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JOSEPH ALBO


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R. Joseph Albo (Sefer haïkarim III chap. 23) - XVe siècle:
" Il est impossible, que la Torah de Dieu soit si complète au point d’intégrer toutes les époques, l’évolution des temps est, en effet, d’une telle ampleur qu’il ne saurait s’inclure dans un seul livre. Moïse n’a donc reçu que les règles générales, formulées allusivement par la Torah afin de permettre aux sages des générations suivantes de faire sortir les détails de ces lois en conformité à leurs époques. "
Les propos de Joseph Albo trouvent leurs fondements dans ce passage du Midrash Rabbah (Exode 41, 6) : " … est-ce que Moïse a appris [au Sinaï] toute
la Torah ? Il ne lui a été enseigné, en réalité, que les règles générales "

S’il est vrai que les treize articles de foi de Maïmonide sont devenus assez populaires pour avoir intégré certains rituels de prières, ils sont loin d’avoir fait l’unanimité au sein des Sages d’Israël. Parmi ses plus vifs contradicteurs, citons R. Joseph Albo3 (1380-1444) auteur du fameux Sefer Haïkarim. L’auteur va longuement s’opposer aux principes de foi de Maïmonide, pour n’en retenir finalement que trois4 : 1. L’existence de Dieu. 2. La providence divine, salaire et rétribution. 3. L’origine divine de la Torah.
Selon R. Joseph Albo , rien n’interdit qu’un jour des changements puissent être faits à la Torah. Il rejettera d’autant plus ce principe voulant " impliquer " Dieu lui-même à ce " crédo ". Joseph Albo va ainsi démontrer la possibilité que la Torah soit amenée un jour à évoluer en fonction des conjonctures du temps, à l’instar de ce
que nous trouvons au sujet de la consommation de la viande qui n’a été permise qu’à partir de Noé alors même qu’elle avait été interdite à Adam (Talmud, Sanhédrin 56, b, Michneh Torah,lois des rois 9, 1), ainsi que d’autres changements semblables.

Par ailleurs, toute la dialectique de Joseph Albo au sujet de l’évolution possible de la Torah, repose sur l’idée de voir les Mitsvot non plus comme un but en soi, comme si la seule volonté divine était réduite au seul mécanisme de la pratique rituelle des lois et des interdits, mais comme un moyen de parvenir à une conscience plus élevée.
Les lois de la Torah ont été données en relation avec l’évolution de la conscience de l’homme à travers les âges. En ce sens nous pouvons concevoir des changements possibles de la loi en fonction des époques.
Ce concept, que nous trouvons chez Joseph Albo, ne s’oppose pas forcément à la vision de Maïmonide. Nous trouvons chez le Rambam les mêmes dispositions

Ainsi l’adage de nos Sages " les uns et les autres sont les paroles du Dieu vivant " (Talmud, Erouvin 13, b), montre bien que la nature de " vérité " ne dépend plus d’un absolu mais d’une dialectique précise pouvant évoluer en fonction des conjonctures du temps .

R. Joseph Albo non plus ne saurait nous tirer d’affaire ; tout en considérant une évolution possible à la Torah, il sera pour autant d’avis que cette nouvelle révélation ne sera possible que par l’intermédiaire d’un prophète au moins semblable à Moïse (Sefer Haïkarim, III fin du chap. 17). Or, sachant que seul Moïse avait le privilège de dialoguer avec Dieu bouche à bouche, dans une claire apparition sans énigme (Nombres 12, 8) et aussi qu’il n'a plus paru en Israël de prophète comme Moïse (Deu. 34, 10) les autres prophètes de moindre valeur sont tenus de conforter leurs prophéties à celle de Moïse. Ainsi, même selon Joseph Albo, plus aucun prophète ne sera à même de contredire la révélation du Sinaï. Par conséquent, même
selon lui, l’évolution des lois de la Torah relèvent uniquement du principe mais demeure concrètement irréalisable.Hervé élie Bokobza

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