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RAV ACHI


TALMUD
BIO
HEBREU
CHRONOLOGIE
ETUDE
TRAITE
TRADITION
RAVINA


photo BNF



Talmud :
"De l’hébreu. Litt. « enseignement ». Désigne le commentaire de la Mishnah produit par les maîtres des académies de Palestine et de Babylonie, les amora’im. Il existe deux talmuds. Le Talmud de Jérusalem (achevé vers la fin du IVe siècle), qu’il serait plus exact d’appeler Talmud de Palestine, rédigé en hébreu et en judéo-araméen palestinien, rend compte des débats des académies de Lydda, Tibériade, Sepphoris, Césarée. Le Talmud de Babylone, rédigé en hébreu et en judéo-araméen babylonien, témoigne pour sa part de l’activité des écoles de Soura, Nehardéa, Poumbedita et Mahoza. Il s’est constitué progressivement et sa mise en forme définitive a été engagée par Rav Ashi (352-427), chef de l’académie de Soura, et achevée par l’un de ses successeurs, Rabina II (mort en 499). C’est le Talmud de Babylone dont l’autorité devait s’imposer en monde juif. Il est devenu dans le judaïsme, à côté de la Bible, voire plus que la Bible elle-même, un objet d’étude fondamental." iesr

Rabbana Aschi (né en 352, mort en 427), originaire d’une famille très ancienne et très riche, était remarquablement doué. A l’âge de vingt ans, il fut placé à la tête de l’école de Sora, où il parvint à attirer de nouveau de nombreux élèves. Le local de l’école menaçant ruine, il le fit entièrement reconstruire, et, pour activer les travaux, il les surveilla jour et nuit jusqu’à leur complet achèvement. Sur son ordre, les ouvriers donnèrent à ce bâtiment une grande hauteur ; il dominait les autres édifices de la ville. — Aschi joignait à la dialectique pénétrante de l’école de Pumbadita la vaste érudition des docteurs de Sora ; son autorité religieuse était aussi considérable qu’avait été celle de Raba, et ses contemporains lui donnèrent le titre de Rabbana (notre maître).

Aschi resta cinquante-deux ans à la tête de l’école de Sora. Pendant ce laps de temps, l’académie de Pumbadita eut sept chefs. L’école de Nehardéa, délaissée depuis la destruction de cette ville par Ben Naçar (Odenat), avait aussi repris, à cette époque un certain rang. Mais l’école de Sora jouit d’une suprématie incontestable, et les plus anciens amoraïm, Amêmar, Mar-Zutra et d’autres, reconnurent l’autorité d’Aschi ; même les deux exilarques de son époque, Mar-Kakana et Mar-Zutra Ier, acceptaient ses décisions. Ce a était plus, comme autrefois, à Nehardéa ou à Pumbadita, mais à Sora que les exilarques recevaient les délégués des communautés babyloniennes et convoquaient les assemblées générales. Aschi fit de Sora le centre de la vie religieuse de la Babylonie juive et assura à cette ville une Influence. prépondérante dans la direction du judaïsme babylonien.

Grâce à ses éminentes qualités et à sa situation élevée, Aschi put entreprendre une oeuvre qui exerça une profonde influence sur les destinées comme sur le développement du peuple juif. Il commença ce travail gigantesque de rassembler et de mettre en ordre l’énorme quantité d’explications; de déductions et de développements qui, sous le nom de Talmud, avaient été ajoutés à la Mishna. Un des principaux motifs de cette entreprise fut certainement le souci de préserver de l’oubli ces matériaux considérables, accumulés par trois générations d’amoraïm, qui étaient confiés à la seule mémoire. Aschi eut la bonne fortune de pouvoir travailler à la coordination de ces matériaux pendant cinquante-deux ans. Chaque année, pendant les mois de kalla, où collègues et disciples étaient réunis autour de lui, il étudiait avec ses auditeurs un certain nombre de traités de la Mishna et y ajoutait les explications et développements talmudiques ; au bout de trente ans, il avait ainsi soigneusement étudié prés de quarante traités. Les matériaux étaient prêts, il ne s’agissait plus que de les réviser et les mettre en ordre ; Aschi consacra à ce travail la seconde période de son activité.

