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WILLIAM KAHAN


PRIX TURING 1989
PAGE
BIO
INTERVIEW
IEEE
PARANOIA

"Pour ses travaux en calcul numerique"


William Morton Kahan (né en Juin 5, 1933, à Toronto, Ontario, Canada) est un mathématicien et informaticien dont le principal domaine de la contribution a été l'analyse numérique.Parmi ses collègues il est connu sous le nom de Velvel Kahan.

Il a fréquenté l'Université de Toronto, où il a obtenu son baccalauréat en 1954, sa maîtrise en 1956 et son doctorat en 1958, le tout dans le domaine des mathématiques.

Parmi ses nombreuses contributions, Kahan a été le principal architecte de la norme IEEE 754 pour virgule flottante de calcul (et sa source indépendante de suivi, IEEE 854) et développé la somme, un algorithme important pour réduire au minimum les erreurs introduites lors de l'ajout d'une séquence finie de précision des nombres à virgule flottante.

Dans les années 1980, il a développé le programme "paranoïa", une référence que les essais pour un large éventail de virgule flottante bugues.

Kahan est maintenant un professeur de mathématiques, informatique et génie électrique à l'Université de Californie, Berkeley, et continue sa contribution à la révision en cours de l'IEEE 754. Il a été appelé "Le Père de virgule flottante", car il a joué un rôle dans la création de la spécification IEEE 754.

Il est un fervent défenseur de l'amélioration de l'éducation de la population de calcul en virgule flottante, et dénonce régulièrement les décisions dans la conception d'ordinateurs et les langages de programmation que nuire à la bonne mai floating-point computations.wiki


On a parfois tendance à l'oublier : le calcul numérique est une des briques de base de l'informatique. La précision des opérateurs et des programmes, leur fiabilité et leur rapidité sont au cœur de bon nombre d'applications industrielles plus ou moins critiques.

Il suffit de citer quelques unes des erreurs informatiques célèbres de ces dernières années comme le " bug " du premier processeur Pentium en 1994 ou l'explosion de la première fusée Ariane 5 en 1996 pour rappeler combien la fiabilité et la précision des calculs par ordinateur sont fondamentales. En première ligne de ces ratés notoires, les microprocesseurs et les algorithmes dits numériques qui utilisent l'arithmétique à virgule flottante, le format implanté dans les ordinateurs pour représenter de façon approchée les nombres réels (lien encadré sur la virgule flottante).
À la fin des années 1970, ingénieurs et chercheurs ont réussi à imposer une solution uniforme normalisée en dépit d'intérêts commerciaux divergents : à l'époque, chaque constructeur avait sa propre représentation des nombres à virgule flottante mais certains choix visaient juste à calculer plus vite ou avec moins de transistors quitte à fournir parfois un résultat notoirement inexact ou à agir à l'opposé des habitudes des programmeurs… D'une machine à l'autre, des opérations arithmétiques, même les plus simples conduisaient à des résultats de précisions variables. À la naissance des ordinateurs personnels, l'idée de normaliser l'arithmétique à virgule flottante avait fait son chemin. La volonté d'un nouvel acteur du domaine, Intel, de se faire une place sur ce marché où il n'avait alors aucune légitimité et son choix de s'appuyer sur les travaux d'un scientifique influent sur le sujet ont fait le reste : William Kahan, professeur à l'université de Californie à Berkeley a fortement influencé les réflexions sur le sujet et il a depuis reçu le Turing Award pour ses contributions. Presque toutes ses propositions ont été acceptées dans la recommandation de l'IEEE , société savante qui fait autorité dans les domaines de l'ingénierie informatique. Connue sous le nom IEEE 754, ce standard a été retenue en 1985 par l'institut américain de normalisation (ANSI, American national standards institute). Il définit précisément l'arrondi correct pour les quatre opérations arithmétiques (addition, soustraction, multiplication et division) et la racine carrée. La quasi-totalité des ordinateurs actuels respectent cette norme, même si certaines fonctionnalités sont seulement implantées grâce à des bibliothèques à l'exécution ou à la compilation. inria


