avec d’autres, je me rendrai aux Etats-Unis pour délivrer ce message. » Il espérait que si un Etat était proclamé, les Etats-Unis imposeraient des sanctions à tout Israël. « Une guerre ne peut se mener sans argent ni munitions », avait-il déclaré à ses sympathisants, aux Etats-Unis.

Le 13 avril, dans l’après-midi, Magnes, encore endormi, est contacté par le brigadier Jones, commandant britannique du secteur de l’Université Hébraïque, qui lui annonce que 34 employés de l’Université et de l’hôpital Hadassah, dont le directeur de l’hôpital, le Dr Haïm Yasky, ont été tués dans l’attaque d’un convoi qui se rendait au mont Scopus. En fin de compte, il était apparu que 77 personnes avaient été tuées dans l’attaque – beaucoup étaient des amis de Magnes. Pas moins que par ce massacre, Magnes est profondément secoué par les circonstances qui y ont abouti : quatre jours plus tôt, le 9 avril, avait eu lieu le massacre dans le village de Deir Yassin, où plus de cent Palestiniens avaient été tués par des membres de l’Irgoun et du Lehi. Lors des funérailles des victimes du convoi, Magnes fait le lien entre les deux événements et condamne « les actes de cruauté que les deux côtés ont perpétrés dans le pays, ces derniers jours ». Il est dénoncé comme traître par beaucoup au sein du yishouv, y compris par des professeurs de l’Université qu’il dirige.

« A la fin, nous perdrons »

Comme il désespère des chances d’un changement politique au sein du yishouv, sa position se renforce dans le sens que seule l’Amérique pourra sauver les Juifs d’eux-mêmes. « Je vais à New York avec l’espoir que je pourrai contribuer à la paix de Jérusalem », écrivait-il. « Nous avons besoin de l’autorité et du pouvoir du Conseil de Sécurité pour que nous déposions les armes ». Selon Aryeh Goren, « Magnes redoutait que ce qui s’était passé dans le quartier de Cheikh Jarah [l’attaque du convoi se rendant à Hadassah - ndt] n’arrive à tous les Juifs du pays. Dans ses lettres, il exprime la crainte d’une destruction de Jérusalem ».

Accompagné de son épouse, Béatrice, et du médecin qui le soignait, Magnes se rend à l’aéroport de Lod. Le consulat américain, qui avait organisé le voyage en avion, redoutait aussi ce trajet : la route vers l’aéroport étant exposée aux tirs des snipers, ils passèrent par la ville de Rehovot. Magnes atterrit aux Etats-Unis et entreprend une série de rencontres avec des diplomates et avec des dirigeants juifs. Il présente son plan : « Une majorité significative de Juifs diront que si on les autorise seulement à immigrer et à construire pendant encore 30 ou 40 ans, ils n’ont pas besoin d’un Etat », déclare-t-il au cours d’une assemblée à New York. « Un Etat, il ne sera possible de l’obtenir que par une guerre, et une guerre ne construit rien… Nous pouvons ‘prendre’ Haïfa, Tibériade, Jaffa et encore beaucoup d’autres endroits dans le pays, mais nous serons comme les Allemands – à la fin, nous perdrons la guerre. »

Magnes soutenait qu’ « il y a des millions et des millions de musulmans dans le monde, et ils ne sont pas pressés par le temps… Des millions et des millions d’Arabes sont prêts à sacrifier leur vie – dont ils font relativement bon marché – face au nombre misérable de Juifs qui restent dans le monde ».

Le 4 mai, alors que dans le Goush Etzion et dans la région du lac de Tibériade les combats s’intensifient, Magnes rencontre George Marshall, Secrétaire d’Etat américain. « Une solution au problème de la Palestine n’est possible que si les Arabes et les Juifs sont amenés à se rencontrer afin d’œuvrer à leur salut. Un régime de tutelle leur fournira cette opportunité », dit-il à Marshall.

Marshal manifeste son enthousiasme pour les idées de Magnes, mais accompagne ce dernier jusqu’à la sortie. Près de la porte, Magnes demande à Marshall : « Monsieur le Secrétaire d’Etat, j’aimerais vous poser une question directe : y a-t-il un espoir d’imposer un régime de tutelle ? » Marshall lui répond d’une manière hésitante. « Les Etats-Unis ont proposé de participer à une force militaire internationale pour la Palestine, mais aucun pays ne s’est joint à la proposition ».

Un gentleman américain

Le lendemain, il rencontre le Président des Etats-Unis, Harry Truman. Magnes lui dit qu’ « il restait encore quelques jours jusqu’au 15 mai » (date de la fin du mandat britannique – O. Ilani). Truman lui fait une réponse vague. Il pense que les trois religions monothéistes ont des principes moraux communs. Si toutes trois parviennent à l’entente, la base spirituelle du communisme russe s’effondrera. Mais, selon Truman, la direction juive a refusé son plan de paix. « Les Juifs ont refusé ma proposition », dit Truman à Magnes. « Vous, les Juifs et les Arabes, vous gâchez tout ».

Au cours des dix jours qui suivent, la lutte fait rage entre les gens de Haim Weizman, qui demandent à l’administration de reconnaître l’Etat d’Israël qui sera créé, et les partisans du « régime de tutelle ». Le 14 mai, soit le jour où Ben Gourion proclame l’Indépendance, Magnes, malade, était allongé dans sa chambre d’hôtel. Les Etats-Unis, sur lesquels il avait fondé ses espoirs, se sont empressés de reconnaître le nouvel Etat. D’après Aryeh Goren, lorsque Magnes a appris la nouvelle de la création de l’Etat, il s’est rendu avec son fils à l’hôtel « Waldorf Astoria » où résidait Haim Weizman, son adversaire politique. Il est entré dans la chambre de Weizman et lui a serré la main, pour le féliciter de son succès. « Magnes était un gentleman américain », dit Aryeh Goren. « Ayant perdu, il est allé féliciter Weizman ».

Moins de cinq mois plus tard, Magnes décédait aux Etats-Unis. Pour Aryeh Goren, « il ne fait pas de doute que son voyage en Amérique a précipité son décès ». Ses restes ont été transférés à Jérusalem, dans le quartier de la Sanhédria. Aryeh Goren dit sa désolation de ce que dans l’Israël d’aujourd’hui, la figure de Magnes soit quasiment oubliée, en dehors des presses universitaires qui portent son nom.

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

*

" Nous ne pouvons pactiser avec une société où le nationalisme est devenu un credo imposé. À la lumière de notre conception universaliste de l'histoire du destin juif, et aussi parce que nous sommes préoccupés par la situation et la sécurité des juifs dans les autres parties du monde, nous ne pouvons souscrire à l'orientation politique qui domine le programme sioniste actuel, et nous ne la soutenons pas. Nous pensons que le nationalisme juif tend à créer la confusion chez nos compagnons sur leur place et leur fonction dans la société, et détourne leur attention de leur rôle historique : vivre en communauté religieuse partout où ils sont… La nouvelle voix juive parle par la bouche des fusils…Telle est la nouvelle Thora de la terre d’Israël. Le monde a été enchaîné à la folie de la force physique. Le ciel nous garde d’enchaîner maintenant le judaïsme et le peuple d’Israël à cette folie. C’est un judaïsme païen qui a conquis une grande partie de la puissante diaspora. Nous avions pensé, au temps du sionisme romantique, que Sion devait être racheté par la droiture. Tous les juifs d’Amérique portent la responsabilité de cette faute, de cette mutation… même ceux qui ne sont pas d’accord avec les agissements de la direction païenne, mais qui restent assis, les bras croisés. L’anesthésie du sens moral conduit à son atrophie. "

Judah MAGNES
Président à l'Université hébraïque de Jérusalem, lors de son allocution d'ouverture à la rentrée de 1946 -


Lire le dossier sur jewishvirtuallibrary : MYTHES et RÉALITÉS
Le guide du conflit israélo-arabe
Mitchell G. Bard

« La plupart de temps, le plus grand ennemi de la vérité n’est pas le mensonge – délibéré, prémédité ou malhonnête – le plus grand ennemi de la vérité : c’est le mythe, persistant, persuasif et répété. »
-Président John F. Kennedy

ARTHUR RUBINSTEIN


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Le pianiste Juif polonais virtuose le plus ovationné du XXe siècle.