Ce recueil ne fut pas écrit dès son achèvement, on avait encore, à cette époque, des scrupules à mettre la tradition orale par écrit, d’autant plus que les chrétiens s’étant approprié l’Écriture sainte pour en faire la base de leur religion, le judaïsme, d’après les conceptions de ce temps, ne se distinguait plus du christianisme que parce qu’il avait une loi orale. Cette pensée fut souvent exprimée sous forme poétique par l’Aggada : Moïse a voulu mettre la loi orale par écrit ; mais l’Éternel, prévoyant qu’un jour les nations traduiraient la Tora en grec et déclareraient qu’elles sont le vrai peuple d’Israël et les enfants de Dieu, s’est opposé au projet de Moise, parce qu’il a voulu laisser aux Juifs une marque distinctive par laquelle ils pourraient prouver qu’eux seuls sont ses élus. Quiconque connaît mon mystère, dit Dieu, est mon fils, c’est-à-dire quiconque connaît la Mishna et l’explication orale de la Tora. Le prophète Rosée a dit dans le même sens : Si j’écrivais toutes les lois, Israël serait considéré comme une nation étrangère. En coordonnant le Talmud, Aschi compléta l’œuvre commencée deux siècles auparavant par Juda. Cette coordination présentait cependant de très graves difficultés. La Mishna rapporte sèchement les décisions juridiques formulées dans des paragraphes distincts, qu’il n’était pas trop difficile de mettre en ordre; le Talmud, au contraire, montre en quelque sorte sur le vif le développement de la tradition orale, il indique la genèse des diverses lois, en fait ressortir l’esprit et enregistre les raisonnements plus ou moins subtils qui ont conduit aux diverses conclusions. La rédaction du Talmud est certainement un des faits les plus considérables de l’histoire juive ; le Talmud babylonien (Talmud babli) devint, en effet, pour le judaïsme un élément d’action très important. Quoiqu’il ait consacré principalement son activité à la rédaction du Talmud, Aschi ne se résigna cependant pas à employer exclusivement ses facultés à un simple travail de compilation. Il résolut un grand nombre de questions restées jusque-là obscures ou mal comprises, et les solutions qu’il en donne sont le plus souvent aussi remarquables par leur justesse et leur profondeur que par leur simplicité.

Les vingt dernières années de l’activité d’Aschi coïncidèrent avec le règne du roi sassanide Yesdegird (399-420). Ce monarque, surnommé al-Hatim (le pécheur) par les mages, parce qu’il ne voulut pas se laisser dominer par eux, se montra tolérant pour les Juifs et les chrétiens. Les jours où l’on prêtait hommage au roi, on voyait à la cour les trois principaux représentants du judaïsme babylonien : Aschi, comme délégué de Sora ; Mar-Zutra, comme délégué de Pumbadita, et Amêmar, comme délégué de Nehardéa. Un autre docteur, Huna bar Zutra, était un des familiers de Yesdegird.

Le mouvement d’émigration et les révolutions considérables qui se produisirent, à cette époque, parmi les peuples, et le châtiment infligé par Dieu à l’empire de Rome, réveillèrent les espérances messianiques dans les cœurs juifs. On répéta partout dans la foule que le prophète Élie avait annoncé que le Messie viendrait au 85e jubilé (4200 de la création, 440 de l’ère vulgaire). De pareilles croyances ont rencontré de tout temps des adeptes passionnés, qui, ne se contentant pas de nourrir silencieusement leurs espérances dans leur cœur, se sont efforcés de faire partager leur enthousiasme à la foule et l’ont entraînée dans de folles aventures. Le même phénomène se reproduisit à l’époque d’Aschi. Un de ces rêveurs mystiques parcourut pendant une année toutes les communautés juives de l’île de Crète, leur persuadant que l’époque messianique était arrivée et leur promettant de leur faire traverser la mer à pied sec, comme autrefois Moïse, dont il avait, du reste, le nom, et de les conduire jusque dans la Terre promise. On le crut sur parole, les Juifs crétois ne s’occupèrent plus de leurs affaires, distribuèrent leurs biens et attendirent avec anxiété le jour fixé par leur Messie pour le passage de la mer. Au jour dit, le Messie, suivi de toute la population juive de Crète, se dirigea vers la mer. Monté sur une colline qui s’avançait dans l’eau, il engagea ses partisans à se précipiter sans crainte dans les flots, leur assurant que les eaux se retireraient devant eux. Un grand nombre de ces hallucinés se noyèrent ; d’autres furent sauvés par des marins. Le faux Moïse paraît n’avoir pas été retrouvé.

Aschi chercha à prémunir les Juifs contre des croyances aussi dangereuses, et il expliqua ainsi la prophétie alors répandue dans le peuple : Il n’est pas possible que le Messie apparaisse avant le 85e jubilé ; à partir de cette époque, on peut avoir l’espoir, mais non la certitude, qu’il viendra. — Aschi mourut dans un âge très avancé (en 427), deux ans avant la prise de Carthage par le Vandale Geiseric. Celui-ci emporta en Afrique toutes les dépouilles entassées dans Rome, et, parmi elles, les vases enlevés autrefois, par Titus, du temple de Jérusalem. Ces vases, comme les Juifs eux-mêmes, furent condamnés à de bien étranges pérégrinations !
graetz

Le roi Menaché en personne se dévoila en rêve à rav Achi, quand ce dernier se demandait comment comprendre la chute incroyable des générations premières dans le paganisme (Sanhédrin 102b) : « Si tu avais été parmi nous, tu aurais pris tes jambes à ton cou pour courir après le culte païen » ! Autrement dit, les gens qui ont vécu pendant le Premier Temple n’étaient pas moins solides ou résistants que ceux de la période de rav Achi, mais simplement régnait alors une pulsion irrésistible, ou presque, qui poussait les hommes à s’adonner à ces cultes. Si rav Achi avait vécu alors, il aurait devancé tout le monde pour se rendre au temple païen ! Rav Achi est le grand maître qui a oeuvré à clôturer le texte talmudique, et nul doute qu’il était d’un très haut niveau, mais cela n’empêche que s’il avait été exposé aux influences spirituelles négatives qui avaient cours à l’époque, il aurait pu être un des premiers à succomber.kountrass

La Tombe de Rav Ashi est situee au Kibbutz Manara , Israel

SAMUEL DE NEHARDEA

BIO
RAB




Juge, médecin et astronome.Amora de la premiere generation

Il est né en 165 à Nehardea, dans Babylone et y est décédé environ en 257


"Les chemins du ciel sont aussi clair pour moi que les voies de Nehardea."