La norme IEEE 754
La norme proposée en 1985 par l'IEEE doit beaucoup à l'influence de William Kahan, professeur à l'Université de Californie à Berkeley. Ce dernier a d'ailleurs obtenu en 1989 la Médaille Turing, la plus haute récompense décernée à un informaticien, à l'instar du Prix Nobel ou de la Médaille Fields pour les mathématiques.
Cette norme permet les échanges de données en virgule flottante entre ordinateurs, et fournit aussi un modèle rodé aux constructeurs qui élaborent des processeurs ou des coprocesseurs dédiés qui effectuent des calculs en virgule flottante.

Le standard IEEE 754 définit quatre formats, dont trois utilisés en pratique :
• simple précision sur 32 bits
• double précision sur 64 bits, le format le plus utilisé actuellement
et les deux formats étendus,
• le format étendu simple précision qui n'est quasiment plus utilisé,
• et le format étendu double précision sur 80 bits. Ce format est utilisé en interne par les processeurs, pour minimiser les erreurs d'arrondi.
interstices

SAUL BELLOW

PRIX NOBEL 1976
SOCIETY
BIO
MEMOIRE
Allan Bloom












"Il ne faut pas oublier avec quelle rapidité les visions du génie deviennent des mets en conserve pour intellectuels." - Herzog

"Nous tendons à croire aujourd'hui que l'intensité de la passion est forcément perverse." - Retour de Jérusalem

"Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité." - Herzog


Né à Lachine (Québec) le 10 juin 1915
Décédé à Brookline (Massachusetts) le 06 avril 2005

L’écrivain de l’autre Amérique

Saul Bellow fait partie de l'imaginaire américain: son personnage est celui de l'intellectuel juif qui se méfie des idées, travaillé par ses désirs, et dont les tribulations sont métamorphosées en comédie burlesque par un narrateur qui porte sur le monde et sur lui-même un regard décalé.akadem



