Plan general : famous jews

JOSEPH CARO


SHULHAN ARUKH
RESPONSA






Rabbi Yossef Caro, connu sous le nom de «Beth Yossef», fut le plus grand parmi les derniers codificateurs (Aharonim). Auteur du Choulhane Aroukh, Rabbi Yossef Caro est né en 1488. A l’âge de 4 ans, sa famille et lui firent expulsés d’Espagne, ils s’établirent en Turquie, à Kouchta. Le jeune enfant reçut l’essentiel de son éducation de son père, érudit singulier, et en plusieurs endroits de son ouvrage, Rabbi Yossef Caro rapporte des commentaires au nom de son père. Après la mort de ce dernier, Rabbi Yossef Caro fut élevé dans la maison de son oncle, Rabbi Itshak Caro qui l’adopta comme son propre fils. De Kouchta, il alla s’installer à Andrinople où il épousa la fille du Sage Rabbi Haïm Albag et fonda sa Yéchiva. A 34 ans, il commença à rédiger son oeuvre monumentale connue sous le nom de «Beth Yossef».

Diligence, persévérance dans l’étude, sainteté et sobriété dans la vie quotidienne furent les caractéristiques de sa personnalité. Il s’adonnait souvent aux jeûnes et aux mortifications. Il fit la connaissance de Rabbi Chlomo Molko qui fut brûlé par la suite en martyrs pour D. Le Beth Yossef envia sa mort pour lui-même.

Quand il perdit sa première femme, il se remaria avec la fille de Rabbi Itshak Saba. Il résida quelques temps à Nicopolis au nord de la Bulgarie. Finalement, il décida de monter en Eretz Israël pour bénéficier de la sainteté de la Terre Sainte et pour terminer ses ouvrages. Il s’installa à Sfat où il résida définitivement. Là, il fut nommé membre du Tribunal de Rabbi Yaacov Bi Rav qui, plus tard, lui donna l’investiture rabbinique. A Sfat, le Beth Yossef fonda une Yéchiva où il enseigna la Thora à une multitude d’élèves, et parmi eux, Rabbi Moché Alchékh, Rabbi Moché Cordovéro (Le Ramak). A la mort de Rabbi Yaacov Bi Av, le Beth Yossef lui succéda en tant que Président du Tribunal avec à ses côtés Rabbi Moché Di Trani (Le Mabit), et fut ainsi à la tête du Tribunal Rabbinique de Safed qui servit de Tribunal central pour tout le peuple d’Israël quelque soit son lieu d’exil et qui traita de tous les problèmes sans exception comme le Sanhédrin des premiers temps.

C’est dans la ville de Safed qu’il rédigea ses plus grandes oeuvres qui le rendirent en tant que leader spirituel de la génération et en tant que Rav de tout Israël. L’immense influence de ses livres inestimables ne s’est jamais amoindrie depuis leur parution jusqu’à aujourd’hui. La rédaction de son livre «Beth Yossef» l’occupa pendant 20 années pendant lesquelles il réunit minutieusement le point de vue de tous les décisionnaires sur chaque point de Halakha. En cas de litige entre les décisionnaires, il tranchait selon la majorité. Au début il pensa rédiger son travail à la manière du «Michné Thora» du Rambam. Mais étant donné que le Rambam ne donnait que la Halakha à accomplir, sans aucun commentaire il préféra pour rédiger son ouvrage à rapporter pour chaque Halakha l’avis de la majorité des décisionnaires. Chaque fois que le «Rif», Le «Roch» et «Rambam» avaient discuté d’un point législatif, et que leurs opinions sur une loi précise finalement convergent, cette loi était acceptée. En cas de divergence entre ces «trois piliers de l’enseignement», il tranchait selon la majorité. Si tous les trois n’étaient pas d’accord entre eux il ramenait l’avis du «Rambam», du «Rachba» et du «Ran et prenait une décision d’après leurs commentaires. En tant que Séfarade, il se fonda principalement sur les commentaires des Sages d’Orient. Il ne rapporta que très rarement l’avis es décisionnaires Ashkénazes, ce qui lui attira de vives critiques de la part des Sages de Pologne. Quand il finit de rédiger le «Beth Yossef» en 1542 il continua pendant 12 années à le corriger et à l’enrichir. Puis il publia une deuxième édition en quatre volumes. Le Premier volume fut publié à Venise en 1550-51. Le deuxième fut publié dans la même ville en 1551. Le troisième fut publié dans la ville de Savionita en 1553 et enfin le dernier volume fut publié dans cette même ville en 1559.

