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WILLIAM FOX

FOX FILM
BIO
Twentieth Century Fox
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FESTIVAL

William Fox- Vilmos Fried- né le 1er janvier 1879 à Tolcsva (Hongrie) et mort le 8 mai 1952, est le fondateur de la Fox Film Corporation (créée en 1915), connue en tant que Twentieth Century Fox.







William Fox naît le 1er janvier 1879 à Tulchva, dans l'actuelle Hongrie.

Issue d'une famille très pauvre, il a 12 frères et soeurs. L'Europe est ravagée par la famine et les conditions de vie désastreuses, toute la famille embarque pour le Nouveau Continent à bord d'un bâteau de fortune.

La traversée sera extrèmement difficile, la médecine n'est pas présente. Arrivée sur la terre ferme, les parents enterrent 6 de leurs enfants.

Malgré les étincelles qu'on leur a fourni, la vie est toujours aussi difficile, en particulier pour les enfants rescapés (dont William). Bien que les parents aient trouvés un travail, les enfants ne mangent pas tous les jours ni à leurs faim et les fins de mois très difficile. Les parents élèvent mal leurs enfants : ils travaillent tôt, les enfants se soutiennent pour survivre.

Une fois adolescent, William prend le sort de la famille en main. A son tour, il part chercher du travail, il se fait embaucher comme tailleur. Avec un bon sens des affaires, il finit par sortir toute la famille de l'enfer.

Le 30 décembre 1899, il se marie avec Eva Leo mais on a aucune autre information.

Un jour, un panneau publicitaire attire son attention : un hangar qui visionnait des courts métrages est à vendre. En 1904, il décide d'investir toutes ses économies soit 1600$ pour le racheter.

Mais le lendemain, les ennuis commencent. Il se trouve que le public se compose majoritairement d'hommes alcooliques et au chômage et de nombreux trafics clandestins circulent.

William décide de changer la politique de son entreprise en ne diffusant que des films familliaux : c'est une bonne intuition car un public plus aisé débarque. Afin de se débarasser des éléments nuisibles, il fait discrètement appel à des videurs.

En quelques années, il se retrouve propriétait de 15 salles de cinéma.

Mais un nouveau problème débarque : Joseph Kennedy dirige la Faten Company. Celle-ci reigne en maître absolu sur les producteurs indépendants en les taxant excessivement. William Fox décide de porter plainte pour abus de pouvoir, soutenu pas Thomas Edison. A la surprise générale, il remporte le procès et reçoit 300 000 $ de dommages et intérêts.

Une fois qu'il acquiert cet argent, il l'investit aussitôt dans l'achat de nouvelles salles de projection et dans le développement de courts-métrages.

William manque de se tuer dans un accident de la route. D'un groupe sanguin rare, l'acteur Dustin Farnum lui sauve la vie grâce à la transfusion. Pour le remercier, lui offre un contrat exclusi à vie. L'acteur arrêtera sa carrière en 1925 et mourra en 1929.

Désormais, l'argent rentre à flots et est aussitôt dépensée dans de nouvelles prouctions avec le procédé du movietone (procédé permettant d'entendre la bande son synchronisée à l'image). Cependant, cette nouveauté à un cout très élevée et les studios Fox sont aux bords de la faillite.

C'est alors que son collègue Frank Powell lui présente une jeune femme aux origines polonaises et suissesse : Theda Bara. Elle signe un contrat avec la Fox et sauve les studios de la faillite : la compagnie est n°1 et rapporte 250 millions de $.

Ensemble, et malgré le curitanisme de certains, les films que William Fox produisit pour Theda Bara rencontrèrent chez les femmes une résonnance profonde. Leur intelligence et leur séduction devenaients de nouvelles armes en vue d'acquérir leur indépendance.

Avec l'ensemble de ses succès, William investit dans l'immobilier contrairement à ses concurents et possède désormais 2000 salles de cinéma.

Mais le 28 octobre 1929 : c'est le crack bourisier à Wall Street ! Les actions qu'il a payé 120 $ ne rapporte plus que 50cts : il est complètement ruiné. Les actionnaires le pousse vendre ses parts pour sauver les studios. Il réussit à récupérer 18 millions de $.

La descente aux enfers continuent : en mars 1930, il n'est même plus le patron de sa propre société. Il se retrouve devant les tribunaux pour déclaration de faux bilans par les nouveaux patrons.

En 1932, il a tout perdu. Il purge une peine de 6 mois de prison et se retrouve pratiquement à la rue.

Du temps de son poste de directeur fondateur, les studios Fox auront produit 537 films de 1914 à 1935.

Il meurt, oublié de tous, le 8 mai 1952 à New York.

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Lire : Le Cinema et les USA
Au début du XXème siècle, tandis que l'industrie cinématographique n'en est pas encore une, la plupart de ceux qui se lancent dans le cinéma sont des immigrés, et plus particulièrement des immigrés juifs, venant de Russie, d'Allemagne ou d'Autriche-Hongrie. Ils débarquent à New York avec une volonté qui les distingue de leurs contemporains européens : pour ces immigrés aux États Unis, le cinéma est plus qu'un simple divertissement, c'est une nouvelle forme d'art. Les producteurs qui vont apparaître, comme William Fox (fondateur en 1915 de la Fox Film Corporation, qui deviendra la Twentieth Century Fox), Samuel Goldfish (qui changera son nom en Samuel Goldwyn, fondateur en 1916 de la Goldwyn Picture Corporation, qui deviendra la MGM), les frères Warner (fondateurs en 1923 de Warner Bros Studios), ont dès le début des ambitions artistiques. Ils se mettent donc en contact avec des écrivains renommés pour écrire les scénarii de leurs films, en se disant, avec raison, qu'un film fondé sur un livre ayant déjà eu du succès a plus de chances de faire de bonnes recettes.

Ce dont on peut s'apercevoir dès les débuts du cinéma aux État-Unis, c'est que les producteurs ont un rôle qui va au delà de l'aspect purement financier : ils participent à la création des films au même titre que les réalisateurs et les scénaristes.

Le cinéma américain sera profondément marqué par le code Hays, autocensure régissant la production des films, établi par le sénateur William Hays, président de l'Association of Motion Picture Producers et The Motion Picture Producers and Distributors of America, en mars 1930 et appliqué à partir de 1934. Ce texte, qui fait suite à l'affaire Fatty Arbuckle, restera en vigueur jusqu'en 1966

DUSTIN HOFFMAN


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JEWISH
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RAMBO
FILM
Le Laureat



"Si le succès m'a apporté quelque chose, c'est que j'ai arrêté d'avoir peur de mourir. Une fois que vous êtes une star, vous êtes déjà mort. Embaumé"


Juif. Le grand-père avait fui les pogroms d'Ukraine, et tenait un salon de coiffure à Chicago. Le père fit un peu de tout, représentant de commerce, goudronneur sur la Hollywood Freeway, petite main des studios. La famille était pauvre. L'acteur a grandi à Los Angeles : «Pas à New York, pas à Baltimore, où les gens croyaient que tout le monde était juif. Nous étions les seuls gamins juifs du quartier. J'ai eu droit à toutes les insultes, j'étais profondément conscient du fait d'être en dehors. Ça me faisait peur la colère que je déclenchais chez les gens.»

Il entre en analyse en 1964. Y est toujours, et jusqu'à la fin de ses jours: «On grandit en essayant d'échapper à la douleur. Y en a qui vont à l'église tous les dimanches, pourquoi pas continuer à apprendre des choses sur soi, à se rapprocher de ses rêves et de ce qu'ils représentent.»
Sa judéité se porte mieux. «Intellectuellement en tout cas. Sur le plan émotionnel, il reste toujours quelque chose de la peur à l'estomac. Etre juif, c'est comme être une femme, faut prouver tous les jours qu'on est plus malin que les autres.»
psychanalyse en mouvement


Les contes d'Hoffman

Grand acteur américain qui tient une place à part dans le coeur du public, Dustin Hoffman a incarné des dizaines de personnages différents et attachants.

Dustin Hoffman a obtenu l'Oscar du meilleur acteur pour Kramer contre Kramer de Robert Benton et Rain man de Barry Levinson, ainsi que 5 nominations à cette récompense pour Le lauréat, Macadam Cowboy, Lenny, Tootsie et la comédie satirique Des hommes d'influence, qui lui valut une citation au Golden Globe.

Né à Los Angeles le 8 août 1937, Hoffman passe les premières années de son enfance à Hollywood, où son père est accessoiriste et décorateur; c'est à sa mère, grande admiratrice de l'acteur Dustin Farnum, qu'il doit son prénom.

Songeant d'abord à devenir pianiste, Hoffman suit des études de musique au College de Santa Monica. Il choisit pour discipline secondaire le théâtre, qui devient bientôt sa matière de prédilection, et entre au Pasadena Playhouse, où il travaille la comédie pendant deux ans avant de suivre les cours de Lee Strasberg.

En 1961, il débute à Broadway dans "A cook for Mr. General", puis assiste Ulu Grosbard sur la mise en scène de "Vu du pont" d'Arthur Miller. Quelques mois plus tard, il interprète le rôle secondaire de Bernard dans une version radiophonique de "Mort d'un commis voyageur".

Sa carrière off-Broadway, débute avec une comédie d'humour noir : "Harry, Noon and Night" de Ronald Ribman, où il tient le rôle d'un officier nazi, bossu et homosexuel. En 1966, il reçoit l'Obie pour sa création dans "Journey of Fifth horse" de Lanford Wilson. Il joue la même année au Festival de Berkshire, une pièce en un acte de Murray Schisgal : "Fragments", qui inaugure sa longue et fréconde collaboration avec cet auteur, et obtient le Theatre World Award et le Drama Desk Award dans la farce "Eh ?", mise en scène par Alan Arkin.