Né le 10 juin 1915 à Lachine (Québec) de parents juifs orthodoxes récemment émigrés de Russie, Saul Bellow, de son vrai nom Solomon Bellows, s'installe avec sa famille en 1924 à Chicago, qui deviendra sa ville d'élection. Il suit des études de sociologie et d'anthropologie, abandonnées à l'âge de 22 ans pour devenir professeur de littérature. Son premier roman, L'Homme de Buridan -- ou L'Homme en suspens selon les traductions -- (The Dangling man, 1944), écrit pendant la guerre et prolongé l'année suivante par La Victime (The Victim, 1945), doit une bonne part d'inspiration à Franz Kafka et à son propre parcours biographique. Les deux romans se penchent sur les relations entre Juifs et Gentils et tracent le portrait d'un jeune intellectuel torturé par sa conscience et écrasé par la fatalité de la guerre, les problèmes familiaux et les préjugés sociaux.
Saul Bellow rencontre le succès en 1953 avec la publication d'un roman picaresque racontant l'enfance à Chicago d'un juif pauvre, Les aventures d'Augie March. Suivront une trentaine de romans dont entre autres Au jour le jour (1956), Le Faiseur de pluies (1959), Herzog (1964), La Planète de M. Sammler (1970), Le Don de Humboldt (Prix Pulitzer, 1975), L'Hiver du Doyen (1982), Ravelstein (2000), etc... , où il forge l'archétype de ses héros, intellectuels juifs immatures, introspectifs et tourmentés qui tous vivent les aventures tragi-comiques d'un quotidien dérisoire. Saul Bellow s'impose avec un style brillant, ironique, caustique, versatile et riche d'une étonnante invention verbale tirée d'un mélange des littératures et des langues qu'il pratiquait: le yiddish, l'hébreu, l'anglais et le français. Herzog, autobiographie d'un Juif Américain névrosé des années 60 aux prises avec les femmes, le sexe et le monde contemporain est devenu un best-seller. Son dernier roman, Ravelstein (2000) est un autre récit d'inspiration biographique qui raconte les dernières années de la vie d'un homme par l'un de ses amis juif. Ce livre lui a toutefois valu quelques critiques acerbes car il trace, certes avec humour, mais sans élégance, le portrait de son "ami" philosophe Allan Bloom.
Saul Bellow est également l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles comme La journée s'est-elle-bien passée (1984) ou Le Coeur à bout de souffle (1987) et de pièces de théâtre, qui ne connûrent aucun succès, comme La Dernière Analyse (1964) ou Trente-sixième Dessous (1966). Il a aussi publié de nombreux textes et critiques littéraires dans le New York Times Book Review, Esquire, Playboy, Harper's Bazaar, The New Yorker ou encore The New Republic.
Cumulant les prix littéraires, Saul Bellow a été trois fois lauréat du National Book Award et a reçu le prix Pulitzer ainsi que le prix Nobel de Littérature, en 1976, par un jury qui récompensa sa "maîtrise exemplaire des sujets et de la forme", estimant notamment que son roman Au jour le jour (1956) était déjà un "classique du XXème siècle". En 1968 l'écrivain juif a également été récompensé en France par la médaille des Arts et Lettres et en Israël par le B'nai B'rith Jewish Heritage Award.
Décédé le 5 avril 2005 à l'âge de 89 ans, Saul Bellow était sans conteste l'un des plus grands maîtres de la littérature juive-américaine avec Philip Roth, Isaac Bashevis Singer et Bernard Malamud.( sans oublier Cynthia Ozick ) Cinq fois marié, il était père de quatre enfants, dont une fille qu'il a eue à l'âge de 84 ans.
La République des Lettres



A propos du judaïsme, il fait dire à son personnage Von Humboldt Fleisher qu’il n’aime pas aller en Europe où on le regarde comme un juif américain, tandis qu’en Amérique il est juste un américain juif. Pour autant, Bellow n’entend pas rester sourd à sa culture et du peuple juif, il fait, non sans provocation, le « témoin historique de l’absence de rédemption ». Peuple non dialectique, il se marie mal avec les grandes synthèses mythologiques, il en est même souvent absent, mais gare quand il y est présent, comme dans la Bible, on ne voit que lui ! « Pourquoi les juifs auraient-ils le moindre commerce avec le mythe ? C’est le mythe qui les a toujours diabolisés ! » dit Ravelstein. C’est avec beaucoup de discrétion que les auteurs juifs américains se sont penchés sur la Shoah et ont commencé à en parler eux-mêmes dans leurs écrits. Bellow a attendu de visiter Auschwitz avant de dire quoi que ce soit sur le génocide. Dans la Planète se M. Sammler , il s’élève contre Hannah Arendt et sa thèse selon laquelle les bourreaux nazis étaient des êtres parfaitement normaux « qui commettaient des crimes dans des circonstances telles qu’il leur était impossible de savoir ou de sentir qu’ils faisaient le mal. » Pour Sammler, les nazis savaient ce qu’ils faisaient : « C’est une connaissance humaine très ancienne. Défier cette notion antique n’est pas une banalité. » Claude Lévi, dans son étude sur Bellow ajoute que Eichmann lui-même « s’était trouvé mal en marchant sur une fosse commune d’où le sang continuait de suinter. »

En épousant le destin de son peuple, Saul Bellow chausse aussi la casquette d’ « intellectuel juif », terme qui pour beaucoup a pris valeur d’euphémisme pour désigner l’idiosyncrasie qui excite tant les antisémites, flirtant volontiers avec l’asocialité. Bellow comme ses épigones Roth, Mailer, Malamud, n’en a cure. Il a introduit sans complexe l’immanence de la judéité dans une œuvre tendue vers un universel transcendant. Double paradoxe de l’intellectuel en proie aux contradictions de la dialectique, et du juif de la diaspora qui se sait interstitiel. Cette fissure, cette ride, ce pli deleuzien, Bellow, dangling man, l’incarne dans sa chair et dans son âme. Il la fait sienne.boojum mag