"Aime la vie et la vie t’aimera. Aime les gens et les gens t’aimeront."

"Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard."


Pour Arthur Rubinstein, l’interprète doit refléter le message du compositeur tout en l’interprétant. Car sinon, un robot pourrait tout aussi bien le faire. Rubinstein joue en effet avec son cœur, sans larmoiement



Né à Lodzt, Pologne le 28 janvier 1887
Décédé à Genève, Suisse le 20 décembre 1982


D'origine polonaise, né à Lodzt en 1887 dans un famille de négociant, Artur( également écrit par certains Arthur) Rubinstein est un des grands pianistes du vingtième siècle. Il commença à étudier le piano dès l'âge de trois ans, donna sa première éxécution publique à huit ans et poursuivit ses études pianistiques à Berlin à l'âge de dix ans sous la responsabilité d'un célèbre violoniste: Joseph Joachim à qui sa mère le confia. Puis il poursuivit ensuite ses études avec un grand pianiste Polonais : Paderewski.

En 1906, Artur Rubinstein fit son premier voyage aux Etats Unis, mais revint en Europe pour de nouvelles études. Pendant la première guerre mondiale, il s'installa en Espagne. En 1916, il effectua une grande tournée de concerts en Espagne. Ce qui le conduisit par la suite à d'autres voyages en Amérique du Sud et le rendit spécialiste de la musique latino-américaine.
Dans les années 30 il passa plus de temps en Amérique du Nord et en Europe. Il se maria en 1932 avec Aniela Mynarska dont il eut quatre enfants.

En 1946, Artur Rubinstein devint citoyen américain mais il vécut la majeure partie de ses années suivantes en Europe. Artur Rubinstein s'installa en effet à Paris en 1954, et se consacra à des cycles de concerts "marathoniens" à Londres et Paris, ceux-ci couvraient l'essentiel des oeuvres orchestrales avec piano. En 1961, il donna dix programmes différents en 40 jours à Carnegie Halll (New-York).

Malgré son âge et sa mauvaise santé, Artur Rubinstein a continué de jouer en public dans les années 1970 et 1980. Il a fini d'écrire sa biographie à l'âge de 83 ans et donnait encore des concerts à l'âge de 90 ans.
Artur Rubinstein est mort le 20 décembre 1982 en Suisse où ses cendres ont été enterrées dans une forêt qui porte son nom.

Sa virtuosité
Musicien et pianiste inné, Artur Rubinstein, avec sa vitalité incomparable, se considérait comme "l'homme le plus heureux que j'ai jamais rencontré". Il était magistral dans le répertoire du concerto romantique, et il était inoubliable dans ses interprétations de Schumann, Debussy et Ravel ; mais c'est dans la musique de Chopin qu'il s'est affirmé comme l'un des plus grands virtuoses. pianobleu

Arthur Rubinstein était devenu citoyen américain en 1946, mais il n'a jamais rompu ses liens avec la Pologne. Très actif jusqu'à la fin de sa vie, il publia sa biographie deux ans avant sa mort à Genève à l'âge de 95 ans .Une urne contenant ses cendres a été enterrée en Israël.
*
Entre 1932 et 1935, Rubinstein changea radicalement de vie : après des années de carrière de pianiste itinérant, il évalua sévèrement son niveau par rapport à celui de nouveaux venus tels que Horowitz et se mit férocement à travailler sa technique, quelque peu négligée depuis ses débuts d’enfant prodige. Il émergea un nouvel homme en 1935 ; trois ans plus tard, il se lançait dans son encyclopédique série d’enregistrements des œuvres de Chopin .
En effet, la technique du pianiste semble ici sans faille, et l’on comprend aussi qu’il refuse dorénavant tous les effets fougueux gratuits que la tradition a imposés à la musique de Chopin – en particulier les rubatos intempestifs dont Rubinstein semble avoir quelque peu abusé au début de sa carrière –. Bref, une magnifique interprétation ; le pianiste survole le clavier avec un naturel parfait, indispensable pour ces géniales miniatures couvrant toute la période créatrice du compositeur. abeillemusique

"Les Anglais sont le meilleur public du monde : ils applaudissent toujours, même quand vous jouez bien "


Ecoutez Arthur Rubinstein : l'Heroic Polonaise de Chopin et 'Liebestraum', de Liszt

ALBERT SABIN


HISTOIRE
BIO
INSTITUT
POLIO
VACCIN



A Sabin






Le nom d'Albert Sabin est associé au vaccin antipoliomyélitique oral qu'il mit au point dans les années 1950. Les recherches de ce virologiste ne se concentrèrent cependant pas sur la vaccination ; il étudia également le rôle des virus dans certains cancers.



Sabin, Albert Bruce (1906-1993), virologiste américain d'origine russe, qui a mis au point un vaccin oral contre la poliomyélite à base d'une souche de virus vivant.
Né à Bialystok, Sabin émigra avec ses parents aux États-Unis en 1921. Il obtint son diplôme de médecine à l'université de New York en 1931. Après avoir travaillé pour l'Institut Rockefeller, il entra à l'Hôpital universitaire pour enfants et à la faculté de médecine de l'université de Cincinnati.
Sabin consacra une grande partie de sa vie à la recherche de vaccins contre les souches du virus de la polio qui handicapait, voire tuait, de nombreux enfants. (Voir Vaccination.)
On se souviendra de la très grave épidémie qui sévit de 1942 à 1953. Vers le milieu des années 1950, il réussit à obtenir une souche du virus qui ne déclenchait pas de paralysie du système nerveux central chez les animaux. Le vaccin de Sabin était atténué et vivant, contrairement à celui mis au point par le médecin et épidémiologiste américain Jonas Salk, qui était un sérum (injecté) inactivé. Le vaccin fut testé avec succès sur Sabin et d'autres volontaires, avant de subir une série d'essais à l'échelle mondiale entre 1958 et 1960.
Après 1961, Sabin concentra ses travaux sur le rôle des virus dans le cancer encarta


1956 - 6 octobre

Un vaccin oral contre la polio
Albert Sabin, de l'université de Cincinnati (Etat de l'Ohio), annonce la mise au point d'un vaccin oral contre la poliomyélite. L'OMS recommande aujourd'hui l'emploi de ce vaccin qui, contrairement au vaccin mis au point par Jonas Salk en 1954, est préparé à partir d'un virus vivant inactivé. La poliomyélite a été éradiquée des pays occidentaux, mais elle est encore présente de façon endémique dans une vingtaine de pays

EDWARD FEIGENBAUM


PRIX TURING 1994
BIO
PAGE


" La connaissance est pouvoir "


Edward Feigenbaum (né le 20 janvier 1936 , États-Unis) est un informaticien américain qui travaille dans le champ de l'intelligence artificielle.

Feigenbaum a fait ses études à Carnegie Mellon University.