Quand il finit de s’occuper de cette oeuvre immense, il en fit un résumé où il ne mit que l’essentiel de chaque loi, de manière concise, sans y ajouter la source. C’est ce qui donna le «Choulhane Aroukh» (La Table Dressée). Il termina de résumer le premier volume en 1555.

Le «Choulhane Aroukh» devint très vite un livre de base sur lequel s’appuyèrent les plus grands Sages et les plus grands commentateurs. Il est considérée jusqu’à aujourd’hui comme la clé de voûte de tout enseignement sur les lois. Ce livre a d’abord suscité une grande opposition des plus grands érudits d’Orient comme d’Occident. Ces Sages s’opposèrent également avec véhémence, à tous ceux qui enseignaient la Halakha du Choulhane Aroukh sans consulter les sources du Talmud car, pensaient-ils, sa langue trop concise pouvant induire à l’erreur. Mais ce sont surtout les Sages d’Occident qui émirent à son sujet les plus grandes réserves. Il objectèrent que ce livre était entièrement basé sur le point de vue des grands décisionnaires Séfarades sans jamais tenir compte de l’avis des grands Rabbins de Pologne ou de France. Parmi les plus grandes critiques du Choulhane Aroukh, citons Rabbi Chlomo Louria (Le Maarchal), Rabbi Meïr de Lublin (Le Maaram) et Rabbi Mordekhaï Yaffé (Baal Halevouchim). Mais c’est surtout Rabbi Moché Isserles (Le Rama) qui se distingua après sa critique et rédigea son propre livre «Darké Moché» sur le «Arba Tourim» donnant ainsi une version ashkénaze du «Beth Yossef». Il rédigea également une critique du Choulhane Aroukh, où il écrivit l’avis des décisionnaires de l’Europe de l’Est. Ce livre du Rama a été publié avec le «Choulhane Aroukh» à Karaka en 1578. En fait, cette critique a été très bénéfique pour le «Choulhane Aroukh» car elle contribua pleinement à son essor. En effet, le «Choulhane Aroukh» fut dés lors accepté par toutes les communautés d’Israël. Depuis ce temps-là et jusqu’à nos jours, le «Choulhane Aroukh» connaît une très grande diffusion et beaucoup d’érudits rédigèrent de nombreux commentaires à son sujet. On écrivit même un résumé du «Choulhane Aroukh». Depuis la parution du Michné Torah du Rambam jusqu’à ce jour, aucun livre n’a connu un tel essor et un appui aussi inconditionnel.

Le Choulhane Aroukh fut publié pour la première fois à Venise en 1565. Le livre, au début de sa parution, n’était considéré par son auteur que comme un outil pour l’étude en général. Rabbi Yossef Caro rédigea également un livre sur l’oeuvre du Rambam «Kessef Michné». Dans cet ouvrage il explique le travail du Rambam et éclairé ses sources étant donné que le Rambam ne les citait pas. Même le «Maguid Michné» de Rabbi Vidal de Toulouse qui précéda le «Kessef Michné» de Rabbi Yossef Caro n’est pas aussi complet. Par le biais de son livre, Rabbi Yossef Caro essaie d’écarter du Rambam toutes le objections qui ont été remises contre lui par le «Rabad». Son livre éclaire même les commentaires du «Maguid Michné». Le «Kessef Michné» de Rabbi Yossef Caro fut publié à Venise dans les années 1574-1576; les trois premiers volumes de son vivant, le dernier après sa mort. Depuis sa publication, le commentaire accompagne toujours l’oeuvre du Rambam.