"Voici comment je devins le roi de la pluie. C'était sans doute bien fait pour moi, cela m'apprenait à me mêler d'affaires qui ne me regardaient pas le moins du monde. Mais ç'avait été plus fort que moi, j'avais obéi à une de ces impulsions qu'il n'est pas question de combattre. Et dans quel guêpier m'étais-je fourré?" ratsdebiblio

MYRON S.SCHOLES


PRIX NOBEL 1997
SITE
stock options


Il a collaboré avec l'Américain R. C. Merton pour mettre au point une nouvelle méthode de valorisation des instruments dérivés



"Le capital humain est devenu 10 à 15 fois plus important que le capital financier. A cet égard , l’évolution des différentes démographies donnera une belle place aux pays émergents, mais les évolutions seront de plus en plus chaotiques"


Myron S. Scholes est né en 1941 ( Ontario, Canada). Après des études à l`Université de Chicago, il est nommé professeur de Finance à Stanford, travaillera pour la banque Salomon Brothers et créera sa propre société de gestion, Long Term Capital (qui subit un krach en 1998). Avec Robert Merton, il a reçu le Nobel pour avoir développé la théorie qui permet de calculer la valeur d`instruments financiers (notamment dans le domaine des produits dérivés) utilisés dans la banque, le courtage et l`investissement. Avec Fischer Black (mort en 1995), il en avait trouvé la formule mathématique de base.
tv5


Publié pour la première fois en 1973, le modèle Black-Scholes (une formule algébrique) est aujourd'hui utilisé tous les jours par les opérateurs des marchés financiers et par les investisseurs




"L'ère du gérant star est révolue "

De passage à Paris lors d'un séminaire organisé par Lyxor, Myron Scholes, prix Nobel d'économie en 1997, évoque en exclusivité pour « Les Echos » la gestion des risques et l'avenir des fonds d'arbitrage.

Quelle est, selon vous, l'importance de la gestion des risques pour les « hedge funds » ?

La gestion des risques ne vise pas à les réduire mais à optimiser le couple rendement-risque. Une amélioration du modèle de gestion des risques facilite leur transfert et permet de prendre plus de paris. Pour ce faire, il faut allouer du capital aux diverses stratégies mises en oeuvre par un « hedge fund ». Or, à certaines périodes, les corrélations entre les différentes classes d'actifs deviennent très élevées : toutes les stratégies sont susceptibles de perdre de l'argent en même temps, contraignant le fonds d'arbitrage à liquider brutalement ses positions, parfois au plus mauvais moment, par insuffisance du capital alloué. La matrice des corrélations change dans le temps, avec encore plus d'amplitude dans les périodes de bouleversement économique.

A votre avis, quel est le meilleur modèle de gestion des risques ?

Un bon système de gestion des risques est celui qui évalue le degré de dépendance entre les diverses stratégies du « hedge fund » lors des périodes les plus atypiques. En outre, il ne doit pas uniquement se concentrer sur la prédiction des risques, ce que font plupart des systèmes, mais intégrer aussi un système de feedback qui lui permet de s'améliorer en permanence en se disciplinant. Sans un tel système, vous ne vous rendrez pas compte que votre système de gestion des risques ne fonctionne pas bien, ou alors beaucoup trop tard....

Comment évolueront les « hedge funds » dans les années à venir ?