Prix Turing " Pour leurs travaux de pionniers dans les domaines de l'étude et la construction de systèmes d'intelligence artificielle à grande échelle, démontrant ainsi l'importance pratique et le potentiel commercial des technologies de l'intelligence artificielle ".(avec Raj Reddy )


Histoire de l'intelligence artificielle (IA)

Durant des années, les humains ont été intrigués par la notion de machines super-intelligentes qui surpassent les humains dans l'intellect et les capacités. Même si beaucoup considèrent cette idée comme pure science-fiction, cela devient rapidement une réalité, et plus rapidement que la plupart des personnes commenceraient même à le réaliser.

L'intelligence artificielle (IA) est la science qui développe ces machines. Ce n'est évidemment pas une chose simple. Cependant, les chercheurs ont réalisé des avancées énormes dans la dernière moitié du siècle, et d'ailleurs très sincèrement, nous pouvons très bien être sur le chemin vers un monde dominé par la machine très, très bientôt. Cependant, il y a toujours beaucoup d'obstacles encore à surmonter.

Le problème est qu'il n'y a pas de définition concrète de l'intelligence (ce qui ne signifie pas nécessairement qu’il en existe d’abstraite) qui ne soit pas montée en fonction des humains. Nous ne pouvons pas encore caractériser en général quels genres de procédures de calcul nous voulons appeler intelligents. Nous comprenons certains des mécanismes de l'intelligence et pas de d'autres.

Un stéréotype commun d'IA est l'humain ultra-logique, avec l’exemple des bases de données de Star Trek. Ce que la plupart ne comprenne pas c’est qu’en pratique dans la recherche sur l’IA, le but n'est pas habituellement d'imiter le comportement humain, qui est en grande partie impossible à faire, mais de donner les outils que nous utilisons à un certain degré de raisonnement. Par exemple, une application pratique pourrait être une unité de traitement de texte qui peut faire le contrôle approprié de la grammaire. Pour être fait correctement, ceci impliquerait de pouvoir comprendre le contexte du travail écrit, qui à son tour impliquerait de pouvoir comprendre les choses écrites. Ceci exige un haut-degré de raisonnement, pourtant cela ne consiste pas à imiter le comportement humain. La seule " intelligence " qu’ont les logiciels est celle qu’on veut bien exiger d’eux. À temps, comme la recherche sur le sujet continue à donner de plus en plus de fruits, nos utilisations de l’IA deviendront plus avancées, et peuvent commencer à ressembler à quelque chose qui sort d'un film de science-fiction. Pourtant il est encore douteux que nous aurons jamais que les besoin des robots deviennent des humains.

Les racines intellectuelles de l’IA, et le concept des machines intelligentes, ont leur base dans la mythologie grecque. Les objets façonnés et intelligents apparaissent en littérature depuis lors, avec de vrais (et frauduleux) dispositifs mécaniques réellement connus pour se comporter avec un certain degré d'intelligence. Certains de ces accomplissements conceptuels sont énumérés ci-dessous sous "Histoire Antique."

Après que les ordinateurs modernes étaient devenus disponibles, après la seconde guerre mondiale, il est devenu possible de créer des programmes qui accomplissent des tâches intellectuelles difficiles. De ces programmes, on construit des outils généraux qui ont des applications dans une grande variété de problèmes de tous les jours. library.thinkquest

Critique de l'IA
La résistance à l’idée d’une intelligence artificielle est-elle issue de ces seules représentations littéraires, qui visent essentiellement à réserver l’intelligence à l’humain, au point de considérer l’intelligence artificielle comme une contradiction dans les termes ? Certes, la présence d’une machine peut être considérée d’un simple point de vue utilitaire qui ne prête guère à conséquence. Encore qu’on puisse soutenir que les extensions techniques modifient la conscience ou la nature de l’être humain, comme le reconnaissent les opposants à l’IA, souvent en affirmant le contraire simultanément. Mais ceux qui pratiquent l’informatique, et ceux auprès desquels on fait miroiter des réalisations époustouflantes, peuvent constater que la partie mécanisée de l’activité humaine, ne concerne plus une qualité motrice (comme les transports), ou technique (comme la mécanisation en général, par opposition à l’artisanat). La propriété humaine mécanisée, la connaissance, voire la pensée donc, touche au plus fondamental. Et c’est toute la question de l’intelligence artificielle.jbolo exergue


Lire le dossier:Esprit et machines sur histsciences
Edward A. Feigenbaum, élabora au milieu des années soixante les premiers
" programmes basés sur la connaissance " ou " systèmes experts ", en essayant d'y intégrer des connaissances sous forme de règles heuristiques spécialisées, c'est-à-dire relatives à des domaines de compétences particuliers

HANS JONAS


PORTRAIT
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MEMOIRE
ETHIQUE
CITATIONS
OEUVRE
CONFERENCE
SOUVENIR
ATELIER
FINKIELKRAUT
LIVRES



"L'homme est le seul être connu de nous qui puisse avoir une responsabilité "

"L’esprit moderne est incompatible avec l’idée d’immortalité." - Entre le néant et éternité

"Travailler sur le concept de Dieu est donc possible même s’il n’y a pas de preuve de Dieu…" - Concept de Dieu après Auschwitz

"Notre pensée aujourd’hui, est sous la dominance ontologique de la mort." - Phénomène de la vie

"Dieu, après s'être entièrement donné dans le monde en devenir, n'a plus rien à offrir : c'est maintenant à l'homme de donner." - Le Concept de Dieu après Auschwitz


(1903-1993)
par Claudia Neubauer

Né en 1903 en Bavière, issu de la grande bourgeoisie juive libérale, Hans Jonas a suivi des études de philosophie notamment auprès de Heidegger et Bultmann. Après la soutenance de sa thèse, il quitte l'Allemagne en 1933 pour la Grande-Bretagne, puis Jérusalem. De 1940 à 1945, il sert dans l’armée britannique et, en 1948-1949, dans l'armée israélienne. Il enseigne ensuite à New York à la New School for Social Research. De sa bibliographie, citons le Phénomène de la vie. Vers une biologie philosophique (1963) et le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique (1979). C'est surtout l'éthique de l'environnement et le principe de responsabilité qui caractérisent l'empreinte de Jonas dans le champ de l'écologie politique. Concernant le principe « responsabilité », Jonas répond à Kant (et à ses impératifs catégoriques) et à Bloch (et son « principe espérance »).

Disciple de Heidegger et ami de Hannah Arendt, déchiré entre sa patrie allemande, son combat pour la création de l'Etat d'Israël (nouvelle patrie rêvée puis abandonnée) et son exil états-unien, Hans Jonas, philosophe de la vie après avoir été soldat, est l'une des références majeures du mouvement écologiste.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en débattant avec Heidegger de ses affinités avec le nazisme, Jonas avait commencé à esquisser un concept philosophique contre le nihilisme. Il était, selon lui, inhérent à l'existentialisme moderne et responsable du manque de résistance intellectuelle à l'inhumanité de l'idéologie nazie. Jonas opposait à Heidegger un projet de pensée qui devait permettre à l'Homme de se sentir partie intégrante d'une nature non indifférente et précieuse.

