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ELVIS PRESLEY


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"Je ne connais absolument rien à la musique. Pour ce que je fais, je n’en ai pas besoin "


Le 16 août 1977, l'annonce de la mort d'Elvis Presley bouleverse le monde entier. À 42 ans, The King, bouffi par les excès de nourriture, de drogues et de médicaments, a succombé à une crise cardiaque. Avec ses chansons sentimentales et ses costumes kitsch, Elvis Presley n'est plus qu'un pacha aussi gras et richissime que dépressif, une parodie de rocker totalement usé par le star-system. Il ne reste plus rien du fringant jeune homme gominé qui a affolé l'Amérique puritaine des années '50 avec sa musique provocante et ses déhanchements suggestifs. Mais, 30 ans après sa mort, l'icône du rock n'roll est toujours aussi adulée, le mythe plus que jamais vivant. Retour sur quelques dates-clés de la légende:
8 janvier 1935: Naissance d'Elvis Aaron Presley à Tupelo, Mississippi (Etats-Unis), dans la petite maison de 2 pièces d'une modeste famille d'ouvriers. Son frère jumeau, Jesse Garon, ne survit pas. La petite enfance d'Elvis se passe sans histoire à Tupelo, dont il fréquente l'église fondamentaliste de type Pentecôtiste. La famille Presley a l'habitude de s'y rendre pour prier et vocaliser du gospel avec les autres membres de la communauté croyante.
Janvier 1946 À l'âge de onze ans, Elvis reçoit une guitare en cadeau d'anniversaire. Il fait ses premières gammes et commence à interpréter à l'école ou à la maison de petits morceaux populaires de country.
1948: À la suite d'une escroquerie commise par le père d'Elvis, Vernon Presley, qui fera quelques mois de prison, la famille doit déménager. Elle s'installe à Memphis (Tennessee). Elvis fréquente le collège Humes où il est un élève moyen, plutôt timide et réservé. Il effectue quelques petits boulots en dehors de ses heures de cours mais se passionne surtout pour la musique country, le gospel et le blues. Il écoute une station de radio qui passe des chanteurs noirs: B.B. King, Big Boy Crudup, Fats Domino, Muddy Watters, Elmore James, etc.
Juillet 1953: Elvis Presley a obtenu son bac. Souhaitant offrir un cadeau à sa mère, il enregistre au Memphis Recording Service (siège du studio Sun Records, spécialisé dans la musique noire), pour 4 dollars, un 45 tours sur lequel sont gravés deux titres: My Happiness et That's wen your heartaches begin.
19 Juillet 1954: Sun Records édite le premier single d'Elvis Presley accompagné du guitariste Scotty Moore et du contrebassiste Bill Black. Le disque contient deux titres: l'ancien blues noir d'Arthur Crudup That's all right, Mama, dont l'interprétation d'Elvis deviendra le premier grand hit du rock n'roll blanc, et une version d'un bluegrass de Bill Monroe intitulé Blue moon of Kentucky.
1955: Elvis est lancé. Avec ses deux musiciens il forme un groupe auquel se joint le batteur D. J. Fontana. En août, le jeune "colonel" Thomas Andrew Parker devient par contrat son manager exclusif pour les vingt années suivantes. La formation enregistre une première série de disques tout en se produisant en concert dans des salles de la région, comme entre autres le Tennessee Bon-Air de Memphis. En novembre, il signe avec la grande maison de disques RCA Records qui restera son label tout au long de sa carrière.
1956: Avec sa voix, sa gestuelle provocante (jeu de jambes, déhanchements lascifs) et son physique de jeune premier, Elvis Presley devient cette année-là The King of the rok'n'roll. Il fusionne tous les genres musicaux de son époque et de son pays, mariant le rhythm'n'blues noir et la country blanche pour donner naissance à cette musique qui électrisera ensuite le monde entier pendant des décennies. Devenu l'idole des jeunes, notamment des filles, il déplace à chacun de ses concerts des foules immenses et déclenche des émeutes parmi les fans hystérisés. En janvier, RCA sort Heartbreak Hotel, premier des 48 disques d'or obtenus pour cette seule année 1956. En mars suit le premier album. Le jeune roi du rockabilly apparaît à la télévision dans de nombreuses émissions musicales, dont le célèbre Ed Sullivan Show, qui bat un record d'audience le 9 septembre. Le même jour il offre à sa mère (qui n'a pas le permis de conduire) une Cadillac rose bonbon qu'il reprendra ensuite pour son usage personnel. Le 16 novembre, Love me tender (premier de ses 31 films, pour la plupart des navets au scénario naïf dont le seul but, commercial, est de vendre au cinéma les chansons d'Elvis), est projeté en avant-première au cinéma Paramount de New-York.
Mars 1957: Avec ses revenus de l'année précédente évalués à quelque 22 millions de dollars, The King achète le 19 mars, pour 120.500 dollars, une grande maison sur le Highway 51 de Memphis (le nom sera changé le 19 janvier 1972 en Elvis-Presley Boulevard). 24 pièces sur un terrain de 13 hectares, qu'il fait aménager et qu'il baptise "Graceland". Il s'y installe avec toute une partie de sa famille. Loving You et Jailhouse Rock sortent dans les bacs des disquaires et font fureur dans toute l'Amérique. En novembre, il chante pour la première fois à Hawaï. En décembre, il reçoit sa feuille de convocation sous les drapeaux.