"Dina demalkuta dina"
la loi du pays est la loi




La région judéo-babylonienne était divisée en une quantité de petits districts qui étaient appelés du nom de leur ville principale. Il y avait les districts de Narès, Sora, Pumbadita, Nehardea, Nehar-Pakod, Mahuza, etc. Chacun de ces districts avait sa physionomie propre, son originalité, il avait ses mœurs et sa manière de vivre particulières, il avait même ses poids et ses mesures spéciaux. Dans cette région, quatre villes surtout avaient une importance capitale et occupèrent successivement le premier rang. C’était d’abord Nehardea, forteresse construite près de l’Euphrate et du canal Naraga, et habitée exclusivement par des Judéens ; elle protégeait la Babylonie juive. Pendant quelque temps, Nehardea fut la Jérusalem de la Babylonie ; au moment où le temple subsistait encore, cette ville centralisait les dons offerts pour le service du temple par toutes les communautés babyloniennes, et, de là, les sommes recueillies étaient envoyées, sous bonne escorte, à Jérusalem.

Rab eut comme ami et collaborateur Samuel ou Mar-Samuel, appelé également Aïoc et Yarhinaï. Ce docteur, qui contribua pour une part importante au relèvement du judaïsme babylonien, avait des idées plus originales et des connaissances plus variées que Rab. Dans sa jeunesse, il suivit le courant qui entraînait tous ceux qui avaient soif de science vers la Palestine ; il fréquenta l’école de Juda Ier. On raconte qu’il guérit une maladie d’yeux dont souffrait le patriarche, et que ce dernier ne lui accorda pas l’ordination. Il retourna en Babylonie avant Rab et, à la mort de Schèla, il fut élevé à la dignité de chef d’académie.

Mar-Samuel était un homme calme, sensé, ennemi de toute exagération. A la croyance de ses contemporains, qui pensaient que la venue du Messie serait précédée de nombreux miracles, il opposa cette conception qu’à ce moment-là aussi tout suivra son cours normal, et que l’époque messianique ne se distinguera des temps antérieurs que par l’indépendance absolue dont jouira la nation juive. Mar-Samuel ne se consacra pas uniquement à l’enseignement de la Loi, il s’occupa également d’astronomie et de médecine. Son autorité dans les questions rituelles était moins grande que celle de Rab, mais il était un jurisconsulte éminent et toutes ses décisions dans les affaires civiles acquirent force de toi. Il formula cette règle, d’une importance capitale, que Ies juifs doivent obéissance aux lois du pays où ils demeurent aussi bien qu’à leur propre législation, ce qu’il exprima par ces mots : Dina demalkuta dina. Les Judéens de la Babylonie et des pays parthes, vivant sous un régime de liberté et de tolérance, acceptèrent facilement cette prescription, qui était au fond une innovation très hardie. Le principe de l’inviolabilité des lois du pays établi par Mar-Samuel était, eu effet, en contradiction formelle avec les anciens usages, qui permettaient et souvent recommandaient la transgression de certaines lois étrangères. Ce principe eut dans la suite les plus heureuses conséquences pour les Judéens, il contribua, d’un côté, à les réconcilier avec le gouvernement des pays où les jetait la destinée ; d’autre part, aux ennemis des israélites qui auraient pris prétexte de l’apparent esprit d’exclusivisme du judaïsme pour conseiller des mesures de persécution contre la nation juive, on pouvait opposer ce commandement de Samuel, qui réduisait à néant tous leurs raisonnements. Déjà le prophète Jérémie avait adressé ce conseil salutaire aux tribus dispersées en Babylonie : Travaillez au salut de la ville où vous êtes établis. Mar-Samuel transforma ce conseil en une prescription religieuse : On est tenu de se soumettre à la loi de l’État.

C’est à Jérémie et à Mar-Samuel que le judaïsme est redevable d’avoir pu subsister dans les pays étrangers.

Mar-Samuel fut une des figures les plus originales de cette époque. Profondément pénétré de l’esprit du judaïsme, dont il connaissait admirablement les doctrines et les traditions, il sut néanmoins voir au delà des limites étroites de sa patrie et de sa religion, et il se préoccupa aussi des autres nations et de leurs croyances. Il s’instruisit particulièrement chez les savants de Perse, et il étudia l’astronomie avec son ami Ablaat. L’immense plaine qui se développe entre le Tigre et l’Euphrate et dont le vaste horizon n’est borné par la moindre colline était le berceau de l’astronomie ; cette science dégénéra bientôt, dans cette région, en astrologie. Samuel était trop pénétré des idées juives pour accorder quelque crédit à l’astrologie ; il ne s’occupa que de l’observation et de l’étude sérieuse des corps célestes. Les voies du ciel, dit-il, me sont aussi familières que les rues de Nehardea, mais il ajouta qu’il ne savait pas calculer la marche des comètes. Il utilisa ses connaissances astronomiques pour établir un calendrier qui permettait aux juifs babyloniens de fixer les fêtes sans attendre que la Palestine les informât chaque fois de l’apparition de la nouvelle lune. Samuel ne publia pas ce calendrier, probablement par respect pour le patriarche et pour ne pas rompre l’unité du judaïsme, et on continua à considérer les calculs du calendrier comme une science secrète (Sod ha-iboui). On sait que Samuel exerçait la médecine, mais aucun document ne donne d’indication précise sur ses connaissances médicales ; il prétendait pouvoir guérir toutes les maladies, à l’exception de trois.

