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    HILARY PUTNAM


  • Verite
    Logique
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    "Les entités abstraites dont on parle en logique et en mathématiques existent-elles réellement ? "



    né le 31 juillet 1926, à Chicago, Illinois, est un philosophe américain


    Il enseigne successivement à Princeton, puis au MIT comme professeur de philosophie des sciences. Depuis 1965, il est professeur de philosophie et de logique mathématique à Harvard. Il est également membre de diverses académies et associations de philosophie aux États-Unis.

    Putnam est d’abord formé à l’école du positivisme logique avec Reichenbach et Carnap. Disciple assidu de Quine, il finit par devenir l’un de ses contradicteurs les plus pertinents. Sa critique du positivisme se fonde sur le fait que la connaissance (par exemple les sense data, ou données fournies par nos sens) n’a aucun fondement irréfutable, ni aucun principe constant de vérification, et que, par conséquent, nos jugements ne peuvent pas être individuellement jaugés en vrai ou faux.

    Putnam s’en prend aussi à ce qu’il appelle le « réalisme métaphysique », en vertu duquel il existerait un point de vue « olympien », une sorte « d’œil divin » qui pourrait nous fournir la seule et unique explication valable de la nature de l’Univers. Il préconise, au contraire, le « réalisme interne », qui pose qu’il n’y a pas de théorie ou description vraie, mais qu’il y a pour nous des descriptions objectivement justes. Putnam prétend que cette attitude permet de mieux rendre compte de la notion de subjectivité dans le domaine des sciences et de l’éthique.

    L’essentiel des écrits de Putnam est regroupé dans les Philosophical Papers (3 volumes : Mathematics, Matter and Method (1975) ; Language, Mind and Reality (1975) ; Realism and reason (1983). Un de ses textes les plus récents, Raison, Vérité et Histoire (Reason, Truth and History, 1984), remet en question la dichotomie entre fait et valeur. encarta


    « Je critique une thèse que j'ai moi-même précédemment soutenue. » Il est rare qu'un philosophe change d'avis. Plus précisément : il est exceptionnel qu'au cours de sa vie intellectuelle, un penseur rejette explicitement un système de pensée qu'il avait mis au point auparavant. C'est pourtant ce qu'a fait Hilary Putnam à l'égard de la théorie « fonctionnaliste » et « mentaliste » de la pensée ; une théorie qu'il a contribué à forger avec Jerry Fodor, son ancien élève.

    Selon la théorie mentaliste, les représentations, croyances, idées peuvent se traduire sous forme de symboles, d'« atomes de sens » que l'on peut isoler et traiter par des procédures logiques.

    Cette théorie suppose que l'esprit humain fonctionne en manipulant des concepts, des symboles, et que l'on peut assigner à chacun un contenu précis (par exemple, un chien est un animal domestique à quatre pattes, qui aboie, etc.). Par calcul, (« computation ») il devient alors possible de construire une pensée élaborée.

    H. Putnam conteste cette version des représentations. Aucun concept, aucune notion - « chien », « eau », « salade » ou « Hilary Putnam » - ne se laisse enfermer dans un contenu simple, réductible à quelques propositions élémentaires (que l'on pourrait ensuite combiner entre elles). La signification est toujours multiple et se construit dans l'interaction. Si on demande à quelqu'un combien il y a objets sur une table où se trouvent un cahier et un crayon, la personne répondra « deux » . Si on lui demande : « Et les pages du cahier ? » , la personne sentira le piège. Faut-il compter les pages comme des objets indépendants ? La notion d'« objet » est bien sûr relative. Elle se construit comme une convention, non comme un concept précisément déterminé et donc formalisable.

    Mais H. Putnam ne veut pas dissoudre non plus les notions dans un vague relativisme (selon lequel « la signification d'un mot vient de son usage » ). Il professe désormais un « réalisme interne ». Si on définit avec précision la notion d'objet, alors il devient possible de répondre à la question « combien y a-t-il d'objets sur la table ? » avec précision, sans équivoque. Dans ce cadre, le schéma mental (les concepts de « chien », « objet » ou « cahier ») peut acquérir une définition universelle, bien que conventionnelle et socialement construite. H. Putnam pense ainsi échapper à la fois au mentalisme et au relativisme.
    scienceshumaines


    Initié par Peirce à Harvard à la fin du XIXe siècle, le pragmatisme apparaît comme une voie médiane qui permettrait la réconciliation de deux courants majeurs de la philosophie contemporaine : les continentaux, plus volontiers lecteurs de Heidegger, Foucault ou Derrida, et les analytiques plus proches de Quine, Davidson ou Fodor. Hilary Putnam est l'une des grandes figures de la philosophie analytique du XXe siècle et est aussi un remarquable historien du pragmatisme classique.

    Le mérite de l'analyse de Putnam est de se concentrer sur les points communs propres à différents auteurs se réclamant du pragmatisme, la meilleure réponse, selon Putnam, à "notre crainte de la perte du monde", la meilleure manière de "renouer avec" et de "renouveler" la philosophie.puf

    Il défend un réalisme scientifique qui admet l'indépendance de la réalité tout en considérant que celle-ci ne peut être appréhendée qu'au travers de la variété des schèmes conceptuels et des pratiques. (Larousse)

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