1958: Elvis doit effectuer son service dans l'US Army. Il est incorporé le 24 mars dans un bataillon blindé basé à Fort Hood (Texas). Le 14 Août, sa mère Gladys décède d'une crise cardiaque, à l'âge de 46 ans. En octobre le soldat le plus populaire des Etats-Unis, matricule US 55310761, est affecté à la base militaire de Friedberg en Allemagne, où il restera jusqu'en mars 1960 à conduire la jeep d'une femme sergent.
1959: Permission de 15 jours, pendant lesquels il visite Paris. A l'automne, il tombe amoureux d'une fille de colonel âgée de 14 ans, Priscilla Beaulieu, rencontrée lors d'une soirée chez son capitaine.
5 mars 1960: Elvis Presley est libéré de son service militaire et le show-bizz reprend immédiatement, même si quelques 45 tours sont sortis pendant la période sous les drapeaux. Le retour à la vie civile est plus que triomphal. Une émission télévisée, The Frank Sinatra Timex Show, animée par Frank Sinatra lui-même, est diffusée début mai. Plusieurs disques et albums, tous numéro 1 au hit-parade, sortent avant la fin de l'année. Les concerts se succèdent.
1961: Le 25 février est décrété "Jour Elvis Presley" par le gouverneur du Tennessee. Le 25 mars, le rocker donne un concert à Pearl Harbor (Hawaï), pour aider au financement d'un mémorial à l'USS Arizona. Ce sera son dernier concert public jusqu'à 1968.
1961 - 1968: En 1962 Elvis fait venir Priscilla Beaulieu à Graceland. À Hollywood, il se consacre presque exclusivement au cinéma, jouant dans deux à trois films par an et enregistrant 23 bandes sonores originales. La scène musicale change et Elvis perd sa place de numéro 1 au profit de nouveaux groupes comme entre autres les Beatles.
1er mai 1967: Elvis Presley épouse officiellement Priscilla Beaulieu au Aladin Hôtel de Las Vegas.
1968: Naissance le 1er février de la fille du couple, Lisa-Marie Presley. En juin, Elvis enregistre le Show télévisé spécial Elvis, qui sera diffusé le 3 décembre.
1969: En mars, Elvis enregistre à Memphis plusieurs tubes (In The Ghetto, Suspicious Minds, Don't Cry, Daddy, Kentucky Rain,...). Il tient ensuite son dernier rôle au cinéma dans le film Change of Habit. Pour la première fois depuis 1961, il revient sur scène et donne en juillet une série de 57 concerts à l'International Hotel de Las Vegas.
1970: Elvis se produit de nouveau à Las Vegas du 26 janvier au 23 février, puis donne 6 shows à l'Astrodome de Houston (Texas). Le 21 décembre, il est reçu à la Maison Blanche par le président des Etats-Unis Richard Nixon.
9-11 juin 1972: Elvis donne 4 concerts au Madison Square Garden de New York qui donneront lieu à un nouvel album.
1973: Le 14 janvier, Elvis donne depuis l'International Center Arena d'Honolulu le premier concert retransmis par satellite. Il sera vu par plus d'un milliard de téléspectateurs dans quarante pays. Le 9 octobre il divorce de Priscilla. C'est le début d'une lente descente aux enfers pour le rocker de plus en plus dépressif qui sombre dans l'alcool, les drogues et les médicaments. Bouffi, enlaidi, il continue toutefois ses tournées, parcourant le pays à bord de son immense avion personnel et chantant quelques titres sentimentaux devant un public conquis d'avance.
26 juin 1977: Dernier concert à Indianapolis.
16 août 1977: Elvis Aaron Presley, 140 kilos, décède d'un arrêt cardiaque, à l'âge de 42 ans. Il est trouvé mort dans sa salle de bain de Graceland. Le président Jimmy Carter lui rend hommage et plus de 80.000 personnes assistent aux funérailles dignes d'un chef d'Etat. Le King repose depuis cette date dans le Meditation Garden de Graceland.
Aujourd'hui: Trente ans après sa mort, le King reste un mythe vivant, un symbole du XXe siècle et à tout jamais la plus grande icône du Rock & Roll. Depuis sa mort, la légende Elvis n'a cessé de croître et les produits commerciaux de se vendre. De nombreux grands artistes, de John Lennon à Bono en passant par Bob Dylan, Mick Jagger, David Bowie, Bruce Springsteen, sans oublier les français Johnny Hallyday, Dick Rivers ou encore Eddy Mitchell, lui ont rendu hommage et reconnu tout ce qu'ils devaient au King.
De son vivant, la plus grande voix d'Amérique (selon John Lennon) a vendu environ 700 millions de disques, enregistré 737 chansons dont 149 sont entrées au Top 100 des Etats-Unis, joué le premier rôle dans 31 films, donné 1.054 concerts aux États-Unis et obtenu 150 disques d'or, de platine ou multi-platine. À sa mort, sa fortune personnelle était évaluée à plus de 100 millions de dollars. Depuis, sa veuve et à sa fille, principaux actionnaires de la Elvis Presley Enterprises, reçoivent encore chaque année une quarantaine de millions de dollars de royalties sur les innombrables compilations et rediffusions de son oeuvre. La maison-musée de Graceland, classée monument historique, véritable lieu de culte, reçoit quant à elle la visite de quelque 600.000 personnes chaque année. 625 fan-clubs sont officiellement enregistrés dans 45 pays tandis qu'on estime à 85.000 le nombre de sosies et imitateurs dans le monde.

