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ERNST B.CHAIN


PRIX NOBEL 1945
ANTIBIOTIQUE

"La pénicilline est probablement la dernière molécule organique d'origine biologique à avoir été analysée en faisant appel aux méthodes classiques de la chimie organique"

Prix Nobel de physiologie-médecine pour « la découverte de la pénicilline et ses effets curatifs de nombreuses maladies infectieuses »( avec Florey et Flemming en 1945)


Chain, Ernst Boris (1906-1979), biochimiste et pathologiste britannique d'origine allemande ; né à Berlin, étudiant à l'université de cette ville, il fut lauréat du prix Nobel. Ses racines juives l'obligèrent à émigrer en Angleterre en 1933 après l'accession d'Hitler au pouvoir. Il entama des recherches sur les enzymes à Cambridge et Oxford, où il collabora avec le pathologiste sir Howard Walter Florey pour étudier la production d'antibiotiques par les moisissures. En 1941, il réussit à produire à petite échelle de la pénicilline. En 1950, Chain travailla à l'Institut supérieur de la santé de Rome, et, en 1961, il fut nommé professeur de biochimie à l'université de Londres. En 1945, Chain partagea le prix Nobel de physiologie ou médecine avec Florey et le bactériologiste britannique sir Alexander Fleming.encarta


D'où vient la pénicilline?
par Philippe Chartier

La pénicilline est un antibiotique dérivé d'une moisissure appelée Penicillium notatum. Sa découverte s'est faite tout à fait par accident. En 1928, le bactériologiste britannique Alexander Fleming (1881-1955) découvre que ses cultures de bactéries ont été contaminées. Au lieu de simplement les jeter, il prend le temps de les observer. Il constate alors qu'une moisissure a fait mourir les bactéries avec lesquelles elle est entrée en contact. Ce n'est que 10 ans plus tard que Howard Florey et Ernst Chain réussiront à isoler de la moisissure la substance aux propriétés anti-bactériennes.

L'utilisation clinique de la pénicilline débutera dans les années 1940, lorsqu'on saura comment produire la moisissure en grande quantité. La pénicilline sauvera des milliers de vies durant la Seconde Guerre mondiale et elle demeure encore l'un des plus puissants et des plus utiles antibiotiques utilisés en médecine. En 1945, Alexander Fleming, Howard Florey et Ernst Chain recevront le prix Nobel de médecine pour avoir révolutionné le traitement des maladies infectieuses par l'usage des antibiotiques


Introduction à l’étude des médicaments : Diapositive

MARSHALL W.NIRENBERG


PRIX NOBEL 1968
BIOGRAPHIE
CODE
HEREDITE



" Pour l'interprétation du code génétique et de sa fonction dans la synthèse des protéines".(avec Robert W. Holley et Har Gobind Khorana )

Ses travaux ont largement contribué à décrypter le code génétique

" Lorsque l'homme devient capable d'instruire ses propres cellules, il doit s'empêcher de le faire jusqu'à ce qu'il ait suffisamment de sagesse pour utiliser cette connaissance pour le bienfait de l'humanité . "


Nirenberg, Marshall Warren (1927- ), biochimiste américain, lauréat du prix Nobel en 1968 pour ses travaux sur le code génétique.

Né à New York, Marshall Warren Nirenberg suivit ses études à l'université de Floride à Gainesville, et obtint un doctorat de biochimie à l'université du Michigan en 1957. Il reçut ensuite une bourse d'études et entra en 1957 à l'Institut national de la santé à Bethesda, dans l'État du Maryland, où il fit des recherches sur le code génétique, la synthèse des protéines et les acides nucléiques. En 1962, il fut nommé directeur du département de biochimie génétique de l'Institut national de cardiologie des États-Unis. Nirenberg partagea le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1968 avec le biochimiste américain Robert William Holley et le généticien américain Har Gobind Khorana. Ces trois chercheurs menèrent des recherches indépendantes, mais toutes aussi importantes sur la manière dont l'acide désoxyribonucléique ou ADN (voir Acides nucléiques) détermine la structure des protéines. Les trois chercheurs démontrèrent que certaines des combinaisons des quatre bases de l'ADN correspondent à des acides aminés spécifiques. Ce sont ces séquences qui, à l'intérieur d'une cellule, déterminent la synthèse des protéines.
encarta

nucléiques, acides, molécules complexes porteuses de l’information génétique, que l’on trouve chez tous les êtres vivants, des bactéries à l’homme, ainsi que chez les virus. Les deux acides nucléiques sont l’ADN (acide désoxyribonucléique) et l’ARN (acide ribonucléique). Ils sont composés d'un grand nombre de sous-unités appelées nucléotides. encarta

Qu'il s'agisse de l'homme, du crapaud,du platane ou de la plus simple bactérie, tous les êtres vivants écrivent leur histoire dans une même langue biologique, dont l'alphabet possède quatre lettres et quatre seulement. Ce sont celles de l'ADN (acide désoxyribonucléique), le support de l'hérédité,dont l'interminable double hélice résulte de la succession de molécules de sucre (le désoxyribose) sur lesquelles peuvent être fixés quatre éléments distincts, les "bases nucléiques": A (adénine), C (cytosine), G (guanine) et T (thymine).

Quatre lettres, pas une de plus. Leur enchaînement détermine le message héréditaire et donc, pour un gène donné, la structure du produit dont il gouverne la synthèse. Car l'ADN, cantonné dans le noyau des cellules, ne servirait à rien s'il ne commandait la fabrication de milliers de protéines - enzymes, hormones,neuropeptides - qui, une fois lâchées dans l'organisme, constituent les véritables effecteurs de la vie cellulaire.

Mais, pour passer du gène à la protéine correspondante, il faut changer de langue. Les protéines, en effet, sont formées d'un enchaînement de molécules dites "acides aminés", et il en existe dans la nature vingt types différents. Ecrit à l'aide de quatre lettres, comment le message génétique est-il traduit en langage protéique, composé, lui, d'un alphabet de vingt lettres ? C'est là toute l'originalité du code génétique, décrypté, en 1967,par Marshall Nirenberg.

Ce code, comment fonctionne- t-il ? Groupées trois par trois (soit, dans l'ordre, soixante-quatre combinaisons), les bases nucléiques A, C, G, T forment des mots. Et chacun de ces triplets, appelés "codons", commande à son tour la présence d'un acide aminé dans la chaîne protéique. Soixante-quatre codons pour vingt acides aminés, bien sûr, cela fait trop. Plusieurs triplets peuvent donc coder pour le même acide aminé (on dit que le code est "dégénéré"), mais à chaque triplet de bases correspond un acide aminé et un seul. De même que les phrases prennent un sens différent selon le nombre et l'ordre des mots qui les composent, la combinaison le long de la molécule d'ADN de ces soixante-quatre codons, gouverne ainsi la synthèse de milliers de phrases protéiques, toutes différentes les unes des autres.terresacree


"Abraham Abulafia (1240-1291): Et commence par combiner ce nom, YHWH, au début tout seul, et examine ensuite toutes ses combinaisons et tourne-le comme une roue et retourne-le, de face et de dos comme un rouleau, et ne le laisse pas en repos, mais quand tu vois sa substance se renforcer du fait de son mouvement, du fait de la peur de confusion dans ton imagination et du tourment de tes pensées, et quand tu veux le laisser en repos, reprend-le et questionne–le jusqu’à obtenir des mots de sagesse, ne l’abandonne pas.Après, pars du deuxième [nom], c'est-à-dire Adonay (ADN?)(...), joins et combine deux à deux (...), [il introduit alors deux autres noms de dieux] et combine alors quatre à quatre (...). " poleia lip6

ARTHUR KORNBERG


PRIX NOBEL 1959
BIO
PORTRAIT
ROGER
UHJ


"Pour avoir découvert le mécanisme biologique de l’acide désoxyribonucléique (ADN)",
avec son confrère Severo Ochoa


Né à New York City, New York le 03 mars 1918
Décédé à Palo Alto, Californie le 26 octobre 2007

Fils d’émigré Galicien d'une famille Juive (Galicie qui fait maintenant partie de la Pologne), il naît à New-York

Diplômé du City College de New York et de l'université de Rochester, Arthur Kornberg fait son internat au Strong Memorial Hospital de New York. Il rejoint la marine durant la seconde Guerre Mondiale, travaille comme médecin de navire et devient professeur et chef de département de microbiologie de l'université de Washington en 1953. On doit à Arthur Kornberg la découverte du mécanisme biologique de la synthèse de l'acide désoxyribonucléique (ADN), la substance, comme on le sait maintenant, qui détermine l'hérédité chez l'homme. Le docteur Arthur Kornberg est considéré comme l'un des plus remarquables savants dans l'histoire de la médecine
Arthur Kornberg était le père du biochimiste Roger Kornberg, prix Nobel de chimie en 2006 evene

nucléiques, acides, molécules complexes porteuses de l’information génétique, que l’on trouve chez tous les êtres vivants, des bactéries à l’homme, ainsi que chez les virus. Les deux acides nucléiques sont l’ADN (acide désoxyribonucléique) et l’ARN (acide ribonucléique). Ils sont composés d'un grand nombre de sous-unités appelées nucléotides.

Les acides nucléiques sont des polymères de nucléotides. Ces derniers sont constitués de bases, de pentoses (sucres à 5 atomes de carbone) et de groupements phosphate, qui réunissent entre eux les pentoses de deux nucléotides successifs.

