Plan general : famous jews

BERNARD LEWIS


ARMENIENS
INTERVIEW
OCCIDENT
TEXTE
HISTOIRE
INTERVIEW
ANTISEMITISME
DHIMMI
LIVRE



Bernard Lewis est l'orientaliste anglo-saxon reconnu sur le plan international comme l'expert de l'histoire du Moyen Orient. Né en 1916 à Londres, il est spécialisé notamment dans la grande époque médiévale arabe et la Turquie ottomane puis kémalienne.


"Quand le 17 décembre 1947, la Ligue Arabe a rejeté la résolution du Conseil de Sécurité de l'Onu partageant la Palestine, cette même Onu n'a jamais émis la moindre objection devant la dénonciation d'un texte légal qu'elle venait de produire. L'Onu n'a pas dit un mot quand les pays arabes ont interdit l'entrée de leur territoire aux Juifs du monde entier et aux Israéliens, punissant de ce fait les pèlerins musulmans d'Israël souhaitant se rendre à la Mecque. L'Onu n'a pas réagi non plus quand en 1954 la Jordanie a offert la citoyenneté jordanienne à tous les habitants de Palestine, sauf les Juifs…."

"L'inventeur du «choc des civilisations» est enclin à décrypter l'actualité à la lumière du passé. Pour lui, cette formule qui a fait florès n'a de sens que religieux, celui de «l'affrontement de vérités universelles et exclusives». Dans l'affaire des caricatures de Mahomet, il rappelle que si la loi islamique (charia) a interdit les représentations du Prophète, c'est d'abord pour empêcher l'idolâtrie."

Autant que les courants violents en Terre d'islam, ce sont les «faiblesses» de l'Occident que dénonce sans ambages Bernard Lewis. En Irak, une guerre dont il a approuvé le déclenchement, «j'ai sous-estimé notre capacité d'engendrer la défaite à partir de la victoire», déplore-t-il. «Nous offensons les Irakiens et nous les flattons en même temps.» Or, il n'y a qu'une politique à ses yeux face à l'insurrection : «La supprimer. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut faire à moitié.» Idem du Hamas dans les Territoires palestiniens : «Une organisation terroriste dangereuse qu'il faut traiter comme telle.» L'Iran ? «Je suis enclin à croire à la démence (du président) Ahmadinejad. Il semble vraiment convaincu de l'apocalypse qu'il annonce. Avec la bombe atomique, les Iraniens deviendraient d'une arrogance insoutenable. Ils ne l'utiliseraient pas dans des bombardements, mais plutôt dans des actions terroristes, sans préciser l'adresse de l'expéditeur.» Devant d'aussi grands dangers, l'universitaire, qui conseille parfois la Maison-Blanche, n'a qu'un mot d'ordre : «La fermeté.»

"Dire que nous sommes en guerre contre le terrorisme, c'est comme dire que nous étions en guerre contre des avions et des sous-marins pendant la Seconde Guerre mondiale. Le terrorisme est une tactique, insiste-t-il. Ce n'est pas une cause et ce n'est pas un ennemi."

"Des sociétés ouvertes réussiront à se développer et l'islam retrouvera sa juste place dans le monde"

"En islam, le suicide est un péché mortel. Celui qui le commet est promis à endurer sa mort sans fin en enfer, une éternité d'empoisonnement, d'asphyxie ou d'explosion... Mais les radicaux ont décrété que c'était acceptable si le kamikaze emportait avec lui assez d'ennemis. C'est une rupture absolue avec des siècles de tradition islamique"

Aucun commentaire:

Messages les plus consultés