La Republique des Lettres

"L’image est une chose, l’homme en est une autre, c’est très difficile d’être à la hauteur de son image."

AL JOLSON

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Né le 26 Mai 1886 à Saint-Petersbourg (Russie)
Décédé le 23 Octobre 1950 à San Francisco

Juif russe émigré aux Etats-Unis d'Amérique, il devient rapidement célèbre grâce à sa voix. Chanteur, il est déjà star internationale quand, en 1927, il incarne un Noir dans le film d'Alan Crossland, "le Chanteur de jazz". C'est tout simplement le premier film parlant de l'histoire du cinéma !

Asa Yoelson voit le jour le 26 mars 1884, à Seredzius (maintenant Srednike), un village juif de Lituanie, alors région impériale russe, beaucoup de biographies le font naître en mai de 1886 ou 1888. Né dans une famille modeste, Asa est élevé dans la plus pure tradition juive orthodoxe. Son père Moshe, chanteur de synagogue, lui inculque les règles du chant religieux et souhaite qu’il devienne rabin.

À la fin du XIXème siècle, le père d’Asa émigre vers les Etats-Unis pour fuir l’oppression tsariste et s’installe à Washington D.C. Il est rejoint quelques années plus tard par toute la famille Yoelson. Le jeune Asa chante alors dans des synagogues du quartier juif mais rêve d’une carrière artistique. Au début du XXème, il se lance avec son frère Hirsch, dans une carrière d’amuseurs public. À New York, ils apparaissent dans plusieurs vaudevilles, sous les nom de «Harry et Al Jolson». En 1911, à Broadway, Al Jolson gagne ses premiers galons de vedette en solo, dans la comédie musicale, «La belle Paree» au Winter Theater des frères Shubert. Ainsi commence une des plus illustres carrière de l’histoire de Broadway. Pendant plus de vingt ans, il joue et chante dans des spectacles spécialement écrits pour lui. Il est alors la plus grande vedette de music-hall de la scène américaine.

En 1923, David Wark Griffith envisage de faire débuter Al Jolson au cinéma dans «Mammy’s boy», mais le film ne se fera pas. En 1927, après deux apparitions dans des courts métrages, il tourne : «Le chanteur de jazz» de Alan Crosland, la première production parlante (plutôt chantée) de la Warner Bros – alors en difficulté – qui s’est associée pour l’occasion avec la Vitaphone. Le film est un triomphe planétaire et sauve la Warner de la faillite. Al devient immédiatement une superstar et rentre dans la légende du cinéma. Le succès incite la Warner a signer un contrat avec Jolson, et produit deux autres films taillés sur mesure pour la star : «Le fou chantant» (1928) de Lloyd Bacon et «Sonny Boy» (1929) de Archie Mayo.