Mike Nichols l'appelle alors à Hollywood et lui confie le rôle de Benjamin, le jeune puceau sentimental du Lauréat, qui lui vaut sa première nomination à l'Oscar et l'impose parmi les grands noms du cinéma américain. Diversifiant et étaendant sans cesse son registre, Hoffman fera de chacun de ses rôles suivants l'occasion d'une nouvelle surprenante métamorphose : vagabond italo-américain dans Macadam Cowboy, pionnier centenaire dans Les hommes du président, père divorcé dans Kramer contre Kramer, comédien travesti dans Tootsie, idiot savant (austiste) dans Rain Man, gangster dans Billy Bathgate, pirate bouffon dans Hook ou encore paumé dans Héros malgré lui savant dans Alerte, avocat dans Sleepers, journalsie dans Mad City, producteur mégalomane dans Des hommes d'influence, etc...

Dustin Hoffman a débuté dans la mise en scène en 1974 en montant à Broadway "All over town" de Murray Schisgal. Il a fait en 1984 un triomphal retour à la scène dans "Mort d'un commis voyageur", d'Arthur Miller, qui lui valu le Drama Desk Award. La version télévisée de ce spectacle, réalisée par Volker Schloendorff, lui a rapporté l'Emmy du meilleur acteur.

Il a également interprété en 1989, à Londres et Broadway, "Le marchand de Venise", qui lui valu une citation au Tony. Depuis Tootsie, il a produit plusieurs films et spectacles sous la bannière de sa société, Punch Productions, dont Alerte !, American Buffalo, Des hommes d'influence, "Mort d'un commis voyageur" et son adaptation télévisée et "Le marchadn de Venise". Il a produit en outre le film de Tony Goldwyn, Le choix d'une vie, qu'interprétaient Diane Lane et Liev Schreiber, et a assuré la production exécutive de The Devil's arithmetic.

En 2004 il est à l'affiche du film de Gary Fleder, Le maître du jeu d'après John Grisham.

En 2005 il est à l'affiche de Mon beau-père, mes parents et moi de Jay Roach, puis dans Neverland de Marc Forster aux côtés de Johnny Depp et Kate Winslet. La même année, il est à l'affiche de J'Aime Huckabees de David O' Russell.
En 2006 il est au générique du film de Andy Garcia, Adieu Cuba, où il interprète le gangster Meyer Lansky.
de Tom Tykwer, puis joue dans Le parfum histoire d'un meurtrier.

En 2007 il est à l'affiche de L'incroyable destin d'Harold Crick de Marc Forster, puis incarne un viel homme fantasque de 243 ans dans Le merveilleux magasin de Mr Magorium (2008), face à Nathalie Portman. cinefil

Comment 'Le Laureat' de Mike Nichols a change le cinema americain
...Depuis quarante ans plusieurs scenes du film font l'objet d'un veritable culte chez les cinephiles.La bande sonore de Simon et Garjunkel est entree dans le patrimoine musical.Mais quand il s'agit de cinema et surtout de cinema americain les choses ont souvent un aspect juif
C'est le grand magazine Vanity Fair qui a publie un article consacre au film
Il a fallu trouver l'acteur principal et le choix de Dustin Hoffman fut 'revolutionnaire':un acteur qui non seulement est Juif mais porte un nom Juif et a l'air d'un Juif pouvait interpreter un personnage auquel des millions de jeunes Americains allaient s'identifier . Non que le heros Benjamin Braddock ait quoi que ce soit de Juif .Au contraire le film est manifestement Wasp
Mais Dustin Hoffman dit a Mike Nichols qu'il n'etait pas fait pour ce role ,ce a quoi Mike lui repondit: 'Peut etre qu'il est Juif a l'interieur de lui meme'...
C'est ce peut etre qui fait toute la difference
D'apres Jean Vidal - l'arche

ADOLPH ZUKOR

Paramount
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Adolph Zukor


Fondateur de la Paramount en 1913, Adolph Zukor (7 janvier 1873 - 10 juin 1976) est un magnat du film qui contribua grandement à la légende d' Hollywood.


"Si c'est un bon film, c'est un Paramount"

Le mythique studio Paramount
À l'origine de cette histoire, la saga d'un homme, Adolphe Zukor, immigrant Juif hongrois arrivé aux Etats-Unis en 1888, qui achète pour commencer quatre grandes sociétés de production appelées "Queen Elysabeth". En 1914, Zukor achète en partie la société de distribution "Hodgkinson's Paramount Company" qui deviendra plus tard en 1916 Paramount.
À la tête du studio, un trio de choc : Zukor est président, Lasky vice-président et Cécil B.DeMille directeur général. La compagnie produit alors 36 films par an à Hollywood, tout en achetant salles de cinéma et studios de production.
Les films s'enchaînent : en 1924, Les Dix Commandements , Fenetre Sur Cour…Et les stars également : Maurice Chevalier, Marlène Dietrich, Gary Cooper…Survivant à la crise d'après-guerre et aux conséquences des nouvelles lois imposées aux majors du cinéma dans les années 60-70, Paramount accumule les oscars avec de nouvelles productions : "Le Parrain", Love Story, Chinatown, Grease…
commeaucinema

Paramount contribua à la culture française en tournant dans ses studios de Joinville deux films de Marcel Pagnol, Marius et la première version de Topaze, ainsi que plus modestement, à Hollywood, une adaptation américaine de "La famille Duraton" nommée True to life (1943).


Lire Ces Juifs qui ont fondé Hollywood :Fondé par des émigrants juifs venus d’Europe centrale, Hollywood est devenu le symbole du rêve américain.

LES FRERES WARNER




HISTOIRE
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WARNERBROS
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Histoire du Studio

Warner Bros Pictures fut crée par les quatre frères Warner en 1923: il s'agit d'Harry Warner (1881-1958), d'Albert Warner (1884-1967), de Sam Warner (1884-1927) et de Jack Warner (1892-1978).



Leur père, Benjamin Warner était un cordonnier juif polonais qui avait fuit la Pologne en 1883 pour d'abord vivre en Allemagne puis pour définitivement s'établir aux Etats-Unis à Baltimore. Les quatre frères Warner ayant toujours appris à travailler ensemble, vécurent à Youngstown dans l'Ohio. L'aventure cinématographique commença quand le frère ainé Harry décida de vendre au mont-de-piété le cheval de la famille pour acheter en 1904 un projecteur de cinéma de la marque Edison. Ainsi ce projecteur permit aux frères Warner de projeter de manière itinérante des films dans les petites villes de l'Ohio et de Pennsylvanie. Par la suite, ils décidèrent d'abandonner l'idée du cinéma itinérant pour créer un cinéma fixe à New Castle. En 1905 fut donc ouvert le "Cascade Theatre" avec des fauteuils empruntés au salon funéraire voisin.

Vu la difficulté croissante d'obtenir à bon prix de bons films à projeter, les frères Warner vendirent le "Cascade Theatre" pour 40 000 $. Ils se lancèrent dans la distribution de films à temps plein en incorporant la compagnie Edison. Ils quittèrent cette compagnie pour se lancer réellement dans la production cinématographique en créant un studio à St Louis dans une ancienne fonderie de fer. Les deux uniques films produits étaient tellement d'un budget moindre qu'ils en devenaient très difficiles à commercialiser. Ils décidèrent de s'implanter en Californie où le climat ensoleillé et l'absence de pluie rendait propice la production de films avec par conséquent des économies d'éclairage à la clé. Ainsi en 1923 fut crée Warner Bros Pictures.

En 1924, la première star du studio fut un chien. En effet, Rintintin fut la star de "Man from Hell's River" puis de 25 autres films de la Warner et ce, bien avant la célèbre série télé pour enfant.

En 1927, les frères Warner prirent un gros risque financier en pariant sur une toute nouvelle technologie: le film parlant. Ils produisirent "Le Chanteur de Jazz" avec Al Jolson, un succès mondial qui fit de la Warner, la véritable pionnière du film parlant.

En 1929, la Warner Bros rachète la First National Pictures qui avait produit de 1918 à 1923, neuf courts métrages et le fameux "The Kid" de Charlie Chaplin.

Dans les années 30 , la Warner se distingua par la production de nombreux films noirs avec des acteurs comme James Cagney et Humphrey Bogart. Accusée de glorifier le milieu du crime, la Warner se mit également à la production de nombreux films d'aventure comme le célèbre Robin des Bois.


Dans les années 30, vint l'ère du film d'animation au sein du studio sous la direction de Leon Schlesinger. Des films d'animation virent ainsi le jour avec des anciens de Disney à la réalisation comme Hugh Harman, Rudolf Ising, Jack King ou encore Friz Freleng. Mais c'est avec le très célèbre Tex Avery que les cartoons de la Warner commencèrent à se distinguer de la concurrence. Ainsi, les films d'animation étaient moins manichéens et tournés vers un public plus adulte que ceux de Disney. Bugs Bunny, Daffy Duck ou Droopy sont encore très fortement associés à l'image de la Warner.

Vint ensuite l'ère de la production télévisuelle, nouveau média en plein essor dans les années 60. La Warner signe dès cette époque jusqu'à nos jours des séries comme Friends evidemment mais aussi Shérif fais moi peur, Dallas, Wonder Woman, la caravane de L'étrange, Cold Case, Urgences, New York 911, Smallville, Les frères Scott, les Soprano, A la Maison Blanche, Tout le monde aime Raymond ou encore Band of Brothers ou Six feet under et Nip Tuck.

Parmis le catalogue des films Warner, on peut trouver des films comme Annie, Camelot, Casablanca, la série des Armes Fatales, Mad Max, la série des Rocky, Blade Runner, Giant, A l'est d'eden, la fureur de vivre, Orange Mecanique, Full Metal Jacket, Shining, Vol au dessus d'un nid de coucou, Heat, American Beauty, True Lies, Ocean's Eleven et bien d'autres encore...