Leur avenir sera largement dépendant de l'évolution de la technologie, notamment des technologies de l'information. Les fonds d'arbitrage devront concevoir des infrastructures encore plus complexes pour comprendre et gérer leurs risques. Ils deviendront un métier à part entière. L'ère du « gérant star » est révolue : le capital humain et le travail d'équipe sont le plus important. Les organisations dépendant d'un nombre limité de gérants ne répondent plus à un environnement de plus en plus chaotique et impossible à appréhender par quelques personnes. Seule une structure efficace permettra de maintenir une « franchise », fondement de la valeur ajoutée du « hedge fund ».

Quels liens ont les « hedge funds » avec le monde universitaire ?

Quand j'ai débuté ma carrière de chercheur il y a des années, les « hedge funds » n'avaient pratiquement pas de relations avec le monde universitaire. Avec le temps, les chercheurs ont commencé à bâtir des modèles plus opérationnels, ce qui a permis des échanges plus fréquents. Grâce à d'importantes ressources financières, de longues séries de données et une proximité avec les problématiques financières du moment, les « hedge funds » ont développé la recherche appliquée mais aussi théorique. Ils ont engagé nombre d'universitaires spécialisés en économie, finance ou sciences. Aujourd'hui, ces deux mondes sont fortement imbriqués. De mon point vue d'ailleurs, mon travail au sein de Oak Hill est un bon stimulant pour ma recherche fondamentale, qui traite des « prix du transfert du risque et de la liquidité ».

les echos

BOBBIE ROSENFELD



VIDEO
HALL OF FAME
BIO


L'athlète « Bobbie » Rosenfeld excellait dans de nombreux sports. Elle fut nommée meilleure femme athlète du Canada pendant la première moitié du XXe siècle (1900-1950).



Athlétisme
Fanny Rosenfeld, première de classe


Si les pages de l'histoire des succès de l'athlétisme canadien ne sont pas encore très nombreuses, il est une grande dame qui en a écrit une des plus glorieuses. Fanny Rosenfeld demeure à ce jour l'une des plus prolifiques gazelles à avoir porté nos couleurs.

«Bobbie» Rosenfeld, car on ne l'appelle à peu près jamais par son vrai prénom, arrive au pays quand elle n'est encore qu'un nourrisson dans les bras de ses parents, qui immigrent de Russie. En tant qu'athlète et journaliste sportive, elle connaîtra une belle carrière, qui s'étendra sur quarante ans.

Rosenfeld fait ses premiers pas de course au Toronto Ladies Athletic Club. La jeune Bobbie n'est pas bien grande, avec ses cinq pieds et cinq pouces. Elle n'a pas l'air bien puissante non plus, mais elle est nerveuse et rapide. Surtout, elle est combative et se donne à fond dans tout ce qu'elle entreprend.

Elle joue au hockey avec fougue, distribuant généreusement les mises en échec et semant la terreur avec son tir frappé. Sur un court de basket-ball, elle fonce avec le ballon et s'acharne sur l'adversaire quand elle veut le lui prendre. Mais c'est en athlétisme qu'elle récolte son premier trophée, lors d'une rencontre tenue à Barrie, en Ontario.

Plus tard, à l'occasion d'un pique-nique à Beaverton, près de Toronto, elle participe à l'improviste à un sprint de 100 verges. Elle gagne la course, devançant au fil d'arrivée la championne canadienne Rosa Grosse, qui deviendra sa grande rivale. Elles partageront le record du monde du 100 verges, en 11 secondes.

Avant de prendre part aux Jeux olympiques d'Amsterdam, en 1928, Rosenfeld établit trois records qui tiendront jusque dans les années 1950: un saut en longueur avec élan de 18 pieds et trois pouces, un lancer du disque à 120 pieds et un saut en longueur sans élan de huit pieds et un pouce.

À Amsterdam, en compagnie d'Ethel Smith, Jane Bell et Myrtle Cook, elle décroche la médaille d'or au relais 4x100 mètres. Elle rentre au pays avec, en plus, la médaille d'argent du 100 mètres et une cinquième place au 800 mètres. En 1932, elle devient entraîneuse de l'équipe féminine canadienne d'athlétisme pour les Jeux de l'Empire (aujourd'hui Jeux du Commonwealth).