Les bases jouent le rôle de porteurs de l’information génétique, tandis que les autres constituants ont un rôle structural. On distingue deux types de base : les bases pyrimidiques et les bases puriques. Les bases pyrimidiques sont la thymine (T), la cytosine (C) et l’uracile (U) ; les bases puriques sont l’adénine (A) et la guanine (G). L’ADN est constitué d’arrangements des 4 bases ATGC, tandis que dans l’ARN, on trouve les bases AUGC (l’uracile est un composant spécifique de l’ARN, qui remplace la thymine de l’ADN).

L’association d’une base avec un pentose constitue un nucléoside. Le pentose du nucléoside est le ribose dans le cas de l’ARN et le désoxyribose (pentose ayant perdu un atome d’oxygène) dans le cas de l’ADN. Chaque nucléoside porte le nom de la base impliquée, auquel on associe l’état « oxy » ou « désoxy » du pentose par la désoxyadénine ou la déoxycytosine. L’estérification par des groupements phosphate du pentose du nucléoside aboutit au nucléotide, par exemple la désoxyadénine triphosphate (dATP).

Les acides nucléiques ont au moins deux fonctions : transmettre les caractères génétiques d'une génération de cellules à l'autre, et contrôler la fabrication des protéines. Les acides nucléiques stockent des informations à l'aide d'une clé appelée code génétique. Les biologistes moléculaires ont réussi à déchiffrer ce code et sont capables de déterminer quelle sera la protéine produite par une fraction d'acide nucléique donnée. La séquence des nucléotides sur le brin d'ADN ou d'ARN détermine, en effet, la séquence des acides aminés présents dans la protéine correspondante. D'importantes recherches sur l'interprétation du code génétique et de son rôle dans la synthèse des protéines ont été menées par le chimiste américain d'origine indienne Har Gobind Khorana, qui, en 1970, réussit la première synthèse complète d'un gène. Voir aussi hérédité.

Toutes les cellules vivantes renferment de l’ADN, souvent associé à des protéines pour former des chromosomes (un brin d’ADN correspond à un chromosome), qui sont les supports physiques de l’information génétique. Les cellules bactériennes possèdent un seul chromosome, libre dans le cytoplasme, qui contient toutes les informations nécessaires à la vie de la bactérie et à sa multiplication. Chez les cellules eucaryotes (littéralement « vrai noyau »), les chromosomes sont enfermés dans un noyau. Chez les virus, enfin, l’information génétique se présente soit sous forme d’ADN, soit sous forme d’ARN (jamais les deux à la fois), organisés en un ou plusieurs brins enfermés dans une coque de protéines.

Les différents ARN — les ARN messagers (ARNm), les ARN ribosomaux (ARNr) et les ARN de transfert (ARNt) — interviennent à différents niveaux de la synthèse protéique.
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BARUCH S.BLUMBERG

PRIX NOBEL 1976
PORTRAIT
HEPATITE
sos


"Pour des découvertes sur de nouveaux mécanismes de dissémination des maladies infectieuses"
( en compagnie de Daniel Carleton Gajdusek )


Baruch Samuel Blumberg, né le 28 juillet 1925, scientifique américain Prix Nobel de médecine en 1976 . Blumberg identifia le virus de l'hépatite B, et développa plus tard un test diagnostique et un vaccin


Médecin et biochimiste américain (New York, 1925).

Il isola l'antigène de l'hépatite B et fut co-lauréat du prix Nobel de physiologie et de médecine 1976 pour le rôle prépondérant qu'il a joué dans la découverte de «nouveaux mécanismes de l'origine et de la dissémination des maladies infectieuses».

Au terme d'une étude de l'hépatite à l'échelle mondiale, Blumberg isola l'antigène de cette maladie dans le sang d'un aborigène d'Australie et démontra qu'il déclenchait la réponse des anticorps au virus de l'hépatite. Son travail ouvrit la voie aux projets de test et de filtrage des dons de sang, ainsi qu'à de nombreux travaux ultérieurs, notamment sur les vaccins contre l'hépatite B cartage


La médecine tropicale est à l’honneur en 1976 lors de la remise du prix Nobel de physiologie ou médecine. En effet, les longs séjours de Blumberg et Gajdusek en Amérique du Sud, Australie ou Nouvelle-Guinée ont joué un rôle déterminant dans leurs travaux. Il ont de plus un autre point commun dans leur formation puisqu’ils ont suivi des études de mathématiques et physique avant de se lancer dans le domaine biomédical.
Leurs travaux concernent l’analyse de particularités physiologiques observées dans les contrées les plus reculées et l’application des savoirs ainsi engendrés pour progresser dans la compréhension de pathologies mieux connues en Europe ou aux Etats-Unis. Pourtant, d’un point de vue épistémologique, la portée des deux découvertes n’est pas la même…
De l’antigène australien au virus de l’hépatite B
Blumberg étudie la parasitologie dès la fin des années 40. Ceci l’amène à effectuer un premier séjour en Amérique du Sud, au Surinam, durant l’été entre ses deux dernières années de médecine. Il y effectue la première enquête épidémiologique sur la malaria et, étonné par l’extrême hétérogénéité de la population, il étudie les différences héréditaires de susceptibilité face à la maladie. Il remarque par exemple que seuls certains groupes sont victimes de l’infection qui déclenche l’éléphantiasis, généralement caractérisée par des œdèmes volumineux aux membres inférieurs.
De retour aux Etats-Unis, il soigne les populations new-yorkaises défavorisées avant de partir étudier la biochimie à l’Université d’Oxford, en 1955. Il y obtient en 1957 une thèse de doctorat et part pour le Nigeria. Pendant ce séjour, il est alors rattaché aux Instituts Nationaux de Santé (NIH) et s’intéresse à nouveau aux polymorphismes mais cette fois-ci en hématologie.
Blumberg intègre ensuite en 1964 l’Institut cancérologique de Philadelphie (Fox Chase Cancer Center) où il étudie les protéines du sang. A l’aide des nombreux échantillons ramenés de ses voyages, il tente de soigner une patient hémophile. Il observe dans les analyses de sang de ce patient la présence d’un anticorps qui réagit, parmi les tests, avec un antigène particulier provenant d’un aborigène australien atteint d’hépatite. C’est ce qu’il nomme “ l’antigène australien ”. En 1967, il montre que cet antigène se situe à la surface d’un des virus de l’hépatite.
Ce n’est que quelques années plus tard que ce virus est identifié comme virus de l’hépatite B, transmissible par voie sanguine (contrairement au virus de l’hépatite A). Une étude en génétique des populations permet à Blumberg de montrer que les porteurs de cet antigène représentent environ 0,1 % de la population blanche des Etats-Unis. Puisque ce sont des porteurs potentiels de la maladie, Blumberg s’attache avec le microbiologiste Irving Millman (né en 1923) à développer un test permettant d’identifier les porteurs. Les cas d’infection par transfusion sont ainsi drastiquement réduits et après le test, ils préparent un vaccin destiné à sauver des millions de personne en Afrique et en Asie.
Les travaux de Blumberg sur le virus de l’hépatite B relèvent à tout moment d’une approche interdisciplinaire. Il se plaisait à rappeler à l ‘époque : “ les virologistes disent que je ne suis pas vraiment un virologiste et les généticiens disent que je ne suis pas vraiment un généticien. En fait je pense que je suis un chercheur clinicien. ” Un chercheur clinicien très voyageur qui ajoutait lui-même à son titre de professeur de génétique humaine de l’Université de Pennsylvanie, “ prof d’anthropologie ”.
jerome segal


Lire : Les hépatites virales
Institut Pasteur

MICHAEL S.BROWN


PRIX NOBEL 1985
SITE
SCIENCE
cholestérol


"Pour des travaux sur le métabolisme du cholestérol"
( en compagnie de Joseph L. Goldstein )


Michel S. Brown est né le 13 avril 1941, à Brooklyn, New York.
Il passe les années 1968-1971 à l'Institut National de Santé comme Associé Clinique en gastro-entérologie et maladies héréditaires. Il rejoint ensuite le Laboratoire de Biochimie, dirigée par Earl R. Stadtman, un pionnier sur la recherche des mécanisme enzymatiques. Avec lui, Brown apprend les techniques d'enzymologies et les principes fondamentaux du règlement métabolique. Brown contribue de manière importante au travail de du Pr Stadtman, lorsqu'il découvre avec un collègue une enzyme régulatrice dans la synthése de la glutamine, contrôlée par l'attachement covalent d'un nucléotide, l'uridine.

En 1971, Michel Brown rejoint la division de Gastro-entérologie du Département de Médecine Interne à l'Université du Texas à Dallas.bLa présence de Joseph L. Goldstein rencontré à Boston et son amitié pour celui-ci a fortement motivé son choix. A Dallas, Brown a été recruté par Donald W. Seldin, le Président du Département de Médecine Interne, une figure de la science médicale. Peu après son arrivée à Dallas, Brown épure partiellement le 3-hydroxy-3-methylglutaryl, une coenzyme-réductase. Cette enzyme qui catalyse l'enzyme de direction taux dans la biosynthèse de cholestérol, alors mystérieuse, était un grand sujet d'étude alors. Lui et Goldstein soutenaient l'hypothèse que les anomalies dans la régulation de cette enzyme étaient la cause de l'hypercholestérolémie familiale, une maladie génétique dans laquelle le cholestérol en excès s'accumule dans le sang et des tissus.