Plus tard, dans une contribution concernant les problèmes éthiques (Aktuelle ethische Probleme aus jüdischer Sicht, 1970), Jonas diagnostiquait un vide métaphysique auquel l'éthique philosophique moderne n'avait rien su opposer. Selon lui, dans le monde moderne, le relativisme éthique et l'indifférence avaient remplacé l'appel à la responsabilité de l'homme. Ce qui l'amène tout naturellement à son ouvrage Le Principe responsabilité (1979) qui connaîtra un certain succès. Jonas y expose ses réflexions sur le rapport entre technologies et éthique, sur la maîtrise par l'Homme de sa propre puissance (les effets irréversibles que peuvent avoir les technologies sur la nature). Il insiste sur la grande différence avec les époques passées qui est la capacité de l'Homme à détruire l'humanité. Ce qui amène à poser la question de l'existence de l'espèce. De plus, la technique moderne est caractérisée par le fait qu'elle ne se contente pas d'imposer à la société les conditions de son maintien, mais, bien au-delà, les conditions de son renforcement... Un cercle vicieux qui entraîne les hommes à réparer les dégâts dûs à la technologie par de nouvelles innovations techniques qui créent elles-mêmes de nouveaux problèmes. Jonas refuse la croyance selon laquelle la technique saura toujours résoudre les problèmes qu'elle engendre. Pour lui, la technique moderne est « devenue sauvage » et elle doit par conséquent être domestiquée. D'autant plus qu'elle se trouve dans ce contexte ubuesque où l'homme croit contrôler la nature par le moyen d'une technique qu'il ne contrôle pas.

Au-delà de cela, Jonas estime que la technique est au moins aussi redoutable par ses réussites que par ses échecs . Cette capacité destructive de l'Homme, cette « transformation de l'essence de l'agir humain » est à la base de l'idée de Jonas de nouvelles obligations à imposer à l'Homme dans son rapport à l'avenir. Elle nécessite une transformation radicale de l'éthique vers une éthique moins anthropocentrique qui permettrait à l'homme de retrouver ses racines biologiques et naturelles. Dans cette éthique pour l'avenir qui est avant tout une pensée du long terme, la peur joue un rôle primordial en tant qu'élément mobilisateur, puisque nul ne peut anticiper les conséquences des applications techniques sur la vie à long terme. Pour Jonas, l'existence de Dieu n'est pas décisive pour l'application de cette éthique, puisque l'idée d'autolimitation responsable de l'Homme peut être justifiée sur la base de la simple raison. Son principe renonce donc sciemment à des justifications religieuses et fait appel à la responsabilité collective et personnelle en développant des stratégies d'autolimitation de la liberté humaine, ainsi qu'un profond respect de la vie.

Jonas était préoccupé par la prolifération des armes et des technologies nucléaires, la crise écologique globale et la généralisation des technologies génétiques et biogénétiques. À cet égard, il mettait particulièrement en garde contre le génie génétique et les expérimentations irréversibles. Il proposait deux types d'arguments pour justifier que la nature de l'Homme doive être respectée : l'argument religieux-métaphysique (l'Homme à l'image de Dieu qu'il faut préserver) et l'argument prudentiel (notre système naturel est d'un équilibre extrêmement complexe et il serait arrogant et imprudent de vouloir le bricoler). Dans ce cadre, Jonas a critiqué l'inévitable dérive utopique de la technique... le fantasme de l'amélioration technique de l'Homme.

Le concept de responsabilité s'exprime sous forme d'un impératif catégorique : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre » et « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d'une telle vie ». (2) Jonas considérait avant tout la politique comme porteuse de cette responsabilité, même s'il faisait également référence aux parents comme responsables pour leurs enfants : « Il est manifeste que le nouvel impératif s'adresse beaucoup plus à la politique publique qu'à la conduite privée, cette dernière n'étant pas la dimension causale à laquelle il peut s'appliquer. » En 1992, un an avant sa mort, Jonas exprimait lors d'une remise de prix que « si nous continuons à gérer la Terre aussi mal que nous le faisons à l'heure actuelle, le destin qui nous menace, ce malheur, devient d'autant plus sûr que nous le considérons comme étant inévitable. Je mets en garde contre le danger interne qu'est le fatalisme, qui est presque aussi grand que le danger extérieur, qui est toute façon de notre fait ».

Hans Jonas a, comme peu de philosophes du siècle passé, souligné à quel point l'existence de la Nature et de l'Homme sont menacées à long terme par les interventions technologiques de ce dernier dans l'écosystème de la vie planétaire.

Son legs philosophique est un plaidoyer passionné pour la responsabilité humaine. Ce legs est toujours (et de manière grandissante) d'une actualité brûlante.perso orange

JOHN C.HARSANYI


PRIX NOBEL 1994
BIO
THEORIE



Economiste spécialiste de l’utilitarianisme



"Pour ses activités d’avant-garde en matière d’analyse de l’équilibre dans la théorie des jeux non-coopératifs"
( en compagnie de John Forbes Nash et Reinhard Selten )


Il a développé une approche utilitariste de l’action publique. Dans la lignée de J. Bentham et de Paul Samuelson, Harsanyi établi une fonction de bien être social à partir de laquelle il tente de définir le critère de répartition du revenu qui serait adopté par des individus rationnels et impartiaux.

D’origine hongroise après avoir été pharmacien jusqu’à la fin de la guerre, il enseigne la psychologie à l’université jusqu’en 1948. Il quitte la Hongrie clandestinement et rejoint l’Australie où il devient ouvrier. Il reprend ses études et opte pour l’économie etdonne des cours d’économie à l’université de Queensland à Brisbane. Il part pour l’université de Stanford en 1956 où il obtient un doctorat d’Economie sous la direction d’Arrow. Il est professeur à Canberra puis Detroit et enfin à Berkeley.

Il devient rapidement un spécialiste de la théorie des jeux et apporte à la méthodologie de cette théorie, les outils qui lui faisaient défaut lyc arsonval brive.ac limoges

"voile d'ignorance" : de John Harsanyi.
Les individus chargés d'élaborer des principes de justice ignorent tout de ce que sera leur situation future. Seront-ils pauvres ou riches, quand ils seront jeunes ou vieux ; seront-ils favorisés en tant qu'homme ou femme ; etc. Donc, le choix des principes ne doit pas être relié à la connaissance de leur future place dans la société une fois que le voile d'ignorance se soulève. Pourtant, même s'ils restent encore derrière ce voile d'ignorance, ils n'en sont pas moins calculateurs et égoïstes. Comme la base de leur calcul exclut toute connaissance de probabilités, c'est la prudence qui guide leur choix dans l'adoption de ces principes. Ils minimisent les risques dans la mesure où ils sont susceptibles de se retrouver dans la position de moins favorisés. Des hypothèses auxiliaires étaient nécessaires. Parmi celles-ci, il y a l'idée d'une société de "rareté modérée" dans laquelle les pauvres peuvent obtenir un sort meilleur sans que les riches ne fassent de grands sacrifices. Cette hypothèse de rareté modérée est importante dans l'ordre lexical des deux principes de justice. En effet il faut imaginer deux autres situations symétriques : celui qui accepte de courir le risque d'être très pauvre avec la possibilité de devenir très riche grâce au principe de liberté et inversement celui qui préfère le sacrifice de la liberté en contrepartie d'une pauvreté limitée. Pour y répondre, Rawls admet que l'utilité marginale des gains matériels diminue de façon assez rapide quand la prospérité augmente. Dans Théorie de la justice, maximiser le minimum de l'individu le plus défavorisé porte le nom de maximin. Ce dernier se couple avec un autre principe, celui du leximin. Il faut remonter la hiérarchie sociale, individu par individu, en essayant de maximiser le minimum de chacun à chaque niveau de cette hiérarchie. ses ac bordeaux

FRANZ BOAS


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Pionnier de l’ethnologie de terrain