L’éclat dont brillait l’académie de Sora, organisée par Rab, faisait pâlir la renommée de l’école de Mar-Samuel. Mais la plus cordiale entente ne cessa de régner entre les deux docteurs, et Samuel, qui était d’une rare modestie, céda en toute circonstance le pas à Rab et se soumit à son autorité. Après la mort de ce dernier, Mar-Samuel fut reconnu comme le seul chef religieux de la Babylonie ; il conserva cette dignité pendant dix ans. Johanan, qui était en Judée, hésita d’abord à le traiter en supérieur. Dans les lettres qu’il envoyait en Babylonie au nom de l’école de Tibériade, il appelait Rab : Notre maître en Babylonie, et Mar-Samuel : Notre collègue. Mar-Samuel lui fit alors parvenir un tableau où il avait indiqué les dates des fêtes pour une durée de soixante ans : C’est un très habile mathématicien, se contenta de dire Johanan. Mais lorsqu’il eut soumis à Johanan ses recherches sur un nombre considérable de cas douteux de maladies qui pouvaient se présenter chez les animaux et les rendre, d’après les prescriptions talmudiques, impropres à la consommation, son autorité fut reconnue même eu Judée.

graetz

ANAN BEN DAVID

ETUDE
BIO
SITE
CONGREGATION
HISTOIRE
LITUANIE
RUSSIE
Hakham Yakubowski
ETUDE 1-2
CARAITE

containing part of the 'Book of Precepts' of Anan ben David, eighth century opponent of Talmudic Judaism, regarded by the Karaites as their founder


Le karaïsme serait apparu au 8ème siècle de notre ère, à Babylone, en réaction à un judaïsme rabbinique que les interprétations du Talmud, devenues dominantes, avaient éloigné des textes bibliques. C’est surtout dans la pratique que le karaïsme s’écarte de la coutume rabbinique. Les lieux de culte sont appelés Kenesa et les officiants Hakham.
Certaines sources proposent une origine plus ancienne de ces schismatiques, qui pourraient se réclamer des Esseniens, déjà présents à Jérusalem avant la destruction du Temple par les Romains. Cette théorie, a été relancée après la découverte des manuscrits de Qûmran en 1947. On a en effet constaté une analogie entre les écrits des anachorètes de la Mer Morte et les textes karaïmes.
Anan Ben David est le premier théoricien du karaïsme. Il vécut en Mésopotamie, au 8ème siècle, et rédigea le texte fondateur, le plus ancien document karaïme, Le Livre des Préceptes, en langue araméenne, ultérieurement traduit en hébreu et en arabe. Ainsi aurait été suscitée l’unification de plusieurs sectes dissidentes du judaïsme. Recommandant le retour exclusif au texte écrit de la Torah, Anan Ben David exigeait également l’observation stricte des Dix commandements.
Ses successeurs se transportèrent à Jérusalem d’où ils menèrent une activité missionnaire intense auprès des peuples du Bassin Méditerranéen (Syrie, Egypte, Afrique du Nord, Espagne), des peuples de la Mer Noire et de la Mer Caspienne, notamment chez les Khazars établis en Crimée.

C’est à la fin du 14ème siècle que l'on trouve la trace la plus marquante des karaïtes en Lituanie. le Grand Duc Vytautas de Lituanie, devant les menaces extérieures répétées de la Horde d’Or et des Chevaliers Teutoniques, ajoutées aux risques de trahisons intérieures, se dote d’un dispositif de défense.
L’élément le plus puissant est un château fort sur l’île du lac de Trakai, construit de 1397 à 1403. Pour se constituer une garnison fiable et fidèle, il choisit des Karaïmes qu’il avait appris à connaître et à apprécier lors de ses précédentes expéditions en Europe Orientale et en Crimée.
De leur côté, les Karaïmes sont attirés par un Etat fort et un souverain renommé et glorieux.


Par ailleurs Vytautas installe d’autres Karaïmes au Nord de la Lituanie tout au long de la frontière.
Les Karaïmes participent à une sorte de service de gendarmerie dans tout le pays.
En échange les militaires karaïmes reçoivent des terres ce qui leur permet dans certains cas de prétendre à des titres de noblesse.

La position privilégiée des Karaïmes est renforcée par le rôle d’interface qu’ils jouent alors dans la région dont ils connaissent les différentes langues.
En outre ils peuvent communiquer avec le monde musulman et servent d’intermédiaire pour le rachat des prisonniers par exemple.

