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RABBI AQUIBA

RABBI AQUIBA
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"Tu aimeras ton prochain comme toi-même. C'est une grande règle dans la Torah"

Rabbi Akiba est l'une des figures les plus remarquables du judaïsme du IIe siècle. Né en Palestine, au Ier siècle, on lui attribue un livre sur la Création, ainsi qu'une grande partie de la Mishna, recueil de traditions antiques. On le regarde comme le père de la Kabbale.
Fils d'un prosélyte (re)nommé Joseph, Akiva est, jusqu'à ses 40 ans, un paysan, profondément pieux mais totalement ignorant. Dans cette période, il aime à répéter (Traité Pessa'him 49 b) :"Ah, puissé-je rencontrer un talmid 'hakham (disciple des sages) et le mordre comme un âne!" Il travaille au service de Kalba Savua, ainsi nommé du fait de son hospitalité. Akiva est amoureux de sa fille Rachel, qui, charmée par sa modestie et sa bonté, sent derrière cette façade fruste un esprit brillant
Akiva, âgé de 40 ans, commence ses études dans les classes primaires,avec les enfants.Ceci sera l'un de ses traits caractéristiques : s'étonner de tout, poser des questions comme un enfant et ne rien prendre pour acquis. Douze ans plus tard, douze mille disciples boivent aux sources des enseignements de celui qui, s'il n'est pas encore reconnu comme le plus grand des sages de sa génération, est déjà le modèle quintessentiel du Ba'al Tshouva (celui qui retourne à la foi) et en inspire bien d'autres
Malheureusement, l'occupation romaine durcit son joug. Lorsqu'un nommé Shimon bar Kobeza se dresse, Rabbi Akiva voit en lui le Messie et lui donne le nom de bar Kohba (fils de l'astre), d'après le verset (Nombres 24:17): "Un astre s'élève de la maison de Jacob". Toute une génération d'élèves de Rabbi Akiva suit Bar Kokhba, et périt : la révolte est impitoyablement réprimée, et l'étude de la Tora interdite par les Romains.
Arrêté par Tornos Rufus, et condamné à être écorché vif, Rabbi Akiva meurt le Shema Israël aux lèvres. A ses disciples qui lui demandent : "Rabbi, cela doit-il aller jusque là?", il répond : "Toute ma vie, je me suis demandé ce que signifiait le verset (du Shema) 'Tu aimeras Dieu de toute ton âme'. Même s'il doit t'en coûter ton âme! Je disais:quand vais-je rencontrer une situation qui me permettra de l'accomplir? Et maintenant que je l'ai trouvée, je ne l'accomplirais pas?"

Il expira en prononçant le mot "E'had" (Un). Selon le traité Berakhot (61b), une voix céleste annonça : "Sois béni, Rabbi Akiva, dont la vie a terminé avec E'had"

L'expérience mystique des quatre du Pardès
Nos Sages ont enseigné : 4 hommes sont entrés au Pardès : Ben Azaï, Ben Zoma, A'her et Rabbi Akiva.
Rabbi Akiva leur dit : "Lorsque vous arriverez devant des pierres de marbre pur, ne dites pas : 'De l'eau, de l'eau', car il est dit : 'Celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant Mes yeux' (Psaumes 101:7).
Ben Azaï contempla (la gloire divine) et mourut. A son propos, il est écrit : 'Une chose précieuse aux regards de l'Eternel, c'est la mort de ses pieux serviteurs' (Psaumes 116:15).Ben Zoma contempla et perdit ses esprits. A son propos, il est écrit : 'As-tu trouvé du miel, manges-en à ta suffisance, mais évite de t'en goinfrer, tu le rejetterais' (Proverbes 25:16).A'her coupa les racines (renia sa foi). Rabbi Akiva entra en paix et sortit en paix.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Rabbi Yohanan enseigne lorsque Rabbi Aquiba rencontra Bar Kohba, il interpréta le verset « une étoile (kokhav) cheminera depuis Jacob » (Nombres XXIV, 17) par « Kohba cheminera depuis Jacob », c’est le roi messie. Rabbi Yohanan fils de Torta répondit : « Aquiba l’herbe poussera sur tes joues et le fils de David ne sera toujours pas venu. »

Anonyme a dit…

Récit d’une haine gratuite
Kamtsa et Bar Kamtsa
Le Talmud ne s’attache pas aux grandes causes historiques qui occasionnèrent la chute du Temple, mais aux failles profondes de la société judéenne.
Pour eux, c’est la haine gratuite qui fut la véritable cause de la destruction du Temple, à laquelle s’ajoutent des scrupules inconsidérés de certains maîtres trop pointilleux.

Talmud de Babylone traité Avoda Zara page 17 a
Rabbi Yohanan enseigne : que signifie ce qui est écrit (Proverbes 28) : «Heureux l’homme qui a peur en permanence, mais quiconque endurcit son coeur tombe dans le malheur» ? A cause de
Kamsa et de Bar Kamsa Jérusalem fut détruite […]
Un homme avait pour ami Kamtsa et un ennemi nommé Bar Kamtsa. Un jour il organisa un festin.
Il envoya son serviteur chercher Kamtsa. Le serviteur partit et alla chercher Bar Kamtsa. Lorsque
l’homme vit son ennemi à sa table, il dit : «Que fais-tu ici ? Lève-toi et sors ! »
- Puisque je suis là, laisse-moi et je paierai ce que je mange et ce que je bois.
- Non
- Je paierai la moitié des frais.
- Non
- Je paierai la totalité du festin
L’homme refusa, il saisit son invité et le chassa. Ce dernier se dit : puisque les rabbins présents
n’ont pas protesté contre ce que l’on m’a fait, donc ils sont d’accord. Je vais les dénoncer au
gouverneur (romain).
Il dit à César: les Juifs se rebellent contre toi.
- Comment le sais-tu ?
- Envoie leur un sacrifice et vois s’ils l’acceptent ou non.
César envoya un veau de trois ans. Sur le chemin il (Bar Kamtsa) infligea une blessure à la lèvre
supérieure (certains disent à l’oeil) ce qui rend l'animal interdit pour nous (les juifs), mais pas pour eux (les romains). Les rabbins l’auraient sacrifié pour la paix avec le gouvernant, mais Rabbi Zacharie fils d’Abkilus dit : «On va penser qu’il est licite d’offrir un sacrifice avec un défaut ». On pensa tuer le dénonciateur pour ne pas qu’il rapporte (aux Romains). Rabbi Zacharie dit : «On va
penser que l’on peut condamner à mort quiconque rend un animal impropre». Rabbi Yohanan dit :
«C’est l’humilité de Rabbi Zacharie fils d’Abkilus qui occasionna la destruction de notre maison, l’incendie de notre sanctuaire et l’exil de notre terre. »
Note :
« C’est l’humilité de Rabbi Zacharie qui occasionna la destruction de notre maison : Dans le sens où il
s'humiliait devant la Loi de Dieu, sans tenir compte des implications tragiques qui voulaient en découler pour
tout le peuple d'Israël, dans ce cas de figure.
Traduction : Philippe Haddad
Destruction du Temple de Jérusalem, Nicolas Poussin, 1640