En 1989, La Warner est rachetée pour 14 milliards de $ par le groupe Time puis fusionne avec AOL en janvier 2000 créant ainsi l'un des plus grands groupe mondiaux dans le domaine de la communication et de l'entertainment regroupant des entités comme Warner Bros Pictures et sa branche de cinéma indépendant, AOL, HBO, Time ou encore New Line Cinema.

Actuellement, le studio compte 34 sound stages (hangars uniformisés de couleur sable) et de nombreux décors extérieurs témoignant de l'histoire cinématographique du studio (voir les photos ci-dessous). Le studio en mai 2003 a procédé à la destruction de ses décors extérieurs utilisés pour le tournage de ses anciens westerns, trés peu rentables car plus ou trop peu utilisés de nos jours pour la production de films. Le Studio Universal a contrairement à la Warner décidé de les conserver, plus comme vestiges d'une histoire cinématographique révolue plutôt que pour la production réelle de films.
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MARILYN MONROE


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"Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse."

"Ce que je met pour dormir ? Chanel N°5 "



Conversion de Marilyn
Le 1er juillet 1956 eu lieu une cérémonie juive traditionnelle, Marilyn s'étant convertie au Judaïsme par amour pour Arthur Miller. Toujours en recherche d'une "vraie" famille, elle s'intègre totalement à la cellule familiale de Miller, ses 2 enfants et ses parents.



Marilyn Monroe naquit sous le nom de Norma Jeane Mortenson le 1 juin 1926 au General Hospital de Los Angeles.
12 jours après sa naissance elle fut confiée au couple Bolender car sa mère Gladys avait des problèmes financiers.
Vers 1933, Gladys acheta une petite maison près de Hollywood Bowl : c'était la première fois que Norma Jeane vivait avec sa mère.
En 1935, Gladys fut internée dans un hôpital psychiatrique et hormis quelques rares moments de liberté elle y resta toute sa vie.
Norma Jeane commença à travailler à la Radio Plane Corporation de Burbank où elle vérifiait les parachutes. Quelques mois plus tard, en 1945, un photographe de l'armée, David Conover, visita l'usine où travaillait Norma Jeane à la recherche de quelqu'un qui remonterait le moral des troupes envoyées dans le Pacifique. Il lui demanda alors de poser pour sa série de photos destinée à la revue Yanks . C'est alors que commença sa carrière comme mannequin. En 1945, Norma Jeane signe un contrat avec l'agence de mannequin Blue Book.

Norma Jeane signe son premier contrat avec la 20th Century Fox en août 1946. Le premier acte de sa vie de comédienne fut de changer son nom. Le directeur artistique de la Fox, Ben Lyon, lui proposa Marilyn Miller mais elle suggéra le nom de jeune fille de sa mère: Monroe. En l'espace d'un après-mide, Norma Jeane Mortenson devint Marilyn Monroe. Durant ses premiers mois, Marilyn prit des cours de danse, de danse et n'obtint aucun rôle parlant. Elle obtint son premier rôle parlant (une réplique) dans Scudda Hoo! Scudda Hay! en 1947 mais sa réplique fut coupée au montage. Son contrat ne sera pas renouvellé malgré un autre petit rôle dans Dangerous Years.

Sa gloire de star lui fut apportée par son rôle dans Niagara. C'est durant ce tournage que Marilyn attire l'attention de Joe DiMaggio.
Marilyn épousa Joe DiMaggio le 14 janvier 1954. Lors de leur voyage de noce au Japon, Marilyn accepta d'aller chanter devant les troupes américaines basées en Corée, qu'elle considère comme l'un des plus grands moments de sa vie.

A la fin du tournage de Seven Years Itch, Marilyn créa sa propre société de production, Marilyn Monroe Productions, avec son ami le photographe Milton Greene. Elle s'installa à New-York, en 1955, où elle se fit de nouveau amis et une nouvelle histoire d'amour avec le dramaturge Arthur Miller.
Marilyn épousa Arthur Miller le 29 juin 1956, ce que les médias appelèrent l'alliance de "Tête d'oeuf et taille de guêpe".


Le 4 août 1958, elle commença à travailler sur la film qui allait rester comme son triomphe le plus célèbre: Some Like It Hot. Cela reste comme un des chefs d'oeuvre du cinéma comique, malgré que le tournage fut ponctué de toute sorte de problèmes.
En juillet 1960 commence le tournage des Misfits, cadeau d'amour de Miller à Marilyn.

Le tournage fut extrêmement éprouvant: Marilyn augmenta sa consommation de médicaments, sa relation avec Arthur Miller se détériora, Montgomery Clift était dépendant de l'alcool et des médicaments depuis son accident de voiture, la chaleur du désert du Nevada pouvait atteindre 42°. a la fin du tournage, Marilyn et Miller divorcèrent et Clark Gable succomba à une crise cardiaque. Marilyn commença à faire une dépression nerveuse. C'est à cette époque que Joe DiMaggio reparut dans sa vie, répandant des rumeurs de possible réconciliations. Marilyn eut de nombreux problèmes de santé, aussi bien physique que mentale, et ne tourna aucun film jusqu'en 1962. C'est à ce moment que sa liaison avec John F. Kennedy commence à défrayer la chronique.

Ne venant pas régulièrement sur le plateau, Marilyn fut renvoyée le 8 juin 1962 par le chef de production. Elle fut anéantie par son licenciement, aggravant sa dépendance des médicaments et de l'alcool.
Par solidarité, son partenaire, Dean Martin, refusa de continuer le tournage sans elle. Mais Marilyn n'eut pas l'occasion de revenir sur le plateau car elle fut retrouvée morte, à son domicile, le matin du 5 août 1962. Sa mort donna lieu à de nombreuses hypothèses d'assassinat maquillé en suicide, due à sa relation avec les frères Kennedy.

Joe DiMaggio, accablé de douleur, qui se chargea des funérailles, refusant la présence de toutes les fréquentations hollywoodiennes récentes de Marilyn. Il fit porter, pendant 20 ans, une fois par semaine, un bouquet de roses sur sa tombe. On dit qu'ils avaient prévu de se remarier le 8 août 1962...

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WILLIAM KLEIN

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William Klein


Devenu célèbre grâce à ses clichés de mode ou de New York dans les années 1960, il s'est attaché à réaliser des photos de rue, des instantanés. S'il a beaucoup photographié New York, il n'a pas oublié la capitale française, où il vit, Rome, Tokyo ou Moscou.



" Prendre une photo, c'est une excuse pour être badaud. Je me donne l'impression de faire quelque chose donc j'ai moins mauvaise conscience "

" Quand on voulait aller au cinéma, il nous arrivait de rassembler nos bouteilles pour récupérer la consigne. J'avais déjà une dent contre cette grosse pomme de New-York "

Par Michel Lecocq


L'anticonformiste

William Klein, un artiste controversé et inclassable aux multiples talents : tour à tour photographe, cinéaste et peintre d'abord quand la création le pousse à toujours entreprendre. William Klein, un homme amoureux des grandes métropoles auxquelles il a dédié nombreux de ces clichés. Enfin, William Klein, un militant de la mode pour laquelle il a souvent eu un regard complaisant mais toujours passionné. C'est tout William Klein maintenant que je vous propose de découvrir avec moi.

LA PEINTURE (1948 - 1954)

Eh bien, oui …. La peinture, nous ne pouvons pas ignorer cela tant le désir d'expression de William pour ce support artistique a été grand. Bien entendu, William, après sa naissance en 1928 à New York et au cours de son adolescence ne présente pas forcément d'aptitude pour l'art en général bien qu'il soit sans doute porté par sa grande sensibilité vers ce type d'activité. Il grandit donc dans un milieu socialement peu confortable, dans le quartier de Harlem, sans bien trop se soucier d'autre chose semble t'il que de ses études qui le conduisent à obtenir en 1945 un diplôme universitaire en sociologie. A la fin de ses études comme beaucoup de jeunes hommes, il part faire son service militaire dans l'armée américaine. Envoyé pendant un an en Allemagne au cours des années 1946/1947, il termine son service à Paris. Après sa démobilisation en 1948, il reste dans la capitale française où il se sent bien. C'est dans ce contexte parisien qu'il commence à s'initier à la peinture : il a alors comme mentor : André Lhote puis Fernand Léger. Peu inspiré par les ateliers parisiens qui semblent ne plus convenir à l'idée qu'il se fait de la création, il se retire dans une petite ville du bassin parisien : la Garonne-Colombes, il y rencontre Jeanne Florin et l'épouse en toute intimité au cours de l'année 1950. Il souhaite pleinement se consacrer à la peinture et une série d'expositions à Bruxelles et Milan en 1951 renforce sa démarche contemporaine. Paradoxalement, c'est alors que les commandes picturales arrivent qu'il découvre les grandes possibilités des supports photographiques. Sa première œuvre photographique concerne ainsi la création de "transpositions murales " représentant le tracé de formes en mouvements. Il décide alors d'approfondir cette nouvelle voie en l'adoptant à sa vision artistique.

LA PHOTOGRAPHIE - LES DEBUTS (1954 - 1957)

En 1954, l'existence du verre photo-sensible est pour William une révélation qui sera sans doute à l'origine de toute son œuvre photographique à venir non pas par son emploi, bien au contraire. Il retourne à New York après huit ans d'absence avec la ferme intention d'utiliser ce type de support pour les photos d'architecture, il a la bénédiction et l'appui financier d'Alex Liebermann, le directeur artistique de la revue "Vogue". Il entreprend alors de convaincre les détenteurs du brevet sur le verre photo-sensible en vue de produire son travail sur très grand format. C'est hélas un échec. Par dépit, il se lance sans grande illusion dans une œuvre bien improbable : un "journal photographique" quelque peu acerbe et désabusé sur son retour dans la grande capitale nord américaine. Ce travail est constitué essentiellement de photos "abus", tant dans les contrastes que dans la granulation, tant dans les bougés que dans les décadrés, tant enfin dans les accidents de tirages que dans les déformations et les rajouts. C'est une idée sans avenir d'un photographe anticonformiste. Pas d'avenir me direz vous, sans doute aux Etats-Unis où l'impression trop avant-gardiste dérange mais en Europe : l'éditeur Chris Marker voit dans ce manifeste, une œuvre majeure et inédite : un sacré coup de pied à la photographie classique. "New York" sort en 1956. La carrière de William certes controversée, au même titre que le livre, est alors lancée. Il obtient le prix Nadar, l'année suivante et décroche, auprès de Federico Fellini, une place d'assistant, il part ainsi pour Rome.