Particularités religieuses:

Le karaïsme est une branche du judaïsme qui s'oppose à la validité du Talmud et à l'école rabbinique.
En prônant un retour aux écrits bibliques, certains points rituels sont modifiés:
* les fêtes religieuses juives sont célébrées à des dates différentes
* les restrictions alimentaires sont différentes
* les règles concernant la pureté, en particulier la tebila, immersions rituelles nécessaires après des menstruations, sont abolies
* le rituel à la synagogue a subi l'influence de la prosternation pratiquée dans l'Islam et de nombreuses génuflexions ont été introduites.

La langue : Une autre curiosité

Les premiers textes furent écrits en araméen (le Codex d’Anan), puis en hébreu, on trouve ultérieurement des textes écrits en langue karaïte mais en caractères arabes et ce jusqu’au XVe siècle.
Par la suite, en Crimée et en Lituanie, les auteurs ont utilisé surtout le karaïme, langue turque (du groupe des langues altaïques), appartenant au sous-groupe du Kipchak comme le Tatar.
Actuellement, transcrite en caractères latins, cette langue, utilisée dans la liturgie, est encore parlée par quelques anciens ou par des intellectuels karaïtes. On note des emprunts lexicaux à l’hébreu, à l’arabe et au persan.nezumi dumousseau


On estime qu'aujourd'hui le nombre de Karaïme dans le monde est inférieur à 50 000 personnes. L'Etat d'Israël , qui en abrite environ 30 000, les considère formellement comme Juifs, mais tous les Karaïme ne se considèrent pas comme tels. En 1991 on en recensait 800 en Crimée ukrainienne, 280 en Lituanie, 150 en Pologne et une centaine à Moscou. En France, leur nombre est estimé à une centaine à Paris et une vingtaine à Marseille.colisee

Mouvement karaïte et sionisme

Nombre de karaïtes sont devenus des sionistes convaincus. Le retour à la terre d'Israël est une composante essentielle du Tanakh: "Daniel Al-Kumisi, d'origine perse, arrivé à Jérusalem autour de 880, encourageait les karaïtes à venir en Israël, allant jusqu'à affirmer que ceux qui se dérobent à ce devoir 'éveillent le courroux du Seigneur' (Epître à la Diaspora)." Au XXe siècle, le mouvement sioniste rencontra également un écho dans certains milieux karaïtes. En 1954, Moshé Marzouk fut exécuté par les autorités égyptiennes, après avoir placé des bombes sur l'ordre des services secrets militaire israéliens [Affaire Laban, ndlr]. Israël a fait de ce "Juif égyptien" l'un de ses héros, passant sous silence le fait qu'il était karaïte. "Les karaïtes sont prêts à des sacrifices pour la terre d'Israël", affirme Nehemia.israelvalley

ABAYE et RAVA


ABAYE
HEBREU
RAVA




Photo BNF






Rava disait :"Quiconque humilie son prochain en public n'a pas le droit au monde futur"

Abaye disait :"Malheur au mechant et a son voisin"


Abaye ("petit père"), de son vrai nom Nahmani ben Kaylil, est le surnom d'un grand Amora Babylonien né en 278 EC. Orphelin, il fut élevé et éduqué par son oncle, Rabba bar Nahmani, Rosh Yeshiva de Pumbedita, qui, ne pouvant se résoudre à appeler son neveu comme son père, l'affubla du surnom.


Abaye respectait énormément son oncle, et le divertissait en jonglant, nous rapporte la Guemara.

Abaye était un Cohen (un prêtre), descendant de la famille de Eli (cf. Livre de Samuel), et en tant que tel, victime de la malédiction divine proférée à leur encontre en châtiment de la désécration du Nom Divin causée par les forfaits de Pinhas et Hofni, les fils d'Eli. Du fait de celle-ci, il ne pourrait vivre son comptant d'années. Sa nature vertueuse lui permit de vivre jusqu'à 60 ans, mais il mourut à cet âge, relativement jeune pour l'époque, d'un œdème en 338 ou en 339. Par ailleurs, sa vie fut laborieuse. À l'image de Rabbi Yehoshoua ben Hanania, il fut laid et pauvre, charmant les gens par sa sagesse, étudiant la Torah au terme d'harassantes journées de labeur de terres ingrates, ou au cours des deux mois de la morte-saison agricole babylonienne, les Yar'he Kala, les Mois de la Mariée, celle-ci étant (l'étude de) la Torah

Il fit ses études auprès de son oncle et de Rav Yosseph bar Hama à la Yeshiva de Pumbedita, et devint rapidement maître tant dans l'étude que dans l'enseignement de la Torah. Il y fit aussi la connaissance de Rava, qui, selon une vieille habitude des Sages d'Israël devint son plus farouche contradicteur en même temps que son plus cher ami.