Anonyme a dit…

la destruction du temple
akadem

Anonyme a dit…

le midrash de Rabbi Aquiba
akadem

Anonyme a dit…

Rabbi Akiba, considéré comme le plus grand des maîtres de la Michna, est un fils de convertis qui resta jusqu'à l'âge de 40 ans absolument ignorant des choses de la Torah. II sentit un jour naître en lui le désir d'étudier lorsque, pauvre berger du riche Calba Saboua, il vit une pierre qu'une source dont l'eau s'échappait goutte par goutte avait profondément creusée. Comme il avait déjà un fils, il alla s'asseoir avec lui sur les bancs de l'école et commença par l'étude de l'alphabet.

C'était peu avant la destruction du Temple. Vint ans après cet événement, Rabbi Akiba est déjà signalé parmi les Grands en Israël à l'école de Yavné. Il fut élève de Rabbi Eliezer ben Horkenoss et de Rabbi Yehochoua ben 'Hanania, mais surtout de ce dernier ; il eut également pour maître Rabbi Na'houm Gamzou, connu pour l'expression qu'il utilisait souvent: " Gam zou letova " - ceci également est pour le bien ", dont il adopta la philosophie.

L'existence qu'il mena fut pendant longtemps très misérable. Il ramassait du bois; en vendait la moitié pour se sustenter, conservait (autre à s'éclairer, pour étudier, et à se coucher.

" A qui peut-on comparer Akiba, disaient ses maîtres ? - A un jardinier parcourant ses plates-bandes; il s'arrête auprès de chacune d'elles, cueille ce qui est mûr et dispose le tout dans un grand tablier. Rentré chez lui, il fait ensuite le tri de tout ce qu'il a récolté. C'est ainsi que procède Akiba".

Son assiduité à l'étude était telle que l'on disait à son sujet: " Jamais il n'a dit dans la Maison d'Etude : " Il est temps de partir ! " sauf la veille de Pessa'h, pour ne pas retarder le Sédère et permettre aussi aux enfants d'y participer, et la veille de Yom Kippour, pour permettre de manger avant le jeûne". (Pessa'hime 49a). Même lorsque son fils, Rabbi Chimone, fut gravement malade, il continua à enseigner en prenant cependant continuellement de ses nouvelles.

Après avoir épousé la fille de Calba Saboua, sa situation matérielle s'améliora et il s'installa à Bné-Brak. Il n'en continua pas moins à compter parmi les Grands de Yavné et prit part, en particulier, dans le conflit qui opposa Rabbane Gamliel à Rabbi Yehochoua, son maître.

C'est lui qui conseilla à ce dernier de se soumettre à la volonté de Rabbane Gamliel. Après la destitution de celui-ci, on pensa même, un moment, attribuer son poste à Rabbi Akiba. Quand Rabbane Gamliel reprit sa place, Rabbi Akiba fit partie, avec Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua, d'une délégation à Rome auprès de l'empereur Domitien.

Parmi ses élèves figurent Rabbi Meïr et Rabbi Chimone ben Yo'haï.


C'est, l'espoir de la Libération qui l'a fait s'engager pleinement derrière Bar Coziba au moment de la révolte et donner à ce dernier le surnom de Bar Co'hba.

Rabbi Akiba a fait beaucoup de voyages à l'étranger pour visiter les Communautés de la Diaspora ; on suppose qu'il le fit surtout pour obtenir leur appui en vue de l'insurrection contre Rome sous les règnes de Trajan et d'Adrien. Il avait, en effet, la certitude que le "Libérateur" devait venir d'un moment à l'autre.

C'est dans cet espoir qu'il avait offert à sa femme un bijou en or représentant la ville de Jérusalem. Mais c'est, cet espoir qui l'a fait s'engager pleinement et engager également ses élèves derrière Bar Coziba au moment de la révolte et donner à ce dernier le surnom de Bar Co'hba (fils de l'étoile), voyant en lui l'étoile annonciatrice d'une ère nouvelle.

Malgré la défense édictée par les autorités romaines d'occupation d'étudier la Torah, Rabbi Akiba continua d'enseigner à de nombreux élèves. Arrêté par les Romains, il fut torturé et mis à mort à Césarée. Il exalta son âme en prononçant le dernier mot " E'had " de la profession de foi, en l'an 136.

Il avait été, entre autres, un des ordonnateurs de la Michna et c'est son travail que paracheva plus tard Rabbi Yéhouda. Il professait par ailleurs, qu'il n'y a pas dans la Torah un mot, une lettre ou même un signe de trop
et que tous ces détails demanderaient à être expliqués ;il fallait donc être particulièrement attentif à conserver précieusement le texte de la Torah.

Quand il disparut ses collègues dirent à son sujet:
"Depuis la mort de Rabbi Akiba se sont trouvés obturées les sources de la sagesse" (Sota 48 b).

lamed

Anonyme a dit…

RABBI AKIBA



Il y a 2000 ans naissait Rabbi AKIBA.

* Ce que l’on sait des origines de Rabbi Akiba ben Yossef c’est que son père s’appelait Yossef. Rabbi Akiba avait une âme extrêmement sainte. Mais c’est de façon impure qu’il vint au monde. Son père Yossef était un prosélyte qui descendait de Sisra. Il descendait de l’union entre Sisra, le général des armées de Yavin roi de kanaan et de yaël la femme de Héver le Kénite.

Pendant les 40 premières années de sa vie, Rabbi Akiba était ballotté par les forces du mal. Il aurait travaillé dans sa jeunesse, chez un homme très fortuné de Jerusalem, un certain Kalba Saboua dont la fille RAHEL, aurait contre la volonté de son père, quitté l’opulence pour se marier avec Rabbi Akiba. Le couple aurait vécu dans le dénuement extrême au point de dormir sur la paille. Rabbi Akiba lui fit la promesse suivante : Si je deviens riche un jour, je t’offrirai un " " ! ' - : . * - : & 9 * " (c’était le nom d’un bijou en or sur lequel était gravé le dessin de la ville de JERUSALEM).