Sa noblesse d’âme, la pureté de ses qualités se reflètent dans les écrits de Rabbi Yossef Caro. Ses paroles sont celles des sages qui sont toujours émises avec calme. Même quand il rapporte des paroles contradictoires aux siennes, il les soumet avec respect. Azonlay nous rapporte qu’il avait à l’époque de Rabbi Yossef Caro, trois hommes se prénommant Yossef susceptibles de rédiger le «Beth Yossef». C’étaient Rabbi Yossef Taitsk, Rabbi Yossef Lév et enfin Rabbi Yossef Caro. C’est bien sûr Rabbi Yossef Caro que D; a choisi pour remplir cette tâche à cause de sa modestie sans limite.

En 1564, sa deuxième femme mourut lui laissant un fils Chlomo. Il épousa alors une fille de Rav Zakharia Bar Chlomo Zivssil Ashkenazi, qui était un grand érudit de Jérusalem. Il était âgé de plus de 80 ans quand est né son fils Rabbi Yéhouda. Il mourut âgé de 87 ans, le jeudi 13 Nissan 1575 et laissa derrière lui un peuple endeuillé par la perte d’une grande lumière.hevratpinto

2 commentaires:

Anonyme a dit…

CARO Yossef (1488-1575). Originaire d’Espagne (Tolède). Sa famille expulsée d’Espagne s’installa en Turquie (Andrinople, Nicopole, Salonique) puis à Safed, en compagnie d’un groupe de rabbins parmi lesquels le rabbin Jacob Bérav qui procéda à son ordination rabbinique. À la mort de celui-ci, il prit la direction du Conseil de la communauté sépharade et créa cinq centres d’études. Talmudiste, cabaliste et auteur prolifique, il publia un recueil de responsa, Chéélot outchouvot (Questions et réponses); une œuvre mystique, Maguid mécharim (Montre le droit chemin); Bét Yossef (La maison de Joseph), un commentaire sur le code Arbah’a Tourim (Les quatre rangées) de Rabbi Yah’acov ben Acher; un commentaire sur le Michnéh Torah de Maïmonide. Parmi ses autres ouvrages, notons Klalé hatalmud (Les principes du Talmud), une méthodologie du Talmud; Bédék habayit (Entretien du Temple), un supplément et des corrections du Bét Yossef (La maison de Joseph); un commentaire disparu sur le Michnéh Torah de Maïmonide. Son œuvre la plus célèbre reste le Choulhan H’aroukh (La Table dressée) qui constitue le code de la pratique juive depuis lors, tant pour les sépharades que pour les achkénazes

Anonyme a dit…

Le TALMUD n’est pas un code créé par les hommes , mais l’expression de la Volonté du Créateur transmise à travers la Loi orale par Moshé Rabbénou, par d’une chaîne ininterrompue : Les Prophètes, les Sages, les Tanaïm, les Amoraïm, les Gueonim, les Richonim et les Aharonim qui ont su conserver ce trésor dans toute sa pureté, le développer, pour le mettre à la portée de chacun de nous.

<< Je te donnerai les Tables de la Loi. La Thora et l’Ordonnance>> Exode 24-12

La Thora c’est la Loi écrite, l’Ordonnance c’est la Loi orale. Moshé écrivit toute la Thora de sa propre main et il remit un exemplaire du Sefer Thora à chacune des Tribus d’Israel. Un autre Sefer Thora fut conservé dans l’Arche Sainte.

Quant à la Loi orale, elle fut enseignée verbalement aux sages, Elle fut transmise de maître à disciple, jusqu’à EZRA HASOFER qui constitua une assemblée de 120 sages << la KENESSET HAGUEDOLA>> la Grande Assemblée qui fut plus tard remplacée par une institution semblable le SANHEDRIN.

Le dernier sage de la Grande Assemblée fut CHIMON HATSADIK. Le Sanhédrin comptait 71 membres et siégeait dans une section du Temple appelée LICHKAT HAGAZIT.

L’œuvre de la Grande Assemblée a été celle des sages de ce temps connus sous le nom de SOFRIM, ce sont les scribes. L’anonymat de ces sages montre qu’ils ont travaillé collectivement.