Les "disputes" entre Abaye et Rava (Havayot de Abaye veRava) sont devenus le prototype des joutes dialectiques tant sur des grands que sur des détails, voire ce qu'Anouar el-Sadate appellerait (quelques dizaines de siècles plus tard) des "anicroches talmudiques", et sont tellement importantes pour la connaissance talmudique qu'un autre anachronisme relaté sans Soukka 28a nous apprend que Rabban Yohanan ben Zakkaï, disciple d'Hillel et fondateur de l'école de Yavne, connaissait toute la Halakha "jusqu'au débats d'Abaye et Rava".
Bien qu'Abaye détienne une indéniable maîtrise dans l'analyse dialectique des sentences halakhiques, Rava le surpassa et les opinions de Rava l'emportèrent sur celles d'Abaye sauf en six exceptions.

Abaye devint directeur de la Yeshiva de Pumbedita à la mort de ses maîtres.
Il n'était jamais aussi heureux que lorsqu'un de ses disciples complétait l'étude d'un traité mishnaïque. En ces occasions, il organisait un grand festin, bien que ses moyens fussent réduits et que le vin n'apparaisse jamais sur la table (Traité Shabbat 118b).

Il défendit le livre de l'Ecclésiaste contre son maître Yosseph bar Hama (l'Ecclésiaste n'ayant donc pas encore été inclus dans le canon biblique à cette époque). En citant un nombre de passages extraits du livre, il montra qu'il ne s'agissait pas d'un livre hérétique, et fit même admettre à son maître que ces citations pourraient avantageusement servir à des visées homilétiques (Traité Sanhédrin 100b). Par la suite, l'Ecclésiaste est devenu la lecture privilégiée à Soukkot.wiki

EZEQUIEL

HISTOIRE
GRAND PROPHETE
PORTRAIT
JOIAKIN
MERKAVA
MAHASSE BERECHIT
LIVRE
AKADEM

Et je prophétisai selon qu’il m’avait été commandé ; et comme je prophétisais, il y eut un bruit, et voici, il se fit un mouvement, et les os se rapprochèrent, un os de son os.
Et je vis, et voici, il vint sur eux des nerfs et de la chair, et de la peau les recouvrit par-dessus ; mais il n’y avait pas de souffle en eux.
Et il me dit : Prophétise au souffle, prophétise, fils d’homme, et dis au souffle : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Esprit, viens des quatre vents, et souffle sur ces tués, et qu’ils vivent.
Et je prophétisai selon qu’il m’avait commandé ; et le souffle entra en eux, et ils vécurent, et se tinrent sur leurs pieds, — une immense armée.




En 3327, Ezéchiel est déporté à Babel.
né en l’an 3302, Ezéchiel ben Bouzi est un Prophète fils de prophète. Il restera captif durant cinq années à Babel avant de retourner en Israël. Puis, il voyagera à plusieurs reprises de Jérusalem à Babel. Il est considéré après Moïse comme étant l’un des plus grands prophètes qu’ait compté le peuple d' Israël. Comme le rappellent les Sages, sa dimenssion et vision spirituelle dépassaient de loin celle des autres prophètes. Dans la Bible hébraïque, le Tanakh, ces prophéties sont écrites dans le livre qui porte son nom le "Livre d’Ezéchiel"

ESDRAS


THESE
LIVRE
HISTOIRE
RESUME
ECOUTER
MEDITATION
NEHEMIE










L'édit de Cyrus
Or la première année de Cyrus, roi de Perse, pour accomplir la parole de Yahvé prononcée par Jérémie, Yahvé éveilla l'esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit proclamer et même afficher dans tout son royaume "Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Yahvé, le Dieu du ciel, m'a remis tous les royaumes de la terre, c'est lui qui m'a chargé de lui bâtir un Temple à Jérusalem, en Juda. 3 Quiconque, parmi vous, fait partie de tout son peuple, que son Dieu soit avec lui! Qu'il monte à Jérusalem, en Juda, et bâtisse le Temple de Yahvé, le Dieu d'Israël c'est le Dieu qui est à Jérusalem. 4 Qu'à tous les rescapés, partout, la population des lieux où ils résident apporte une aide en argent, en or, en équipement et en montures, en même temps que des offrandes de dévotion pour le Temple de Dieu qui est à Jérusalem."

Les deux livres d'Esdras et Néhémie sont précieux : ils sont presque nos seuls documents sur la période où le judaïsme s'est construit autour du temple de Jérusalem et de la Loi.

A l'origine, les livres d'Esdras et de Néhémie ne formaient qu'un seul ouvrage dans la Bible grecque des Septante et par la Bible hébraïque qui les rangeait dans la catégorie des Ecrits (ou Hagiographes). Divisés en deux par les Pères de l'Église, par Origène et par la Bible latine de la Vulgate, ils furent désignés ensuite par le nom de leurs deux personnages principaux.
Selon la tradition rabbinique (traité Babba batra 14b du Talmud), le scribe Esdras en était l'auteur et Néhémie les compléta.Esdras