Boas, Franz, anthropologue, ethnologue, folkloriste et linguiste (Minden, Westphalie, 9 juill. 1858 -- New York, 21 déc. 1942). En collaboration avec ses élèves, Boas définit l'orientation intellectuelle et professionnelle de l'anthropologie américaine. Il insiste sur la nécessité d'aborder l'étude de l'histoire des cultures à l'aide d'une méthode empirique. Son oeuvre fait ressortir les facteurs historiques qui s'additionnent et se fondent pour donner à chaque société son caractère particulier.
Boas s'intéresse d'abord à la géographie historique, mais le travail de pionnier qu'il effectue chez les INUITS DE L'ÎLE DE BAFFIN (1883-1884) l'amène à conclure que les coutumes d'une population ne tiennent pas à la seule géographie et se développent souvent à l'encontre des contraintes environnementales. À partir de 1886, il concentre définitivement ses recherches sur les Indiens de la côte du Nord-Ouest. La richesse de leur art et de leur mythologie le convainc davantage de la nécessité de tenir compte des caractéristiques psychologiques au même titre que des données géographiques dans ses recherches. Ces caractéristiques se développent au fil des siècles en empruntant des traits à d'autres cultures, en les modifiant et en les intégrant à une nouvelle culture.

Ses nombreux étudiants constituent le legs le plus précieux de Boas. Le plus brillant d'entre eux, Edward SAPIR, sera le premier directeur de ce qui est aujourd'hui le MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS. Durant de nombreuses années, Boas domine l'anthropologie américaine et est le mentor de la plupart des premières femmes qui travaillent dans cette profession, parmi lesquelles Ruth Benedict et Margaret Mead. Il travaille efficacement et sans relâche afin d'arracher le public à sa croyance en la race et de lui faire adopter une conception scientifique de la culture qui servira de base pour expliquer les principales différences chez les groupes humains. R.J. PRESTON

Il se consacre essentiellement à l'étude des Indiens d'Amérique. Formé par les sciences physiques et naturelles, il met l'accent sur l'observation, sur la nécessité des bases empiriques et descriptives de la recherche en ethnologie. Son anthropologie physique aboutit à la critique radicale de la notion de race. Il récuse les deux grandes écoles de son époque, l'évolutionnisme et le diffusionnisme, et élabore une anthropologie physique et culturelle (recherche des processus psychiques propres à chaque peuple dans le langage, l'art, les mythes et la religion) qui affirme également l'importance des expériences individuelles pour l'étude et la compréhension des peuples. Sa pensée influence profondément l'anthropologie américaine de la première moitié du XIXe siècle.encarta


"Si l’on me demandait, un pistolet sur la tempe, quelle a été la plus grande avancée de l’anthropologie au siècle dernier, je dirais sans hésiter que c’est d’avoir mis à nu le caractère fallacieux des thèses racistes, découverte qui remonte en fait aux travaux entrepris par Franz Boas à New York au début du XXe siècle. Boas a montré qu’il n’existait sur le plan mental aucune différence irréductible entre différentes communautés humaines et que, fondamentalement, nous pensons tous de la même façon. En particulier, il n’y a rien qui ressemble à une pensée primitive. La « pensée sauvage » n’a pas d’existence réelle. Nous sommes tous également des primitifs. Nous sommes tous les produits d’une évolution également longue. Les différences entre cultures en ce qui concerne les habitudes mentales ne résultent d’aucun déterminant biologique inné ni d’aucun processus historique type. Nous avons construit nos différences culturelles ; nous pouvons nous en débarrasser si nous le voulons."
Felipe Fernandez-Armesto
Professeur à l’Université de Londres


Boas, va attaquer de front toutes les théories raciales et démontrer que les notions mêmes de race, de changements climatiques, de déplacement des espaces géographiques peuvent modifier le corps des hommes et que quelques traits innés, immémoriaux sont innés. On retrouve cela aussi dans l’œuvre de Durkheim qui partage cela de la même façon.
Tous les deux sont de culture juive. Ils ont par conséquent vécu de manière intensive ce regard, ce sentiment d’exclusion qu’on pouvait jeter à côté de leur savoir sur leur judéité, ils l’ont vécu de l’intérieur. Ils s’interrogent sur les fondements scientifiques de la raciologie. ceishs

WILLIAM FOX

FOX FILM
BIO
Twentieth Century Fox
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FESTIVAL

William Fox- Vilmos Fried- né le 1er janvier 1879 à Tolcsva (Hongrie) et mort le 8 mai 1952, est le fondateur de la Fox Film Corporation (créée en 1915), connue en tant que Twentieth Century Fox.







William Fox naît le 1er janvier 1879 à Tulchva, dans l'actuelle Hongrie.

Issue d'une famille très pauvre, il a 12 frères et soeurs. L'Europe est ravagée par la famine et les conditions de vie désastreuses, toute la famille embarque pour le Nouveau Continent à bord d'un bâteau de fortune.

La traversée sera extrèmement difficile, la médecine n'est pas présente. Arrivée sur la terre ferme, les parents enterrent 6 de leurs enfants.

Malgré les étincelles qu'on leur a fourni, la vie est toujours aussi difficile, en particulier pour les enfants rescapés (dont William). Bien que les parents aient trouvés un travail, les enfants ne mangent pas tous les jours ni à leurs faim et les fins de mois très difficile. Les parents élèvent mal leurs enfants : ils travaillent tôt, les enfants se soutiennent pour survivre.

Une fois adolescent, William prend le sort de la famille en main. A son tour, il part chercher du travail, il se fait embaucher comme tailleur. Avec un bon sens des affaires, il finit par sortir toute la famille de l'enfer.

Le 30 décembre 1899, il se marie avec Eva Leo mais on a aucune autre information.

Un jour, un panneau publicitaire attire son attention : un hangar qui visionnait des courts métrages est à vendre. En 1904, il décide d'investir toutes ses économies soit 1600$ pour le racheter.

Mais le lendemain, les ennuis commencent. Il se trouve que le public se compose majoritairement d'hommes alcooliques et au chômage et de nombreux trafics clandestins circulent.

William décide de changer la politique de son entreprise en ne diffusant que des films familliaux : c'est une bonne intuition car un public plus aisé débarque. Afin de se débarasser des éléments nuisibles, il fait discrètement appel à des videurs.

En quelques années, il se retrouve propriétait de 15 salles de cinéma.

Mais un nouveau problème débarque : Joseph Kennedy dirige la Faten Company. Celle-ci reigne en maître absolu sur les producteurs indépendants en les taxant excessivement. William Fox décide de porter plainte pour abus de pouvoir, soutenu pas Thomas Edison. A la surprise générale, il remporte le procès et reçoit 300 000 $ de dommages et intérêts.

Une fois qu'il acquiert cet argent, il l'investit aussitôt dans l'achat de nouvelles salles de projection et dans le développement de courts-métrages.

William manque de se tuer dans un accident de la route. D'un groupe sanguin rare, l'acteur Dustin Farnum lui sauve la vie grâce à la transfusion. Pour le remercier, lui offre un contrat exclusi à vie. L'acteur arrêtera sa carrière en 1925 et mourra en 1929.

Désormais, l'argent rentre à flots et est aussitôt dépensée dans de nouvelles prouctions avec le procédé du movietone (procédé permettant d'entendre la bande son synchronisée à l'image). Cependant, cette nouveauté à un cout très élevée et les studios Fox sont aux bords de la faillite.

C'est alors que son collègue Frank Powell lui présente une jeune femme aux origines polonaises et suissesse : Theda Bara. Elle signe un contrat avec la Fox et sauve les studios de la faillite : la compagnie est n°1 et rapporte 250 millions de $.