L’époque des ZOUGOT les pairs.

Elle correspond en gros à l’époque de la domination grecque sur la Palestine. Le Sanhédrin était alors dirigé par des ZOUGOT, couple de sages : L’un était NASSI Président DU Sanhédrin et l’autre, son second était AV BET DIN Président du Tribunal.

YOSSI BEN YOEZER et YOSSI BEN YOHANAN ( guerre d’indépendance des Maccabim) ; Yehochoua ben PERAHIA et ITAÏ de ARBEL époque de HYRCAN ;

YEHOUDA ben TABAÏ et CHIMON ben CHETAH ( époque d’Alexandre Yanaï et de la reine CHLOMTSION) ; CHEMAYA et CHAMAÏ ( époque de Hyrcan I) ; HILLEL et CHAMAÏ (époque du roi Hérode).

La période des TANAÏM commence au début du règne d’Hérode avec HILLEL et CHAMAÏ. Elle dure de l’an 10 à l’an 220 de l’ère vulgaire.

Le TANA (pluriel TANAÏM) est celui qui étudie et répète et transmet ce qu’il a appris de la bouche de ses maîtres.

Les Tanaïm sont les auteurs de la MICHNA. On découpe cette période en 6 générations.

PREMIERE GENERATION : ( 10 à 80 de l’ère vulgaire). HILLEL et CHAMAÏ : Violemment opposés sur bien des points ; avant la destruction du Temple l’école de Chamaï prévalait, mais après la guerre et les ravages ce fut l’école d’Hillel indulgents et modestes gagnent la sympathie des sages. Après une lutte de près d’un siècle on décréta à Yavné les uns comme les autres sont les paroles du D’ Vivant, mais la règle sera conforme à l’opinion de l’école d’HILLEL. Les maîtres de cette première génération sont l’école de Chamaï et de Hillel ; RABBAN GAMLIEL L’ANCIEN ; son fils RABBI CHIMON BEN GAMLIEL et RABBI YOHANAN BEN ZAKAÏ fondateur de l’Académie de YAVNE.

Rabbi YOHANAN BEN ZAKAÏ s’était opposé à la révolte contre les romains. Il avait pressenti qu’elle serait vouée à l’échec. Il parvint à s’échappé de JERUSALEM avant la chute de la ville et obtint de l’empereur vespasien l’autorisation de fonder un centre spirituel à Yavné.

DEUXIEME GENERATION : ( 80 à 120 )

Les principaux maîtres sont RABBAN GAMLIEL II ( ou Rabban Gamliel de Yavné) ; RABBI ELIEZER et RABBI YEOCHOUA. Ce trio symbolise le groupe de KEREM de YAVNE (LA VIGNE DE YAVNE).

La TROISIEME GENERATION : (80 – 120)

Les maîtres sont Rabbi TARFON ; Rabbi ICHMAEL ; Rabbi AKIBA ; Rabbi Yossi HAGALILI.

En 132 , c’est la révolte de BAR KOKHBA contre rome. Rabbi AKIBA le soutient activement et proclame Bar Kokhba Messie. Quand les romains mettent fin à la révolte , l’empereur adrien promulgue une série de décrets d’oppression ; entre autres, l’étude de la Thora interdite. AKIBA continue d’enseigner en public : il connut le martyre après la torture et expire le CHEMA ISRAEL sur les lèvres.

Rabbi AKIBA avait 24000 élèves qui périrent tous entre Pessah et Chavouot, parce qu’ils n’avaient pas montré suffisamment de respect les uns envers les autres. Rabbi AKIBA va reconstruire alors avec Rabbi MEÏR, Rabbi CHIMON BAR YOHAÏ, Rabbi YEHOUDA, Rabbi YOSSI BAR HALAPHTA, Rabbi ELEAZAR BEN CHAMOUA. Rabbi AKIBA leur déclara : Mes enfants, les premiers ne sont morts que parce qu’ils se jalousaient les uns les autres.