Ennuyée par l'arthrite, Bobbie abandonne la compétition en 1933 et accepte un poste de journaliste au Toronto Globe, où elle rédige une chronique. Elle y couvrira un large éventail de sports, allant de la lutte aux courses de chevaux. Elle est d'ailleurs une des rares femmes à pratiquer le journalisme sportif, un monde encore souvent réservé à la gent masculine. Fanny Rosenfeld s'est éteinte en 1969, à l'âge de 65 ans.


Les Femmes et le sport

Comme beaucoup d'entre nous en savent très peu sur l'histoire des femmes dans les sports au Canada, il peut être surprenant d'apprendre qu'il y a environ 100 ans, époque où l'on pouvait croire que les stéréotypes à l'égard des femmes dominaient la société, ces dernières participaient activement et fréquemment à la vie sportive canadienne, souvent dans des sports qui aujourd'hui, sont principalement réservés aux hommes. La première partie de hockey féminin au Canada a été jouée à Ottawa, en février 1891. Les clubs de hockey féminin existaient partout au Québec au tournant du siècle. Et même si la plupart d'entre nous savons que l'équipe féminine du Canada a gagné la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, peu de Canadiens connaissent l'existence des Edmonton Grads, les championnes mondiales du basketball féminin : grâce à leur succès, ce sport jouit d'une popularité sans précédent chez les Canadiennes, durant les années 1920. En 1930, l'équipe de softball des Sunnyside Ladies attirait de plus grandes foules, générait de plus importants revenus en vente de billets et suscitait une plus grande couverture médiatique que toute autre équipe de baseball ou de softball au Canada.

C'est durant cette période que Fanny « Bobbie » Rosenfeld, une émigrée russe, s'est méritée le titre d'athlète féminine canadienne la plus accomplie de tous les temps. Connue sous le surnom de Bobbie en raison de ses cheveux courts, Fanny Rosenfeld était en 1921 la plus grande sprinteuse féminine au Canada. En 1925, elle était numéro un du 220 verges, du saut en longueur, et du lancer du poids et du disque; il n'est donc pas surprenant que Fanny Rosenfeld ait gagné la première médaille d'athlétisme du Canada aux Jeux Olympiques, soit la médaille d'argent en 1928. Elle gagna également le championnat de tennis sur gazon de Toronto et fit partie d'équipes de basketball, de softball et de hockey, son sport favori. En tant que joueuse de centre étoile pour le club de hockey AAA du nord de Toronto, et ensuite capitaine des Patterson Pats, Fanny Rosenfeld domina le hockey féminin en Ontario vers la fin des années 1920. Étonnamment, le hockey féminin de cette époque se jouait d'une manière très virile, les contacts étant autorisés. Les joueuses souffraient donc régulièrement, tout comme les hommes, de coupures et de blessures graves


Par TED BARRIS

Rosenfeld, Fanny, « Bobbie », athlète, journaliste sportive (Russie, 28 déc. 1905 -- Toronto, 14 nov. 1969). La plus remarquable athlète féminine canadienne de la première moitié du siècle, elle fait son entrée sur la scène internationale d'athlétisme en 1928, année de l'admission des femmes aux Jeux olympiques. Elle détient des records canadiens en course à pied, au saut en longueur sans élan et au lancer du disque. Aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, elle décroche la médaille d'argent au 100 mètres course et est la première relayeuse de l'équipe féminine canadienne de relais 4 x 100 mètres qui remporte l'épreuve en un temps record de 48,2 secondes. Rosenfeld est aussi codétentrice du record mondial de 11 secondes au 100 mètres. Elle est admise au Temple de la renommée des sports du Canada en 1949 et choisie athlète féminine par excellence de la première moitié du siècle au Canada en 1950. On a dévoilé une plaque commémorative en son honneur le 13 juin 1987 à Barrie, en Ontario, où elle a résidé.

