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NADINE GORDIMER


PRIX NOBEL 1991
LIVRE
ENTRETIEN
UNESCO
ROMAN 1 - 2

Ecrivaine sud-africaine née à Springs le 20 novembre 1923. Elle a combattu l'apartheid.

"La solitude que l’on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C’est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité."

"La poésie est à la fois une cachette et un haut-parleur."

"C'est cela écrire, élargir le champ de la conscience en agissant sur la perception même des choses." - Juin 1996

"L'inconnu est porteur d'angoisse." - L'arme domestique

"Les formules qui semblent avoir perdu tout leur sens à force d'avoir été répétées trop souvent sont celles qui contiennent le plus de vérité." - l'arme domestique

Figure emblématique de la lutte contre la ségrégation, membre de l’ANC et proche de Nelson Mandela. Elle s’est vu attribuer à deux reprises le prestigieux Booker Prize avant de recevoir le prix Nobel de Littérature en 1991. Son engagement contre l’apartheid lui a valu plusieurs fois d’être interdite de publication dans son propre pays, mais le retentissement international de ses livres obligea chaque fois le régime de Pretoria à réviser les mesures instituées à son encontre.


Romancière, nouvelliste, critique, éditeur, Nadine Gordimer a plus d'une corde à son arc. Issue d'une famille bourgeoise d'obédience juive, elle a vécu à Springs, près de Johannesburg, en Afrique du Sud. Elle grandit dans l'environnement privilégié de la communauté anglophone blanche, mais n'en demeure pas moins sensible aux inégalités raciales et aux problèmes sociopolitiques de son pays. C'est par le biais de l'écriture qu'elle choisit de s'engager peu à peu contre le système de l'apartheid. L'essentiel de son oeuvre, de facture classique, en témoigne largement aujourd' hui, et la lecture de ses écrits enseigne une douloureuse page d'histoire. Cependant, sa talentueuse célébration des paysages sud-africains et son amour pour cette terre 'odorante et colorée' - qu'elle n'a pas quittée - ajoutent humanité et chaleur à ses écrits. En 2007, Nadine Gordimer publie son roman 'Bouge-toi !' et demeure une figure morale et non moralisatrice en son pays.evene

Écrite dans une langue simple, naturelle et passionnée, l'œuvre de Nadine Gordimer étudie les tensions entre les Blancs, les Noirs et les métis du temps de l'apartheid en Afrique du Sud, et traite des difficultés sociales et politiques que rencontre son pays en raison de cette division raciale. Parmi ses premiers romans, nous pouvons citer Un monde d'étrangers (1958) et Occasions d'aimer (1963), qui évoquent les incidents quotidiens dans son pays à travers les yeux d'une bourgeoise blanche. Ce thème de l'apartheid et de ses conséquences sera repris dans bien d'autres de ses romans, notamment dans le Dernier Monde bourgeois (1966).

Ses ouvrages présentent avec sympathie la situation des Noirs et des métis tout en soulignant la position ambivalente des Blancs libéraux vivant dans un système qu'ils désapprouvent. Ainsi, son roman le Conservateur (1974) met en scène un industriel blanc qui aime son pays et sa terre mais qui exploite ses employés noirs. Cet ouvrage remporta le Booker Prize en 1974. Avec la Fille de Burger (1979), l'auteur évoque les bouleversements qui interviennent dans la vie d'une femme blanche dont le père, communiste, est emprisonné pour s'être opposé au système ; confrontée elle-même à ce système qu'elle acceptait jusqu'alors, elle s'éveille à la conscience politique. Dans Ceux de July (1981), roman d'anticipation, une famille blanche doit s'en remettre à ses anciens serviteurs noirs pour échapper à une guerre civile. Enfin, dans Histoire de mon fils (1990), un jeune Noir essaie de comprendre les contradictions de la vie de son père dans un pays en plein changement.encarta


Extrait d'un entretien avec Itala Vivan paru dans Alfabeta n°95, avril 1987.

"Je crois que la littérature sud-africaine forme un tout, même si nous les Blancs — moi comprise — nous avons été éduqués à l'écart de tout contact avec la culture noire. On nous a dit que la culture noire n'existait pas, que les Noirs étaient une page vierge sur laquelle les Blancs devaient écrire ce qu'était la musique, ce qu'était le théâtre, ce qu'était la poésie. Mais je crois aussi qu'il n'existe pas d'écrivain blanc qui ne soit marqué et pétri par la vie et la pensée des Noirs. C'est quelque chose qu'on assimile par les pores de la peau, par les oreilles, à travers un contact qui a lieu de toute façon, malgré l'apartheid. Voilà pourquoi les Sud-Africains qui écrivent en anglais ne sont pas des écrivains anglais, Nous ne sommes pas des écrivains anglais. Je ne le suis pas, J. M. Coetzee ne l'est pas non plus. En dépit de l'apartheid et des conditions horribles qui en découlent, il y a eu et il continue d'y avoir, entre les Blancs et les Noirs, une assimilation réciproque des cultures spécifiques, et à un certain niveau une culture commune s'est formée. Il est difficile de dire précisément de quoi il s'agit, de quoi elle est constituée : mais il suffit d'observer la vie du pays pour voir qu'elle existe. "

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