Les livres bibliques d'Esdras et de Néhémie rapportent qu'un scribe ou légiste du nom d'Esdras joua un rôle important dans la restauration religieuse qui suivit la captivité de Babylone. Ce personnage aurait quitté la Babylonie au temps d'Artaxerxès et, avec l'agrément de ce prince, se serait transporté à Jérusalem, où, à la suite de péripéties variées, il aurait réorganisé les services du culte et assuré la stricte exécution de la loi, II semble avoir agi de concert avec un autre homme, du nom de Néhémie, également accrédité par la cour persane. On admet généralement que ces événements se placent au temps d'Artaxerxès Longue-Main, c.-à-d. aux environs de l'an 450 avant notre ère et dans, les années qui suivent; cependant; d'autres proposent l'époque d'Artaxerxès Mnémon, ce qui nous ferait descendre cinquante eu soixante ans plus bas.
Esdras semble s'être appliqué tout particulièrement à dissoudre les mariages contractés par les Juifs avec des femmes de nationalité étrangère, mariages qu'il considérait comme attentatoires à la pureté religieuse.
En un mot, les livres bibliques représentent le scribe Esdras comme le restaurateur de la loi de Moïse.Cosmovisions

"Rabbi Néhéma dit : la Torah a été donnée en écriture DA'ATZ. Mais Rabbi dit qu'elle a été donnée en achourite (araméenne) et, lorsqu'Israël a commis le péché du Veau d'Or, elle s'est transformée en écriture DA'ATZ puis, à l'époque d'Ezra, à nouveau en achourite. Selon Rabbi Shimé'on Eléazar, c'est en achourite que la Torah a été donnée" (Talmud de Jérusalem, Meguila I, 9).

L'hébreu carré, qui est ainsi désigné en raison de la forme des lettres qui ont une allure rectangulaire, est désignée en hébreu d'achourite (assyrienne ou araméenne) probablement parce que le scribe Ezra, à son retour de l'Exil au Ve siècle avant J.C., l'apporta avec lui de Babylone.
Cette écriture est une forme développée d'une branche qui dérive de l'écriture araméenne. Cette écriture était alors en utilisation à Babylone et les lettrés hébreux durent l'apprendre afin de communiquer avec les autorités locales. Cette écriture sera donc apportée par le peuple hébreu de retour de l'Exil de Babylone et, on peut supposer qu'afin que la Tora, écrite en paléo-hébreu, ne soit pas perdue - c'est à dire ne devienne illisible au peuple - le scribe Ezra (Esdras) autorisa sa translitération dans la nouvelle écriture carrée araméenne.

"Ezra aurait mérité de donner la Tora à Israël si Moïse ne l'avait pas précédé. Et bien que la Torah n'ait pas été donnée par lui, elle a été changée par lui. Car il est rapporté, "et le texte de la lettre était écrit en caractères araméens et en hébreu araméen". (Talmud de Babylone, Sanhédrin 21-22).kabbale

Le nouveau Moïse
Ezra le Scribe


Le Talmud ne tarit pas d’éloges à l’égard d’Ezra (Esdras) le Scribe qui réorganisa le culte juif au moment du retour de l’exil de Babylone. Il fut comparé à un nouveau Moïse.
Sa vie, son action
Ezra (Esdras) est l'un des dirigeants du peuple judéen qui revient de Babylonie, avec le roi Zorobabel. Ce scribe (sofer) réorganisera le culte israélite comme cela est mentionné dans le livre qui porte son nom (livre d’Ezra).
La 7e année d'Artaxerxés roi de Perse (465-424) Ezra est chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour faire le bilan civil et religieux de la vie juive en Judée et pour encourager Israël à observer la Torah de Dieu (v. 14). Ezra porte une lettre du roi, ordonnant aux autorités de la province située au-delà du fleuve de lui livrer l’argent et les vivres nécessaires au service du Temple et d'exempter d'impôts tous ceux qui s'occupent de la maison de Dieu (v. 21, 24). Ezra reçoit alors la permission de conduire en Judée un second groupe d’exilés juifs, outre ceux qui avaient accompagné Zorobabel et le Grand Prêtre Josué, 80 ans auparavant en -538.
Après avoir jeûné et recherché la direction de Dieu pour le voyage, le groupe, fort de 1700 âmes, part le 12e jour du 1er mois de la 7e année d’Artaxerxés, soit - 458. Ezra et son groupe atteignent Jérusalem quatre mois plus tard, le 1er jour du 5e mois (7.8). Il remet aux responsables du Temple les ustensiles qu’il avait reçus pour elle. Il y offre des holocaustes et transmet les ordres du roi aux gouverneurs des pays au-delà du fleuve (8.33-36).
Ezra fut profondément affligé de découvrir que les juifs et même les prêtres avaient épousé des femmes païennes. Il réussit à persuader la plupart d'entre eux de se séparer de ces étrangères (ch. 9 et 10). Treize ans plus tard, lorsque Néhémie arrive à Jérusalem, Esdras préside à la lecture de la loi de Moïse au peuple, et traduit le texte en araméen, car le peuple ne parle plus l’hébreu. Ezra meurt quelques années après.
Grâce à lui, le judaïsme a été sauvé de l’oubli, ses réformes serviront de base pour le judaïsme rabbinique ultérieur.

HILLEL HAZAKEN


BIOGRAPHIE
CHAMAI
YAVNE









Si je ne suis pas pour moi qui le sera?
Et si je ne suis que pour moi qui suis je?
Et si ce n'est maintenant ,quand?


Hillel Ha Zaken (הלל הזקן, Hillel l'Ancien, Ha Zaken étant un titre honorifique, décerné aux membres de l'assemblée des Anciens et du Sanhédrin, comme plus tard Rebbi) était un Sage et dirigeant religieux qui vécut à Jérusalem au temps d'Hérode et de l'empereur Auguste.