JOHN POLANYI


PRIX NOBEL 1986
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 Ne le 23 janvier 1929 à Berlin 
Chimiste et physicien canadien. Il obtint le prix Nobel de chimie de 1986 conjointement avec Yuan Tseh Lee et Dudley Robert Herschbach pour « leurs contributions à la dynamique des processus chimiques élémentaires ».


Lorsque les molécules entrent en collision, deux choses peuvent se passer : soit qu'elles rebondissent l'une contre l'autre tout en conservant leur structure atomique, soit qu'elles réagissent l'une avec l'autre, dans lequel cas leurs atomes sont remaniés et de nouvelles molécules - de nouvelles substances - sont créées.
C'est une nouvelle façon de voir les réactions chimiques qui m'a valu le prix Nobel de chimie en 1986. Au lieu de me pencher sur la question dominante de l'époque, voire l'effet de la concentration et de la température sur la vitesse des réactions, j'ai posé une autre question : quelles sont les forces qui, au cours d'une collision moléculaire, provoquent une réaction chimique?
Trouver la bonne réponse n'a pas été facile. Comment peut-on inciter deux molécules en pleine collision à révéler leurs secrets? Comment peut-on mesurer physiquement les différents mouvements intervenant dans une réaction moléculaire? Grâce à la chimiluminescence infrarouge, méthode que j'ai moi-même mise au point, on peut maintenant mesurer la faible intensité infrarouge émise par une molécule nouvellement formée. Cette méthode a permis d'expliquer le mécanisme des vibrations et des rotations des nouvelles molécules et d'identifier les forces qui interviennent au moment de leur naissance.
Ces nouvelles connaissances ont également abouti à la mise au point d'une nouvelle catégorie de lasers basés sur des molécules en vibration. Ces lasers constituent aujourd'hui la plus puissante source de rayonnement infrarouge. Dire qu'ils ont été issus de l'étude d'émissions si faibles qu'elles pouvaient à peine être détectées! Autrement dit, c'est l'exploration des réactions moléculaires qui a conduit à l'invention de l'une des plus importantes technologies actuelles, témoignage de la puissance de la science fondamentale sciencetech.technomuses.ca


SIDNEY ALTMAN

PRIX NOBEL 1989
ARN
BIO
CELLULE
DOSSIER
OTTAWA
VIVANT


Altman, Sidney, biochimiste, biologiste moléculaire et professeur (Montréal, 7 mai 1939). Sa passion d'enfance pour la science le mène au PRIX NOBEL de chimie qu'il partage avec Thomas R. Cech, en 1989. Il commence sa carrière scientifique avec un baccalauréat en physique du Massachusetts Institute of Technology et il entreprend ensuite des études supérieures en physique à l'U. Columbia. La mort d'un ami le pousse toutefois à interrompre ses études. Après une courte carrière en révision et en rédaction, il commence un doctorat en BIOLOGIE MOLÉCULAIRE à l'U. du Colorado et déménage ensuite à Nashville, au Tennessee, avec son directeur, pour compléter son doctorat à l'U. de Vanderbilt. Il poursuit d'autres études à Harvard et ensuite à Cambridge avec Francis Crick (codécouvreur de la structure du gène) et d'autres chercheurs. En 1971, il obtient un poste de professeur adjoint à Yale et, par la suite, il devient professeur titulaire d'une chaire de biologie, puis doyen.
L'équipe de Altman, à Yale, et l'équipe de Cech, à l'U. du Colorado, effectuent des travaux indépendants et sans lien apparent et découvrent que l'ARN (acide ribonucléique) pourrait jouer le rôle de molécule et de biocatalyseur. Cela bouleverse les idées reçues voulant que toutes les enzymes soient des protéines et démontre que l'ARN est plus qu'un simple messager. Cette découverte fournit des données essentielles sur la façon dont la vie a pu évoluer dans le bouillon chimique des mers primitives et a une grande portée pour les recherches fondamentales et appliquées en chimie et en génétique. De plus, elle pourrait fournir un outil de lutte contre les VIRUS. Le fait qu'aucune des deux équipes de recherche n'ait prévu cette découverte montre la nécessité de la recherche fondamentale pour fournir les acquis nécessaires aux études orientées. Entre autres diplômes, Altman reçoit également un doctorat honoris causa de l'U. McGill.