La collaboration scientifique officielle avec Goldstein a commencé un an plus tard, en 1972. Les deux jeunes médecins travaillaient au début dans des laboratoires séparés, mais dès 1974 les laboratoires sont fusionnés. Pendant les années 1970, malgré leur travail de recherche intense, Brown et Goldstein ont continué à fonctionner comme des médecins universitaires. Ainsi, ils travaillaient en clinique à l'Hôpital de Memorial Park pendant six à douze semaines par an. Ils ont tenu des postes d'enseignement en génétique médicale. Les contacts entrenus avec un certain nombre de collégues expérimentés et brillants, mais aussi avec des étudiants interessés, ont facilité leurs efforts de recherche.wiki

Qu'est-ce que le Cholestérol ?

Le cholestérol fait partie de la famille des lipides, à savoir qu'il s'agit d'un corps gras (ou apparenté) qui circule dans le sang.
Les fonctions du cholestérol sont nombreuses : il participe à la synthèse des membranes de nos cellules et c'est également une brique pour la construction de certaines de nos hormones : adrénaline, cortisol, vitamine D, etc.
Il peut être également fabriqué par notre corps en particulier dans le foie et provient aussi de l'alimentation ou on le trouve dans les produits d'origine animale à des taux très variables : viandes, abats, produits laitiers, crustacés, coquillages, poissons, oeufs.
Il nous faut une quantité suffisante de cholestérol pour rester en bonne santé, mais à l'inverse un excès de cholestérol (=hypercholestérolémie) est néfaste.
Bien que ce ne soit pas réellement un corps gras, il fait partie de ce que l'on nomme les lipides ou matières grasses.
C'est l'une des substances que l'on dose dans le sang lorsqu'est réalisé un bilan lipidique. Son taux normal est compris chez l'homme entre 1,50 et 2,00 g/l.

D'ou provient-il ?

Le cholestérol provient essentiellement de deux sources : de la synthèse de notre propre corps et de l'alimentation. Ainsi, l'excès de cholestérol peut être dû à des anomalies génétiques qui entraîne un excès de synthèse de cholestérol ou à une alimentation trop riche en acides gras saturés en cholestér khaoula


Faut-il mettre une statine dans le biberon des nourrissons ?
Il n’est pas tout à faitabsurde de se le demander si l’on s’en réfère à l’autorité des deux lauréats du prix Nobel 1985 de physiologie ou médecine, Michael Brown et Joseph Goldstein : les récepteurs cellulaires des LDL, dont ils ont découvert l’existence et décrit la régulation extrêmement fine, paraissent chez l’humain être conçus pour ne disposer de manière optimale que d’une concentration de LDL-cholestérol aux alentours de0,25 g (0,65 mmol)/l, alors qu’elle dépasse très communé-ment 1 g (2,60 mmol)/l chez les adultes . Telle serait la malédiction de l’homme occidental qui le condamnerait sans appel à un risque élevé d’athérosclérose si rien n’est fait pour abaisser sa cholestérolémie vers des concentrations moins excessives pour les récepteurs dont le créateur l’a chichement pourvu. Les statines de plus en plus puissantes sur la cholestérolémie dont nous disposons permettent, au seul prix de doses assez fortes mais encore bien tolérées, d’abaisser le LDL-cholestérol autour de 0,6 g (1,6 mmol)/l . Nous voici donc en mesure de satisfaire en partie l’objectif fixé par Brown et Goldstein et, tant qu’à faire, pourquoi ne pas s’ymettre le plus tôt possible, c’est-à-dire dès le premier âge, en administrant une statine aux bébés ?
La réponse des pédiatres est horrifiée et sans ambiguïté :non, absolument non...fnps fr


Lire : La découverte du cholestérol
Groupe Histoire des Hôpitaux de Rouen

ROBERT BARANY

PRIX NOBEL 1914
BIO
PORTRAIT


Robert Bárány (1876-1936),
Prix Nobel de physiologie-médecine en 1914 pour «ses travaux relatifs à la physiologie et à la pathologie de l’appareil vestibulaire (organe de l’équilibration) ».

Robert Bárány a poursuivi ses études médicales à l’Université de Vienne. Il s’est spécialisé en maladies internes et en neuropsychiatrie à des universités allemandes avant d’entamer une carrière de praticien dans une clinique d’otologie viennoise. Ce sont ses examens cliniques et expérimentaux commencés là-bas qui ont servi de base à ses recherches ultérieures lui valant finalement le prix Nobel.
Une simple expérience clinique a, en effet, attiré son attention sur l’organe d’équilibration logé dans l’oreille interne. Lorsqu’il effectuait des rinçages d’oreilles, ses patients étaient souvent pris de vertige. Il est apparu que le vertige était en relation avec la température de l’eau utilisée. Tiède, elle ne provoquait pas de vertige, tandis que froide ou trop chaude elle pouvait le faire. C’est la température moyenne de 37 oC de la lymphe circulant dans les canaux de l’oreille interne qui expliquait ce phénomène. Sous l’effet d’un quelconque changement de température,plus froide ou plus chaude, ce liquide remplit des canaux différents et provoque ainsi une sensation de vertige. En fait c’est notre perception relative à la position de notre corps qui est troublée et ce trouble se signale par la vibration des globes oculaires (nystagmus).
Ce phénomène correspond à un mécanisme de réflexe physiologique,appelé réaction calorique de Bárány. Son absence est pathologique, car elle indique la propagation des processus maladifs (surtout les inflammations) de l’oreille vers les canaux semi-circulaires.Le processus physiologique est également en lien avec les symptoˆmes du mal de mer.
Toute l’activité de Bárány s’est en fait déroulée à la lisière de l’otologie et de la neurologie. Il y avait plusieurs médecins parmi ses descendants. L’un de ses petits-fils,Anders Bárány, a choisi la carrière de physicien et, en tant que secrétaire du Comité Nobel de physique, il a participé à l’attribution de nombreuses
distinctions.
mfa gov hu

Il a servi comme chirurgien civil dans l'armée autrichienne pendant la Première Guerre mondiale et fut capturé par les Russes. Lorsqu'on lui attribua son Prix Nobel de médecine en 1914, il était prisonnier de guerre. Il fut libéré en 1916 après des négociations diplomatiques menées par le Prince Carl de Suède et la Croix-Rouge. Il put alors participer à la cérémonie de remise du prix Nobel en 1916. De 1917 à sa mort, il fut professeur à l'université d'Uppsala

Dans les dernières années de sa vie, il s’intéresse beaucoup au problème de la Palestine et il lègue sa bibliothèque à la Librairie Nationale de Jérusalem.

ROSALYN YALOW


PRIX NOBEL 1977
BIO
PORTRAIT
FEMME NOBEL
RADIOACTIVITE


Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1977 conjointement à Andrew V. Schally et Roger Guillemin, pour le développement de la méthode de dosage radio-immunologique, technique très sensible qui permet de mesurer des quantités infimes de substances biologiquement actives

Yalow, Rosalyn Sussman (1921- ), physicienne américaine, spécialisée en médecine nucléaire, lauréate du prix Nobel pour la mise au point du dosage radio-immunologique. Née à New York, elle fit ses études à l'université de l'Illinois. Elle développa la technique du dosage radio-immunologique dans les années 1950, en collaboration avec le médecin américain Solomon Berson.

radio-immunologique, dosage, en biochimie et en médecine, technique très précise de dosage de quantités infimes de substances biologiques telles que les enzymes, les hormones, les stéroïdes et les vitamines, dans le sang, l'urine, la salive, ou tout autre liquide corporel. La méthode radio-immunologique a été mise au point dans les années 1950 par les américains Solomon Aaron Berson et Rosalyn Sussman Yalowencarta

En collaboration avec son collègue Solomon Berson,Rosalyn Yalow conçut une technique – la radioimmunologie – qui permet de mesurer des centaines de substances dans l’organisme humain, des virus aux hormones en passant par les substances
médicamenteuses. Grâce à leur découverte, il est possible aujourd’hui de dépister le virus de l’hépatite dans les dons de sang, de traiter les problèmes de santé de type hormonal, de détecter dans le sang des substances étrangères et certains cancers, et de doser efficacement antibiotiques et médicaments.
Lorsque Rosalyn Yalow naquit dans le Bronx à New York et lorsqu’elle obtint une licence avec mention du Hunter College en 1941, les esprits n’étaient pas préparés à voir des femmes devenir physiciennes ou mathématiciennes. Mais, alors que tant de jeunes hommes étaient engagés dans la Seconde Guerre mondiale, l’université de l’Illinois lui proposa un poste de maître assistant de physique.
Rosalyn Yalow y fut la seule femme du département de physique et la première à etudier cette discipline dans cet établissement depuis 1917. Elle épousa l’un de ses pairs, Aaron Yalow, en 1943 et obtint son doctorat en 1945.
En 1947, elle accepta de travailler à mi-temps pour ouvrir un service de radio-isotopes dans le Veterans Administration Hospital du Bronx. En collaboration avec Solomon Berson, elle utilisa des isotopes radioactifs pour étudier le mécanisme déclencheur du diabète chez l’adulte, recherche qui aboutit à la radio-immunologie.
Rosalyn Yalow et deux autres lauréats se virent décerner le Nobel en 1977, mais pas Solomon Berson décédé en 1972. Elle était la seconde femme couronnée par ce prix dans cette catégorie et la sixième seulement à recevoir un Nobel dans les sciences.
En 1979, elle devint un éminent professeur de la faculté de médecine Albert Einstein de l’université Yeshiva. Elle quitta ce poste en 1986 pour occuper la chaire Solomon Berson à la faculté de médecine de Mt. Sinai. Elle prit sa retraite en 1991.
Pendant toutes les années où elle mena de front sa triple carrière de scientifi que, d’épouse et de mère de deux enfants, Rosalyn Yalow ne perdit pas de vue son rôle de porte-drapeau de la cause des femmes dans le monde scientifi que et professionnel. Dans le discours prononcé à Stockholm, elle rappela aux détenteurs du pouvoir de ne pas sous-estimer le potentiel des femmes. " Si nous voulons résoudre les nombreux problèmes auxquels le monde est confronté, nous ne pouvons pas nous permettre de sacrifier les talents de la moitié de l’humanité."usinfo state gov


Lire le Dossier : Si les femmes nous étaient contées...