Rahel encourageait son mari et lui disait : " va au Beth Hamidrach étudier la Thora ! ".Tout le temps que rabbi Akiba étudia la Thora, il ne demanda jamais la charité ni n’accepta de recevoir de dons ou d’aumônes de qui que se soit. Chaque jour, il ramassait un fagot de bois. Il en vendait la moitié, et cet argent servait à l’entretien de sa famille. De l’autre moitié il allumait un feu pour se réchauffer. Rahel dit à rabbi Akiba : " Va apprendre à la yéchiva ! " Il écouta son épouse, il quitta leur foyer pour se rendre à la yéchiva de rabbi ELIEZER et de rabbi YEHOCHOUA .

N’oublions pas de dire que plus tard, Rabbi Akiba offrit vraiment à son épouse la " Jerusalem d’or " dont il lui avait parlé. Quand ses enfants lui faisaient remarquer qu’il montrait à Rahel une tendresse si excessive que les gens s’en moquaient, Akiba leur répondit : " Je ne veux pas écouter ! Elle a beaucoup souffert avec moi, lorsque j’étudiais la Thora ".

Pendant 13 ans, Rabbi Akiba fréquenta l’école de Rabbi Eliezer sans que celui-ci le remarquât. Rabbi Akiba fit de tels progrès dans la Thora qu’à la fin on ne pouvait se séparer de lui : Un jour, Rabbi Akiba arriva en retard à l’Ecole ; il dut s’asseoir dehors. Or, une question de Halakha fut posée dans la salle. Les disciples dirent alors : " La Halakha se trouve dehors ! " Comme une autre question se posait, les disciples s’écrièrent : " La Thora est à l’extérieur ! " A la troisième question, ils déclarèrent, en termes plus précis : " c’est à l’extérieur qu’est Rabbi Akiba ! " On lui fit alors place, et il vint s’asseoir.

24 ans après avoir quitté son foyer Rabbi Akiba revint dans sa ville accompagné de 24000 élèves. Rabbi Akiba était un des plus grands rabbins du Talmud. Or tous ces étudiants périrent au cours des 33 premiers jours du Omer parce qu’ils ne se témoignaient pas de respect mutuel. Leur mort créa un vide spirituel, jusqu’à ce que Rabbi Akiba enseigne la Thora à 5 nouveaux Talmidim : Rabbi CHIMON bar YOHAÏ* Rabbi MEÏR* Rabbi YOSSI* Rabbi NEHEMIA* et Rabbi YEHOUDA*. Ces grands Tsadikim sont les TANAÏM ; ils sont les rabbins de la MICHNA.

Akiba ouvrit une école à Bné Brak et devint membre du Sanhédrin ce qui l’obligeait de se rendre souvent à Yavné.

Akiba a ouvert une nouvelle voie aux études sacrées. Dans la Thora, disait-il, rien n’est superflu – on n’y trouve pas un mot, pas une syllabe, pas une lettre, pas un signe qui n’ait sa raison d’être.

En vue de permettre aux juifs qui ne comprenait plus l’hébreu, l’accès de la bible, il favorisa une nouvelle traduction grecque de l'Ecriture, entreprise d’un prosélyte Aquilas.

Rabbi Akiba n’était pas seulement un profond érudit, il était aussi un homme d’action. Il n’hésita pas à entreprendre de longs et pénibles et périlleux voyages dans l’intérêt du judaïsme. C’est ainsi qu’il se rendit à Rome, à la tête d’une délégation juive, pour obtenir des autorités un allègement aux accablantes mesures qui frappaient les juifs.

Rabbi Akiba devint très riche à la fin de sa vie. L’argent venait de partout.

Akiba était aussi un grand patriote. Il prit une part prépondérante dans les préparatifs d’une dernière insurrection organisée par BAR KOKHBA contre les romains. Ce soulèvement, l’un des évènements les plus étonnants en vérité de l’histoire du monde qui se termina pour nous juifs d’une manière tragique.

Les Sages du Talmud étaient en général des gens réalistes ; leur pensée était toujours logique et assez sceptique face aux impulsions extrémistes des patriotes. Et pourtant Rabbi Akiba soutint BAR KOKHBA. Lorsque Rabbi Akiba vit Bar Kokhba il s’écria : " Celui-là est le Roi Messie ". Le Zohar nous informe que Akiba et Bar Kokhba avait une racine commune issue de CHELA troisième fils de YEHOUDA. Le cœur a des raisons que la raison n’a pas. Rabbi Yohanan ben Torta contemporain de Rabbi Akiba lui disait : " Akiba ! il te poussera de l’herbe sur les joues avant que le Messie n’arrive. Les romains écrasèrent la révolte, mais non sans mal.

Comprenant que c’était dans leur religion que les juifs puisaient leur force, ils interdirent aux juifs l’étude de la Thora.

Au mépris de la mort, Akiba continua à enseigner à ses élèves.

Un juif du nom de papos ben yéhouda vint le trouver et lui demanda : Akiva ! n’as tu point peur des autorités ? Il lui répondit par une allégorie : " Un jour, le renard ayant observé que les poissons se mouvaient anxieusement dans l’eau : Pourquoi, leur demanda-t-il êtes vous inquiets ? Parce que nous craignons les filets des pécheurs- Et bien venez au bord du rivage, nous vivrons ensemble en paix. Quoi répondirent les poissons, si nous ne sommes en sécurité dans l’eau qui est notre élément naturel comment pourrions nous l’être sur terre. Notre élément vital c’est la Thora ajouta Rabbi Akiba ; l’abandonner ce serait nous livrer à la mort. Les romains arrêtèrent et le jetèrent en prison. Papos fut aussi arrêté. Lorsque Rabbi Akiba vit Papos il lui demanda : Papos, qui t’a amené ici ? Et celui-ci répondit : Heureux Rabbi Akiba, qui t’es fait arrêter pour la cause de la Thora ! Malheur à moi, Papos, qui me suis fait emprisonner pour des futilités.

Rabbi Akiba, âgé de 120 ans fut amené à Césarée pour être jugé devant le chef romain. Lorsqu’on fit sortir Rabbi Akiba pour l’exécuter, c’était l’heure de réciter le " chéma "

Ses bourreaux torturaient son corps avec des peignes de fer, et lui, il acceptait le joug du royaume des cieux. Ses disciples lui demandèrent : Notre maître, jusque là ? – Toute ma vie, leur répondit-il, je me suis affligé à propos de ce verset " de toute mon âme " et à présent que cette occasion se présente, ne l’accomplirais-je point ?

