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BACRI et BUSNACH


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DATE 1 - 2
FAMILLE
DEY
EVENTAIL
HISTOIRE
ALGER
LIVRE
SITE
1830-1953
william





L'orageuse séance du "coup d'éventail" infilgé au Consul de France par le Dey Hussein d'Alger (1827).

Le soufflet donné le 30 avril 1827 par Hussein, le Dey d’Alger, au consul de France, Pierre Deval, sert de prétexte à Charles X pour débarquer ses troupes à l'ouest d'Alger le 14 juin 1830 après un blocus de 3 ans. Ce coup d’éventail marquait l’exaspération du Dey sur le comportement de la France au sujet du blé de la Mitidja livré à Bonaparte pour ses campagnes d'Italie et d'Egypte par l'intermédiaire des commerçants Bacri et Busnach, mais jamais payé

Un contentieux à l’origine de la colonisation de l’Algérie
L'affaire Bakri-Busnach - Les démêlées de deux négociants juifs avec l’administration française

A la fin du XVIIIème siècle, deux négociants juifs algériens - Bakri et Busnach - détiennent le monopole du commerce des céréales dans la Régence (Alger) et fournissent à la France en guerre une importante quantité de blé qui reste impayée plus de 30 ans plus tard. Le contentieux de la dette qui s’en suit sera à l’origine du débarquement français en Algérie durant l’été 1830.
Au-delà de l’anecdote, cet épisode nous informe sur la situation économique des grandes familles juives algériennes.

Extraits :
" Les Bacri et les Busnach, juifs algériens qui avaient le monopole des grandes affaires dans la Régence, avaient fait à la Première République des fournitures de grains qui n'étaient pas encore réglées en 1815. Le gouvernement de la Restauration comprit cette créance dans la liquidation générale qu'il avait entreprise :un accord de 1819 en fixa le montant à 7 millions de francs.
En 1827, la somme n'était pas encore recouvrée. Des créanciers de Bacri s'étaient révélés et mettaient opposition aux paiements.
Les tribunaux étaient saisis,à charge d'examiner le bien fondé de leurs réclamations. D'où la lenteur extrême. Mais, de son côté, le Dey d'Alger était aussi créancier de Bacri, et il insistait avec la plus grande véhémence pour que son débiteur fût enfin payé. C'était au Consul de France à Alger, Deval, à lui faire prendre patience. L'affaire finit mal. "


" 1797-1827. Affaire Bacri-Busnach : 1797, deux négociants algérois, Bacri et Busnach, vendent pour 14 millions de blé à la République française (impayés). 1818, Hussein, créditeur de Bacri et Busnach,réclame cette somme à Louis XVIII. 1826, Hussein écrit à Charles X pour se plaindre de la longueur du procès, pas de réponse. 1827, à la réception officielle de Baïram, Hussein demande à Deval,Consul de France, s'il a une lettre de Charles X. Réponse négative. Hussein, furieux, frappe Deval d'un coup de chasse-mouches. Rupture des relations diplomatiques, blocus d'Alger, débarquement à Sidi-Ferruch."

" Celle-ci [l'expédition d'Alger de 1830] eut pour cause un incident d'importance secondaire, assez mal élucidé d'ailleurs, le coup d'éventail porté par le dey Hussein au consul Deval, le 29 avril 1827, au cours d'une discussion relative au règlement de fournitures de grains faites, sous la Première République, par deux israélites algériens, Bakri et Busnach. " akadem

Lire le Dossier Les consuls de France et la contrebande dans le port franc de Livourne à l’époque du Risorgimento
Samuel Fettah

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