LA PHOTOGRAPHIE - LA RECONNAISSANCE (1957- 1965)

Parallèlement à sa carrière cinématographique débutante, William mène une vie intense de photographe. Le retard du film de Fellini à Rome lui donne ainsi l'opportunité de réaliser, dans le même esprit que sa première œuvre, une série de clichés sur la capitale italienne. Ce travail se conclut, au cours de l'année 1957, par la sortie de l'album "Rome". Dans le même temps, la maison "Vogue" lui offre quelques espaces de publication qui lui permettent de se faire un nom dans le milieu de la mode. En 1959, c'est Moscou qui est mise à l'honneur dans une publication de belle qualité. Il reproduira cette démarche dans un nouveau livre, 5 ans plus tard. Entre temps, la Photokina en 1963 lui fait l'honneur d'une exposition: "30 photographes qui ont fait l'histoire de la photographie", c'est pour lui une belle consécration. Enfin, en 1965, une dernière publication sur la ville de Tokyo vient concrétiser 16 ans de photographie. Mais l'univers du film l'attire inexorablement et l'année 1966 se conjugue au singulier sans la photographie.

LE CINEMA (1958 - ….)

Sa démarche cinématographique est, à l'origine, en étroite relation avec le monde de la photo tel qu'il le conçoit, c'est-à-dire très proche d'une dénonciation des effets pervers de la société moderne. C'est un message très réaliste qui appelle à une véritable réflexion sur de nombreux domaines La politique, par exemple dans le film : " les français et la politique " 1962 (censuré). La mode, également que nous retrouvons dans les films suivants: " le grand magasin " 1964, avec Simone Signoret " qui êtes vous, Polly Magoo ? " 1966, ou bien " la mode, mode d'emploi " 1985. La société, bien sur dans le film " un couple témoin " 1975, avec Anémone et André Dussolier. La guerre, inévitablement dans l'œuvre " loin du Viet-Nam " 1967, avec Chris Marker, Joris Ivens, Alain Resnais, Jean Luc Godard et Claude Lelouch. Le racisme, les injustices et les mouvements noirs tel que les " black panthers " aux Etats-Unis que nous retrouvons dans le film : " Elridge Cleaver, Black Panther " 1970, mais également dans deux autres films majeurs de sa création : " Mohammed Ali, the greatest " 1974 et " the little Richard story " 1980. Les mouvements sociaux, enfin aux Etats-Unis lors des mouvement pour la paix et la liberté : " mister Freedom " 1968 et en France dans l'œuvre " grands soirs et petits matins " 1978 sur les événements de mai 1968.

Outre ce côté dénonciateur, William n'oublie pas non plus, de participer voire de réaliser des films culturellement plus abordables et moins engagés, par exemple : Sur le sport dans le film " the french " 1981, tourné au cours du tournoi de tennis de Rolland Garros. Sur la danse et essentiellement sur le danseur Jean Babilée dans le film " Babilée - 91 " 1991. Enfin, bien sur, sur la photo dans l'œuvre commune dont il est l'initiateur : " Contacts " 1988.

Ainsi, entre 1957, année où il est remarqué par Federico Fellini qui en quelque sorte lui met le " pied à l'étrier " et 1993 année qui marque la sortie de sa dernière œuvre cinématographique personnelle : " in and out of fashion " (autoportrait dans le monde de la mode), c'est environ 35 films et près de 250 spots publicitaires qui sont réalisés par ses soins. C'est également une participation active à de nombreux films majeurs tournés par de grand réalisateurs notamment Louis Malle pour le film " Zazie dans le métro " en 1960. Le Cinéma dans lequel il s'exprime parfaitement ne lui fait pas oublier ses premières amours et au cours des années soixante-dix, la redécouverte de son style photographe l'incite à reprendre plus sérieusement cette activité notamment par le biais de la couleur.

RETOUR VERS LA PHOTOGRAPHIE (VERS 1975 - ….)

C'est en quelque sorte, un photographe nouveau qui alors apparaît sous les cimaises d'abord au M.O.M.A. et à la Light Gallery de New York, au cours de l'année 1980 puis deux ans plus tard, au Centre Pompidou à Paris. Il enchaîne alors les expositions au cours des années quatre-vingt tout en travaillant pour les journaux " Sunday 's time " et " Libération " et pour l'entreprise " Leica ". Dans les années quatre-vingt-dix, les récompenses se succèdent et viennent enfin couronner une carrière photographique certes en dents de scie mais qui a été, par de nombreux côtés, révolutionnaire. Citons entre autre : Le prix international Hasselblad et le Guggenheim Award aux Etats-Unis Le Grand Prix National en France Le Kultur Preiss et le grand prix Agfa-Erfurt en Allemagne En 2002, une grande exposition, à la maison européenne de la photographie : sur la relation très intime qu'a entretenue William pour la capitale française, lui rend un vibrant hommage. (Paris +Klein) 2004 est, enfin pour lui, l'année des " transphotographiques " de Lille pour lesquels il entreprend un travail surprenant sur les " gens " qui font au quotidien la vie de la grande métropole nordiste.

William Klein est donc un photographe incomparable par le don qu'il a de ne jamais " s'enfermer dans un système " (Peter Lindbergh). Sa discrétion est à la hauteur des innovations qu'il a pu apporter dans le monde de la photo. Mais une chose est sûre, la " discrétion " de ses photos n'est pas de mise lorsque nous regardons sa carrière à contre-courant. Il n'a eu de cesse, au cours de ses années de photographe, de toujours remettre en question les conventions et les bonnes manières, de toujours s'efforcer d'éviter les habitudes par l'introduction voulue d'éléments qui a priori n'ont pas leur place sur la photo : le hasard, la déformation, le bougé et bien d'autres choses. Par son action, la photo a évolué vers le " pop art ", le graphisme voire le dadaïsme, vers un espace d'expression finalement très ouvert qui aujourd'hui fait école auprès des jeunes créateurs.

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    MAX OPHULS

  • ART
    BIO
    FESTIVAL
    FILMS
    FICHE
    1940
    LOLA MONTES



    "Le bonheur n'est pas gai"

    Maximilian Oppenheimer
    06 mai 1902 à Sarrebruck (Sarre, Allemagne)-26 mars 1957 à Hambourg (Hambourg, Allemagne)

    MAX OPHULS, UN CINEASTE INCLASSABLE


    Le 22 décembre 1955, c'est en quelque sorte à un douteux remake de la bataille d'Hernani qu'assistent, au Marignan, les invités à la première de Lola Montès. Les jeunes voient dans le dernier film de Max Ophuls, - inspiré de la biographie de Cecil Saint Laurent-, l'emblème de la vitalité, le symbole le plus éclatant de l'esprit créatif enfin délivré de toutes les contraintes. Pour eux, la page Renoir est alors définitivement tournée. D'un autre côté, dans les tranchées, certains critiques établis proclament ex cathedra que ce "navet burlesque" déshonore le cinéma français. Il dénoncent l'excès d'affectation des scènes de cirque, des mouvements de caméra par trop sophistiqués, un flot de créativité mal jugulée et mal orchestrée, sans parler de l'usage audacieux des couleurs et du Cinemascope. Face au déluge de critiques, Jean Cocteau, Jacques Becker et Jacques Tati font signer à de nombreux réalisateurs et artistes une pétition de soutien à Ophuls qu'ils publieront dans Le Figaro. Le film défraie également la chronique mondaine. L'interprète de Lola Montes, Martine Carol a en effet fait chavirer le coeur d'un ministre de la quatrième République, futur président de la République, qui la poursuivra longtemps de ses assiduités.

    Mais bien avant de porter à l'écran la "vie scandaleuse" de Lola Montes, Ophuls avait déjà brillamment réussi plusieurs portraits de femme. S'il est un cinéaste dont l'œuvre échappe à coup sûr à ce que Truffaut appelait « la tristesse infinie des films sans femmes », c’est bien Max Ophuls, tant il est vrai que chacun de ses longs métrages, de Liebelei à Lola Montes, en passant par Divine, Werther, Lettre d’une inconnue, La Ronde, Le plaisir, Madame De… et bien d’autres, semble être un hymne à l’éternel féminin. A l'instar de Josef von Strenberg, Ophuls affectionne les drames romantiques, multiplie les intermèdes musicaux, est fasciné par les masques et les costumes, et s'attache à dépeindre des personnages féminins inoubliables. Comme Von Sternberg dépeint des hommes initialement forts et puissants, souvent des hommes en uniformes qui se retrouvent très vite incapables de maîtriser leurs émotions et leurs sentiments, face à des "femmes déchues". Et pourtant, comme le soutiendra Truffaut, "Ophuls est l'avocat de ses héroïnes, le complice des femmes".

    Quarante cinq ans après sa mort, que pouvons nous retenir de l'oeuvre de Max Ophuls ? Célébré dans les années soixante dix, reconnu pour maître par Godard, Demy, Rivette, Truffaut, Rossellini et même Kubrick, il semble être aujourd’hui tombé dans une certaine désuétude et il est de bon ton d’ironiser sur son côté excessivement kitsch et rétro. Et pourtant, Ophuls fait partie, avec Fritz Lang et quelques autres, de cette confrérie de « cinéastes sans frontières », imprégnés d'une esthétique particulière à la République de Weimar et de l'esprit de la Miteleuropa et qui, contraints de fuir l’Allemagne nazie, ont vécu en France et aux Etats-Unis. Il appartient également à cette confrérie de « cinéastes littéraires » comme Stroheim ou Rossellini, dont le cinéma est empreint de multiples influences historiques et romanesques.