" ECOUTE ISRAEL, HACHEM, NOTRE D’ , HACHEM EST UN "

Une voix céleste se fit entendre et déclara : - Heureux Rabbi Akiba car ton âme s’est envolée en disant EHAD.

Les anges se présentèrent devant D’ et demandèrent : " Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ? C’est de ta main qu’aurait dû mourir Rabbi Akiba et non pas par la main des hommes.

" La vie est leur lot ". répondit le Saint Béni Soit-Il. Le lot des justes et leur récompense ne leur sont point donnés dans ce monde-ci mais dans la terre de vie, dans le monde qui vient.

Quand Moshé posa à D’ la même question : Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ? Tais-toi ! lui ordonna le Saint Béni Soit-Il. Tel est mon plan. L’intelligence et les pensées de l’homme ne sont pas à même de saisir les pensées du Créateur.

Le disciple de Rabbi Akiba, qui était aussi son serviteur, Rabbi Yehochoua Hagarsi, fut séparé de son maître la veille de Yom Kipour ? Et il retourna chez lui. . . .Le prophète Elie se présenta à lui pour lui dire que son maître Akiba est mort en prison.

Ils se mirent en route. Là-bas, ils trouvèrent les gardes endormis. Ils prirent le corps de Rabbi Akiba ; toute la nuit ils le transportèrent et arrivèrent dans la région de Tibériade. Une grotte s’ouvrit devant eux, ils déposèrent Rabbi Akiba sur la litière et sortirent.

Quand Rabbi Akiba fut exécuté à Césarée, la nouvelle parvint à Rabbi Yéhouda Ben BAVA et à Rabbi HANANYA BEN TARDION. Ils se déchirèrent les vêtements en déclarant :

" Frères, écoutez-nous ! Rabbi Akiba n’a été mis à mort que pour nous avertir que des décrets terribles nous attendent. Effectivement, 12 mois après la mort de Rabbi Akiba, cette prophétie s’accomplit.

Avec Akiba périrent 9 autres rabbins célèbres. Après ces malheurs des célèbres Tanaïm disciples de Rabbi Akiba pourvus de la SEMIKHA donnée par Rabbi Yehouda ben Bava gagnèrent le nord du pays ; ils se rendirent en Galilée pour assurer à Oucha la continuité spirituelle de Yavneh : Rabbi Meïr, Rabbi Yehouda ben Ilaï , Rabbi Chimon Bar Yohaï, Rabbi Yossi Ben Halaphta et leurs collègues. Ils sont les Sages de la Michna :

On dit dans la Guemara :

- Une michna anonyme : de Rabbi Meïr

Un Sifra anonyme : de Rabbi Yehouda
Un Sifri anonyme : de Rabbi Chimon
Un Seder Olam anonyme : de Rabbi Yossi
Yissy ben Yehouda avait l’habitude d’énumérer les mérites de nos sages. De Rabbi Akiba il disait : " C’est un trésor bien cloisonné " c’est à dire un trésor qui possède de nombreux compartiments, de sorte que tout ce qu’on y introduit est gardé séparément de façon ordonnée et non pêle – mêle.



RABBI AKIBA DISAIT :

En vertu de quel verset de la Thora un Sanhédrin qui a rendu une sentence capitale doit observer ce jour là un jeûne total ? C’est à cause du verset suivant : " Ne faîtes point de repas près du sang ".

" Tu aimeras ton prochain comme toi même " Rabbi Akiba enseigne : Voilà la grande règle, dans la Thora.

* * *

Deux personnes faisaient route ensemble ; l’une d’elles avait une outre d’eau ; si toutes les deux en boivent, elles risquent de mourir. Si une seule en boit, elle arrivera à un endroit habité. Ben Petouri enseignait que toutes les deux en boivent et meurent ; mais Rabbi Akiba enseigna : La Thora dit : " Et ton frère vivra avec toi ". Cela signifie que ta vie passe avant celle de ton prochain.

* * *

On voulut attribuer à Rabbi Akiba la fonction de Gabaï Tsedaka ; c’est à dire celui qui regroupe les dons et les distribue aux nécessiteux. Rabbi Akiba alla prendre conseil auprès de sa femme qui lui dit : Accepte cette charge, mais si tu te fais insulter et mépriser ne te mets pas en colère pour autant et ne garde pas rancune de ces affronts.

* * *

En matière de justice, il ne faut pas tenir compte de la situation matérielle. " Tu n’avantageras pas le pauvre dans son procès ".

* * *

Rabbi Akiba disait : " On ne travaille pas avec l’argent voué aux besoins des fondations pieuses, ni avec les fonds réservés à la charité ".

* * *

Rabbi Akiba avait une fille à qui les astrologues avaient prédit que le jour où elle se

Marierait, un serpent la mordrait et lui ferait perdre la vie. Le jour de son mariage elle retira l’épingle d’or qui retenait son voile et la planta dans la muraille. Au matin elle découvrit avec stupéfaction qu’un serpent mort transpercé par le bijou sortait en même temps. Rabbi Akiba lui demanda qu’elle bonne action elle avait fait pour être sauvée de la mort ? Elle raconta : Un pauvre est venu hier et alors que tout le monde était affairé avec les préparatifs du mariage, je me suis levée et lui ai apporté ma propre part de nourriture. Et Rabbi Akiba conclut : LA TSEDAKA SAUVE DE LA MORT.

* * *

Il disait encore : Même les indigents en Israel doivent être considérés comme des aristocrates déchus ; car ils sont les descendants d’Abraham, d’Itshak et de Jacob.

* * *

Rabbi Akiba enseignait : Il faut dire sans cesse : Tout ce que D’ fait, il le fait pour le bien.

* * *

Rabbi Akiba disait : " Fais plutôt de ton Chabbat un jour ordinaire, mais ne sois pas l’obligé de tes créatures ".

Il disait encore : C’est un bon signe que de trouver agréable ce que l’on a; ne pas le trouver agréable est de mauvaise augure.

* * *

" Si l’homme et la femme ont une conduite méritoire, ils ont avec eux la présence divine ; Sinon, le feu les dévorera ".

Quel est celui qui est riche ? Rabbi Akiba répondit : C’est celui qui a une épouse belle par sa conduite.