SALVADOR E.LURIA


PRIX NOBEL 1969
BIO
DOSSIER
BIOLOGIE
ADN
SITE



"l'évolution travaille par menaces, non par promesses "

Né en 1912 à Turin (américain depuis 1947) Mort en 1991

Biologiste américain d’origine Italienne, colauréat du prix Nobel 1969 de physiologie-médecine, avec Delbrück, Max Ludwig Henning et Alfred D. Hershey, pour leurs découvertes sur le mécanisme de la réplication des virus et leur structure génétique. À l’aide d’un bactériophage, un virus simple qui parasite les bactéries, ils ont défini un nouveau domaine, celui de la génétique bactérienne, et contribué à poser les fondements de la biologie moléculaire moderne.

Dans les années trente, on savait que les gènes étaient responsables de la transmission des caractéristiques des parents aux individus de la génération suivante, mais sans comprendre leur structure physique, ni la manière dont les informations génétiques étaient transmises. L’idée de Delbrück était que les gènes sont des molécules dont la structure chimique peut être analysée avec précision. À la fin des années trente, à Caltech, il commence donc à étudier les bactériophages, pensant que la réplication des virus a un lien avec la réplication des gènes. En 1943, il découvre avec Luria que des mutations génétiques spontanées sont responsables de la capacité de certaines bactéries à résister à l’action destructrice de bactériophages spécifiques. Trois ans plus tard, Delbrück et Hershey s’aperçoivent, chacun de leur côté, que les bactériophages peuvent échanger de la matière génétique pour produire un descendant doté de capacités infectieuses différentes de celles de ses deux parents. C’est le premier exemple de recombinaison d’acide désoxyribonucléique (ADN) dans des virus. En 1952, Hershey et la généticienne Martha Chase, du laboratoire Cold Spring Harbor, montrent que les gènes sont composés d’ADN, et, un an plus tard, le généticien américain James D. Watson et le spécialiste britannique en biophysique Francis Crick révèlent la structure en double hélice de l’ADN et formulent une hypothèse sur le mode de transmission des informations génétiques.encarta

L'expérience de Salvador Luria et Max Delbrück ou test de fluctuation (1943) démontre que chez les bactéries, les mutations apparaissent avant le changement du milieu, et ne sont postérieures à la sélection naturelle.

Ainsi la théorie de la sélection naturelle de Darwin, s'applique aussi bien aux bactéries, qu'aux organismes complexes.

SELMAN A.WAKSMAN


PRIX NOBEL 1952
FONDATION
PAGE
BIO
ANTIBIOTIQUE

Salman Abraham Waksman, microbiologiste américain d'origine russe, né à Priluka, près de Kiev, le 22 juin 1888. Il est décédé le 16 août 1973.

On lui doit entre autres la découverte de l'actinomycine (1940), la clavacine, la streptothricine (1942), la streptomycine (1943), la griséine (1946), la néomycine (1948), la fradicine, la candicidine, la candidine, et bien d'autres. Il a reçu pour ses travaux le Prix Nobel en 1952.


Né en 1888 dans le village ukrainien de Priluka, Waksman a émigré aux Etats-Unis en 1910 et est allé travailler dans la ferme d'un cousin au New Jersey.Peu après, il s'est inscrit à l'Université Rutgers où il a étudié la microbiologie du sol sous la tutelle de Jacob Lipman. En 1915, il a rencontré pour la première fois l'organisme qui devait le rendre célèbre ; il travaillait à l'époque comme assistant du laboratoire de Lipman après avoir obtenu son diplôme cette même année à Rutgers. Lui-même et Roland Curtis ont isolé et décrit Actinomyces griseus qui devait être dénommé ultérieu-rement Streptomyces griseus, et ils l'ont décrit dans le premier de plus de 500 articles qui allaient en fait être produits par l'esprit fertile de Waksman.
Après avoir épousé la dulcinée de son enfance qui était aussi sa compagne d'immigration, Deborah Mitnik, et après avoir obtenu un PhD à l'Université de Califor-nie à Berkeley, Waksman est reparti vers Rutgers. C'est là qu'il a passé le reste de sa carrière en consacrant la plus grande partie de ses efforts à l'étude des actinomy-cètes. Il a rapidement acquis une réputation dans son domaine de préférence et les étudiants et les doctorants ont afflué dans son laboratoire. Parmi ces étudiants, se trouvait René Dubos qui a découvert la gramicidine en 1924 en utilisant la technique d'inoculation de souches dispersées d'organismes sur des plaques d'agar afin de pouvoir observer aisément l'inhibition de la pousse d'un organisme par un autre. Cette technique devint une routine dans le laboratoire de Waksman et a été utilisée dans les études ultérieures sur les activités des antibioti-ques, y compris celles concernant la streptomycine.
Waksman s'est attribué lui-même la création du terme antibiotique, une prétention qu'il a défendu vigoureusement lorsqu'elle a été mise en cause. Il a certainement popularisé le terme et introduit son utilisation courante en microbiologie ; toutefois, son équivalent en français avait été utilisé comme adjectif dès 1889. Le phénomène avait été observé en premier par Pasteur. Le premier article de Waksman concernant une activité inhibitrice de ce genre a été publié en 1923. A cette époque et toujours aujourd'hui, le terme antibiotique est utilisé pour désigner une substance produite par un microorganisme et inhibant le développement d'un autre microorganisme...iuatld

PAUL EHRLICH


PRIX NOBEL 1908
BIO
FILM
PORTRAIT
INSTITUT
NANOTECHNOLOGIES

Bactériologiste allemand, lauréat du prix Nobel, connu pour ses études sur le système immunitaire et pour la mise au point du traitement de la syphilis.

(1854-1915)

Connu pour ses travaux pionniers en hématologie, immunologie et chimiothérapie, Paul Ehrlich naît le 14 mars 1854 à Strehlen, en Silésie (aujourd'hui Strzelin, Pologne). Il étudie successivement aux universités de Breslau, Strasbourg et Leipzig, où il obtient en 1878 un doctorat en médecine, suite à une thèse sur la théorie et la pratique de la coloration des tissus animaux. La même année, Ehrlich est engagé à la Clinique médicale de Berlin qui lui offre la possibilité de poursuivre ses travaux sur les colorants. Il montre que ceux-ci peuvent être classés en trois catégories (acide, basique et neutre) et met en évidence leurs différences d'affinité en fonction des tissus (bleu de méthylène pour le tissu nerveux, etc.). En 1882, il découvre une méthode de coloration – devenue classique depuis – du bacille de Koch, responsable de la tuberculose. L'un de ses ouvrages les plus importants, "Das Sauerstoffbedürfnis des Organismus" (1885), sur les besoins en oxygène de l'organisme, vaut à Paul Ehrlich d'être nommé professeur à la faculté de médecine de l'université de Berlin. Mais, ironie du sort, la tuberculose l'interrompt bientôt dans ses recherches. Malade, il part en cure en Egypte et ne reviendra à Berlin qu'en 1889.

Après quelques temps passés dans un laboratoire privé, Paul Ehrlich rejoint l'Institut Robert Koch puis l'Institut de contrôle des sérums; désormais, il se concentre sur les problèmes d'immunité. Il développe ainsi une théorie de la réaction immunitaire faisant intervenir les chaînes latérales, des récepteurs présents à la surface des cellules et qui ne se lient qu'à certains groupes chimiques des toxines. Un organisme affecté par une toxine produit ainsi une grande quantité de chaînes latérales, constituant une réaction qui le prévient d'une prochaine infection. Ces travaux trouvent une application importante dans la mise au point par Ehrlich d'une méthode de standardisation des sérums antidiphtériques, inspirée par la découverte de l'antitoxine diphtérique d'Emil von Behring.