    Germano-franco-américain, Max Ophuls, né Oppenheimer, a vu le jour en Sarre, haut-lieu du métissage transfrontalier. Très vite, il montrera un goût pour les arts, refusant de reprendre l'entreprise de confection que gérait son père. Son adolescence n'est pas sans rappeler celle du jeune Werther, du moins par l'exaltation, le romantisme débridé. Il accumule les petits rôles d'acteurs. Il tarde à prendre la mesure du danger national socialiste.

    Profondément marqué par les oeuvres de Schnitzler et Maupassant, par la musique d'Offenbach, Ophuls ne cessera de leur rendre hommage soit directement comme dans Werther, soit à travers de multiples clins d'oeils qui émaillent son oeuvre. Au delà de la peinture sans concession d'une bourgeoisie européenne se complaisant dans un romantisme qui portait en lui les germes de sa destruction, Ophuls semble lancer de subtils appels à la résurrection du véritable esprit des Lumières, celui qui régna brièvement avant de se voir perverti par ceux qui voudront à tout prix réussir l'impossible synthèse entre les idées de Jean-Jacques Rousseau et celles de Joseph de Maistre.

    S'il connaît son premier grand succès de réalisateur dès 1933 avec Liebelei, Ophuls se sentira toujours mal aimé, incompris. Les critiques les plus anodines blessent cet homme à la sensibilité exacerbée. « La foule n’a aucune patience esthétique », disait-il lui même, rendu amer par les controverses et l’accueil mitigé que les critiques ont réservé à La Ronde (1950) et à Madame de…(1953).



    Il faut dire que La Ronde est l'un des films de la seconde moitié du XXème siècle qui ont été le plus mal compris et le plus dénigrés par les critiques, qui feront œuvre expiatoire quelques décennies plus tard en sombrant dans l'admiration béate. Film avant-gardiste dans tous les sens de l'expression, La Ronde oscille inlassablement entre réalité, fiction et artifice. Le narrateur s'adresse directement à la caméra et décrit l'action de façon purement symbolique, loin de la sacro-sainte approche "littérale" des cinéastes d'Hollywood.

    Ophuls est qualifié de "cinéaste baroque" par des critiques pressés et soucieux d'apposer des étiquettes et de ranger tout un chacun dans des catégories poussiéreuses et mal définies. Cette qualification de baroque l'irritera au plus haut point, non pas parce qu'il serait infamant d'être un cinéaste baroque mais tout simplement parce qu'elle ne correspondait pas à la réalité d'un homme inclassable et dont l'œuvre ouvre la voie à une rare multiplicité de grilles de lectures.

    Mais l'amertume d'Ophuls n'avait point pour unique origine ce qu'il percevait comme un manque de reconnaissance de son oeuvre. Ophuls ne s'est en fait jamais senti chez lui à Hollywood. Il donnait le change, s'efforçait de faire contre mauvaise fortune bon coeur, mais sa Sarre natale était toujours dans son esprit. Son épouse racontera que lors de son retour en Allemagne, après la guerre et le succès, alors qu'ils étaient attablés dans un petite auberge sur l'autoroute Munich-Salzbourg, deux paysans le reconnurent et s'écrièrent : "Joyeux retour dans la vieille patrie !" Ophuls quitta alors précipitamment son épouse qui le retrouvera quelques instants plus tard, effondré et en larmes, la tête sur le volant de sa voiture.

    Ce malaise est déjà perceptible dans L'Exilé, premier film "américain" d'Ophuls, dans lequel Douglas Fairbanks Jr, dans un de ses meilleurs rôles, campe un Charles II Stuart qui parviendra grâce à l'amour d'une fleuriste ingénue à échapper aux traquenards que lui tendent les soudards de Cromwell. Ce n'est qu'au terme de nombreuses péripéties qu'il parviendra à rejoindre l'Angleterre et à remonter sur son trône.

    Certains vont jusqu' à analyser toute l'oeuvre d'Ophuls à travers le thème de l'exil. Les personnages qui disparaissent subrepticement pour resurgir quelque temps plus tard seraient en quelque sorte les Némesis du cinéaste, éternel voyageur qui pourtant est toujours lui-même.

    Jamais Ophuls n'a transigé d'une quelconque manière avec les principes auxquels il croyait. Idéaliste sans donquichottisme, révolté sans être subversif, fidèle à lui-même sans pour autant rejeter le pragmatisme, on pourrait lui appliquer cette phrase d'Edmond Rostand : "Ne le plaignez pas trop, il a vécu sans pactes, libre dans son esprit autant que dans ses actes."

    Ce refus des compromissions a amené Ophuls a renoncer en 1950 a l'un des projets qui lui tenaient le plus à cœur, à savoir un film avec Greta Garbo et James Mason. Faute de financement, La Duchesse de Langeais ne verra jamais le jour et ce film non réalisé restera dans l'esprit des cinéphiles comme l'exemple d'un magnifique projet avorté pour des raisons bassement matérielles.

    Cette fondamentale autonomie, ce côté réfractaire à toutes les étiquettes, ce dédain viscéral envers les marchands du temple, cette intransigeante indépendance d'esprit nous amènent à nous demander si un Max Ophuls pourrait percer dans le monde cinématographique tel qu'il fonctionne aujourd'hui, avec ses chapelles et ses baronnies, ses assujettissements à toutes sortes de contraintes, esthétiques aussi bien que financières et commerciales. Ophuls se serait-il plié aux exigences des studios hollywoodiens d'aujourd'hui ? il est permis d'en douter

    Karim Emile BITAR

    OTTO PREMINGER


    FILMOGRAPHIE
    FILMS
    PORTRAIT
    CINE
    RETROSPECTIVE
    EXODUS




    "Les problèmes, je ne les cherche pas, mais c'est ma nature, ils se trouvent sur mon chemin"



    Les cinéphiles vouent un véritable culte à Otto Preminger pour l'intelligence et la subtilité de ses films, la beauté qui s'en dégage et la précision de ses mises en scène.


    Né à Vienne, Autriche le 05 décembre 1906
    Décédé à New York City, New York le 23 avril 1986

    Fils d’un Procureur Général de l’Empereur François-Joseph 1er, Otto Ludwig Preminger naît le 5 décembre 1905 à Vienne, capitale Austro-Hongroise. À dix-sept ans, après des études de droit et de philosophie, il décide de devenir acteur et intègre la prestigieuse troupe de Max Reinhardt. Il interprète plusieurs pièces à Salzbourg, à Vienne, Zurich et à Prague puis, signe sa première mise en scène en 1925 cineartistes


    " Otto Preminger est un cinéaste peu commercial, probablement parce qu'il se consacre à la recherche d'une vérité particulièrement ténue et presque imperceptible : celle des regards, des gestes et des attitudes " François Truffaut n'a pas tort lorsqu'il écrit cela à propos de Bonjour Tristesse, en 1958. Otto Preminger est le cinéaste du classicisme à l'opposé d'un Visconti ou d'un Godard. Ce Viennois qui s'exila aux Etats-Unis est passé par toutes les étapes hiérarchiques de la conception d'un film (acteur, assistant-réalisateur, réalisateur et même producteur). Il faut savoir une chose : En ce temps-là, il était difficile d'imposer ses points de vue sur un art dont l'âge n'avait pas encore dépassé la cinquantaine. Venant de la part d'un européen, la difficulté était multipliée par dix ! Soit ! Preminger réalise quelques films commerciaux pour un public encore plus infantile que l'on ne peut imaginer. Puis arrive Le coup d'éclat qui va le faire entrer dans la cour des grands : Laura avec la troublante et magnifique Gene Tierney dont Henri Agel écrira ses quelques lignes : " cette œuvre envoûtante reste en sa profondeur l'étrange méditation d'un Européen d'Hollywood ".

    Après Laura (qui influencera bon nombre de cinéastes), Preminger va ouvrir une brèche, celle des films noirs "réalistes". Accompagnant les Fuller et autres Lewis, il va signer des purs chefs-d'œuvre dont les rebondissements scénaristiques, les atmosphères quasi fantomatiques et les personnages féminins seront les clés de la réussite. S'il fallait en nommer deux, ce serait Mark Dixon (1950) et Un si doux visage (1952). Le premier est un film noir moral, genre qu'affectionnait Preminger. Dans ce genre d'histoires, le personnage n'est pas un tendre. Pis, il assassine et doit se trouver un mobile. Preminger savait pertinemment que les pauvres héros des studios hollywoodiens étaient finis et qu'il fallait passer à autre chose. C'est pourquoi il œuvra pour son propre compte et pris la casquette de producteur. Chose qu'il sut manier sans équivoque ! Dans le second film, Preminger filme la beauté féminine sous un aspect négatif. Jean Simmons campe une dangereuse déséquilibrée dont Robert Mitchum devinet sans le vouloir un vigoureux pantin (voir la séquence finale). " Petit ange têtu et pervers, notent Borde et Chaumeton dans leur panorama du film noir américain, aux yeux obstinément ouverts sur son secret, Jean Simmons semble échappée de quelque toile de Leonor Fini. Robert Mitchum a fort bien traduit le masochisme clairvoyant de l'homme fort et blasé. Il met beaucoup d'inconsciente bonne volonté à mourir avec son amante, à jamais attiré par ce pouvoir de vie ou de mort dont dispose un visage ".