* * *

Rabbi Akiba railla un jour trop fortement les pécheurs. Le Satan se montra alors à lui, sous la forme d’une femme qui était qui était au sommet d’un arbre. Rabbi Akiba grimpa à l’arbre ; mais quand il fut à mi-hauteur, le Satan cessa son expérience : Si dans le ciel on ne m’avait pas retenu en criant : Attention à Rabbi Akiba et à sa Thora, je l’aurais voué à la confusion.



Un homme qui avait l’habitude de donner beaucoup de Tsedaka, entreprit un voyage en bateau. Une tempête s’éleva et le bateau sombra. Rabbi Akiba, qui avait assisté au naufrage, alla au Beth Din témoigner que cet homme s’était noyé et qu’il y avait lieu de permettre à sa femme de se remarier pour lui éviter le statut " d’agouna ". Avant qu’il ait eu le temps de témoigner voilà que cet homme arriva et se présenta devant Rabbi Akiba. – Mon fils ne t’es-tu pas noyé ? Comment t’en a ressorti ? – C’est la charité que j’ai fait - Comment le sais-tu ? demanda Rabbi Akiba. – Lorsque je suis tombé au fond de la mer, dans l’abîme, il y eut un grand vacarme et j’entendis dire : Remontons vite cet homme à la surface car il donne beaucoup de tsedaka.

Rabbi Akiba s’exclama : " Béni soit celui qui a choisi la Thora et les paroles de nos sages, comme il est dit : " Répands ton pain à la surface des eaux car, à la longue, tu le retrouveras ! " (Proverbes).

Un jour alors qu’il se rendait au cimetière, Rabbi Akiba rencontra un homme dévêtu, noir comme le charbon, qui portait un grand fagot de bois et courait à toute allure. Akiba l’arrêta. Pourquoi peines-tu de cette façon ? Si tu es un esclave je vais te racheter et te rendre ta liberté. – Par pitié laisse moi partir – Je suis un défunt et on m’envoie chaque jour ramasser des fagots qui servent à me brûler. – Que faisais-tu dans ce monde questionna Akiba. – J’étais percepteur, mais je favorisais les riches, je les flattais et tournais les choses à leur avantage, alors que les pauvres je les tyrannisais. – Peut être sais-tu par les anges chargés de te punir s’il y a un espoir d’annuler l’épreuve qui t’a été infligée. Questionna Akiba – Ils ont dit que si j’avais un fils qui récite le kadich en public on me libérerait. Lorsque je suis mort, ma femme était enceinte et j’ignore si c’était un garçon. Rabbi Akiba lui demanda son nom, le nom de son épouse et celui de sa ville. La veuve de ce défunt avait eu un garçon ; il n’avait même pas été circoncis. Rabbi Akiba s’empressa de circoncire l’enfant. Il lui enseigna un peu de Thora le " CHEMA ISRAEL " " la birkat hamazone ". Quand l’enfant se renforça en Thora

Il lui apprit à dire le kadich que l’enfant dit en public et le père fut libéré du Guéhénom. Le père apparu en rêve à Rabbi Akiba et lui dit : " Sois en paix Akiba, tu m’as apporté le repos et m’a épargné des souffrances du Guéhénom ".

Rabbi Akiba avait constamment cette phrase de nos sages à la bouche : " L’homme doit toujours se dire : Tout ce que fais D’ il le fait pour le bien ! "

Un jour Rabbi Akiba était en voyage et arrivé dans une ville il chercha un endroit où passer la nuit, mais les habitants n’acceptèrent pas de l’accueillir. Rabbi Akiba se dit : Tout ce que fait D’ c’est pour le bien et il se prépara à passer la nuit dans les champs. Il avait avec lui, un coq, un âne et une lampe. Le coq devait réveiller Rabbi Akiba de bonne heure le matin. L’âne servait pour son transport. Et la lampe servait à l'éclairer. Un coup de vent éteignit la lampe; un chat sauvage surgit des bois et dévora son coq et son âne devenait la proie d’un lion. Rabbi Akiba ne s’en affligea pas " Tout ce que fait D’ c’est pour le bien ". Cette nuit là une troupe se jeta sur la ville et emmenèrent ses habitants en captivité. Si la lumière avait été allumée ils l’auraient vue de loin et l’auraient à lui aussi fait prisonnier. Si le coq n’avait été dévoré, il aurait lancé son cri de même que l’âne aurait brait et les gens de la troupe l’auraient repéré.

Le gouverneur racha Turnus Rufus interrogea Rabbi Akiba : " Si votre D’ aime les pauvres, pourquoi ne leur donne-t-il pas leur subsistance ?

C’est, lui répondit Rabbi Akiba, pour que, grâce au mérite de la Tsedaka nous soyons sauvé du guéhénom ( la pauvreté dans ce monde c’est le guéhénom) .
Au contraire rétorqua le méchant, cette tsedaka doit au contraire vous conduire au Guéhénom. Je vais te l’expliquer par une allégorie : Un roi s’était mis en colère contre l’un de ses serviteurs. Il le fit jeter en prison avec l’ordre de ne lui donner ni à boire ni à manger. Mais quelqu’un lui apporta malgré tout à manger et à boire. Le roi ne se mit-il pas en colère ?
Je vais aussi te donner une allégorie adéquate, répondit Rabbi Meïr : Un roi s’était fâché contre son fils. Il le fit mettre en prison et donna l’ordre qu’on ne lui apporte ni nourriture ni boisson. Un homme apporta cependant à manger et à boire à son fils. Le roi ne voulait pas tuer son fils, il voulait le punir ; aussi remercia-t-il cet homme qui en cachette donna à manger à son fils. Or nous sommes appelés des fils " vous êtes des fils pour D’ ".
Turnus Rufus s’entêta : Vous êtes appelés ses enfants quand vous appliquez la Thora ; mais lorsque vous n’agissez pas ainsi vous êtes des esclaves et donc, celui qui fait la charité agit à l’encontre de la volonté du roi.
Rabbi Akiba répondit : Le Saint béni soit-Il lui-même déclare : " Ne faut-il pas partager ton pain avec l’affamé, et accueillir dans ta maison les malheureux complètement accablés " Quand faut-il accueillir chez soi ces malheureux ? C’est maintenant précisément, lorsque nous, Juifs, sommes persécutés et misérables ! Même en de telles périodes D’ nous dit : " Ne faut-il pas partager ton pain avec l’affamé ! "
Rabban Gamliel, Rabbi Elazar, Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiba montèrent un jour ensemble à Jerusalem. Lorsqu’ils atteignirent HAR HATSOFIM (le mont Scopus) d’où ils purent voir le Temple détruit, ils déchirèrent leurs vêtements, selon la Halakha. En arrivant à la montagne du Temple, ils virent un renard qui s’échappait du Saint des Saints ; l’endroit le plus sacré, où seul le Cohen Gadol ne pouvait rentrer que le jour de Yom Kipour. Voyant cela, Rabban Gamliel, Rabbi Elazar et Rabbi Yeochoua se mirent à pleurer alors que Rabbi Akiba sourit.