Dans les années qui suivent, Ehrlich prend successivement la tête de l'Institut de thérapeutique expérimentale de Francfort puis celle de l'Institut Georg Speyerhaus. Ces deux postes marquent le début d'une nouvelle étape dans l'œuvre diversifiée du biologiste allemand: celle de la naissance de la chimiothérapie. Ayant constaté les limites de la sérothérapie, Ehrlich se met à rechercher des substances qui pourrait spécifiquement s'attaquer à des organismes pathogènes sans porter atteinte à l'homme. C'est ainsi qu'il développe en 1909 un traitement de la syphilis à base d'arsenic, appelé Salvarsan ou 606, par la suite amélioré et renommé Neosalvarsan ou 912. Cette découverte apporte une reconnaissance mondiale au scientifique, déjà auréolé d'un Prix Nobel de médecine attribué en 1908, en partage avec le Russe Elie Metchnikov, pour ses travaux sur la biochimie de l'immunité. Après une première attaque cardiaque en 1914, Ehrlich décèdera suite à un second infarctus l'année suivante.cartage

STANLEY COHEN


PRIX NOBEL 1986
BIOLOGIE
NGF


"Pour la découverte de facteurs de croissance"



Cohen, Stanley (1922- ), biochimiste américain, titulaire du prix Nobel. Né à Brooklyn, New York, il reçut en 1986, avec Rita Levi-Montalcini, le prix Nobel de physiologie ou médecine pour la découverte des facteurs de croissance cellulaire, des protéines qui régulent le développement des cellules de divers tissus. Collaborant au début des années 1950 à l'université de Saint Louis dans le Missouri, Cohen et Levi-Montalcini découvrirent le facteur de croissance qui gouverne le développement cellulaire dans le système nerveux. Plus tard, Cohen découvrit seul le facteur de croissance épidermique (EGF) qui gouverne le développement des cellules de la peau. De nombreux autres facteurs de croissance ont été identifiés depuis.
encarta

Cette découverte, laissant entrevoir qu'il pouvait exister d'autres facteurs de croissance cellulaire introduisit une véritable révolution dans les technologies de culture des cellules. Poursuivant ses recherches dans le cadre du laboratoire de biochimie de l'université Vanderbilt (1959), Stanley Cohen isola et détermina la séquence des acides aminés d'un autre facteur de croissance, le «facteur de croissance épidermique» (EGF, Epidermal Growth Factor), essentiel au développement des cellules de tissus très divers (peau, cornée, système immunitaire, foie, thyroïde, ovaires, …).

La découverte des facteurs de croissance cellulaire, aussi bien nerveux qu'épidermiques, a ouvert la voie à de nouvelles conceptions thérapeutiques nouvelles (antagonistes ou anticorps des récepteurs de ces facteurs à la surface des cellules dans le traitement des maladies neurodégénératives, des lésions traumatiques, des tumeurs, …). cartage


facteur de croissance nerveux (NGF pour Nerve Growth Factor, en anglais). Le NGF est reconnu par les axones sympathiques et transporté de façon rétrograde à l’intérieur de l’axone jusqu’au corps cellulaire où ses interactions moléculaires favorisent la survie du neurone.

En fait, le NGF et les autres neurotrophines procèdent plutôt en verrouillant un programme génétique d’autodestruction que possède chaque cellule. Cette destruction programmée du neurone a pour nom l’apoptose (voir capsule outil à gauche). Contrairement à la nécrose qui est un processus de mort accidentelle de la cellule et qui provoque de l’inflammation, l’apoptose est une déstructuration méthodique des composantes de la cellule qui se fait en douceur. Ce processus de mort cellulaire programmée permet une configuration optimale du câblage cérébral en sélectionnant les cellules dont les connexions s’avèrent les plus efficaces, en équilibrant la quantité de neurones pré et postsynaptiques ainsi qu’en éliminant les neurones malformés ou endommagés.lecerveau mcgill

TADEUS REICHSTEIN


PRIX NOBEL 1950
BIO
DOSSIER
HISTOIRE
CORTISONE

"Pour l’isolation de la cortisone et pour l’introduction de son utilisation clinique"


20 juillet 1897 - 1er août 1996

Tadeus Reichstein , prix Nobel de Médecine en 1950 conjointement avec Edward Calvin Kendall (Etats-Unis) et Philip Showalter Hench (Etats-Unis), est né en 1987 à Woclawek en Pologne. Il passe son enfance à Kiev puis émigre avec sa famille en Suisse dont il prendra la naturalisation. Il poursuit des études de chimie et obtient son diplôme en 1920, puis démarre des activités de recherche en 1922. Pendant neuf années, il travaille à la recherche et la mise au point de composés aromatiques pour une firme de café. Il devient directeur de l'institut pharmaceutique de l'université de Bâle en 1938 et obtient la chaire de chimie organique après la guerre. Dès les années 50, il est chargé de la mise en place du nouvel institut de chimie organique dont il deviendra le directeur en 1960. Reichstein collabore avec Kendall et Hench dans leur recherche sur les hormones du cortex surrénal qui mèneront à l'isolation de la cortisone qui sera utilisée dans les traitements de l'arthrite rhumatoïde. Il mourra en 1996.
Prix Nobel de Médecine conjointement attribué pour leur découverte concernant les hormones du cortex surrénal, leurs structures et leurs effets biologiques.


Chimie organique
Endocrinologie / Vitamines


Le principal sujet de recherche de T. Reichstein était l’isolement des hormones du cortex des glandes surrénales et l’étude de leur structure. Ces hormones se sont révélées être des dérivés de stérols (stéroïdes), un groupe de substances à base d’alcool polycyclique. T. Reichstein a été le premier à pouvoir élucider la structure de la corticostérone et de la désoxycorticostérone, ainsi qu’à synthétiser partiellement cette dernière. Alors que l’effet thérapeutique de la désoxycorticostérone a rapidement été reconnu dans le traitement de la maladie d’Addison (insuffisance du cortex des glandes surrénales), les propriétés anti-inflammatoires de la cortisone n’ont été découvertes que quelques années plus tard aux Etats-Unis. En 1933 déjà, T. Reichstein réussit la première synthèse de la vitamine C à l’aide d’un procédé qui n’était toutefois pas utilisable commercialement. Un autre procédé à partir de sucre de raisin, qu’il développa encore la même année, allait en revanche devenir la base de la production industrielle de vitamine C.


  • fin de la page 2

  • GEORGE WALD


    PRIX NOBEL 1967
    BIOGRAPHIE
    HOMARD
    BIO
    BIOLOGIST

    "Pour la découverte sur les processus visuels physiologiques et chimiques primaires de l'oeil" ( avec Ragnar Granit et Haldan Keffer Hartline )

    George Wald (18 novembre 1906-12 avril 1997) est un biochimiste américain


    Wald naît à New York de parents immigrés, son père de Pologne et sa mère d'Allemagne. Il étudie à la Manual Training High School, de nos jours Brooklyn Technical High School. À la sortie de cette école Wald hésite, il obtient d'abord un B.S. en droit à l'université de New York puis se tourne vers la médecine avant d'opter pour la zoologie à l'université Columbia où il obtient son doctorat en 1932. Pendant ses études il rencontre Selig Hecht, déjà connu pour ses recherches sur la photosensibilité chez des organismes simples et chez l'homme.
    Wald reçoit une bourse de voyage, il part en Allemagne pour travailler avec Otto Heinrich Warburg, puis en Suisse avec Paul Karrer puis brièvement à nouveau en Allemagne, à Heidelberg, avec Otto Fritz Meyerhof. En 1933 l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler le pousse à rentrer aux États-Unis où il rejoint d'abord l'université de Chicago puis Harvard en 1934 où il devient professeur.
    Wald est élu à la National Academy of Sciences en 1950 et obtient le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1967 avec Haldan Keffer Hartline et Ragnar Granit « pour leurs découvertes concernant les processus fondamentaux de la physiologie et de la chimie de la vision par l'œil ».
    Wald a commencé à se tourner vers l'activisme politique vers 1965. Son Nobel lui permet d'appuyer ses vues fortes contre la guerre du Viêt Nam et la course aux armements. En 1980 il fait partie de la délégation Ramsey Clark en Iran qui négocie pendant la crise iranienne des otages.
    Avec un petit nombre de lauréat du Nobel, il voyage en 1986 à Moscou pour rencontrer Mikhaïl Gorbatchev dans un but de conseils sur des problèmes environnementaux. Par la même occasion Wald questionne Gorbatchev sur l'arrestation et la détention à Gorki de Elena Bonner et de son époux Andreï Sakharov. Wald a reporté que Gorbatchev ne semblait pas au courant. Bonner et Sakharov sont libérés peu de temps après en décembre 1986 en application de la perestroïka.
    Wald meurt à Cambridge en 1997.

    Recherches


    Pendant ses recherches post-doctorales, Wald découvre que la vitamine A est un des composants de la rhodopsine, un pigment de la rétine que l'on trouve dans les bâtonnets . il découvre aussi un composé, proche de la vitamine A de nos jours appelé rétinal et propose qu'un cycle de réaction chimique existe. Pour Wald, La rhodopsine est une protéine, l'opsine, lié à la rétinal, la rétinal est relâché lors de l'absorption de lumière puis se transforme en vitamine A, qui se lie à l'opsine pour reformer de la rhodopsine ce qui termine le cycle.
    Les années suivantes sont passés par Wald et son équipe à préciser ce cycle. Dans les rétines de poissons il découvre une forme légèrement différente de vitamine A et de rétinal qui combinés forme un nouveau pigment, la porphyropsine. Il se tourne aussi vers les pigments des cônes d'où il extrait un autre pigment, l'iodopsine dont l'absorption maximale se fait à des longueurs d'ondes plus élevé, dans le rouge.
    Après une interruption pendant la seconde Guerre mondiale, pendant laquelle Wald travaille sur un dispositif de vision infrarouge dont le fonctionnement ne sera pas satisfaisant, il retourne à ces recherches.