    La période la plus impressionnante de l'auteur commence au début des années cinquante. Son unique western (avec une Marylin Monroe diabolique) Rivière sans retour
    est une réussite et confirme l'aisance du cinéaste à filmer les genres les plus variés du cinéma américain ; Condamné au silence, somptueux film de procès annonçait l'explosion jazzy d'Autopsie d'un meurtre ; L'homme au bras d'or (dont la réédition est prévue pour le 28 novembre) peut paraître complètement désuet. Mais il faut le remettre dans le contexte de son époque. Nous sommes en 1955 et la censure américaine est d'une virulence implacable. Trois ans se sont écoulés après la période noire des fameuses commissions des activités anti-américaines et certains n'ont pas la mémoire courte. Preminger a pour projet d'adapter une œuvre de N. Algren, qui conte l'histoire d'un toxicomane qui lutte sans cesse pour ne pas replonger ; d'où le titre - très métaphorique - de L'Homme au bras d'or. La censure estimait que se voiler la face était le meilleur remède contre les maux de la société. Preminger dut batailler ferme et remporta à moitié son combat. C'est pour cela que l'on a cette désagréable impression que le film ne va pas jusqu'au bout de son propos.

    Un film est à mettre à l'écart : Sainte Jeanne (1957) Moins inspiré qu'à l'accoutumée, cette adaptation d'une pièce de George Bernard Shaw est trop froide. Mais là où Bresson aurait utilisé ce statisme pour apprivoiser le destin de cette femme, Preminger condense son personnage (interprété par une frêle Jean Seberg) autour de son combat moral face aux religieux. L'effet de surprise est remplacé par de sombres histoires de machination.

    Les années soixante furent assez décevantes, comme si le maître viennois n'avait plus rien à dire. Fuller disait souvent à propos de son métier de cinéaste : " Les films dans tous les pays du monde sont des œuvres faites pour subsister, pour l'argent, voilà ce qui est derrière 95% des films. Je pense que 5 % peut-être sont faits parce qu'un homme avait une idée et que cette idée il fallait qu'il la dise… Je n'ai jamais fait un film parce que les circonstances m'y obligeaient. Je l'ai fait parce que moi je voulais le faire. J'avais une histoire et je voulais la raconter. " Preminger a gagné énormément d'argent durant sa carrière, c'est un fait, mais il s'est tellement embourgeoisé qu'il n'a pu finaliser des œuvres dont on pouvait espérer de grandes choses : le burlesque de Skidoo avec en prime Groucho Marx comme interprète, et la confusion idéologique de Rosebud où Preminger confond terrorisme et cause palestinienne.
    Son dernier film, The Human Factor, raconte l'histoire d'un agent secret britannique qui tombe amoureux d'une ressortissante sud-africaine. Cette rencontre sera lourde de conséquences. Selon Guy Bellinger : "voilà un film d'espionnage bien languissant pour ses adieux au septième art, Preminger avait malheureusement perdu tout génie créateur" Nicol Williamson, Richard Attenborough, John Gielgud, Robert Morley sont en tête d'affiche. Serait-ce un film uniquement centré sur le cabotinage continu des immenses acteurs anglais ou bien une œuvre sensible et délicate qui aborde un thème dangereux (le racisme) sans aucune démagogie. Souvenons-nous d'une chose : les derniers films de Preminger (Skidoo, 1969 - Junie Moon, 1970 - Rosebud, 1974) n'ont pas vraiment laissé un souvenir impérissable.

    Il faudra un jour ou l'autre revenir sur ces grosses machines cinématographiques dans lesquelles Preminger a su - en mêlant stars et découpage classique - filmer des scènes de chambre qui sont d'un modernisme jamais égalé. La maîtrise de Preminger s'est affirmée de film en film.

    Samir Ardjoum

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    ELIZABETH TAYLOR

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    "Le mariage, c'est comme le menu des restaurants : il faut attendre la digestion pour savoir si on a fait le bon choix."


    Liz Taylor se convertit au Judaisme par amour pour Mike Todd

    Elizabeth Rosemond Taylor (née le 27 février 1932 à Hampstead) est une actrice américaine, lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice à deux reprises

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, Elizabeth Taylor quitte l'Angleterre pour aller vivre à Los Angeles avec ses parents. A l'âge de dix ans, elle débute au cinéma dans le film 'There's One Born Every Minute'. Deux ans plus tard, elle apparaît dans 'Fidèle Lassie'. Après deux autres films, elle obtient le premier rôle dans 'National Velvet' aux côtés de Mickey Rooney. Le film est un succès, mais l'enfant-star continue tout de même ses études. Elle obtient son diplôme d'études secondaires et suit les cours de l'Actors Studio. En 1952, elle joue dans 'Le Père de la mariée' avec Spencer Tracy, puis en 1956 dans 'Géant', aux côtés de James Dean. La belle actrice est Maggie dans 'La Chatte sur un toit brûlant' de Richard Brooks, avec Paul Newman. Elle obtient l'oscar de la meilleure actrice pour 'Vénus au vison' en 1960 et six ans plus tard pour 'Qui a peur de Virginia Woolf ?'. Elle accède au rang de vedette internationale en interprétant en 1963 la sublime Cléopâtre dans le film du même nom. Elle y fait la connaissance de l'acteur Richard Burton qu'elle épousera deux fois. Dans les années 1970, en raison de problèmes de santé, elle abandonne un peu sa carrière mais revient sur le devant de la scène en 1994 avec un petit rôle dans 'La Famille Pierrafeu', puis en 2001 dans le téléfilm 'Drôles de retrouvailles'. En 1997, Elizabeth Taylor, qui se fait opérer d'une tumeur au cerveau, reçoit le Screen Actors Life Achievement Award pour l'ensemble de sa carrière.

    anecdotes sur Elizabeth Taylor

    Elizabeth Taylor a défrayé la chronique en épousant sept hommes dont un à deux reprises. Elle a été mariée à Conrad Hilton Jr, l'héritier des célèbres hôtels, pendant un an, à l'acteur Michael Wilding pendant cinq ans, au producteur Michael Todd pendant un an, au chanteur Eddie Fisher pendant cinq ans, deux fois à l'acteur Richard Burton en tout pendant onze ans, au sénateur John Warner pendant six ans, et enfin à l'industriel Lawrence Lee Fortensky pendant cinq ans.

    Dame Elizabeth Taylor
    En 1999, la reine Elisabeth II a nommé Elizabeth Taylor commandeur de l'Ordre de l'empire britannique. evene

    AMOS GITAI


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    "Le cinéma m’offre une façon de regarder une région que j’aime malgré toutes ses contradictions. Je crois qu’elle peut exister sans que nous exigions qu’elle soit homogène. Nous voyons ce que produit la société nationaliste et monolithique. Il ne faut jamais penser que, pour qu’il y ait la paix, on doive « nettoyer » l’autre."



    Etudiant en architecture en Israël, Amos Gitaï ,né en 1950 à Haifa réalise ses premiers courts métrages dès sa formation universitaire. Après avoir participé, encore étudiant, à la Guerre du Kippour en 1973 dans une section de sauvetage, le cinéaste poursuit sa formation d'origine à l'université de Berkeley aux Etats-Unis.

    En 1977, il commence à travailler pour la télévision israélienne. En 1982, son documentaire Journal de campagne, tourné pendant la Guerre du Liban, déclenche une violente polémique qui oblige le metteur en scène à quitter Israël pour s'installer à Paris. C'est là qu'il signe quatre longs métrages, dont Esther (1985), présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes.

    De retour en Israël en 1993, Amos Gitaï signe de nombreux documentaires à connotation politique. En 1995, il réalise Devarim, première pièce d'une trilogie consacrée aux trois grandes villes israéliennes (cette fois Tel Aviv). Présenté au Festival de Venise, Devarim sera suivi en 1998 de Yom Yom consacré à Haifa, puis de Kadosh Sacre un an plus tard, centré sur Jérusalem et l'extrémisme religieux, et présenté en sélection officielle à Cannes.

    En 2000, Amos Gitaï puise dans ses souvenirs pour signer un Kippour quasi auto-biographique, une nouvelle fois en compétition cannoise. Deux ans plus tard, il retrouve les marches du Festival pour Kedma, après avoir participé au projet 11'09''01 september 11 commémorant les attentats du 11 septembre 2001. Il quitte ensuite le contexte historique pour s'attacher à la chronique de la vie dans un immeuble (Alila, 2003) et aborder le thème de la traite des blanches (Terre promise, 2004). Il revient pour la quatrième fois sur la Croisette en 2005 en compétition officielle avec Free zone pour lequel il a réuni un casting israélo-américain, centré sur deux femmes vivant en Israël qui vont être amenées à se rencontrer et à tisser des liens.allocine


    On pourrait facilement qualifier ces premiers films de militants, à condition que cette notion ne soit pas prise dans un sens restrictif. Ce sont moins des films de dénonciation d'une situation politique donnée, celle d'Israël et des territoires occupés, que des films qui militent pour une sorte de vérité des lieux, et qui mettent en branle une série d'interrogations concernant l'espace et la possibilité d'y inscrire une image. Ce qui se joue dans les œuvres de jeunesse de Gitaï, c'est l'inscription même du cinéma, c'est-à-dire de l'acte de filmer, de décrire des lieux et de creuser leur mémoire.Serge Toubiana

    AL JOLSON

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    Né le 26 Mai 1886 à Saint-Petersbourg (Russie)
    Décédé le 23 Octobre 1950 à San Francisco

    Juif russe émigré aux Etats-Unis d'Amérique, il devient rapidement célèbre grâce à sa voix. Chanteur, il est déjà star internationale quand, en 1927, il incarne un Noir dans le film d'Alan Crossland, "le Chanteur de jazz". C'est tout simplement le premier film parlant de l'histoire du cinéma !

    Asa Yoelson voit le jour le 26 mars 1884, à Seredzius (maintenant Srednike), un village juif de Lituanie, alors région impériale russe, beaucoup de biographies le font naître en mai de 1886 ou 1888. Né dans une famille modeste, Asa est élevé dans la plus pure tradition juive orthodoxe. Son père Moshe, chanteur de synagogue, lui inculque les règles du chant religieux et souhaite qu’il devienne rabin.