Dans les années trente, Al Jolson doté d’un grand talent de chanteur et de show-man joue encore dans quelques films, tels que: «Mammy» (1930) de Michael Curtiz et «Casino de paris» de Archie Mayo avec sa femme de l’époque, la délicieuse Ruby Keeler. Mais il reconnaît lui-même qu’il est un piètre acteur et se contente par la suite de simples apparitions ou de chanter dans quelques productions. Il décide donc de profiter amplement de son immense fortune.

En 1946, sa vie est portée à l’écran par Alfred E. Green dans «Le roman d’Al Jolson» avec Larry Parks. Il participe activement à la seconde guerre mondiale en se produisant dans des shows pour les G.I.’s. En 1950, il récidive pour les troupes envoyées en Corée et rentre de cette dernière tournée totalement épuisé.

Al Jolson meurt à San Francisco (Californie) le 23 octobre 1950. Il est victime d’une crise cardiaque en jouant paisiblement une partie de cartes de Patriote Loyal avec des amis. Il sera décoré à titre posthume de la médaille américaine du mérite.
Philippe PELLETIER


Pour les amateurs de cinéma comme pour les amoureux du jazz, le film The Jazz Singer (Le Chanteur de jazz, Alan Crosland, 1927) est une date décisive. Pour les premiers, il marque les débuts historiques du cinéma parlant, pour les seconds il associe, par son titre même, les deux arts qui ont marqué le XXème siècle, le jazz et le cinéma.africultures

GAINSBOURG


SERGE
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TETE DE CHOU
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Le sable et le soldat
Paroles et Musique: Serge Gainsbourg, 1967
(Chanson offerte par Serge Gainsbourg à l'Etat d'Israël)


Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre, qui m'étaient promis

Je défendrai le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;

Tous les Goliaths venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David.

Je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;

Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël.

le mont de sisyphe

JEAN JACQUES GOLDMAN

SA VIE
LA BAS
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FRERES
WEB
PAROLES
JJ G
BIO

PIERRE


Encore un matin
Un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains
Encore un matin
Sans raison ni fin
Si rien ne trace son chemin

Jean-Jacques Goldman n’est pas seulement une célébrité de la chanson française, une machine à tubes, il est aussi une sorte de message subliminal. En écoutant Céline Dion, Patricia Kaas, l’ « Aïcha » de Khaled, et beaucoup d’autres artistes, ce sont souvent ses mots que l’on entend. Discret, malgré sa notoriété, il affectionne l’ombre et rejette les paillettes.

Troisième d’une famille de quatre enfants, fils d’Alter Mojze Goldman et de Ruth Ambrunn, Jean-Jacques naît le 11 octobre 1951 dans le 19ème arrondissement de Paris. Nés à Lublin, en Pologne, et à Munich, en Allemagne, ses parents sont des immigrés naturalisés au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et des anciens résistants qui sauront inspirer les paroles de « Né en 17 à Leidenstadt ».

A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été
....
J'irai au bout de mes rêves
Tout au bout de mes rêves
J'irai au bout de mes rêves
Où la raison s'achève
Tout au bout de mes rêves
J'irai au bout de mes rêves
Tout au bout de mes rêves
Où la raison s'achève
Tout au bout de mes rêves

MIKE BRANT


FOR EVER
BIOGRAPHIE
PAROLES
HOMMAGE
2006
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Elle a gardé ses yeux d'enfant ma mère
Tout comme au temps où j'ai grandi près d'elle
Sur ses cheveux je vois un peu de neige
Mais dans son cœur ne vient jamais l'hiver

Quand je suis loin d'elle je l'imagine
Et je crois toujours la voir sourire

Elle a gardé ses yeux d'enfant ma mère
Je la regarde je me retrouve en elle
Elle a c'est vrai des rides au front déjà
Tellement de fois elle a veillé sur moi

Quand je suis loin d'elle je l'imagine
Et je crois toujours la voir sourire

Elle a gardé ses yeux d'enfant ma mère
Tout comme au temps où j'ai grandi près d'elle
Sur ses cheveux je vois un peu de neige
Mais dans son cœur ne vient jamais l'hiver

BOB DYLAN


CHANSONS



ABOUT BOB


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BOB

ISRAEL MUSIC


Bob Dylan, né Robert Allen Zimmerman le 24 mai 1941 à Duluth, Minnesota, est un auteur-compositeur-interprète, musicien, peintre, poète américain, une des figures majeures de la musique populaire.