La QUATRIEME GENERATION : (140 - 170 )

Rabbi Meïr - Rabbi Yéhouda - Rabbi Chimon bar Yohaï - Rabbi Yossi bar Halaphta - Rabbi Elazar - Rabbi Chimon ben Gamliel II ;

On dit : Une Michna anonyme : de Rabbi Meïr

Un Sifra anonyme : de Rabbi Yehouda

Un Sifri anonyme : de Rabbi Chimon

Un Seder Olam anonyme : de Rabbi Yossi

Citons : Rabbi Yehouda modéré, partisan d’un compromis avec les romains ; il édite un commentaire sur le LEVITIQUE - TORAT COHANIM –

Rabbi Meïr, venant d’une famille de prosélyte, interprète fascinant et écrivain doué, il pose les fondations de la rédaction de la MICHNA.

Rabbi Chimon bar Yohaï, suivit Rabbi AKIBA dans son opposition obstinée à la domination romaine et dût se cacher plusieurs années dans une grotte avec son fils Rabbi Elazar. De son académie sont sortis les midrachim sur l’Exode – MEKHILTA- sur les Nombres et sur le Deuteronome – SIFREI - et un ouvrage fondamental de la Kabale : Le ZOHAR.

Selon les sources, Torat HASSOD – LA MYSTIQUE JUIVE – est divisée en deux parties :<< l’ACTE DE CREATION>> et le << CHAR DIVIN>> Le premier est d’ordre théorique et traite de la Création du monde. Le deuxième partant de la description du Char Céleste par le prophète YEKHEZKEL est une étude des rapports entre D’ et le monde et contient en germe ce que sera la kabale pratique. Certains sages en font une étude intensive, d’autres l’abordent seulement ; certains sages ne se jugent pas dignes de ce savoir (car on entre là dans un domaine dangereux pour l’âme qui prend son envol) et ne font que l’effleurer.

Rabbi YOSSI BEN HALAPHTA : Modéré, aimé de tous, sa méthode est basée sur une solide logique considérée comme fiable.

Des écoles ont fleuri : A PEKIYIN – Yeochoua ben Hanina ; A TIBERIADE – Rabbi Meïr ; A TSIPORI – Rabbi Yossi ben Halaphta, A KESSARIA et BNE BRAK – Rabbi Akiba ; A LOD – Rabbi Eliezer ; A YAVNE – Rabbi Yohanan ben Zakaï ; A OUCHA – Rabbi Chimon ben Gamliel .

La CINQUIEME GENERATION : (170 - 200)

C’est Rabbi YEHOUDA HANASSI qui va utiliser le travail de la génération précédente pour codifier la MICHNA. Il est le dernier des TANAÏM. Il représente la septième génération après HILLEL l'Ancien d’après la filiation : 1. HILLEL l’Ancien - 2. Son fils CHIMON - 3. RABBAN GAMLIEL l’Ancien - 4. RABBAN CHIMON BEN GAMLIEL (qui fut assassiné par les romains) - 5. RABBAN GAMLIEL DE YAVNE - 6. RABBAN GAMLIEL II - 7. RABBI YEHOUDA HANASSI.

Lorsqu’il constata, avec les sages de son temps, que la Thora risquait d’être oubliée par les juifs à cause des difficultés et des malheurs qui s’abattaient sur eux ; Rabbenou Hakadoch (Rabbi Yehouda Hanassi) rédigea les SIX TRAITES DE LA MICHNA -CHASS




Les six traités sont :

ZERAÏM : Dîmes, prémices,offrandes,chemitta.

MOED : Les Fêtes, Chabbat , jeûnes.

NACHIM : Législation du mariage, divorce, levirat ; tout ce qui traite des relations conjugales.

NEZEKIM : Les dommages, la législation civile, les transactions commerciales ; achat, vente, témoignage, serment, tribunaux.

KODACHIM : Législation des sacrifices, des premiers nés, des viandes pures et impures ; description du Temple .

TAHAROT : Lois sur la pureté et l’impureté des personnes et des choses.

La SIXIEME GENERATION : (200 - 220)

Cette génération est celle des semi TANAÏM Elle constitue la période charnière entre TANAÏM et AMORAÏM. Rabbi HIYA compose la TOSSEFTA, recueil de toutes les lois que Rabbi Yehouda HANASSI, par soucis de concision n’avait pas introduit dans la MICHNA.

