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ELIE DE MONTALTO

HISTOIRE
Parlement de Paris

BIO



cimetière juif Ouderkerk



Médecin juif ex-marrane originaire du Portugal (1567-1616), spécialiste des maladies nerveuses et mentales, appelé à la Cour de France par Marie de Médicis, alors que les Juifs étaient interdits de séjour en France. Alfred de Vigny dans sa" Maréchale d'Ancre " mettra en scène son histoire sous le nom de Samuel Montalto
Élie de Montalto allait être ainsi, le seul Juif a la cour de France à pratiquer le Judaisme



MONTALTO, Élie de

Castelo Branco, 6 de Outubro de 1567
França, Fevereiro de 1616

Élie Montalto baptisé Filipe Rodrigues dans l’église Santa Maria, était le trosième enfant d’Antonio et de Catarina Ayres. Ce couple de Crypto-Juifs qui porte également le nom de Luna s’était marié le 22 avril 1563, dans l’église Santa Maria. Les parents d’Élie ont vécu dans leur ville natale, ils avaient de la fortune et des esclaves. Selon des informations de l’époque, ils étaient très estimés. Son père a exercé la profession de pharmacien, conseillant bien ses clients, on le surnomma le «frère» de la miséricorde.

Un des frères d’Élie fut dénommé Moise, il fut médecin, il s’appela aussi Michael et Daniel de Luna. Cést sous ce dernier nom qu’on le retrouve en Pologne, médecin du prince Stanislas de Koniecpoli, il a vécu à Lublin, dans cette cité qui a joué un grand rôle dans la vie du judaisme polanais . Moise Montalto est décédé, à Lublin, en 1637; son épouse Isabelle alias Esther de Fonseca de Rouen mourut à Amsterdam, en 1692, elle est enterrée dans le même tombeau qu’Élie de Montalto dans le cimetière juif d’Ouderkerk .

La famille de Montalto a payé un lourd tribut à línquisition, une partie a choisi l’exil, l’autre est restée au Portugal. Aucun membre ne fut familier du Saint office, ni chevalier de l’ordre militaire, ni membre de la magistrature ou du clergé, surement, parce qu’íl fallait prouver obligatoirement «la pureté de sang». Cette famille montre également que les nouveaux chrétiens pratiquaient souvent l’endogamic.

Élie de Montalto a èpousé à castelo Branco Jerónima de Fonseca qui se fit appeler lorsqu’elle quitta le Portugal, Raquel (Rachel). Rachel de Fonseca était d’une famille qui se distinguat par plusieurs médicins très connus. Son père, Lopo da Fonseca, fut médicin de la reine Catherine de Portugal; son grand-père Manuel, médicin lui-aussi, est l’une des nombreuses victimes de la conversion forcée de 1497 au Portugal . Parmis les marranes distingués de la famille de Rachel de Fonseca, il est intéressant de citer sa soeur, Maria, alias, Sara Curiel qui était l’épouse du médicin jerónimo Nunes ramires de Lisbonne (mort en septembre 1609), don’t le frère Francisco de Vitoria a été l’évêque de Tecuman.

Nous ne savons pas à quelle date, Élie de Montalto quitta avec sa famille, le Portugal.Il devait être tourmenté par l’intolérance religieuse de ce Portugal du XVIe siècle. Selon Meyer Kayserling (1829-1905) le grand historien du Judaisme séfarad du XIX e siècle, Élie de Montalto se rendit à Livourne en 1598. En 1599, on est certain qu’il s’y trouve selon le récit de Paul de Pina.

Marie de Mèdicis recommanda Élie de Montalto à son oncle, le grand duc de Toscane Ferdinand I er de Médicis (Florence 1549 – Florence 1609) qui le prit à son service comme son médicin. En 1606, lors de la parution de son ouvrage Optica, à Florence, Élie de Montalto dit dans l’introduction, qu’il a effectué un court séjour à Paris. Il a rencontré, écrit’il, pour la première fois, «la branche sublime de la noble famille de médicis», la reine Marie.

Son deuxième séjour a eut lieu, de la fin de l’année 1606 à 1608 . Ces dates ne correspondent pas à celles généralement admises par les historiens. Nous appuyons sur le témoigmage de Léonora Dori Galigai (Florence, 19 mai 1568 – paris 8 juillet 1617), à son procés, pour sorcellerie, en 1617. Le 22 mai de cette année, Léonora Galigai répondit à la question de tribunal, «si elle a connu Montalto à Florence»: en France seulement, avant «la mort du feu Roy, ledict Montalto venant de Portugal»: il’s arrêta en cette ville de Paris, pour panser ceux qui auraient «besoin de son art de médicin». A cemoment, elle eut une grande maladie, ses amis et ses médicins lui conseillèrent de voir Montalto: le docteur Duré était du nombre et tous ensemble la soignèrent, tant «qu’elle vint en santé et convalescence».