Prix Nobel de Litterature 2016
« Quand j’ai reçu le prix Nobel de littérature, je me suis demandé quel était précisément le lien entre mes chansons et la littérature. Je voulais y réfléchir et découvrir la connexion. Je vais tenter ici d’exposer ces pensées », écrit dans ce discours l’auteur-compositeur, qui cite successivement au nombre de ses inspirateurs Cervantès, Herman Melville ou encore William Shakespeare.

 La trajectoire religieuse de Dylan a toujours été pour le moins impressionnante. Né Robert Zimmerman, et élevé dans une petite communauté juive du Minnesota (il a passé ses étés à Camp Herzl, un camp sioniste dans le Wisconsin), Dylan est devenu un chrétien régénéré dans les années 70. Après avoir sorti quelques albums de music gospel polarisés, il est revenu à ses racines juives dans les années 80. Au cours des dernières décennies, il a même pris part à des offices lors des fêtes dans des synagogues Habad orthodoxes. Pour rendre hommage à cet accomplissement de Bob Dylan, voici les 5 moments de « les plus juifs » de sa vie

 Célébrer la bar-mitsva de son fils au mur Occidental

 Peu après avoir sorti son dernier album de musique chrétienne au début des années 80, Dylan a tenu a célébré la bar-mitsva de son fils aîné Jesse au mur Occidental. Jesse est le fils de sa première femme Sara (née Shirley Marlin Noznisky), et s’est lancé dans une carrière de réalisateur de vidéo musicale et a fondé Wondros, sa société de production. 

Chanter « Hava Naguila » lors du téléthon Habad

 Après son mystérieux « retour » au judaïsme, Dylan a étudié auprès de rabbins Habad dans les années 80. Son apparition au téléthon Habad n’était pas la première fois qu’il manifestait son soutient au mouvement (ni son premier caméo dans un téléthon), mais c’est peut-être le plus juif de tous. C’est un Bob Dylan, arborant une kippa qui a accompagné le compositeur Peter Himmelman (son gendre juif) et Harry Dean Stanton à l’harmonica, pendant que le groupe jouait « Hava Naguila ».

 Célébrer un Seder avec Marlon Brando

 En 1975, Dylan avait sorti des albums avant-gardistes notamment « The Times They Are A’Changin’ », « Highway 61 Revisited » et « Blood on the Tracks ». Marlon Brando avait déjà joué dans ses films les plus iconiques, de « Sur les quais », au chef d’œuvre « Le parrain ». Donc le Seder communautaire au Hollwood’s Temple Israel, auquel Brando a participé, et où Dylan a joué son hymne pacifique « Blowin’ in the Wind », ne ressemblait ni de près ni de loi au Seder familial que vous connaissez. Selon l’article du JTA sur cet événement, Rabbi Haskell Bernat, le grand rabbin de la communauté avait déclaré que Brando, Dylan et un troisième invité, Dennis Banks, chef du mouvement amérindien (appelé Kenneth Banks dans l’article, à tort) « ont contribué à donner un sens de justice et de conscience sociale au peuple américain. »

 Chanter un hymne pro-Israël “Neighborhood Bully” 

 Juste après la bar-mitsva de son fils au Kotel, et un an après la première et très controversée guerre du Liban, Dylan a sorti “Neighborhood Bully”, dans son album de 1983 « Infidels ». Dans ce qui est probablement la plus juive des chansons rock jamais enregistrées, Dylan décrit Israël comme « l’homme exilé », qualifié à tort d’harceleur pour se parer aux attaques constantes de ses voisins. L’une des phrases de la chanson décrit : « Eh bien, l’intimidateur du quartier, il est juste un homme Ses ennemis disent qu’il est sur leurs terres Ils ont obtenu son infériorité numérique à un million à un Il n’a pas d’endroit où s’échapper, pas d’endroit où se réfugier Il est l’intimidateur du quartier »

  Soutenir la musique « Like a Rolling Stone » par une réalisatrice israélienne

 « Like a Rolling Stone », l’une des chansons les plus populaires de Dylan est sortie en juillet 195. Près d’un demi-siècle plus tard, en2013, Vania Heymann, diplômée de l’école des Beaux-arts Bezalel, a créé un clip interactif sur cette chanson.
http://fr.timesofisrael.com/les-5-moments-les-plus-juifs-du-prix-nobel-bob-dylan/

LENNY KRAVITZ


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D'origine afro-juive, Lenny Kravitz a vu le jour à Brooklyn le 26 mai 1964. Il baigne dès sa plus tendre enfance dans la musique. Très vite attiré par le jazz et le rhythm & blues, il est aussi émerveillé par les grands du rock tels Hendrix, Lennon et Bowie.