Ensemble, et malgré le curitanisme de certains, les films que William Fox produisit pour Theda Bara rencontrèrent chez les femmes une résonnance profonde. Leur intelligence et leur séduction devenaients de nouvelles armes en vue d'acquérir leur indépendance.

Avec l'ensemble de ses succès, William investit dans l'immobilier contrairement à ses concurents et possède désormais 2000 salles de cinéma.

Mais le 28 octobre 1929 : c'est le crack bourisier à Wall Street ! Les actions qu'il a payé 120 $ ne rapporte plus que 50cts : il est complètement ruiné. Les actionnaires le pousse vendre ses parts pour sauver les studios. Il réussit à récupérer 18 millions de $.

La descente aux enfers continuent : en mars 1930, il n'est même plus le patron de sa propre société. Il se retrouve devant les tribunaux pour déclaration de faux bilans par les nouveaux patrons.

En 1932, il a tout perdu. Il purge une peine de 6 mois de prison et se retrouve pratiquement à la rue.

Du temps de son poste de directeur fondateur, les studios Fox auront produit 537 films de 1914 à 1935.

Il meurt, oublié de tous, le 8 mai 1952 à New York.

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Lire : Le Cinema et les USA
Au début du XXème siècle, tandis que l'industrie cinématographique n'en est pas encore une, la plupart de ceux qui se lancent dans le cinéma sont des immigrés, et plus particulièrement des immigrés juifs, venant de Russie, d'Allemagne ou d'Autriche-Hongrie. Ils débarquent à New York avec une volonté qui les distingue de leurs contemporains européens : pour ces immigrés aux États Unis, le cinéma est plus qu'un simple divertissement, c'est une nouvelle forme d'art. Les producteurs qui vont apparaître, comme William Fox (fondateur en 1915 de la Fox Film Corporation, qui deviendra la Twentieth Century Fox), Samuel Goldfish (qui changera son nom en Samuel Goldwyn, fondateur en 1916 de la Goldwyn Picture Corporation, qui deviendra la MGM), les frères Warner (fondateurs en 1923 de Warner Bros Studios), ont dès le début des ambitions artistiques. Ils se mettent donc en contact avec des écrivains renommés pour écrire les scénarii de leurs films, en se disant, avec raison, qu'un film fondé sur un livre ayant déjà eu du succès a plus de chances de faire de bonnes recettes.

Ce dont on peut s'apercevoir dès les débuts du cinéma aux État-Unis, c'est que les producteurs ont un rôle qui va au delà de l'aspect purement financier : ils participent à la création des films au même titre que les réalisateurs et les scénaristes.

Le cinéma américain sera profondément marqué par le code Hays, autocensure régissant la production des films, établi par le sénateur William Hays, président de l'Association of Motion Picture Producers et The Motion Picture Producers and Distributors of America, en mars 1930 et appliqué à partir de 1934. Ce texte, qui fait suite à l'affaire Fatty Arbuckle, restera en vigueur jusqu'en 1966

MARSHALL W.NIRENBERG


PRIX NOBEL 1968
BIOGRAPHIE
CODE
HEREDITE



" Pour l'interprétation du code génétique et de sa fonction dans la synthèse des protéines".(avec Robert W. Holley et Har Gobind Khorana )

Ses travaux ont largement contribué à décrypter le code génétique

" Lorsque l'homme devient capable d'instruire ses propres cellules, il doit s'empêcher de le faire jusqu'à ce qu'il ait suffisamment de sagesse pour utiliser cette connaissance pour le bienfait de l'humanité . "


Nirenberg, Marshall Warren (1927- ), biochimiste américain, lauréat du prix Nobel en 1968 pour ses travaux sur le code génétique.

Né à New York, Marshall Warren Nirenberg suivit ses études à l'université de Floride à Gainesville, et obtint un doctorat de biochimie à l'université du Michigan en 1957. Il reçut ensuite une bourse d'études et entra en 1957 à l'Institut national de la santé à Bethesda, dans l'État du Maryland, où il fit des recherches sur le code génétique, la synthèse des protéines et les acides nucléiques. En 1962, il fut nommé directeur du département de biochimie génétique de l'Institut national de cardiologie des États-Unis. Nirenberg partagea le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1968 avec le biochimiste américain Robert William Holley et le généticien américain Har Gobind Khorana. Ces trois chercheurs menèrent des recherches indépendantes, mais toutes aussi importantes sur la manière dont l'acide désoxyribonucléique ou ADN (voir Acides nucléiques) détermine la structure des protéines. Les trois chercheurs démontrèrent que certaines des combinaisons des quatre bases de l'ADN correspondent à des acides aminés spécifiques. Ce sont ces séquences qui, à l'intérieur d'une cellule, déterminent la synthèse des protéines.
encarta

nucléiques, acides, molécules complexes porteuses de l’information génétique, que l’on trouve chez tous les êtres vivants, des bactéries à l’homme, ainsi que chez les virus. Les deux acides nucléiques sont l’ADN (acide désoxyribonucléique) et l’ARN (acide ribonucléique). Ils sont composés d'un grand nombre de sous-unités appelées nucléotides. encarta

Qu'il s'agisse de l'homme, du crapaud,du platane ou de la plus simple bactérie, tous les êtres vivants écrivent leur histoire dans une même langue biologique, dont l'alphabet possède quatre lettres et quatre seulement. Ce sont celles de l'ADN (acide désoxyribonucléique), le support de l'hérédité,dont l'interminable double hélice résulte de la succession de molécules de sucre (le désoxyribose) sur lesquelles peuvent être fixés quatre éléments distincts, les "bases nucléiques": A (adénine), C (cytosine), G (guanine) et T (thymine).

Quatre lettres, pas une de plus. Leur enchaînement détermine le message héréditaire et donc, pour un gène donné, la structure du produit dont il gouverne la synthèse. Car l'ADN, cantonné dans le noyau des cellules, ne servirait à rien s'il ne commandait la fabrication de milliers de protéines - enzymes, hormones,neuropeptides - qui, une fois lâchées dans l'organisme, constituent les véritables effecteurs de la vie cellulaire.

Mais, pour passer du gène à la protéine correspondante, il faut changer de langue. Les protéines, en effet, sont formées d'un enchaînement de molécules dites "acides aminés", et il en existe dans la nature vingt types différents. Ecrit à l'aide de quatre lettres, comment le message génétique est-il traduit en langage protéique, composé, lui, d'un alphabet de vingt lettres ? C'est là toute l'originalité du code génétique, décrypté, en 1967,par Marshall Nirenberg.