Rabbi OCHAYA et BAR KAPARA composent les BRAYTOT qui sont les récapitulatifs des livres écrits après la MICHNA et qui viennent l’expliquer.

Au cours de l’époque des TANAÏM, la population d’Eretz Israel fut très violemment persécutée par l’envahisseur et une grande partie émigra en Babylonie. De grandes écoles y furent fondées.

Les Académies les plus célèbres sont celles de PUMBADITA SOURA et NEHARDEA. Les sages y expliquent la MICHNA écrite par les TANAÏM. Ils sont appelés les AMORAÏMS. (du verbe amar dire).

Les interprètes de la MICHNA sont les AMORAÏM. Ils sont les auteurs de la GUEMARA.

Leur autorité est inférieure à celle des TANAÏM, et de ce fait ne PEUVENT LES CONTREDIRE.

Les AMORAÏM se répartissent en deux centres géographiques : LA BABYLONIE et ERETZ ISRAEL. Mais c’est le TALMUD de BABYLONE qui retient l’attention. Sa rédaction se fit avec beaucoup plus de précision et de rigueur, et génération après génération, on corrige les détails. Le Talmud de JERUSALEM fut, lui, compilé à la hâte et sans grande précision.

Cette période va s’étendre de la mort de Rabbi Yéhouda HANASSI jusqu’à la rédaction du TALMUD de BABYLONE.

Entre 220 et 260 RAV ABBA met en place un centre en Babylonie, << ordonné>> par Rabbi Yehouda HANASSI lui-même, il s’installe dans la petite ville de SOURA ; un autre centre d’étude est créé par CHMOUEL à NAHARDEA. RAV et CHEMOUEL ont pour modèle l’étude de la Thora en Babylonie. A SOURA, Rav HOUNA disciple de RAV assure la succession.

Seconde génération : (279 - 520)

Rav HOUNA – Rav YEHOUDA – Rav HISDA – Rav CHECHET – Rav NAHMAN – Rav BAR HANNA – OULA.

Troisième génération :

RABBA - Rav YOSSEF - ABAYE – Rav PAPA

Quatrième génération : 375 – 427

Académie de SOURA : RAV ACHI

Académie de POUMBADITA : Rav DIMI – Mar ZOUTRA

Académie de NEHARDEA : AMEÏMAR

Cinquième génération : (427 – 468)

SOURA : MAR BEN RAV ACHI.

POUMBADITA : RAV YOSSE

Sixième génération : ( 468 – 500 )

SOURA : RAVINA

POUMBADITA : Rav YOSSE

Rav ACHI effectua la rédaction du TALMUD de Babylone. Le flambeau est repris par son disciple et collègue RABINA. Ainsi la GUEMARA fut complétée 300 ans après la rédaction de la MICHNA.

Les SAVOURAÏM sont les sages qui appartiennent à la génération qui suivit la compilation du TALMUD.

Les GUEONIM leur succèdent pendant une période de 450 ans ( jusqu’à l’an 1000 de l’ère vulgaire ). Les réponses des GUEONIM avec leurs explications forment une ample littérature des RESPONSA des GUEONIM qui jusqu’à nos jours constituent la base de la compréhension du TALMUD.

Quand la Babylonie perdait de son importance au IX° siècle , deux nouveaux centres vont naître : Magreb (Afrique du Nord et Espagne) et l’Europe (Italie - France - Allemagne). Le premier commentaire important du Talmud fut celui de R. HANANEL ben HOUCHIEL de Kairouan et de son compatriote R. NISSIM GAON auteur des << clefs des verrous du Talmud>>.

Le niveau des études baissant, les maîtres décisionnaires (POSKIM) sentirent la nécessité de présenter les décisions sous forme de code de Lois.

L’époque des RICHONIM débute avec Rabbi ITSHAK ELFASSI (RIF) 1013-1103 : Premier grand POSSEK. Cette période s’étend jusqu’à Rabbi YOSSEF KARO auteur du CHOULHANE AROUKH. Le RIF supprima toute l’argumentation pour ne rapporter que la décision de la HALAKHA.