Adolescent, il devient étudiant à Los Angeles où il chante pendant trois ans avec la chorale de musique classique des California Boys et enregistre avec Zubin Metha. Ce fils d'un producteur de télé et d'une actrice démontre un réel talent pour la composition.

Let Love Rule
Son premier album arrive en 1989: Let Love Rule est une réussite et n'est pas sans rappeler les grandes heures des Beatles. Lenny privilégie volontairement un son très "seventies", n'enregistrant que sur du matériel d'époque, et jouant de tous les instruments.

Cette année-là le voit aussi se marier avec Lisa Bonnet qui lui donne une petite Zoé. Une union qui ne dure que quelques mois, le laisse sur le carreau et surtout donne naissance au magnifique Mama Said. Il comprend notamment le hit It Ain't Over 'Til It's Over.

Ce second opus sort en 1991 et contient encore une flopée de succès. Le chanteur y effectue une sorte de thérapie, décrivant cet album comme "la bande son d'une rupture".

Circus
Il ne faut pas patienter plus de deux ans avant de découvrir Are You Gonna Go My Way ?, dans lequel Lenny lance un appel désespéré, mais vain, à son ex femme. Il y présente aussi toutes ses influences, du rock à la funk en passant par la soul et même le gospel !

Ses talents de compositeur n'ont pas laissé indifférents les autres à commencer par Madonna pour qui il a écrit Justify My Love. A son actif également des morceaux pour Mick Jagger, Aerosmith et bien sûr Vanessa Paradis avec qui on lui a prêté une liaison...

En 1995, c'est Circus, quatrième opus dans lequel il s'épanche longuement sur la vie pas toujours facile des stars et les moeurs en vigueur dans l'industrie du disque. C'est aussi à ce moment là qu'il perd sa mère, Roxie Roker.

Baptism
L'album suivant, simplement baptisé 5, le voit rester fidèle à son style de toujours, même si des sonorités groove font leur apparition dans son répertoire. Une grande tournée mondiale suit et Lenny reçoit le Grammy Award du meilleur artiste rock de l'année en 2000.

Coup double en 2001, avec tout d'abord un Greatest Hits qui est l'une des plus grosses ventes de sa carrière (huit millions d'exemplaires dans le monde). Et puis avec l'énergique et puissant Lenny, son sixième disque. Il l'a enregistré dans son propre studio à Miami.

En 2002, il participe au nouvel album solo de Mick Jagger Goddess In The Doorway. Quelques mois plus tard, il se produit à Paris pour la fête de la musique et sort dans la foulée son premier dvd, "Lenny Live".

Retour en 2004 avec un septième disque: Baptism. Composé dans une chambre d'hôtel à New York, il évoque sa relation avec l'actrice Nicole Kidman et le rappeur Jay Z. Kravitz a aussi collaboré cette année-là avec Lionel Richie (Just For You).

Pierrick Roux

JOE DASSIN


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"Toute la vie sera pareille à ce matin... aux couleurs de l'été indien"


Après le divorce de ses parents, Joe Dassin choisit de retourner aux Etats Unis où il s'inscrit à l'université, en ethnologie. Il y obtient l'équivalent d'un doctorat. Musicien dans l'âme, il se produit sur les terrasses des bars en interprétant Georges Brassens. Il regagne la France, nostalgique, et, par le biais de quelques relations, parvient à se faire engager pour CBS. Son premier disque 'Je change un peu de vent' ne s'impose pas ; néanmoins le fameux 'Bip Bip' récolte le succès qu'il mérite. Son répertoire se singularise par quelques airs de country-folk et des textes s'inspirant de chanteurs populaires. Il multiplie dès lors les tubes : 'Les Daltons', 'Guantanamera', 'Cecilia', 'L' Amérique'... L'engouement du public atteint son paroxysme avec son tube incontestable 'L' Eté indien'. S'enchaîne une kyrielle de tournées et une série de représentations à l'Olympia. Cependant son parcours s'achève subitement : une crise cardiaque l'emporte loin de la scène, laissant derrière lui des fans inconditionnels et désolés.