Ce code, comment fonctionne- t-il ? Groupées trois par trois (soit, dans l'ordre, soixante-quatre combinaisons), les bases nucléiques A, C, G, T forment des mots. Et chacun de ces triplets, appelés "codons", commande à son tour la présence d'un acide aminé dans la chaîne protéique. Soixante-quatre codons pour vingt acides aminés, bien sûr, cela fait trop. Plusieurs triplets peuvent donc coder pour le même acide aminé (on dit que le code est "dégénéré"), mais à chaque triplet de bases correspond un acide aminé et un seul. De même que les phrases prennent un sens différent selon le nombre et l'ordre des mots qui les composent, la combinaison le long de la molécule d'ADN de ces soixante-quatre codons, gouverne ainsi la synthèse de milliers de phrases protéiques, toutes différentes les unes des autres.terresacree


"Abraham Abulafia (1240-1291): Et commence par combiner ce nom, YHWH, au début tout seul, et examine ensuite toutes ses combinaisons et tourne-le comme une roue et retourne-le, de face et de dos comme un rouleau, et ne le laisse pas en repos, mais quand tu vois sa substance se renforcer du fait de son mouvement, du fait de la peur de confusion dans ton imagination et du tourment de tes pensées, et quand tu veux le laisser en repos, reprend-le et questionne–le jusqu’à obtenir des mots de sagesse, ne l’abandonne pas.Après, pars du deuxième [nom], c'est-à-dire Adonay (ADN?)(...), joins et combine deux à deux (...), [il introduit alors deux autres noms de dieux] et combine alors quatre à quatre (...). " poleia lip6

DUSTIN HOFFMAN


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Le Laureat



"Si le succès m'a apporté quelque chose, c'est que j'ai arrêté d'avoir peur de mourir. Une fois que vous êtes une star, vous êtes déjà mort. Embaumé"


Juif. Le grand-père avait fui les pogroms d'Ukraine, et tenait un salon de coiffure à Chicago. Le père fit un peu de tout, représentant de commerce, goudronneur sur la Hollywood Freeway, petite main des studios. La famille était pauvre. L'acteur a grandi à Los Angeles : «Pas à New York, pas à Baltimore, où les gens croyaient que tout le monde était juif. Nous étions les seuls gamins juifs du quartier. J'ai eu droit à toutes les insultes, j'étais profondément conscient du fait d'être en dehors. Ça me faisait peur la colère que je déclenchais chez les gens.»

Il entre en analyse en 1964. Y est toujours, et jusqu'à la fin de ses jours: «On grandit en essayant d'échapper à la douleur. Y en a qui vont à l'église tous les dimanches, pourquoi pas continuer à apprendre des choses sur soi, à se rapprocher de ses rêves et de ce qu'ils représentent.»
Sa judéité se porte mieux. «Intellectuellement en tout cas. Sur le plan émotionnel, il reste toujours quelque chose de la peur à l'estomac. Etre juif, c'est comme être une femme, faut prouver tous les jours qu'on est plus malin que les autres.»
psychanalyse en mouvement


Les contes d'Hoffman

Grand acteur américain qui tient une place à part dans le coeur du public, Dustin Hoffman a incarné des dizaines de personnages différents et attachants.

Dustin Hoffman a obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour Kramer contre Kramer de Robert Benton et Rain man de Barry Levinson, ainsi que 5 nominations à cette récompense pour Le lauréat, Macadam Cowboy, Lenny, Tootsie et la comédie satirique Des hommes d'influence, qui lui valut une citation au Golden Globe.

Né à Los Angeles le 8 août 1937, Hoffman passe les premières années de son enfance à Hollywood, où son père est accessoiriste et décorateur; c'est à sa mère, grande admiratrice de l'acteur Dustin Farnum, qu'il doit son prénom.

Songeant d'abord à devenir pianiste, Hoffman suit des études de musique au College de Santa Monica. Il choisit pour discipline secondaire le théâtre, qui devient bientôt sa matière de prédilection, et entre au Pasadena Playhouse, où il travaille la comédie pendant deux ans avant de suivre les cours de Lee Strasberg.

En 1961, il débute à Broadway dans "A cook for Mr. General", puis assiste Ulu Grosbard sur la mise en scène de "Vu du pont" d'Arthur Miller. Quelques mois plus tard, il interprète le rôle secondaire de Bernard dans une version radiophonique de "Mort d'un commis voyageur".

Sa carrière off-Broadway, débute avec une comédie d'humour noir : "Harry, Noon and Night" de Ronald Ribman, où il tient le rôle d'un officier nazi, bossu et homosexuel. En 1966, il reçoit l'Obie pour sa création dans "Journey of Fifth horse" de Lanford Wilson. Il joue la même année au Festival de Berkshire, une pièce en un acte de Murray Schisgal : "Fragments", qui inaugure sa longue et fréconde collaboration avec cet auteur, et obtient le Theatre World Award et le Drama Desk Award dans la farce "Eh ?", mise en scène par Alan Arkin.

Mike Nichols l'appelle alors à Hollywood et lui confie le rôle de Benjamin, le jeune puceau sentimental du Lauréat, qui lui vaut sa première nomination à l'Oscar et l'impose parmi les grands noms du cinéma américain. Diversifiant et étaendant sans cesse son registre, Hoffman fera de chacun de ses rôles suivants l'occasion d'une nouvelle surprenante métamorphose : vagabond italo-américain dans Macadam Cowboy, pionnier centenaire dans Les hommes du président, père divorcé dans Kramer contre Kramer, comédien travesti dans Tootsie, idiot savant (austiste) dans Rain Man, gangster dans Billy Bathgate, pirate bouffon dans Hook ou encore paumé dans Héros malgré lui savant dans Alerte, avocat dans Sleepers, journalsie dans Mad City, producteur mégalomane dans Des hommes d'influence, etc...

Dustin Hoffman a débuté dans la mise en scène en 1974 en montant à Broadway "All over town" de Murray Schisgal. Il a fait en 1984 un triomphal retour à la scène dans "Mort d'un commis voyageur", d'Arthur Miller, qui lui valu le Drama Desk Award. La version télévisée de ce spectacle, réalisée par Volker Schloendorff, lui a rapporté l'Emmy du meilleur acteur.

Il a également interprété en 1989, à Londres et Broadway, "Le marchand de Venise", qui lui valu une citation au Tony. Depuis Tootsie, il a produit plusieurs films et spectacles sous la bannière de sa société, Punch Productions, dont Alerte !, American Buffalo, Des hommes d'influence, "Mort d'un commis voyageur" et son adaptation télévisée et "Le marchadn de Venise". Il a produit en outre le film de Tony Goldwyn, Le choix d'une vie, qu'interprétaient Diane Lane et Liev Schreiber, et a assuré la production exécutive de The Devil's arithmetic.

En 2004 il est à l'affiche du film de Gary Fleder, Le maître du jeu d'après John Grisham.

En 2005 il est à l'affiche de Mon beau-père, mes parents et moi de Jay Roach, puis dans Neverland de Marc Forster aux côtés de Johnny Depp et Kate Winslet. La même année, il est à l'affiche de J'Aime Huckabees de David O' Russell.
En 2006 il est au générique du film de Andy Garcia, Adieu Cuba, où il interprète le gangster Meyer Lansky.
de Tom Tykwer, puis joue dans Le parfum histoire d'un meurtrier.

En 2007 il est à l'affiche de L'incroyable destin d'Harold Crick de Marc Forster, puis incarne un viel homme fantasque de 243 ans dans Le merveilleux magasin de Mr Magorium (2008), face à Nathalie Portman. cinefil

Comment 'Le Laureat' de Mike Nichols a change le cinema americain
...Depuis quarante ans plusieurs scenes du film font l'objet d'un veritable culte chez les cinephiles.La bande sonore de Simon et Garjunkel est entree dans le patrimoine musical.Mais quand il s'agit de cinema et surtout de cinema americain les choses ont souvent un aspect juif
C'est le grand magazine Vanity Fair qui a publie un article consacre au film
Il a fallu trouver l'acteur principal et le choix de Dustin Hoffman fut 'revolutionnaire':un acteur qui non seulement est Juif mais porte un nom Juif et a l'air d'un Juif pouvait interpreter un personnage auquel des millions de jeunes Americains allaient s'identifier . Non que le heros Benjamin Braddock ait quoi que ce soit de Juif .Au contraire le film est manifestement Wasp
Mais Dustin Hoffman dit a Mike Nichols qu'il n'etait pas fait pour ce role ,ce a quoi Mike lui repondit: 'Peut etre qu'il est Juif a l'interieur de lui meme'...
C'est ce peut etre qui fait toute la difference
D'apres Jean Vidal - l'arche

KENNETH J.ARROW


PRIX NOBEL 1972
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Il reçut le prix Nobel en 1972 (avec sir J.R. Hicks) pour son apport à la théorie générale d'équilibre économique et à la théorie du mieux-être
Les travaux d'Arrow tendent à démontrer que, seule, l'économie ne peut maintenir l'équilibre social.