Ses compagnons s’étonnèrent : Akiba, tu nous étonnes et nous rend perplexes ! Nous pleurons, et toi, tu souris !

Comment pourrions-nous ne pas pleurer ? Cet endroit si sacré est à présent dégradé et dévasté à un tel point que les renards s’y promènent. Le verset " . . sur la montagne de Tsion, où des renards circulent. . " s’est accompli !

C’est précisément pour cela que je souris répondit Akiba.

Deux prophètes OURIYA et ZAKHARIA. Le premier vécu au temps du premier Temple alors que Zakharia était contemporain du second Temple. Que dit Ouriya : " Voici ce que dit D’ : Tsion sera labouré comme un champ et Jerusalem deviendra un amas de ruines. Et que dit Zakhariya : " A nouveau, des vieillards et des seront assis sur les places de Jerusalem. . . " et il ajoute " . .les rues de la cité s’empliront de garçons et de fillettes qui s’ébattront sur les places. . " Si la prophétie d’Ouriya s’est réalisée c’est la preuve qu’un jour les paroles consolatrices du prophète Zakharia se réaliseront aussi . .Akiba, tu nous a consolés ! lui répondirent ses trois compagnons.

Terminons ce texte avec la dernière Michna du traité YOMA, traité de Yom Kippour. " Heureux êtes-vous, Ô Israel ! Devant qui vous purifiez vous ? Et qui vous purifie ? Notre Père qui est aux cieux ! car il est dit : " Et J’épancherai sur vous des eaux pures afin que vous deveniez purs ; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations, Je vous purifierai.

Anonyme a dit…

LES QUATRE DU PARDES

Quatre sages pénétrèrent dans le PARDES (jardin de la connaissance et de la proximité de D') Ben Azzay, Ben Zoma, Elicha et Rabbi Akiba. Ces quatre savants qui s'étaient penchés sur les enseignements mystiques ayant trait à la création du monde et au sens de l'existence.

Ben Azzay n'y put jeter qu'un coup d'o eil et en mourut. C'est de lui dont le Psaume dit: "Précieuse aux regards de l'Eter-nel est la mort de ses fidèles serviteurs".

Ben Zoma, lui aussi, n'y jeta qu'un regard, et perdit la raison. A lui se rapporte le verset des proverbes: " As-tu trouvé du miel, n'en mange qu'à ta suffisance!"

Elicha (Aher) regarda et fit des ravages parmi les plantations. "Il coupa les racines" (il renia sa foi)

Quant à Rabbi Akiba; il en sortit sain et sauf comme il était entré. Rabbi Akiba leur dit: "Lorsque vous arriverez devant des pierres de marbre pur, ne dites pas: "De l'eau, de l'eau" ( elles vous apparaîtront comme de l'eau) car: "Celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant Mes yeux".

Nous commencerons par Elicha Ben Abouya (AHER):

ELICHA BEN ABOUYA



Il fut un des maître de Rabbi MEÏR. Son génie était vaste et profond, mais il abandonna la foi.

Son père, Abouya était un des plus riches propiétaires fonciers en Israel.

A la naissance de son fils ELISHA, Abouya décida que le jour de la circoncision de l’enfant une grande fête serait célébrée. Parmi les invités Rabbi ELIEZER et RABBI YOCHOUA.

**Quand l’enfant fut circonçis, on se mit à table,et, avec les vins exquis et les mots recherchés (verse encore du vin dans mon verre), les gais propos commencèrent à circuler. Les esprits s’animèrent peu à peu, et à une conversation d’abord réglée, succédèrent bientôt des causeries plus libres, provoquées par l’entrée en scène des chanteurs et des danseuses.

A ce moment les deux docteurs se dirent l’un à l’autre : " Laissons ces gens s’occuper de leurs affaires mondaines, occupons nous de nos affaires, c’est à dire l’étude de la Thora "

Ils se retirèrent dans une autre salle et continuèrent leur étude sur la Kabala. Les deux savants étaient donc plongés dans leur discussion sur la MERKAVA ; leurs arguments étaient si justes, les questions posées si précises, qu’une " flamme divine " descendit sur eux et les entoura. Abouya se précipita dans la chambre :

" êtes-vous venus içi pour mettre le feu à ma maison ? ".Les sages lui expliquèrent que cette lumière était une suite à leur étude : " cette Loi a été promulguée au Sinaï, au milieu de la foudre et des éclairs, et c’est elle qui dégage ces vives lueurs, que toi et tes convives avez pris pour un incendie ".

Abouya plein d’admiration, sur la puissance de la Thora, fit un voeu de consacrer son fils à cette étude. Mais, les mobiles étaient purement humain. L’enfant d’Abouya qui reçut le prénom d’Elisha montra dès son jeune âge des dispositions remarquables pour l’étude. A un âge encore jeune, il égalait déjà ses professeurs. L’étude ordinaire de la Loi ne suffisait plus à son ardeur ; il se porta sur la métaphysique : sur le zohar. Ce gouffre où d’autres intelligences avaient sombré. Le jeune docteur, entré, comme le dit le Talmud,dans un jardin merveilleux ( PARDES ) foula aux pieds les plantes les plus délicates ; en d’autres termes, le scepticisme devint sa doctrine.

Certains disent : Lorsque Elicha vit la langue de HOUTSPIT le métourgueman (l'interprète) broyée par un porc, il s'écria: Voilà la bouche d'où sortait des pierres précieuses lèche la poussière! Il s'en alla alors et fauta. (Celui qui veut fauter peut toujours trouver une raison ou une excuse)

Une fois, alors qu’il étudiait la Thora dans la vallée de Guinossar, Elisha vit un homme grimper à la cîme d’un palmier pour y attraper des oiseaux. La Thora interdit de prendre ensemble la mère et les oisillons. Il faut d’abord renvoyer la mère : " Afin que tes jours se prolongent ". Il vit l’homme appliquer intégralement la " mitsva " en renvoyant d’abord la mère ; mais en redescendant il fut piqué par un serpent et mourut !

OU SONT LES JOURS LONG QU’IL ETAIT SENSE DE VIVRE ?

Elisha en voyant cela devint hérétique ; on l’appela alors AHER = AUTRE .