REGINE


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"On sort avec les maigres, on rentre avec les grosses"

De son nom complet Régine Zylberberg, elle commence par être disquaire puis elle ouvre une boîte de nuit à Paris, popularisée par Françoise Sagan. 'La reine de la nuit' se représente au Whisky à Gogo en 1951, Chez Régine's et au New Jimmy's, où elle lance le twist en 1961. Elève de la célèbre professeur de chant Tosca Marmon, elle interprète les chansons de Charles Aznavour, Henri Salvador, Serge Gainsbourg, Frédéric Botton, etc. Elle reçoit en 1967 le prix Pierre Brive, consécration de l'Académie Charles Cros. De renommée internationale, elle se produit sur les scènes de Paris à Monte-Carlo : le Bobino, Carnegie Hall, l'Olympia ou les Folies Bergère. Elle joue dans la comédie musicale 'La Neige en été', écrite par Jacques Lanzmann en 1970, avec Nicole Croisille et Mouloudji. On la retrouve aussi au cinéma dans 'Le Train' ou 'Les Ripoux'. Sa notoriété ne s'arrête pas là : Régine crée trois parfums, reprend à Paris en 1988 le prestigieux restaurant Le Doyen et ouvre le Régine's Montaigne près des Champs-Elysées. Ses mémoires sont adaptées en téléfilm en 1996 par Pierre Aknine avec Claire Keim et Victor Lanoux. Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1995. En 2005 elle participe 8 semaines à l'émission 'La Ferme célébrités 2' pour son association S.O.S. Habitat et Soins. Elle publie en 2006 'Moi, mes histoires'.

BARBARA


HOMMAGE
COULISSES
PAROLES
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CHANSON

CHANTEURS



BARBARA 1930 - 1997
L'aigle noir
(dédié à Laurence)



Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir


Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint de poser,


Il avait, les yeux couleur rubis,
Et des plumes, couleur de la nuit,
A son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamond bleu,


De son bec, il a touché ma joue,
Dans ma main, il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,


Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir, en tremblant,
Des étoiles, des &eaacute;toiles,


Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,


L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol, pour regagner le ciel,


Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir,


Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir,


Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Surgit un aigle noir...


(Barbara/Barbara, Éditions L.E.M.)

SAMMY DAVIS

S.DAVIS
PORTRAIT
FILMOGRAPHY
SPECTACLE
KARAOKE



JUDEO NOIRE
MARCHE
SINATRA
GOSPEL




Date et Lieu de naissance : 8 décembre 1925 (Harlem, New York, USA)
Date et Lieu de décès : 16 mai 1990 (Beverly Hills, Californie, USA)

Enfant de la balle, Sammy Davis Jr. voit le jour le 8 décembre 1925, à Harlem (New York). Il n’a que de trois ans quand il fait ses débuts sur scène, aux côtés de son père et de son oncle, dans le vaudeville «Holiday in Dixieland». Rapidement le petit Sammy se révèle un extraordinaire phénomène de scène. Toujours avec son père et son oncle, il forme la troupe Will Mastin’s Gang Featuring Little Sammy.

Dans les années trente, le trio se produit dans plusieurs cabarets de la Côte Est des USA et devient très populaire. Sammy Davis Jr. entame sa carrière cinématographique dans «Rufus Jones for President» (1933), un court métrage de Roy Mack. En 1941, le Mastin Gang joue en première partie de l’Orchestre de Tommy Dorsey au Michigan Theater de Detroit. C’est à cette occasion que Sammy fait la connaissance d’un jeune choriste de Dorsey: Frank Sinatra. En 1943, Sammy s’engage dans l’armée américaine et doit endurer une constante bataille contre le racisme. Démobilisé, il réintègre le groupe qui se fait désormais appeler le «Will Mastin Trio». De plus en plus célèbre, le trio fait les beaux jours du Capitol Club de New York et du Ciro’s Club de Hollywood.