    Absorption de la lumière en fonction de la longueurs d'onde des bâtonnets (courbe grise) et des cônes (courbe rouge, vert et bleue)

    Dans les années 1950 Wald et son équipe montre que que l'iodopsine utilise la même forme de rétinal et de vitamine A que la rhodopsine, la différence entre ses pigments doit donc être trouvé dans la protéine lié. Durant cette période ils mesurent par spectrophotométrie l'absorption de la lumière par les pigments. Ces mesures montrent à quelles longueurs d'ondes sont les plus sensibles les photorécepteur de l'œil. Toutefois les bâtonnets étant les plus nombreux, ce qu'ils mesurent est principalement la courbe d'absorption de la rhodopsine. Plus tard, avec une technique appelé microspectrophotométrie, ils sont capables de faire des mesures directement à partir de cellules réceptrices plutôt qu'à partir d'un extrait des pigments.
    wiki

    BARUJ BENACERRAF

    PRIX NOBEL 1980
    COLLOQUE

    FICHE
    NORMALE SUP
    PRIX NMS



    Benacerraf, Baruj (1920- ), pathologiste américain, titulaire du prix Nobel, spécialisé dans l'étude des mécanismes de la réponse immunitaire, de ses bases génétiques et de ses effets sur les maladies auto-immunes.

    Baruj Benacerraf naquit à Caracas, au Venezuela, vécut un temps à Paris et émigra aux États-Unis en 1939. Il étudia à l'université Columbia et à la faculté de médecine de Virginie où il obtint un diplôme de docteur en médecine en 1945.

    Benacerraf effectua son service militaire à l'hôpital général du Queens, à New York, et, après un court passage dans l'armée, se consacra à la recherche et à l'enseignement. Il travailla d'abord à Columbia, puis à Paris à l'hôpital Broussais. Retourné aux États-Unis, il entra en 1956 à la faculté de médecine de New York où, en 1960, il fut nommé professeur de pathologie.

    De 1968 à 1970, il dirigea le laboratoire d'immunologie à l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses. En 1970, il fut nommé professeur de pathologie comparée à l'université Harvard.

    Benacerraf s'intéressa tout d'abord à l'allergie avant d'entamer des travaux sur les cellules du système immunitaire. Au cours de ses expériences, il remarqua que certains de ses cobayes ne produisaient pas d'anticorps. Ce fut le point de départ de travaux visant à démontrer que la capacité à déclencher une réponse immunitaire est d'origine génétique. Il appela ces gènes Ir pour « Immune response ».

    Cette découverte valut à Baruj Benacceraf le prix Nobel de médecine ou physiologie en 1980, qu'il partagea notamment avec George Davis Snell et Jean Dausset, découvreur d'un système analogue chez l'Homme, le HLA .encarta

    "Chaque homme est unique, ce qui magnifie sa dignité. Jamais sur la terre il n'y a eu et il n'y aura jamais, en dehors des vrais jumeaux, deux individus strictement identiques. La différence est non seulement utile mais nécessaire, voire indispensable à la défense de l'individu et de l'espèce. Pour chaque homme la différence génétique entre ses parents est un gage de survie. Pour chaque population, pour l'humanité toute entière les différences génétiques sont une nécessité pour évoluer et pour survivre. Les différences physiques sont des richesses inestimables. II en est de même des différences morales, intellectuelles ou religieuses que nous devons non seulement tolérer mais cultiver."
    Jean Dausset
    The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1980

    ANDREW V.SCHALLY


    PRIX NOBEL 1977
    STRESS
    THYROIDE
    BIO
    GNRH
    MEDSPE
    JOURNAL
    SOCIETY
    CHUPS
    BRITANNICA





    En 1977, le prix Nobel de médecine récompense la découverte des hormones peptidiques cérébrales. Ces hormones bouleversent la conception traditionnelle d'une activité cérébrale limitée à la transmission d'influx nerveux. Ces hormones cérébrales sont les premiers intermédiaires connus entre les activités psychiques centrales et les fonctions physiologiques.

    Cette découverte prouve que la vie psychique a des effets objectifs sur la biologie et la santé, ce que de nombreux médecins constatent quotidiennement et que la médecine refuse de prendre en considération :

    Le dogme qui sépare corps et psyché est renversé
    Les médecins doivent se préoccuper de la santé physique et psychique de leurs patients.


    Dosages radioimmunologiques
    La première moitié du prix Nobel récompense Rosalyn Yalow pour la mise au point d'une nouvelle méthode "radio-immunologique" capable de doser avec une grande précision des quantités extraordinairement faibles de substances très variées (hormones, vitamines, antigènes...) La sensibilité était supérieure à 0,1 pg/ml, c'est à dire...

    1 gramme pour 10 000 tonnes !

    Cette méthode constitue une véritable révolution car elle permet de détecter et de doser des substances encore inconnues auparavant. Dès les années 75, elle est utilisée dans de nombreux établissements hospitaliers publics et privés des USA.



    1969, découverte des hormones cérébrales
    Dans les années 60, on connait les "neuro-transmetteurs" comme l'acétylcholine (1934), la noradrénaline (1946), la sérotonine ou la dopamine. Les terminaisons nerveuses sécretent ces substances chimiques qui transmettent les influx nerveux aux tissus voisins comme les muscles :

    Neuro-transmetteur : action locale.
    Influx nerveux -> acéthylcholine -> contraction musculaire.


    Pendant que des hommes marchent sur la lune, d'autres explorent l'infiniment petit et découvrent les hormones peptidiques cérébrales et la nouvelle "endocrinologie des neurones" :

    "On peut dire que Roger Guillemin et Andrew Schally ont découvert un aspect important du lien biologique entre le corps et l'âme. Depuis des dizaines d'années on pensait que les émotions et les phénomènes psychiques avaient un influence sur les fonctions corporelles.

    "Par exemple pendant la 2e guerre mondiale, des milliers de femmes de soldats américains partis en Europe n'ont plus eu leurs règles. Elle étaient en parfaite santé, mais le stress avait une certaine influence sur le corps, et on ne savait pas par quel mécanisme cela était possible.

    "Au milieu des années 50, il était évident que le diencéphale (midbrain) produisait des substances chimiques transportées jusqu'à l'hypophyse, qui contrôlaient les différentes hormones hypophysaires. Mais ces substances qui transmettaient l'information du psychisme au corps étaient inconnues.

    "Chacun de leur coté, Guillemin et Schally ont tenté d'isoler l'une de ces substances chimiques. Pour cela il leur a fallu 5 millions de prélèvements de diencéphales de moutons et de porcs, une demi tonne ! En 1969, après des années de travail, ils isolaient l'un et l'autre 1 milligramme d'hormone purifiée (TRF, Thyropropine releasing factor). Rarement aussi peu de chose avait demandé autant de travail."Dr Jean-Michel Crabbé

    KARL LANDSTEINER

    PRIX NOBEL 1930
    BIO
    DECOUVERTE
    BRITANNICA
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    HISTOIRE
    GENETIQUE

    Biologiste américain d'origine autrichienne, né à Vienne en 1868, mort à New York en 1943.

    Il étudie à l'Université de Vienne, diplômé en 1891, il sera toute sa vie intéressé par les mécanismes du sang. Il complètera sa formation en chimie aux laboratoires de Hantzsch près de Zurich, d'Emil Fischer à Würzburg et Bamberger à Munich. De retour à Vienne, il retourne travailler comme assistant de Max von Gruber à l'Institut d'Hygiène de Vienne. De 1898 à 1908, il sera assistant au Département d'Anatomie Pathologique de l'Université de Vienne, du professeur Weichselbaum. Ce dernier le fera engager plus tard à l'hôpital Wilhelmina de la ville. Il découvre les groupes sanguins entre 1901 et 1903. S'exilant aux USA, il deviendra Professor Emeritus à l'Institut Rockefeller en 1939. La rencontre avec son collègue " Schlemihl " aura lieu en 1899 au Whilelminaspital. Il découvrit les groupes sanguins, en étudiant le phénomène de coagulation du sang. Karl Landsteiner et Wiener découvrent le « facteur Rhésus » (Rh), du nom du singe macaque ayant servi à l’expérimentation et le mécanisme des iso-immunisations fœto-maternelles en 1940.
    Ces groupes sont déterminés par la présence ou l'absence d'agglutinogènes M et N et d'agglutinines spécifiques des globules rouges et du plasma. Ces résultats permirent en particulier d'expliquer et d'éviter les accidents qui se déroulaient lors des transfusions. Prix Nobel de Médecine 1930. Son ouvrage The Specificity of Serological Reactions (1936) contribua au développement de l'immunologie et de la sérologie. georges dolisi

    C'est en 1900 a Vienne, qu'un médecin autrichien, Karl Landsteiner, a découvert qu'il existe plusieurs sortes de sang, et surtout que certains sangs ne s'accordent pas entre eux ! Jusque-la en effet, les transfusions provoquaient souvent la mort du receveur. Mais on pensait simplement que ces échecs inexplicables étaient dus a de "mauvais donneurs" de sang. Erreur ! C'est en réalité une question de compatibilité. On classe le sang humain en 4 groupes principaux : A, B, AB et O. Chacun de nous peut recevoir du sang de son propre groupe. Pour le reste, il faut savoir qu'un individu, quel que soit son groupe, possede dans son sang des anticorps dirigés contre le groupe qu'il n'a pas. Par exemple, un individu du groupe A possede des anticorps appelés anti-B dirigés contre les globules du groupe B. De meme, une personne du groupe B possede des anticorps anti-A. Un individu du groupe AB ne possede ni anticorps anti-A ni anticorps anti-B. Elle peut recevoir du sang venant de n'importe quel groupe sanguin : c'est le receveur universel. En revanche, une personne du groupe O possede les 2 types d'anticorps anti-A et anti-B. Elle ne peut recevoir du sang que du groupe O mais elle peut donner son sang a n'importe quel groupe sanguin : c'est le donneur universel.