En réalité, ces promesses de bonheur et longévité ne peuvent se rapporter qu’à l’existence de l’âme dans le monde futur.

Certains de nos sages font la difference entre l’usufruit de la récompense d’une mitsva " dans ce monde " et le " capital " réservé pour le monde futur.

Il apparaît de ce midrach qu’il faut élargir le DOMAINE DE DEFINITION DE LA VIE AU MONDE FUTUR.

Rabbi MEÏR continua d’étudier auprès de AHER ; en Eretz Israel on disait : Rabbi MEÏR a mangé la datte et rejeté le noyau. Et RABBA d’expliquer : " Pourquoi les sages sont-ils comparés à des noix ? " " C’est que les noix, même si la coquille est pleine de boue, ce qui est à l’intérieur reste propre. De même si un sage s’est avili, son enseignement ne perd pas de sa valeur ".

AHER tomba malade et dut s’alliter . Rabbi MEÏR alla lui rendre visite et le trouva très malade ; " Si je me repens à présent que je suis très malade mon repentir sera-t-il accepté ? Même lorque l’âme d’un homme est vacillante, son repentir est encore accepté. A ce moment Elisha se mit à pleurer et rendit son âme.

Rabbi MEÏR, fidèle au maître dit : " Après ma mort, j’intercederai pour lui et j’obtiendrai son pardon définitif ; ce jour une flamme sortira de la tombe de AHER.

Cependant Rabbi YOHANAN dit : " Quel est cet exploit d’avoir réussi à faire consumer son maître par le feu ? Il ajouta : " Quand mourrai-je pour éliminer cette fumée qui s’échappe de sa tombe " Quand Rabbi YOHANAN quitta ce monde il n’y eut plus de fumée sur la tombe de AHER.

Rabbi CHIMON BEN AZZAY



Ben Azzay était réputé pour la manière dont il s'était totalement voué à l'étude de la Torah.

Il y eut un jour une discussion sur l'importance du précepte concernant le devoir de procréation. Y participaient: Rabbi Eliezer, Rabbi Alazar ben Azaria Rabbi Akiba et Ben Azzay. Ben Azzay se montra beaucoup plus catégorique que les autres….Alors ils lui dirent. …Il y en a qui prêchent et qui réalisent , d'autres qui ne prêchent pas mais réalisent à merveille; mais toi, si tu prêche bien…tu n'appliques pas ce que tu dis. Effectivement Ben Azzay ne s'était pas marié. Il leur répondit: Que puis-je faire? Moi qui n'est d'autre amour que la Torah Le monde pourra toujours se perpétuer grâce à d'autres.

On croit en effet, qu'il fut fiancé à la fille de Rabbi Akiba, mais ils ne se marièrent pas.

Ben Azzay était en train d'expliquer la Torah: Il se trouva environné de flammes. On lui demanda: Peut-être es-tu en train de commenter le "CHAR CELESTE" Non répondit-il, mais j'essaie de tresser les enseignments de la Torah avec ceux des prophètes , et ceux des prophètes avec ceux des Hagiographes ; et les enseignements de Torah se réjouissent comme le jour où ils furent révélés au Sinaï dans les flammes.

Il jouissait d'une renommée telle qu'il apparaissait comme le modèle d'une autorité en matière de Torah.

Rav, le grand maître de Babylone se disait être le Ben Azzay de son pays. Rava et Abbaye disaient d'eux-mêmes : Je suis l'égal de ce qu'est Ben Azzay à Tibériade.

Quant à Ven Azzay lui-même disait que tous les Sages de son époque ,étaient par rapport à lui comme des pelures …sauf Rabbi Akiba.

RABBI CHIMON BEN ZOMA



Ben Zoma disait: Quel est celui qui est un Sage? Celui qui apprend au contact de tout homme. Quel est celui qui est fort? Celui qui résiste à la colère et domine ses passions.Quel est celui qui est riche? Celui qui sait se contenter de ce qu'il possède.

Il disait: Que dois dire un invité convenable? Quel mal mon hôte s'est donné pour moi…tout ce vin…tous ces gâteaux …et toute cette peine qu'il a prise.

L'invité grossier dira: Quel mal il s'est donné…tout juste un morceau de pain…un bout de viande…un seul verre de vin.et le mal qu'il s'est donné ce n'était pas pour moi, mais pour lui et ses enfants..la cayra quoi.

Ben Zoma fut un des quatre Sages polyglottes de Yavné. Mais ce qui frappait surtout c'est sa capacité de tirer de l'Ecriture toute sa sève.

Il fut un des quatre qui s'introduit dans le PARDES; il ne put qu'entrevoir les choses et en subit les dommages. Il essaya de pénétrer le mystère de la Création (Maassé Bérechit) et à propos du verset D' créa le firmament on dit que ce fut un des versets à cause desquels Ben Zoma fit trembler le monde. Une discussion entre Rabbi Yochoua et Ben Zoma sur la Création du monde, récit qui se termine ainsi: Rabbi Yochoua dit à ses disciples: Ben Zoma est déjçà hors du monde. Peut de temps après Ben Zoma mourrait.



RABBI AKIBA

Pendant 13 ans, Rabbi Akiba fréquenta l’école de Rabbi Eliezer sans que celui-ci le remarquât. Rabbi Akiba fit de tels progrès dans la Thora qu’à la fin on ne pouvait se séparer de lui : Un jour, Rabbi Akiba arriva en retard à l’Ecole ; il dut s’asseoir dehors. Or, une question de Halakha fut posée dans la salle. Les disciples dirent alors : " La Halakha se trouve dehors ! " Comme une autre question se posait, les disciples s’écrièrent : " La Thora est à l’extérieur ! " A la troisième question, ils déclarèrent, en termes plus précis : " c’est à l’extérieur qu’est Rabbi Akiba ! " On lui fit alors place, et il vint s’asseoir.

24 ans après avoir quitté son foyer Rabbi Akiba revint dans sa ville accompagné de 24000 élèves. Rabbi Akiba était un des plus grands rabbins du Talmud. Or tous ces étudiants périrent au cours des 33 premiers jours du Omer parce qu’ils ne se témoignaient pas de respect mutuel. Leur mort créa un vide spirituel, jusqu’à ce que Rabbi Akiba enseigne la Thora à 5 nouveaux Talmidim :

Rabbi CHIMON bar YOHAÏ* Rabbi MEÏR* Rabbi YOSSI* Rabbi NEHEMIA* et Rabbi YEHOUDA*. Ces grands Tsadikim sont les TANAÏM ; ils sont les rabbins de la MICHNA.