Élie de Montalto se trouva en 1607, à Paris, d’après Fernand Hayem, qui est le grand historien de Léonora Galigai. Il écrit «qu’il séjourna à Paris, en 1607, «allant de Flande en Italie», et qu’il consentit» à pratiquer sa médecine . En 1608, selon le journal du médicin du roi Louis XIII, Jean-Héroard (1551 – 1628). Élie de Montalto se trouvait à Paris puisque nous lisons à la date du dimanche 10 août, «de Dauphin lui dit: (le futur Louis XIII) Parlez, docteur, «parlez de la Palestine». C’était un bouffon italien qui était en crédit à la cour» . Ce »docteur de la Palestine» don’t parle Jean Héroard est le docteur Élie de Montalto, qui esta ainsi nommé dans les documents italiens de l’Archivio di Stato de Florence. Henry IV n’accepta pas qu’Élie de Montalto restat en France, auprès de Léonora galigai, à cause de sa religion juive. Élie de Montalto, muni d’une nouvelle lettre de recommandation de la reine Marie de Médicis alla à Florence où le Grand duc de Toscane, Ferdinand Ier, le reprit comme médicin.

Après Florence, Élie de Montalto s`est fixé à Venise, où il a pu se consacrer davantage aux études hébraiques comme tant marranes de sa génération. Il devint, l`un des plus ardents partisans du judaisme à visage découvert comme on le remarque dans les quatre lettres publiées par Cécil Roth dans la Revue des Études Juives, en 1929. Dans cette correspondance des années 1611-1612, Élie de Montalto, exhorte un parent, Pedro (Pero) Rodrigues récemment sorti d`Espagne à servir en public de Dieu de ses ancêtres. En 1613, Pedro Rodrigues devint professeur de droit civil à l`Université de Pise .

L’influence considérable de Léonora galigai, sur Marie de Médicis, fit que la reine demanda à Élie de Montalto de revenir en France, pour être un de ses médicins, plusieurs éminents médicins de Paris étant morts dans un court laps de temps. Élie de Montalto répondit à la reine Marie de Médicis: «qu’il n’entendait (pas) se d´eguiser et contrefaire en sa profession», il désirait «exercer librement sa religion judaique», il avait pour cela «refusé des grandes offres qu’on lui avait faites à Bologne, à Messine, à Pise … Et qu’on lui avait aussi offert la première chaire de Padoue. Ajoutant qu’en un seul acte, on pourra reconnaître son intention, à savoir qu’il ne recevra aucun denier le jour de son observance, c’est à dire le jour du Sabbat» . Marie de Médicis écrivit aussi au Pape, Paul V (Rome 1552 – Rome 1621) pour obtenir une dispense lui permettant de prendre à son service un infidèle. La grâce accordée, Élie de Montalto allait être ainsi, le seul Juif de la cour et de France à pratiquer le Judaisme.

Élie de Montalto, accompagné de son épouse, de deux de ses jeunes fils, Isaac et Moise et d’un jeune Juif italien, Saul Lévi Morteira, gagna Paris, pendant l’été de l’année 1612, puisqu’il ful nommé «Consiliarius et Medicus» (conseiller et médecin ordinaire) de la reine, le 19 septembre 1612. Ce jeune italien, Saul Lévi Morteira (venise ? 1596 – Amsterdam 1660), âgé peut-être de seize ans, servit probablement de Chohet (abatteur rituel) et d’intendant à Élie de Montalto. A Pris, on l’appelait «Mortier». Il devint plus tard, à Amsterdam, d’abord enseignant à l’école de la synagogue puis rabbin de la Congrégation Bet Yahacob. Saul Lévi Morteira obtint une renommée en tant que prédicateur, et il écrivit un certain nombre de textes polémiques pour la défense du Judaisme en s’attaquant au Catholicisme et au Protestantisme . Mais Saul Lévi Morteira est surtout connu pour sa fonction de Président du tribunal rabbinique qui excommunia Spinoza.

De 1613 à 1615, Élie de Montalto a déployé, aussi à Paris, une activité religieuse importante, il a crée avec l’aide de Saul Lévi Morteira, une véritable école d’études hébraiques, attirant des Marranes du portugal et des Juifs de Hollande. Il fêtérent ensemble notamment, la Pâque de 1615 .

Ce marrane, né Chrétien, est mort en Juif pratiquant, en févrir 1616. C’est la reine Marie de Médicis qui décida que son corps serait embaumé et transporté à Amsterdam, afin d’être inhumé, dans le cimetière juif d’Ouderkerk .

Le choix d’Élie de Montalto comme médecin de marie de Médicis et de Louis XIII, doit s’expliquer dans les vieilles légendes tenaces qui couraient sur la supériorité médicale du «Juif de créance» sur le Juif converti. Cette légend s’illustra notamment, en 1538, quand François Ier de retour de l’entrevue d’Aigues-Mortes tomba malade à Compiègne, il pria Charles Quint de lui envoyer d’Espagne un médecin Juif. Charles Quint délégua un Juif converti qui se vanta de sa conversion à François Ier. A la suite de cet aveu, François Ier refusa d’être soigné par ce Juif converti, persuadé qu’un médecin chrétien ne pourrait jamais le guérir, Il fallut fair venir de Constantinople, un Juif non converti qui guérit le roi avec du lait d’ânesse . C’est en ce sens, qu’on peut considérer qu’Élie de Montalto représentait aux yeux des superstitieuses dames florentines qu'’taient, Marie de Médicis et Léonora Galigai, une garantie contre le mal et contre la maladie, le gardant dans leur suite grâce à une de ces luxueuses exceptions que le Catholicisme du XVII e siècle autorisait au niveau le plus élevé.
fl.ul.pt/unidades/sefarditas

Lire : Paraître Autre,
soit disparaître,
afin…
de ne pas disparaître.

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