    À la fin du XIXème siècle, le père d’Asa émigre vers les Etats-Unis pour fuir l’oppression tsariste et s’installe à Washington D.C. Il est rejoint quelques années plus tard par toute la famille Yoelson. Le jeune Asa chante alors dans des synagogues du quartier juif mais rêve d’une carrière artistique. Au début du XXème, il se lance avec son frère Hirsch, dans une carrière d’amuseurs public. À New York, ils apparaissent dans plusieurs vaudevilles, sous les nom de «Harry et Al Jolson». En 1911, à Broadway, Al Jolson gagne ses premiers galons de vedette en solo, dans la comédie musicale, «La belle Paree» au Winter Theater des frères Shubert. Ainsi commence une des plus illustres carrière de l’histoire de Broadway. Pendant plus de vingt ans, il joue et chante dans des spectacles spécialement écrits pour lui. Il est alors la plus grande vedette de music-hall de la scène américaine.

    En 1923, David Wark Griffith envisage de faire débuter Al Jolson au cinéma dans «Mammy’s boy», mais le film ne se fera pas. En 1927, après deux apparitions dans des courts métrages, il tourne : «Le chanteur de jazz» de Alan Crosland, la première production parlante (plutôt chantée) de la Warner Bros – alors en difficulté – qui s’est associée pour l’occasion avec la Vitaphone. Le film est un triomphe planétaire et sauve la Warner de la faillite. Al devient immédiatement une superstar et rentre dans la légende du cinéma. Le succès incite la Warner a signer un contrat avec Jolson, et produit deux autres films taillés sur mesure pour la star : «Le fou chantant» (1928) de Lloyd Bacon et «Sonny Boy» (1929) de Archie Mayo.

    Dans les années trente, Al Jolson doté d’un grand talent de chanteur et de show-man joue encore dans quelques films, tels que: «Mammy» (1930) de Michael Curtiz et «Casino de paris» de Archie Mayo avec sa femme de l’époque, la délicieuse Ruby Keeler. Mais il reconnaît lui-même qu’il est un piètre acteur et se contente par la suite de simples apparitions ou de chanter dans quelques productions. Il décide donc de profiter amplement de son immense fortune.

    En 1946, sa vie est portée à l’écran par Alfred E. Green dans «Le roman d’Al Jolson» avec Larry Parks. Il participe activement à la seconde guerre mondiale en se produisant dans des shows pour les G.I.’s. En 1950, il récidive pour les troupes envoyées en Corée et rentre de cette dernière tournée totalement épuisé.

    Al Jolson meurt à San Francisco (Californie) le 23 octobre 1950. Il est victime d’une crise cardiaque en jouant paisiblement une partie de cartes de Patriote Loyal avec des amis. Il sera décoré à titre posthume de la médaille américaine du mérite.
    Philippe PELLETIER


    Pour les amateurs de cinéma comme pour les amoureux du jazz, le film The Jazz Singer (Le Chanteur de jazz, Alan Crosland, 1927) est une date décisive. Pour les premiers, il marque les débuts historiques du cinéma parlant, pour les seconds il associe, par son titre même, les deux arts qui ont marqué le XXème siècle, le jazz et le cinéma.africultures

    BARBARA STREISAND


    B. STREISAND
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    "Pourquoi, après avoir tout fait pendant dix ans pour que son mari perde ses vieilles habitudes, une femme se plaint-elle qu'il ne soit plus l'homme qu'elle a épousé ?"


    Barbara Joan Streisand est née le 24 Avril 1942 dans le quartier de Brooklyn, à New York. Son père, Emanuel Streisand, professeur de grammaire, meurt alors qu'elle avait 15 mois. Elle a une soeur, également artiste. Sa mère, Diana Ida Rosen, secrétaire scolaire, n'encourage pas sa fille à faire carrière dans le show business, considérant qu'elle n'est pas assez jolie. Barbra va au collège de Erasmus Hall où elle fini 4ème de sa classe en 1969 et chante avec Neil Diamond à la chorale de l'école. Elle arrête ses études à la fin de sa dernière année de collège.

    Alors qu'elle est adolescente et à la suite d'un concours musical, Barbara Streisand devient chanteuse de nightclub. Elle souhaite surtout devenir actrice et apparaît dans quelques petites productions. C'est pourtant en tant que chanteuse qu'elle va connaître ses premiers succès. C'est à ce moment qu'elle décide de raccourcir son prénom afin de le rendre plus distinctif. Barbara devient alors Barbra...

    C'est en 1962 qu'elle apparaît pour la première fois à Broadway dans la comédie musicale "I can get it fo you wholesale". Elle signe également son premier contrat d'enregistrement cette année-là avec Columbia Records. Ce disque, intitulé The Barbra Streisand Album, remporte deux Grammy Awards en 1963. Depuis, son succès est allé toujours grandissant...
    Elle a enregistré plus de 60 albums, tous rencontrant un succès immédiat. Nombre de ses chansons (notamment les duos chantés avec Donna Summer ou Barry Gibb) sont aujourd'hui des standards de la musique pop. Elle recevra au cours de sa carrière, 8 Grammy Awards et son jeu d'actrice lui vaudra d'être récompensée par 2 Oscars et 9 Golden Globes. Elle reste encore aujourd'hui, la femme a avoir vendu le plus d'albums à travers le monde...

    - VIE PRIVEE

    Barbra Streisand a été marié à deux reprises. Son premier époux est l'acteur Elliott Gould avec qui elle fut mariée de 1963 à 1971. Ils ont un fils prénomé Jason. Son deuxième mari est l'acteur James Brolin. Il se sont mariés le 2 Juillet 1998.
    Elle a, par le passé, était lié intimement avec Ryan O'Neal, Warren Beatty, Don Johnson, Steve McQueen, André Agassi.bstreisand

    La star américaine,Barbara Streisand, participera aux festivités prévues pour le soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël. Au programme notamment : Avinou Malkénou, lors d' un Congrès présidentiel …


    La chanteuse américaine Barbara Streisand est attendue en Israël en mai prochain -2008. La star a répondu favorablement à la demande personnelle du Président de l’Etat d’Israël, Shimon Pérès. Streisand devrait ouvrir les festivités du "Congrès du Président", destiné à traiter des questions essentielles relatives au futur du monde juif dans son ensemble.a7fr

    EDWARD G ROBINSON



    FILMOGRAPHIE
    FILM
    PORTRAIT
    BIO







    " Je n'ai pas rassemblé l'art, l'art m'a rassemblé. Je n'ai jamais trouvé des peintures. Elles m'ont trouvé. J'ai même jamais possédé une oeuvre d'art. Elles m'ont possédé"


    Edward G. Robinson, de son vrai nom Emanuel Goldenberg, naît le 12 décembre 1893 à Bucarest, en Roumanie.

    Emmanuel émigre aux États-Unis avec sa famille à 9 ans. Après des études à l'université de Columbia, il s'inscrit à l'Académie d'Art Dramatique de New York et débute au théâtre en 1913.
    A l'exception d'une furtive apparition en 1923, ses premiers rôles remontent en 1929.
    Le 21 janvier 1927, il se marie avec Gladys Lloyd (1895-1971) mais divorcent en 1956. Ils eurent un fils : Edward G. Robinson Jr (1939-1974).
    Il devient donc Edward G. Robinson où il se fera connaître en personnifiant en 1930 "Le Petit César" de Melvyn LeRoy avec Douglas Fairbanks Jr. Prototype d'une galerie impressionnante de personnages de gangsters qui restera sa marque de fabrique.
    C'est grâce à ce réalisateur qu'il s'impose : dès 1935, Howard Hawks le réclame pour le film "Ville Sans Loi". Dès lors, il est propulsé au box-office et enchaîne les tournages. Il joue notamment à 2 reprises avec la séduisante Joan Bennett et Fritz Lang dans "La Femme Au Portrait" et "La Rue Rouge" (1945). Ce dernier film est vraiment très noir traitant d'un amour impossible entre les personnages qu'ils interprètent avec une fin aussi surprenante que tragique.
    En 1936, il joue avec Humphrey Bogart (encore à ses débuts) dans "Guerre Au Crime". Au fur et à mesure, de très grands réalisateurs le remarque et lui demande ses services : Michael Curtiz dans "Le Dernier Round" (1936) avec Bette Davis et Humphrey Bogart ou encore Raoul Walsh avec "L'Entraineuse Fatale" (1941) avec Marlene Dietrich.
    En 1942, il fait également partie de l'incroyable casting de "Six Destins" : Charles Boyer, Rita Hayworth, Ginger Rogers, Henry Fonda, Gail Patrick, Roland Young ou encore W.C. Fields.
    Pourtant, dans des oeuvres aussi dissemblables que "Toute La Ville En Parle", "La Femme Au Portrait" (1944) de Fritz Lang avec Joan Bennett et "La Maison Des Etrangers" où il saura prouver l'étendue de son talent de composition.
    Sa carrière est au sommet mais comme pour tout individu, un jour ou l'autre, la carrière décline et son âge accentu ses difficultés pour trouver un bon rôle sans compter que la maladie le guette.
    Le 16 janiver 1958, il se marie avec Jane Robinson jusqu'à son décès le 26 janvier 1973. Elle est décédée en 1991. Ils n'eurent aucun enfant.
    La fin de sa carrière ne fut pas à la hauteur de ses débuts. Le comédien reçut, quelques semaines avant sa disparition en janvier 1973, un hommage d'Hollywood sous la forme d'un Oscar spécial pour l'ensemble de sa carrière. Atteint d'un cancer, Edward G. Robinson était en traitement au Mount Sinai Hospital d'Hollywood lorsque, le 31 décembre 1972, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences décida de lui décerner un Oscar spécial pour l'ensemble de sa carrière.