Auteur MARTIN K. MCNICHOLL
canadianencyclopedia

GEORGE ZAMES


















autsubmit.com
George Zames, 1934-1997

Le 10 août, George Zames est décédé à son domicile de Montréal, après une courte maladie. Avec lui, le contrôle a perdu l'une des personnes dont la vision et les contributions ont façonné le terrain durant la seconde moitié du XXe siècle.

Zames est né à Lodz, en Pologne, en 1934. Sa famille a fui l'invasion nazie de la Pologne, et via l'Union soviétique et le Japon, ils ont fini à Shanghai, où ils ont passé les années de guerre qui restent dans une relative tranquillité. Il était émouvant d'entendre George dites au cours de sa conférence plénière à la CDC à Kobe l'année dernière que c'était grâce à la visa de transit délivré par le consul du Japon à Vilnius que lui et sa famille ont réussi à fuir l'Europe et de venir à Kobe.

Après la guerre, Zames déménagé à Montréal, où il a fréquenté l'école secondaire, puis l'Université McGill. Il était un étudiant diplômé, d'abord à l'Imperial College à Londres et ensuite au MIT, où il a obtenu son doctorat en génie électrique en 1960. Il a été professeur assistant au MIT, puis a rejoint la NASA Research Center à Cambridge, Massachusetts. Lorsque ce centre a été fermé, il a déménagé au Technion, et après quelques années il est retourné à l'Université McGill où il a travaillé depuis 1974.

Zames reçu de nombreuses récompenses pour son travail. Parmi ceux-ci sont le prix Killam (Canada récompense scientifique la plus importante), le Prix du domaine de la société IEEE Control System en 1984 (le principal prix annuels dans le domaine), et plusieurs prix du papier exceptionnelle.

La vision de George 's de contrôle a été basée sur deux idées dominantes:

(I) l'objectif principal du contrôle est de faire face aux incertitudes, et

(Ii) des modèles de système doit exprimer cette incertitude, mais un modèle très précis de l'incertitude est un oxymoron.

C'est cette vision qui l'a amené à développer des entrées / sorties théorie de la stabilité, avec le gain élégantes petites et théorèmes opérateur positif, et contrôle. Ces concepts et les résultats sont devenus le cœur de la théorie du contrôle. George se méfie des méthodes espace d'état (l'espace d'état étant très sensibles à la notion de modèle) et des modèles stochastiques. Il a vu la robustesse et la stabilité que beaucoup plus central que les objectifs de performance optimale basée sur un modèle précis. George détesté le snobisme mathématiques. Ces vues sont devenus tout à fait acceptable maintenant, mais ils étaient très originale dans les années soixante, lorsque le contrôle a été prise par les modèles d'Etat, contrôle optimal, Stochastique, et la mathématisation du champ.

George a pris un vif intérêt chez les jeunes entrant sur le terrain. Comme les étudiants diplômés du MIT, quand Zames travaillé au Centre de recherches de la NASA quasiment dans la rue, nous avons souvent bénéficié des avantages de son généreux partage des connaissances. Ma thèse propres thèse a été directement influencé par ses idées. Nos chemins se sont croisés très fréquemment depuis, et le rencontrer était toujours stimulant et agréable. C'est avec grande tristesse que l'on en vient à réaliser que c'est maintenant une chose du passé.

Jan Willems C.



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