Akiba ouvrit une école à Bné Brak et devint membre du Sanhédrin ce qui l’obligeait de se rendre souvent à Yavné.

Akiba a ouvert une nouvelle voie aux études sacrées. Dans la Thora, disait-il, rien n’est superflu – on n’y trouve pas un mot, pas une syllabe, pas une lettre, pas un signe qui n’ait sa raison d’être.

En vue de permettre aux juifs qui ne comprenait plus l’hébreu, l’accès de la bible, il favorisa une nouvelle traduction grecque de l'Ecriture, entreprise d’un prosélyte Aquilas.

Rabbi Akiba n’était pas seulement un profond érudit, il était aussi un homme d’action. Il n’hésita pas à entreprendre de longs et pénibles et périlleux voyages dans l’intérêt du judaïsme. C’est ainsi qu’il se rendit à Rome, à la tête d’une délégation juive, pour obtenir des autorités un allègement aux accablantes mesures qui frappaient les juifs.

Rabbi Akiba devint très riche à la fin de sa vie. L’argent venait de partout.

Akiba était aussi un grand patriote. Il prit une part prépondérante dans les préparatifs d’une dernière insurrection organisée par BAR KOKHBA contre les romains. Ce soulèvement, l’un des évènements les plus étonnants en vérité de l’histoire du monde qui se termina pour nous juifs d’une manière tragique.

Les Sages du Talmud étaient en général des gens réalistes ; leur pensée était toujours logique et assez sceptique face aux impulsions extrémistes des patriotes. Et pourtant Rabbi Akiba soutint BAR KOKHBA. Lorsque Rabbi Akiba vit Bar Kokhba il s’écria : " Celui-là est le Roi Messie ". Le Zohar nous informe que Akiba et Bar Kokhba avait une racine commune issue de CHELA troisième fils de YEHOUDA. Le cœur a des raisons que la raison n’a pas. Rabbi Yohanan ben Torta contemporain de Rabbi Akiba lui disait : " Akiba ! il te poussera de l’herbe sur les joues avant que le Messie n’arrive. Les romains écrasèrent la révolte, mais non sans mal.

Comprenant que c’était dans leur religion que les juifs puisaient leur force, ils interdirent aux juifs l’étude de la Thora.

Au mépris de la mort, Akiba continua à enseigner à ses élèves.

Un juif du nom de papos ben yéhouda vint le trouver et lui demanda : Akiva ! n’as tu point peur des autorités ? Il lui répondit par une allégorie : " Un jour, le renard ayant observé que les poissons se mouvaient anxieusement dans l’eau : Pourquoi, leur demanda-t-il êtes vous inquiets ? Parce que nous craignons les filets des pécheurs- Et bien venez au bord du rivage, nous vivrons ensemble en paix. Quoi répondirent les poissons, si nous ne sommes en sécurité dans l’eau qui est notre élément naturel comment pourrions nous l’être sur terre. Notre élément vital c’est la Thora ajouta Rabbi Akiba ; l’abandonner ce serait nous livrer à la mort. Les romains arrêtèrent et le jetèrent en prison. Papos fut aussi arrêté. Lorsque Rabbi Akiba vit Papos il lui demanda : Papos, qui t’a amené ici ? Et celui-ci répondit : Heureux Rabbi Akiba, qui t’es fait arrêter pour la cause de la Thora ! Malheur à moi, Papos, qui me suis fait emprisonner pour des futilités.

Rabbi Akiba, âgé de 120 ans fut amené à Césarée pour être jugé devant le chef romain. Lorsqu’on fit sortir Rabbi Akiba pour l’exécuter, c’était l’heure de réciter le " chéma "

Ses bourreaux torturaient son corps avec des peignes de fer, et lui, il acceptait le joug du royaume des cieux. Ses disciples lui demandèrent : Notre maître, jusque là ? – Toute ma vie, leur répondit-il, je me suis affligé à propos de ce verset " de toute mon âme " et à présent que cette occasion se présente, ne l’accomplirais-je point ?

" ECOUTE ISRAEL, HACHEM, NOTRE D’ , HACHEM EST UN "

Une voix céleste se fit entendre et déclara : - Heureux Rabbi Akiba car ton âme s’est envolée en disant EHAD.

Les anges se présentèrent devant D’ et demandèrent : " Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ? C’est de ta main qu’aurait dû mourir Rabbi Akiba et non pas par la main des hommes.

" La vie est leur lot ". répondit le Saint Béni Soit-Il. Le lot des justes et leur récompense ne leur sont point donnés dans ce monde-ci mais dans la terre de vie, dans le monde qui vient.

Quand Moshé posa à D’ la même question : Est-ce cela la Thora ? Est-ce là son salaire ? Tais-toi ! lui ordonna le Saint Béni Soit-Il. Tel est mon plan. L’intelligence et les pensées de l’homme ne sont pas à même de saisir les pensées du Créateur.

Le disciple de Rabbi Akiba, qui était aussi son serviteur, Rabbi Yehochoua Hagarsi, fut séparé de son maître la veille de Yom Kipour ? Et il retourna chez lui. . . .Le prophète Elie se présenta à lui pour lui dire que son maître Akiba est mort en prison.

Ils se mirent en route. Là-bas, ils trouvèrent les gardes endormis. Ils prirent le corps de Rabbi Akiba ; toute la nuit ils le transportèrent et arrivèrent dans la région de Tibériade. Une grotte s’ouvrit devant eux, ils déposèrent Rabbi Akiba sur la litière et sortirent.

Quand Rabbi Akiba fut exécuté à Césarée, la nouvelle parvint à Rabbi Yéhouda Ben BAVA et à Rabbi HANANYA BEN TARDION. Ils se déchirèrent les vêtements en déclarant :

" Frères, écoutez-nous ! Rabbi Akiba n’a été mis à mort que pour nous avertir que des décrets terribles nous attendent. Effectivement, 12 mois après la mort de Rabbi Akiba, cette prophétie s’accomplit.

Avec Akiba périrent 9 autres rabbins célèbres. Après ces malheurs des célèbres Tanaïm disciples de Rabbi Akiba pourvus de la SEMIKHA donnée par Rabbi Yehouda ben Bava gagnèrent le nord du pays ; ils se rendirent en Galilée pour assurer à Oucha la continuité spirituelle de Yavneh : Rabbi Meïr, Rabbi Yehouda ben Ilaï , Rabbi Chimon Bar Yohaï, Rabbi Yossi Ben Halaphta et leurs collègues. Ils sont les Sages de la Michna.

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