    Que se passe-t-il quand des globules A rencontrent des anticorps anti-A ? Les globules rouges s'agglutinent les uns contre les autres formant une sorte de caillot ce qui entraine inévitablement la mort de l'individu. C'est ce phénomene "d'agglutination" qui est d'ailleurs utilisé pour identifier les groupes sanguins.

    Notre sang a une autre caractéristique importante. C'est encore Karl Landsteiner et son éleve Wiener, qui l'ont découverte en 1940 : le facteur "rhésus". Si vous etes rhésus positif, vous possédez, tout comme le macaque rhésus ( d'oe le nom ) certains anticorps. Si vous etes rhésus négatif, vous ne possédez pas ces anticorps.

    Tout cela complique un peu la compatibilité entre les groupes sanguins mais c'est grâce a cette connaissance des sangs humains que les tranfusions se sont tant développées. Aujourd'hui, on transfuse rarement du sang entier, on préfere fragmenter cette précieuse matiere en ses différents constituants ( globules rouges, globules blancs, plaquettes, plasma ) pour ne donner au malade que ce dont il a besoin. Chaque année en France, le don du sang, absolument indolore et sans danger , permet d'alimenter les hôpitaux et de sauver des milliers de vies.nobel prize

    SYDNEY BRENNER

    PRIX NOBEL 2002
    GENETIQUE
    DATES
    MOLSCI
    ARN
    MEDICMS
    IMMORTALITE
    SITE EDUCATIF

    Biologiste britannique, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2002, Sydney Brenner est né en 1927 en Afrique du Sud. Après des études aux universités de Witwatersrand et d´Oxford, il sera professeur à l´Institut de sciences moléculaires de l´Université de Berkeley (Californie) et recevra, entre autres, le Prix Louis Jantet 1987. Avec John Sulston et Robert Horvitz, il a reçu le Nobel pour des découvertes majeures sur la mort cellulaire. C´est lui qui a commencé à étudier ce phénomène, programmé dans les gènes, sur un ver de 1 mm (Caenorhabditis elegans). La mort cellulaire joue un rôle normalisateur dans le développement de l´embryon, et ses déficiences, dans le développement du cancertv5

    L’histoire même de ce chapitre relativement nouveau de la biologie cellulaire avait d’abord amené les chercheurs à penser que le pouvoir de s’autodétruire par ce qu’on avait appelé la mort programmée était une propriété exclusive des cellules de l’embryon où elle jouait, dans la construction du corps, un rôle aussi important que la production de nouvelles cellules.
    Il est assez vite apparu que l’apoptose se poursuit bien au-delà de la naissance et qu’elle constitue un élément essentiel dans le maintien du bon fonctionnement des organismes. Elle existe en effet chez tous les êtres multicellulaires. On a pu montrer que même chez les unicellulaires, elle intervient dans l’équilibre des populations et dans leurs relations avec le milieu extérieur.
    L’importance du phénomène d’apoptose chez l’adulte est manifeste. Un homme adulte, composé de plusieurs dizaines de milliers de milliards de cellules, en perdrait au moins une centaine de milliards (soit 1011) par jour, soit plusieurs millions de cellules par seconde. Des régions entières de notre corps sont le site d’un renouvellement rapide. Il en est ainsi de la peau, de la paroi interne de l’intestin et du sang. Les composés issus des cellules mortes sont réutilisés pour la construction de nouveaux tissus. Nous nous nourrissons donc en permanence d’une part de nous-même et, comme Phœnix, l’oiseau mythique, nos renaissons chaque jour, en partie, de nos cendres.
    Tous les tissus composant notre corps ne sont pas soumis à un renouvellement aussi rapide que le sang, la peau ou la paroi interne de l’intestin. La différenciation cellulaire confère aux cellules spécialisées une durée de vie variable. Les cellules de la peau et celles qui tapissent l’intestin perdent le pouvoir de se diviser. Elles ne vivent que quelques jours (3 ou 4 jours pour la paroi de l’intestin). Comme celles du sang, elles sont sans cesse renouvelées grâce à l’activité de cellules souches qui restent indifférenciées En revanche, les neurones qui constituent le cerveau sont pour la plupart produits pendant la vie embryonnaire, une fois pour toutes.
    La dynamique de renouvellement des cellules sanguines a été particulièrement étudiée. D’une manière générale, les cellules souches génèrent plus de cellules que nécessaire, un ajustement se produit ensuite, via des facteurs produits par d’autres tissus. Ainsi, les précurseurs des globules rouges ont-ils besoin d’une hormone, l’érythropoïétine, pour inhiber leur programme intrinsèque de mort. C’est la quantité d’érythropoïétine produite par le rein qui règle la quantité de cellules souches sanguines qui survivent et par conséquent la quantité de globules rouges.
    L’équilibre et la taille des organes sont étroitement réglés, on le sait, pas seulement en ajustant la prolifération des cellules mais aussi parce qu’une bonne partie des cellules ainsi produites sont d’une manière incessante détruites par apoptose.
    La régulation de la vie et de la mort des cellules dans les organismes est donc cruciale pour leur équilibre fonctionnel. Elle fait partie de la vie “ sociale ” des cellules qui les composent. On comprend de mieux en mieux en quoi consistent ces interactions. Les cellules agissent les unes sur les autres en produisant des facteurs ou “ médiateurs ” très divers. Certains assurent la survie des cellules en inhibant leur programme de mort, d’autres déclenchent leur suicide en se liant à ce qu’on appelle des récepteurs de mort. Un des cas les mieux étudiés est celui du couple Fas : récepteur et ligand. Lorsque le ligand de Fas se lie à son récepteur, celui-ci modifie sa forme et transmet à la cellule un signal qui déclenche son autodestruction. D’autres inhibent le déclenchement du programme de mort, ce sont des facteurs de survie comme le NGF pour les neurones et l’érythropoïétine pour les précurseurs des globules rouges.
    Ces connaissances ont permis de comprendre les mécanismes responsables de plusieurs maladies. On sait maintenant que les hépatites fulminantes produites par des virus ou par l’alcool sont dues à la mort massive des cellules du foie. Celles-ci possèdent à leur surface le récepteur Fas mais, à l’état normal, ne produisent pas le ligand. Par des mécanismes moléculaires variés, les virus des hépatites et l’alcool provoquent la production par les cellules hépatiques du ligand de Fas, ce qui entraîne leur destruction rapide. Ces connaissances conduisent à concevoir des thérapeutiques radicalement nouvelles.
    Enfin, on le sait aujourd’hui, le blocage anormal du suicide cellulaire, constitue une étape décisive dans la transformation d’une cellule normale en une cellule cancéreuse.
    L’apoptose, ses causes, ses modalités, ses altérations pathologiques sont désormais un des domaines de recherche les plus actifs de la biologie cellulaire.
    On voit que beaucoup de chemin a été parcouru depuis que les chercheurs ont commencé à se pencher sur le destin des cellules embryonnaires du petit ver C. elegans. Il s’agit probablement d’un des exemples les plus évidents du caractère imprévisible des découvertes scientifiques. Notamment de celles qui ouvrent une voie nouvelle et qui changent notre manière de penser et d’appréhender la réalité. Celles qui permettent de donner une signification à des faits déjà observés mais restés jusque-là incompris. Elles sont par essence insoupçonnées puisque n’entrant pas dans les schémas de pensée qui ont cours.
    La recherche vraiment innovante n’arrive donc à ses fins que par surprise. Elle ne peut être programmée : une notion particulièrement difficile à comprendre et à traduire dans les faits par nombre des responsables du financement institutionnel de la recherche. En fait, pour favoriser vraiment la créativité et donc l’innovation, il faut laisser les chercheurs libres, accepter qu’ils se trompent et qu’ils semblent parfois un peu perdre du temps. Cela n’est en rien incompatible avec une évaluation bien comprise et au total efficace de leur activité.
    Nicole M. LE DOUARIN

    ROBERT F.FURCHGOTT


    PRIX NOBEL 1998
    INSERM
    RIRE
    GLOSSAIRE
    CNRS
    SITE


    Pharmacologue américain, Prix Nobel de médecine/physiologie 1998, Robert F. Furchgott est né en 1916 à Charleston (Caroline du Sud). Après des études de chimie à l`Université de Caroline du Sud et de pharmacologie à la Northwestern University, il sera professeur dans plusieurs universités, entre autres à celle de New York. Il obtient le Nobel, avec Ferid Murad et Louis Ignarro, pour la découverte que le monoxyde d`azote, formé dans la cellule de l`organisme, franchit les membranes et commande le fonctionnement d`autres cellules. Le rôle de ce gaz, notamment dans le système cardio-vasculaire, s`avère essentiel.tv5

    Qui aurait cru que le Viagra, qui faisait tant rigoler le printemps dernier, serait au centre de la cérémonie de remise du Prix Nobel de médecine 1998?