Hillel est considéré comme l'une des plus importantes figures de l'histoire juive, au tournant des Zougot et des Tannaïm, les docteurs de la Mishna. Il est le fondateur, d'après le Talmud, de l'une des deux grandes écoles d'interprétation rabbinique de la Torah, appelée Beit Hillel (Maison de Hillel), ainsi que d'une dynastie de Sages, les Nessi'im, qui auraient été à la tête des Juifs vivant en terre d'Israël jusqu'au Ve siècle de l'ère commune.
Son prestige est tel que Flavius Josèphe mentionne encore la gloire de Hillel lorsqu'il évoque son arrière-petit-fils, Rabban Shimon ben Gamliel I, qui « appartient à une famille très honorée (γένους σφόδρα λαμπροῦ) ».

Son école a pour principe qu'« on n'édicte pas de décret si la majorité ne peut le supporter », prônant non la complaisance mais la compréhension. Outre ses enseignements sur la Loi juive, dont dérivent en grande partie la pratique actuelle du judaïsme.

« Ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui. C'est là toute la Torah, le reste n'est que commentaire. Maintenant, va et étudie. »

Hillel est né à Babylone; Il descendait, selon l'Iggeret deRav Sherira Gaon (une histoire exhaustive de la composition du Talmud du Xe siècle EC), de la tribu de Benjamin par son père, et de la famille de David par sa mère. Cependant, rien ne peut être établi avec certitude à ce sujet, et le nom de son père n'est jamais mentionné. Seul apparaît le nom de son frère, Shebna, riche marchand. Cependant, Hillel ne voulut pas profiter de ses largesses, et gagna sa vie comme bûcheron, afin de pouvoir consacrer la moitié de la journée à l'étude la Torah .

D'après un midrash, Hillel aurait vécu, à l'instar de Moïse, trois fois quarante ans: il aurait quitté sa Babylonie natale pour la terre d'Israël à 40 ans, étudié 40 ans, et dirigé le peuple juif 40 ans.
Sa période d'activité s'étendrait donc, sur base du midrash, de -30 à +10 EC.

Toutes les informations concernant Hillel proviennent de sources rabbiniques.

Originaire de Babylone (cf traité Souca 20a), Hillel est selon le Talmud d'ascendance davidique, bien que cette tradition soit contestée

Selon le Sifre, Hillel vécut, comme Moïse avant lui, et plus tard Rabban Yohanan ben Zakkaï et Rabbi Akiva, 120 ans, divisés en trois périodes de 40 ans.

C'est à 40 ans qu'Hillel se rend en terre d'Israël pour étudier auprès des deux maîtres de sa génération, Chemaya et Avtalion. Selon le Rav Adin Steinsaltz, Hillel avait commencé son étude de la Torah en Babylonie, où il était déjà considéré comme un érudit
Bien que sa famille soit prospère, Hillel refuse d'en tirer avantage, préférant subvenir à ses besoins en exerçant le métier de bûcheron, qui possède l'avantage delui laisser se consacrer aux études à mi-temps.
Cependant, l'accès aux études était à l'époque limité à ceux qui pouvaient en payer les droits d'entrée. Un jour, n'ayant pu se procurer le demi-dinar nécessaire, il se résolut à écouter les leçons des maîtres sur le toit. Ceux-ci le retrouvèrent à moitié gelé le lendemain, et décidèrent de l'acquitter du droit d'entrée ad vitam.

Il passa donc 40 ans de sa vie à étudier, avant d'être élu Nassi du Sanhédrin à la suite d'un heureux concours de circonstances, relaté dans les traités Pessa'him (Bavli 66a et Yeroushalmi 6,1) : une année, la veille de Pessah tombe un Shabbat. Situation inédite! Lequel a-t-il préséance? Faut-il déplacer la veille de Pessah et fausser ainsi le calendrier juif ?
Hillel se montre alors le seul de sa génération à détenir les connaissances et aptitudes suffisantes pour trancher la Loi.

On peut toutefois ne pas accorder une créance totale à cette version des faits, et supposer seulement qu'il a exercé ses fonctions de -30 à 10 EC.

Il fonda une école de pensée partisane d'un courant d'interpétation souple de la halakha, ensemble des règles de vie ordinaires, religieuses et juridiques, en opposition à Shammaï, partisan d'une pratique plus rigoureuse. Il fut aussi président du Sanhédrin pendant une vingtaine d'années, et fonda la dynastie des Nessi'im (qui fut la seule véritable autorité reconnue par le peuple après le déclin de la royauté et avant la dissolution du Sanhédrin par Rome, vers le Ve siècle EC. Sa renommée est également soulignée par Flavius Josèphe, qui note que Shimon ben Gamaliel I, petit-fils d'Hillel, faisait partie d'une famille "très honorée"

Hillel renouvela l'interprétation de la Loi en publiant sept règles herméneutiques reprises plus tard par Rabban Yohanan ben Zakkaï lorsqu'il transféra le Sanhédrin à Yabné après la destruction du temple en 70.wiki



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