RAMBAM, lui-même disciple du RIF composa son fameux Code de lois, le MICHNE THORA. Cette œuvre est divisée en 14 parties : le but de RAMBAM était de mettre la connaissance de toute la Loi Orale à la portée du peuple, afin qu’elle ne fut pas seulement le domaine d’une élite d’érudits.

Parmi les RICHONIM : Rabbi CHLOMO ITSHAKI connu sous le nom de RACHI (1040 – 1105 ) RACHI rend le Talmud clair et accessible par son explication qui est le commentaire par excellence du Talmud.

Les Baalé TOSSAFOT complétèrent l’explication de RACHI par l’approfondissement des sujets. Ainsi chaque page du Talmud est accompagnée des commentaires de RACHI et de TOSSEFOT.

Si l’école Afro-Espagnole se caractérise par son esprit de synthèse l’école européenne (RACHI + TOSSEFOT) se particularise par son esprit d’analyse

Notons le << Meïri >> qui conjugue les deux méthodes : Le Meïri passe ses jours à Perpignan, croisée des chemins entre la France et l’Espagne.

Après le RIF et RAMBAM, Rabbi Acher Ben Yehiyel (ROCH) disciple des derniers Baalé Tossafot ; il fut le troisième grand POSSEK.

Son fils, Rabbi Yaakov Ben ACHER (BAAL HATOURIM) composa en se basant sur l’œuvre de son père un recueil de lois classées suivant les sujets appelé ARBA TOURIM et divisé en 4 parties (TOURIM).

TOUR ORA’H HAÏM : Règles relatives aux prières, au Chabbat, Fêtes etc….
TOUR YORE DEA : Lois sur la KACHEROUT.
TOUR EVEN HAEZER : Lois matrimoniales.
TOUR HOCHEN HAMICHPAT : Code civil
Rabbi YOSSEF KARO, un des exilés d’Espagne fut l’auteur du BETH YOSSEF important commentaire de ARBA TOURIM et base fondamentale de son fameux code du << CHOULHANE AROUKH>>. Pour fixer la HALAKHA Rabbi YOSSEF KARO se basa sur les trois œuvres fondamentales de ses prédécesseurs : LE RIF – RAMBAM – ET LE ROCH.

La période des RICHONIM se termina en 1492 elle correspond à la date de l’INQUISITION en Espagne ; alors commence la période des AHARONIM ( les derniers) qui dure jusqu’à nos jours. Parmi les derniers POSKIM citons :

Rabbi ELIAHOU << LE GAON DE VILNA>> (1720 – 1797 )auteur du commentaire portant son nom sur le CHOULHANE AROUKH.

Rabbi HAÏM DAVID AZOULAY (HIDA) 1724- 1806 auteur de BIRKE YOSSEF

Rabbi MEÏR HACOHEN (HAFETZ HAÏM) 1835-1934 auteur de la MICHNA BROURA devenu le livre populaire d’étude de la HALAKHA.

La Volonté du Créateur fut transmise à travers la Loi Orale par Moshé Rabénou par l’intermédiaire d’une chaîne ininterrompue : Les Prophètes, les Sages, les Tanaïm (auteurs de la MICHNA) avec leur compilateur Rabbi Yéhouda Hanassi ; les AMORAÏM commentateurs de la MICHNA, commentaires qui vont être compilés par Rav ACHI et nous donner la GUEMARA ( MICHNA + GUEMARA = TALMUD). La fin de cette époque se situe vers l’an 500.

Jusqu’à l’an 1000 ce sont les SAVOURAÏM, puis les GUEONIM qui vont commenter le TALMUD.

C’est ensuite la période des RICHONIM ( RIF – RAMBAM – ARBA TOURIM ) qui vont créer la base du CHOULKHAN AROUKH avec son codificateur Rabbi YOSSEF KARO. Cela jusqu’à l’expulsion des juifs d’Espagne (1500 environ) et depuis les AHARONIM ( les derniers) qui traitent des problèmes qui se présentent à nos générations.

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