En 1952, sur invitation de Sinatra, le «Will Mastin Trio» se produit sur la scène du Copacabana de New York. Deux ans plus tard, Sammy Davis Jr. choisit de continuer son parcours en solo. Malheureusement, peu de temps après, il est victime d’un grave accident de voiture et perd son œil gauche. En 1956, alors que sa carrière est en péril, il répond à ce défi en remontant sur scène, à Broadway, avec «Mr Wonderful» de Joseph Stein et Will Glickman. Pour cette comédie musicale, il exige une distribution uniquement noire. La pièce est massacrée par la critique mais devient un énorme succès public. L’année suivante, Sammy entretient une liaison amoureuse avec la belle Kim Novak. Cette aventure défraie les chroniques et lui attire les foudres du producteur Harry Cohn. Obligé de rompre, il apaise le scandale en épousant Loray White dont il divorce quelques mois plus tard. Entre temps, Sammy confirme son statut de star du cinéma dans «Anna Lacusta» (1958) de Arnold Laven et dans «Porgy & Bess» (1958) de Otto Preminger.

En 1960, Sammy Davis Jr. tourne dans «L’inconnu de Las Vegas» aux côtés de Frank Sinatra, Dean Martin et Peter Lawford. La fameuse équipe du Rat Pack est ainsi née. La même année, il épouse la suédoise May Britt. De par cette union, Sammy se fait rejeter aussi bien par les communautés noires que blanches. Le racisme devient alors son principal combat. Le Rat Pack se reforme pour apparaître dans «Les trois sergents» (1961) de John Sturges et dans «Les sept voleurs de Chicago» (1964) de Gordon Douglas. En 1965, il publie son autobiographie: «Yes, I can», qui va très vite devenir un best-seller.

Par la suite, Sammy Davis Jr., véritable homme-orchestre du show-business et star à part entière, continue sa carrière sur toutes les plus grandes scènes du monde. Il apparaît encore dans une vingtaine de films ou documentaires, ainsi que dans une multitude d’émissions télévisées. Prématurément vieilli par les excès en tous genres, Sammy Davis meurt le 16 mai 1990, dans sa villa de Beverly Hills, emporté par un cancer de la gorge. Son corps sera inhumé au cimetière de Forest Lawn de Glendale, en Californie.

Philippe PELLETIER


Lire le dossier sur LE SIONISME NOIR
....La communauté juive américaine est intégrée dans les années 60. Son dernier grand problème aux Etats-Unis est le procès des époux Rosenberg pendant la chasse aux sorcières dans les années 50. Pourquoi les juifs qui souffraient autant que nous sont-ils maintenant plus intégrés que nous, demandent les noirs américains, en se tournant vers Farrakhan pour des réponses faciles, erronées, mais qui renforcent tellement bien son point de vue rétrograde ? Le juif américain est devenu un chrétien, nous dit aussi James Baldwin, et c’est à ce titre qu’il est traité comme tous les autres hommes blancs américains par les noirs américains. A cette différence près que les juifs ont atteint les buts fixés par leur mouvement sioniste. A force de combats, grâce notamment à la création de l’Etat d’Israël, les juifs ont réussi à imposer au monde de regarder le traitement qui leur a été réservé durant tous ces siècles, et a fait de l’Holocauste le symbole ultime de l’infâmie, imposé à l’Histoire occidentale de regarder ses démons antisémites en face.

Pourquoi semble-t-il impossible de réussir une entreprise équivalente pour la diaspora africaine, pourquoi semble-t-il impossible de faire reconnaître la traite négrière, le saccage du continent africain comme les sommets de monstruosité qu’ils furent ? Quelles relations ont-ils que nous n’avons pas, pourquoi cela marche-t-il pour eux et pas pour nous ? La communauté juive est finalement montrée comme responsable du fiasco du sionisme noir, la rancune vient de ce que la théorie nationaliste noire copiée sur la juive est vouée à l’échec car elle ne nous correspond pas. Les juifs l’ont finalement trouvée, leur colline de Sion, et de ce bastion se sont imposés et ont imposé la reconnaissance de leur souffrance. Les juifs ont leur pays ; pourquoi pas nous ?

Parce que nous n’en avons pas. Parce que nous n’en bâtirons pas, si l’on est logique, parce qu’un Liberia (et un Israël, d’ailleurs) suffit pour prouver la vanité de cette entreprise inadaptée à la diaspora africaine. Parce que notre pays est un ensemble flottant de pays, de communautés, parce que notre pays est à tout jamais le bateau, le mothership de George Clinton, les navires stellaires et bateaux solaires de Sun Ra, avec des ports dans tout l’univers. Parce que l’Israël noir est un continent culturel et politique qui détruit les frontières.

OFRA HAZA


O. HAZA

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