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FRANZ BOAS


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Pionnier de l’ethnologie de terrain

Boas, Franz, anthropologue, ethnologue, folkloriste et linguiste (Minden, Westphalie, 9 juill. 1858 -- New York, 21 déc. 1942). En collaboration avec ses élèves, Boas définit l'orientation intellectuelle et professionnelle de l'anthropologie américaine. Il insiste sur la nécessité d'aborder l'étude de l'histoire des cultures à l'aide d'une méthode empirique. Son oeuvre fait ressortir les facteurs historiques qui s'additionnent et se fondent pour donner à chaque société son caractère particulier.
Boas s'intéresse d'abord à la géographie historique, mais le travail de pionnier qu'il effectue chez les INUITS DE L'ÎLE DE BAFFIN (1883-1884) l'amène à conclure que les coutumes d'une population ne tiennent pas à la seule géographie et se développent souvent à l'encontre des contraintes environnementales. À partir de 1886, il concentre définitivement ses recherches sur les Indiens de la côte du Nord-Ouest. La richesse de leur art et de leur mythologie le convainc davantage de la nécessité de tenir compte des caractéristiques psychologiques au même titre que des données géographiques dans ses recherches. Ces caractéristiques se développent au fil des siècles en empruntant des traits à d'autres cultures, en les modifiant et en les intégrant à une nouvelle culture.

Ses nombreux étudiants constituent le legs le plus précieux de Boas. Le plus brillant d'entre eux, Edward SAPIR, sera le premier directeur de ce qui est aujourd'hui le MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS. Durant de nombreuses années, Boas domine l'anthropologie américaine et est le mentor de la plupart des premières femmes qui travaillent dans cette profession, parmi lesquelles Ruth Benedict et Margaret Mead. Il travaille efficacement et sans relâche afin d'arracher le public à sa croyance en la race et de lui faire adopter une conception scientifique de la culture qui servira de base pour expliquer les principales différences chez les groupes humains. R.J. PRESTON

Il se consacre essentiellement à l'étude des Indiens d'Amérique. Formé par les sciences physiques et naturelles, il met l'accent sur l'observation, sur la nécessité des bases empiriques et descriptives de la recherche en ethnologie. Son anthropologie physique aboutit à la critique radicale de la notion de race. Il récuse les deux grandes écoles de son époque, l'évolutionnisme et le diffusionnisme, et élabore une anthropologie physique et culturelle (recherche des processus psychiques propres à chaque peuple dans le langage, l'art, les mythes et la religion) qui affirme également l'importance des expériences individuelles pour l'étude et la compréhension des peuples. Sa pensée influence profondément l'anthropologie américaine de la première moitié du XIXe siècle.encarta


"Si l’on me demandait, un pistolet sur la tempe, quelle a été la plus grande avancée de l’anthropologie au siècle dernier, je dirais sans hésiter que c’est d’avoir mis à nu le caractère fallacieux des thèses racistes, découverte qui remonte en fait aux travaux entrepris par Franz Boas à New York au début du XXe siècle. Boas a montré qu’il n’existait sur le plan mental aucune différence irréductible entre différentes communautés humaines et que, fondamentalement, nous pensons tous de la même façon. En particulier, il n’y a rien qui ressemble à une pensée primitive. La « pensée sauvage » n’a pas d’existence réelle. Nous sommes tous également des primitifs. Nous sommes tous les produits d’une évolution également longue. Les différences entre cultures en ce qui concerne les habitudes mentales ne résultent d’aucun déterminant biologique inné ni d’aucun processus historique type. Nous avons construit nos différences culturelles ; nous pouvons nous en débarrasser si nous le voulons."
Felipe Fernandez-Armesto
Professeur à l’Université de Londres


Boas, va attaquer de front toutes les théories raciales et démontrer que les notions mêmes de race, de changements climatiques, de déplacement des espaces géographiques peuvent modifier le corps des hommes et que quelques traits innés, immémoriaux sont innés. On retrouve cela aussi dans l’œuvre de Durkheim qui partage cela de la même façon.
Tous les deux sont de culture juive. Ils ont par conséquent vécu de manière intensive ce regard, ce sentiment d’exclusion qu’on pouvait jeter à côté de leur savoir sur leur judéité, ils l’ont vécu de l’intérieur. Ils s’interrogent sur les fondements scientifiques de la raciologie. ceishs

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