    Les trois scientifiques américains qui ont appris, ce lundi 12 octobre 1998, qu'on venait tout juste, à Stockholm, de leur décerner conjointement le prix Nobel de médecine, sont en effet ceux à qui la compagnie Pfizer peut dire merci pour sa célèbre petite pilule bleue qui, en quelques mois, a changé la face de la sexualité.

    Robert Furchgott, 82 ans, Louis Ignarro, 57 ans et Ferid Murad, 62 ans, trois pharmacologues, ont découvert, au cours des années 80, que le monoxyde d'azote joue un rôle fondamental dans le système cardio-vasculaire. Il serait l'agent qui détermine rien de moins que la répartition du sang vers les organes.

    Le Viagra avait été découvert pour ainsi dire par accident. Pfizer testait alors sur des rongeurs un médicament contre les maladies cardiaques, suivant ainsi -comme beaucoup d'autres compagnies pharmaceutiques- la piste ouverte par les trois pharmacologues. Car si le monoxyde d'azote peut contribuer à mieux répartir le sang là où vous savez, il peut aussi, cela va sans dire, mieux le répartir ailleurs, contribuant ainsi à prévenir des maladies cardiaques, et même des infections.

    C'est cette piste-là, d'abord et avant tout, qu'ont ouvert les trois pharmacologues américains en 1986, une piste qui pourrait s'avérer déterminante pour la médecine, et ce dans les années, voire les décennies, à venir. Elle a d'ores et déjà ouvert la porte à des recherches sur une toute nouvelle génération de médicaments pour traiter une panoplie de problèmes du système cardio-vasculaire, de l'artériosclérose à l'angine.

    Dans son communiqué, l'Institut Karolinska de Suède, qui décerne les Prix Nobel, souligne la sensation qu'avait créé cette découverte: l'idée qu'un gaz connu et méprisé en tant que polluant puisse jouer un rôle aussi important dans notre organisme reste, aujourd'hui encore, difficile à avaler.

    Les chercheurs ont par exemple démontré que les globules blancs utilisent les molécules de monoxyde de carbone pour tuer les infections et même, s'attaquer aux tumeurs. Les chercheurs croient également que le gaz joue un rôle important dans le développement de notre odorat et de notre mémoire.

    Il est rare que les gagnants du Prix Nobel de médecine -d'une valeur de 978 000$- soient connus à l'extérieur de la communauté médicale, et les trois lauréats de cette année ne font pas exception. Mais ce n'est pas la première fois qu'une découverte a eu le temps d'avoir un impact sur la société ou les traitements médicaux, avant de mériter à ses auteurs la prestigieuse récompense.

    Rejoint en matinée à sa résidence de Long Island par l'Associated Press, le doyen des trois découvreurs, Robert Furchgott, s'est dit très heureux. "Je n'étais pas certain de recevoir un jour un prix comme celui-là. Je n'étais pas sûr que je le méritais." Il a ajouté qu'il avait prévu, ce lundi, aller chez le dentiste et jouer au golf, mais "je suppose que tout est changé, maintenant. Je vais répondre à des appels toute la journée... J'aimerais juste pouvoir terminer mon déjeuner. J'essaie de manger depuis 30 minutes."sciencepresse

    OTTO LOEWI

    PRIX NOBEL 1936
    DOSSIER
    TIMBRE
    SONGE
    PORTRAIT
    CERVEAU
    BIOLOGIE
    NEUROBRANCHES
    NEURONE-INFOVISUAL

    Le lauréat du prix Nobel Otto Loewi a travaillé et recherché pendant des années à l’université Karl-Franzens de Graz. D’origine juive, il dut toutefois quitter le pays en 1938 et émigrer aux USA.

    1873 Otto Loewi naît à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne.

    1900 Le médecin obtient son diplôme à Marburg (Allemagne). Son travail apporte la preuve que l’organisme animal, contrairement à ce qui avait été affirmé jusqu’alors, est capable de produire des protéines à partir de ses propres acides aminés.

    1905-1909 Otto Loewi vient à Vienne avec son professeur de Marburg afin de l’assister dans ses recherches.

    1909-1938 En 1909, Otto Loewi (qui entre temps a obtenu la nationalité autrichienne) part pour Graz et obtient une chaire en pharmacologie à l’université de Graz. En 1912 et 1913, il devient alors doyen de la faculté de médecine. En 1936, Otto Loewi reçoit le prix Nobel pour la qualité des résultats de ses recherches consacrées à la transmission de l’influx nerveux à un organe.

    1938 Le célèbre scientifique juif doit quitter l’Autriche.

    1940-1960 Otto Loewi part pour Londres puis les USA où il continue à travailler comme chercheur.

    1961 Otto Loewi meurt à New York à l’âge de 88 ans.


    Source : université de Graz
    Otto Loewi (*03.06.1873 +25.12.1961)

    Otto Loewi n’était en fait pas styrien et encore moins autrichien. Pourtant, la ville de Graz est fortement empreinte des recherches de cet Allemand né le 3 juin 1873 à Francfort-sur-le-Main.
    Après l’obtention de son baccalauréat dans sa ville natale, Otto Loewi part pour Strasbourg où il étudie la médecine. Sa thèse de doctorat avait pour sujet la recherche sur des cœurs isolés de grenouilles. Le futur lauréat du prix Nobel n’a jamais délaissé ou presque cet ordre de l’expérience.


    Remarquables travaux de recherche

    À 27 ans déjà, Otto Loewi est diplômé de l’Institut pharmacologique de Marburg (Allemagne) suite à un travail de recherche grâce auquel il a prouvé que l’organisme animal, contrairement à ce qui avait été affirmé jusqu’alors, était capable de fabriquer des protéines à partir de ses propres acides aminés.
    En 1905, il suit finalement H. H. Mayer (le professeur qui l’a soutenu dans ses études à Marbug) à Vienne et devient son assistant. Otto Loewi devient ainsi citoyen autrichien selon l’usage à l’époque.
    Deux ans après son arrivée, le scientifique fait la connaissance de Guida Goldschmidt à Vienne et l’épouse un an plus tard.
    Otto Loewi est de retour à Graz en 1909 pour occuper une chaire en pharmacologie à l’université de Graz. En 1912 et 1913, il devient doyen de la faculté de médecine. Parmi ses thèmes de recherche les plus connus de cette période, on retiendra celui sur la montée de la libération d’adrénaline par la cocaïne et celui sur le rapport entre Digitalis et les effets du calcium. Ces travaux étaient très avant-gardistes pour l’époque et ont pu être poursuivis des années après.


    Prix Nobel

    Même si ces recherches étaient étonnantes, elles n’étaient pas les plus extraordinaires qu’il ait menées. En 1936, Otto Loewi reçoit, avec Sir Henry Dale, le prix Nobel de physiologie et de médecine pour la qualité de leurs recherches sur la transmission de l’influx nerveux à un organe.


    Émigration

    Malgré sa réussite et les services qu’il rend à la science, Otto Loewi est toutefois arrêté peu de temps après car il est juif. Il est autorisé à quitter le pays à la seule condition qu’il laisse tout derrière lui.
    Otto Loewi part pour Londres dans un premier temps et, en 1940, il repart pour l’université de New York en tant que « Research Professor of Pharmacology ». En 1941, il devient citoyen américain.
    Il décède à New York à l’âge de 88 ans. Après avoir quitté l’Autriche, Otto Loewi n’est revenu qu’une seule fois en Europe. C’était en 1958 alors qu’il présidait le 4ième congrès international de biochimie à Vienne.steiermark

    PAUL GREENGARD


    PRIX NOBEL 2000
    CANAL
    CADUCEE
    DARPP
    SIGNAL
    BIOGRAPHIE
    UNIVERSITY
    CERVEAU


    " Ces découvertes ont été déterminantes pour la compréhension des fonctions normales du cerveau et des conditions dans lesquelles des perturbations dans la transmission du signal peuvent induire des maladies neurologiques ou psychiques "

    Paul Greengard, prix Nobel et professeur en neurosciences au Rockefeller University à New York a montré qu'une protéine de 32 kilodaltons, la phosphoprotéine DARPP-32 régulée par la dopamine et l'AMPc, est une molécule essentielle dans toutes les activités liées à la dopamine.

    Paul Greengard, 74 ans,ne le 11 Decembre 1925 a New York , du laboratoire de neurologie moléculaire et cellulaire de l'université Rockefeller (New-York), s'est plus précisément attaché à la compréhension du mode d'action de diverses molécules chimiques -dont la dopamine- dans le système nerveux. Il se voit récompensé pour ses travaux sur la transmission synaptique dont il a précisé le fonctionnement. Le neurologue américain a établit que le dialogue entre cellule nerveuses passait par une modification de leurs protéines résultant de leur charge électrique. Plus précisément, dans le cas de la dopamine, il a montré qu'un second messager cellulaire (AMPc) était libéré dans le cytoplasme lorsque celle-ci se liait à son récepteur à la surface de la celule nerveuse. Ce messager, à son tour, active des enzymes possédant un rôle de phosphorylation* ou de déphosphorylation des protéines, qui induit une modification de l'excitabilité de cellules et une plus grande sensibilité à d'autres stimuli nerveux.



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