" L’économie socialiste ne garantit ni la démocratie ni la liberté individuelle. J’ai eu l’idée naïve qu’en l’absence de classe capitaliste, il n’y aurait aucun intérêt à l’exploitation d’une classe par une autre. Il était devenu évident que cette vision n’était pas vraisemblable. Le défaut le plus grave était la possibilité que le socialisme, en concentrant le contrôle de l’économie dans l’appareil d’Etat, facilitât l’autoritarisme ou même le rendît inévitable "Arrow and the foundation of the theory of economic policy


Kenneth J. Arrow est né en 1921 à New York. Après des études de mathématiques appliquées au City College de cette ville et d'économie et de statistiques à l'Université Columbia, sa carrière universitaire s'est déroulée pour l'essentiel à Stanford et à Harvard. En 1972, il a été lauréat du prix Nobel d'économie. Considéré comme l'un des plus grands, voire le plus grand des économistes de la deuxième moitié du XXe siècle, il est avec Duncan Black à l'origine de la théorie contemporaine du choix social. Mais c'est le formalisme qu'il a introduit qui est devenu le socle définitif de cette théorie. D'autre part, déjà dans Social Choice and Individual Values qui paraît en 1951, on a une analyse en termes de procédures électorales mais aussi en termes de justice sociale. En ce sens, son apport est beaucoup plus important que celui de Duncan Black. Ajoutons que sa découverte dans la théorie du choix social ? ce qu'on appelle désormais le «théorème d'impossibilité d'Arrow» ? relève de plusieurs disciplines des sciences humaines et pas uniquement de l'économie.puf


Auteur prolixe depuis cinquante ans, Kenneth Arrow s'est particulièrement illustré par sa théorie des choix sociaux et celle de l'équilibre général concurrentiel dont il a analysé les limites.

Kenneth Arrow est connu pour avoir, au début des années 50, démontré, avec Gérard Debreu, l'existence d'un équilibre général concurrentiel. Cela leur a valu le prix de la Banque centrale de Suède. Cette contribution, comme la plupart des nombreuses autres publications d'Arrow, est de facture très abstraite et technique. Arrow est l'un des pionniers dans l'introduction de techniques mathématiques sophistiquées en théorie économique. Mais il a mis en garde contre les dangers et les limites de ces méthodes pour comprendre une réalité économique et sociale complexe. Insistant sur la nécessité de prendre en compte l'histoire et les institutions, il ne voit pas l'économie comme une science fermée sur elle-même.

Préoccupé par le problème des inégalités sociales, il se situe à gauche sur l'échiquier politique. Les procès de Moscou l'ont rendu allergique au communisme de type soviétique et, bien que sensible à l'oeuvre de Marx, il n'a jamais été partisan du déterminisme mécanique issu du marxisme. Il n'a jamais cessé pour autant de se considérer comme sympathisant du socialisme, estimant que la société est responsable du bien-être de l'ensemble de ses citoyens et que la social-démocratie est la meilleure manière d'y arriver. Très critique par rapport à la dérive néolibérale aux Etats-... sante et travail




La globalisation et ses implications pour la sécurité
La globalisation est à la fois un impératif économique et un projet en vue de réduire les cultures nationales et d'exploiter le travail du Tiers Monde. En France, un homme est devenu un héros pour avoir brûlé un restaurant McDonald's ; à Seattle, Washington et Prague,des manifestants vertueux ont essayé de fermer les institutions globales par la force.Il est possible de distinguer au moins cinq aspects différents de la globalisation : le commerce international, les mouvements de capitaux, la migration des peuples, la migration des biotopes exotiques (incluant les pathogènes) et la diffusion et l’homogénéisation possible des cultures et des idées de tout genre. Au même moment, les institutions internationales se sont impliquées pour encourager ces mouvements vers l’étranger et de trouver des solutions aux problèmes qu’ils ont créés. Pourquoi le sentier de la globalisation a été engagé reste vraiment
un mystère. Comme dans le passé, la baisse des coûts des communications et des transports a été décisive dans le processus de globalisation,mais ses effets auraient pu être dépassés par des politiques nationales monopolistiques comme ce fut pendant les périodes d’entre deux guerres.


Théorème d'impossibilité d'Arrow
Au moment de la Révolution française, un des plus éminents encyclopédistes, le Marquis deCondorcet, s'est proposé de fonder la démocratie électorale sur la raison, et plus particulièrement surla rationalité mathématique. À la recherche d'un mode de scrutin fondé sur la logique mathématique,Condorcet a buté sur un paradoxe (que l'on appelle aujourd'hui «paradoxe de Condorcet» ouparadoxe de l'introuvable élu).Ce que Condorcet a montré, c'est que même si chaque électeur a un système de préférencescohérent (si A est préféré à B, et si B est préféré à C, alors A doit être préféré à C), lorsqu'onadditionne ces préférences individuelles cohérentes on peut arriver à un choix collectif incohérent (Apréféré à B, B préféré à C, mais C préféré à A).Ces premiers travaux ont suscité durant tout le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle unelittérature abondante sur le sujet (à laquelle a même participé Lewis Carroll, auteur d'Alice au paysdes merveilles) et a donné lieu à diverses propositions de mode de scrutin (système français à troispuis à deux tours, vote préférentiel, vote unique transférable, divers systèmes proportionnels).Mais le paradoxe de Condorcet demeurait incontournable, et pouvait apparaître dans n'importe quelmode de scrutin proposé.La résolution de ce problème vint d'un économiste, Kenneth J. Arrow, qui a démontré en 1951 qu'iln'existe pas de méthode d'agrégation des préférences individuelles pour dégager un choix collectif quigarantisse qu'on évitera le paradoxe de Condorcet (c'est le fameux «théorème d'impossibilité d'Arrow»qui lui valu d'ailleurs le prix Nobel d'économie). En clair, il n'existe pas de mode de scrutin quipermette à coup sûr (sans contradictions mathématiques) de définir une volonté générale à partir deschoix individuels.Si un tel système avait existé, il aurait été rapidement adopté par toutes les grandes démocraties, et iln'y aurait plus de débat. Mais Arrow a démontré que ce système idéal était une impossibilité logique.On doit donc se contenter de systèmes logiquement imparfaits, et donc comparer leurs qualités etleurs défauts, en fonction d'objectifs politiques généraux.Le scrutin proportionnel est une solution très simpliste pour contourner l'obstacle logique découvert par Arrow, puisque, tout comme le système britannique, il ne retient que le premier choix des électeurs. La prise en compte de l'ensemble des préférences des électeurs (je peux préférer A à B,mais surtout ne pas vouloir de C) conduit à un système de vote plus compliqué (vote unique transférable ou système de Hare), tel qu'utilisé en Irlande. C'est le système qui a été soumis à un référendum en mai 2005 en Colombie-Britannique et qui a été rejeté, puisqu'il n'a pas obtenu un appuisuffisant des électeurs (60 % des voix).Toutefois, ce système électoral n'a jamais été retenu dans les débats au Québec, et c'est regrettable,puisque c'est celui qui tient compte de toutes les préférences des électeurs, et non pas seulement deleur premier choix.



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