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BOBBIE ROSENFELD



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BIO


L'athlète « Bobbie » Rosenfeld excellait dans de nombreux sports. Elle fut nommée meilleure femme athlète du Canada pendant la première moitié du XXe siècle (1900-1950).



Athlétisme
Fanny Rosenfeld, première de classe


Si les pages de l'histoire des succès de l'athlétisme canadien ne sont pas encore très nombreuses, il est une grande dame qui en a écrit une des plus glorieuses. Fanny Rosenfeld demeure à ce jour l'une des plus prolifiques gazelles à avoir porté nos couleurs.

«Bobbie» Rosenfeld, car on ne l'appelle à peu près jamais par son vrai prénom, arrive au pays quand elle n'est encore qu'un nourrisson dans les bras de ses parents, qui immigrent de Russie. En tant qu'athlète et journaliste sportive, elle connaîtra une belle carrière, qui s'étendra sur quarante ans.

Rosenfeld fait ses premiers pas de course au Toronto Ladies Athletic Club. La jeune Bobbie n'est pas bien grande, avec ses cinq pieds et cinq pouces. Elle n'a pas l'air bien puissante non plus, mais elle est nerveuse et rapide. Surtout, elle est combative et se donne à fond dans tout ce qu'elle entreprend.

Elle joue au hockey avec fougue, distribuant généreusement les mises en échec et semant la terreur avec son tir frappé. Sur un court de basket-ball, elle fonce avec le ballon et s'acharne sur l'adversaire quand elle veut le lui prendre. Mais c'est en athlétisme qu'elle récolte son premier trophée, lors d'une rencontre tenue à Barrie, en Ontario.

Plus tard, à l'occasion d'un pique-nique à Beaverton, près de Toronto, elle participe à l'improviste à un sprint de 100 verges. Elle gagne la course, devançant au fil d'arrivée la championne canadienne Rosa Grosse, qui deviendra sa grande rivale. Elles partageront le record du monde du 100 verges, en 11 secondes.

Avant de prendre part aux Jeux olympiques d'Amsterdam, en 1928, Rosenfeld établit trois records qui tiendront jusque dans les années 1950: un saut en longueur avec élan de 18 pieds et trois pouces, un lancer du disque à 120 pieds et un saut en longueur sans élan de huit pieds et un pouce.

À Amsterdam, en compagnie d'Ethel Smith, Jane Bell et Myrtle Cook, elle décroche la médaille d'or au relais 4x100 mètres. Elle rentre au pays avec, en plus, la médaille d'argent du 100 mètres et une cinquième place au 800 mètres. En 1932, elle devient entraîneuse de l'équipe féminine canadienne d'athlétisme pour les Jeux de l'Empire (aujourd'hui Jeux du Commonwealth).

Ennuyée par l'arthrite, Bobbie abandonne la compétition en 1933 et accepte un poste de journaliste au Toronto Globe, où elle rédige une chronique. Elle y couvrira un large éventail de sports, allant de la lutte aux courses de chevaux. Elle est d'ailleurs une des rares femmes à pratiquer le journalisme sportif, un monde encore souvent réservé à la gent masculine. Fanny Rosenfeld s'est éteinte en 1969, à l'âge de 65 ans.


Les Femmes et le sport

Comme beaucoup d'entre nous en savent très peu sur l'histoire des femmes dans les sports au Canada, il peut être surprenant d'apprendre qu'il y a environ 100 ans, époque où l'on pouvait croire que les stéréotypes à l'égard des femmes dominaient la société, ces dernières participaient activement et fréquemment à la vie sportive canadienne, souvent dans des sports qui aujourd'hui, sont principalement réservés aux hommes. La première partie de hockey féminin au Canada a été jouée à Ottawa, en février 1891. Les clubs de hockey féminin existaient partout au Québec au tournant du siècle. Et même si la plupart d'entre nous savons que l'équipe féminine du Canada a gagné la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City, peu de Canadiens connaissent l'existence des Edmonton Grads, les championnes mondiales du basketball féminin : grâce à leur succès, ce sport jouit d'une popularité sans précédent chez les Canadiennes, durant les années 1920. En 1930, l'équipe de softball des Sunnyside Ladies attirait de plus grandes foules, générait de plus importants revenus en vente de billets et suscitait une plus grande couverture médiatique que toute autre équipe de baseball ou de softball au Canada.

C'est durant cette période que Fanny « Bobbie » Rosenfeld, une émigrée russe, s'est méritée le titre d'athlète féminine canadienne la plus accomplie de tous les temps. Connue sous le surnom de Bobbie en raison de ses cheveux courts, Fanny Rosenfeld était en 1921 la plus grande sprinteuse féminine au Canada. En 1925, elle était numéro un du 220 verges, du saut en longueur, et du lancer du poids et du disque; il n'est donc pas surprenant que Fanny Rosenfeld ait gagné la première médaille d'athlétisme du Canada aux Jeux Olympiques, soit la médaille d'argent en 1928. Elle gagna également le championnat de tennis sur gazon de Toronto et fit partie d'équipes de basketball, de softball et de hockey, son sport favori. En tant que joueuse de centre étoile pour le club de hockey AAA du nord de Toronto, et ensuite capitaine des Patterson Pats, Fanny Rosenfeld domina le hockey féminin en Ontario vers la fin des années 1920. Étonnamment, le hockey féminin de cette époque se jouait d'une manière très virile, les contacts étant autorisés. Les joueuses souffraient donc régulièrement, tout comme les hommes, de coupures et de blessures graves


Par TED BARRIS

Rosenfeld, Fanny, « Bobbie », athlète, journaliste sportive (Russie, 28 déc. 1905 -- Toronto, 14 nov. 1969). La plus remarquable athlète féminine canadienne de la première moitié du siècle, elle fait son entrée sur la scène internationale d'athlétisme en 1928, année de l'admission des femmes aux Jeux olympiques. Elle détient des records canadiens en course à pied, au saut en longueur sans élan et au lancer du disque. Aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, elle décroche la médaille d'argent au 100 mètres course et est la première relayeuse de l'équipe féminine canadienne de relais 4 x 100 mètres qui remporte l'épreuve en un temps record de 48,2 secondes. Rosenfeld est aussi codétentrice du record mondial de 11 secondes au 100 mètres. Elle est admise au Temple de la renommée des sports du Canada en 1949 et choisie athlète féminine par excellence de la première moitié du siècle au Canada en 1950. On a dévoilé une plaque commémorative en son honneur le 13 juin 1987 à Barrie, en Ontario, où elle a résidé.

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