    Sa dernière apparition date de 1973 dans le film "Soleil Vert" avec Charlton Heston.
    La statuette lui fut présentée, après l'avoir embrassée, éclata en sanglots, promettant d'être présent à la cérémonie officielle, en mars 1973.

    Edward G. Robinson nous quitte le 26 janvier 1973 à Hollywood, en Californie.

    Son fils est décédée d'une crisa cardiaque le 26 février 1974 à Los Angeles, soit à peine 13 mois après son père. Il laisse derrière lui un fils et une fille.




    "Un personnage était toujours une grande responsabilité pour moi"

    "Certains ont la jeunesse, d'autres ont la beauté, moi j'ai la menace"vargen57

    MARIN KARMITZ


    FILMOGRAPHIE
    MK2
    PORTRAIT
    BIO
    ART
    ENTRETIEN



    "Il faut remettre le cinéma dans la vie, le faire discuter avec les autres arts "

    "Le rapport entre le centre et la marge est fondamental. Je suis quelqu’un de la marge, c’est là qu’on peut créer."

    "Mettre en scène, c'est être capable d'intérioriser une réalité."

    "Putôt que le terme de patron, qui manque de complexité, je préfère ceux d'éditeur et de marchand : le premier aide à naître, le second à vivre."

    "Ne pas transmettre ses expériences, c'est castrer l'avenir."

    "Le grand talent accepte les critiques."





    C'est en raison de la politique antisémite de Antonescu que la famille juive de Marin Karmitz s'exile à Nice alors qu'il a neuf ans. Il y suit sa scolarité et, après son bac, entre à l'IDHEC. Il échoue au concours de metteur en scène mais réussit celui de chef opérateur.
    Il travaille bientôt avec Pierre Kaast, Agnès Varda et Jean-Luc Godard. Souhaitant réaliser ses propres films, il crée sa propre maison de production et finance des courts métrages : il réalise alors 'Nuit noire, Calcutta' et 'Comédie'. Après mai 1968, Marin Karmitz délaisse ses recherches formelles pour 'Camarades', l'histoire de la prise de conscience politique d'un ouvrier, puis pour 'Coup pour coup', film pour lequel il est confronté à un problème de diffusion.
    C'est la raison qui le pousse à devenir exploitant et à ouvrir, le 1er mai 1974, le premier cinéma 14 juillet à Bastille. Cette activité ne l'empêche pas de relancer ses activités de producteur, métier pour lequel il est bientôt reconnu. Son combat contre les multiplexes, puis contre la carte de réduction cinéma n'aboutissent pas mais font de lui le hérault des professionnels.evene

    ERNST LUBITSCH



    CINEMA
    FILMOGRAPHIE
    PORTRAIT
    BIO

    Lubitsch vu par François Truffaut...
    "Il n'y a pas dans tout Lubitsch un seul plan inutile."


    Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Adaptateur américain
    Né le 28 Janvier 1892 à Berlin, Allemagne
    Décédé le 30 Novembre 1947 à Hollywood, Californie (crise cardiaque)

    Fils d'un tailleur berlinois, Ernst Lubitsch fait ses débuts d'acteur dans la troupe de théâtre de son lycée. Un poste de factotum aux studios Bioscope de Berlin lui ouvre la porte du cinéma en 1912, début d'une carrière fructueuse qui le verra cumuler les casquettes d'acteur-réalisateur-scénariste-producteur, passer d' Allemagne aux Etats-Unis, du muet au parlant, avec un succès public et critique international, aussi bien dans la comédie que la comédie musicale ou sur les planches.
    Son succès au box-office et sa grande capacité de travail lui valent d'accéder à de plus hautes fonctions. En 1935 la Paramount l'engage en tant que producteur exécutif, poste qu'il occupera aussi bien sur ses films que sur ceux d'autres auteurs, avant de signer un contrat de producteur réalisateur avec la 20th Century Fox. Contrat que sa santé déclinante l'empêchera de remplir pleinement.
    A ses funérailles, Billy Wilder aurait déclaré : " Lubitsch n'est plus. Pire, il ne fera plus de films ". Sa marque de fabrique, la " Lubitsch's touch ", est encore utilisée aujourd'hui pour désigner une comédie sophistiquée. Allocine

    Dans un chapitre de Vienne et Berlin à Hollywood , Jacqueline Nacache, universitaire, livre des informations importantes, tant ce film a alimenté des perplexités. Elle remarque ainsi que si Lubitsch, immigré allemand, fils de tailleur juif russe, semble s'être fondu avec facilité dans Hollywood, y rencontrant succès et fortune, il s'est quand même posé la question de son statut et de ses racines. L'homme que j'ai tué traiterait d'ailleurs de ça. Après tout, Paul Renard, le protagoniste de ce film pacifiste, n'est-il pas lui aussi un immigré volontaire qui abandonne une culture (française) pour une autre (allemande) ? D'autres critiques (N.T. Binh et Christian Viviani, en particulier) l'ont déjà noté. Jacqueline Nacache y ajoute la description des conditions dans lesquelles Lubitsch s'est lancé dans cette aventure. Elle rappelle que L'homme que j'ai tué est la première collaboration de celui-ci avec Samson Raphaelson , l'auteur d'une pièce à succès dont l'adaptation au cinéma va connaître un triomphe mondial : le Chanteur de jazz .

    FRITZ LANG


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    DR MABUSE

    "Ce que je veux : grâce à l'image vivante, avec ses moyens techniques quasiment illimités, créer un Art, un Art nouveau peut-être, trouver des possibilités artistiques nouvelles et, au bout du compte, donner avec mes films une forme esthétique aux problèmes supérieurs de l'humanité" Fritz Lang, in Filmkünstler, Wir über uns selbst, Berlin, 1928

    Fritz Lang naît dans une famille de la grande bourgeoisie Juive viennoise. Son père Anton Lang est un architecte réputé. Des études d'architecture et de peinture, et surtout un long périple autour du monde, constitueront sa formation, jusqu'à la guerre de 1914. Au début des années 20, il commence sa carrière de réalisateur dans le cinéma muet à Berlin. Il travaille alors avec le producteur Erich Pommer et rencontre sa première femme Thea von Harbou, qui participera à l'écriture de tous ses films allemands jusqu'à son départ de Berlin en 1933. Son premier film marquant, Le Métis (1919), malheureusement perdu, met déjà en scène ses thèmes de prédilection : la femme fatale et l'amour destructeur
    en 1933, Goebbels propose à Fritz Lang de collaborer avec le régime d'Hitler en réalisant des films de propagande. Juste à ce moment, sa femme rejoint le régime nazi.Lang est le cinéaste le plus populaire de l'Allemagne, et mondialement connu. Selon ses dires, Fritz Lang décline poliment l'offre en précisant que sa mère est juive. Goebbles lui répond: «ce qui est juif, nous en déciderons». Il quitte l'Allemagne quelques heures après cet entretien car il sait très bien qu'un refus aurait des conséquences très graves.

    Fritz Lang se réfugie en France. De là, il part pour les États-Unis où il réalise des films pour des plusieurs maisons de productions. Il est naturalisé américain en 1935 On peut compter parmi ses films "américains": Furie (1936), J'ai le droit de vivre (1937), Désirs humains (1954)... Dans ses films on retrouve souvent les thèmes de la persécution, du pouvoir, de la liberté et de la guerre. Il quiite Hollywood en 1956. En 1959, il retourne en Allemagne où il tourne son dernier film: Le diabolique Dr. Mabuse (1960). Il meurt le 2 août 1976 à Beverly Hills. Il a alors 85 ans.

    ERICH VON STROHEIM


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    "L'œuvre de Stroheim allie singulièrement le naturalisme sordide à une sorte de romantisme désespéré.
    Elle apporte, dans un art fait de violence et de rage, le sens du romanesque et de la durée psychologique." Jean Mitry

    Né dans une famille juive aisée de chapeliers, Erich Oswald Stroheim voit le jour le 22 septembre 1885, à Vienne, en Autriche. Fasciné par les fastes militaires de l’Empire Autrichien et doté d’une imagination délirante, le jeune Erich s’invente une ascendance aristocratique, afin de cacher ses origines dans une Autriche fortement antisémite. Il prétend alors s’appeler Erich Oswald Hans Carl Marie Stroheim von Nordenwal, enfant d’une dame de compagnie de l’Impératrice Sissi et d’un Colonel des Dragons de l’armée de François-Joseph 1er de Habsbourg. En 1908, il s’exile aux Etats-Unis et pratique plusieurs petits métiers. En 1914, il s’installe à Hollywood et répand la légende de ses fausses origines.

    Hollywood, 1922, sur le plateau de tournage où il a fait reconstituer la grande place de Monte-Carlo avec son casino, son hôtel, ses palmiers et tous ses édifices, Erich von Stroheim tourne son troisième film, Foolish Wives (Folie de femmes). Deux mille figurants défilent : chevaux, carrosses, tramways. - On y voit même un défilé militaire : des dizaines de cavaliers en uniformes qui se mêlent plus ou moins à la foule. - Arrive le carrosse du Comte Sergius Karamzin, joué par Stroheim lui-même, qui vient de déjeuner avec du vrai caviar (Stroheim exige que sur son plateau les choses soient vraies). Il descend, salue quelques amis, entre à l'hôtel, s'approche de la réception, sonne la cloche. - «Coupez !» entend-t-on le directeur (encore Stroheim). - Il pique une sainte colère, fait venir l'accessoiriste : «Cette clochette ne fonctionne pas !» - C'est un film muet mais qu'importe : tout mais tout doit être réel. - On répare la clochette et on retourne la scène. - Avec ses deux mille figurants.

    Sa tête rasée, son allure militaire, son arrogance en font un [sale] boche de choix dans une série de films de propagande au cours de la grande guerre. - Il était l'homme que vous aimerez détester



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