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BELA KUN

BIO
TROTSKY 1 - 2
DOSSIER
LCR

Bela Kun

La Révolution hongroise de 1918
Juif, journaliste et dirigeant communiste hongrois, Bela Kun a présidé aux destinées de la République soviétique hongroise.


1886 - vers 1937

Bela Kun vient au monde à Szilágycseh en Transylvanie, territoire faisant partie de l'empire Austro-Hongrois. Juif, d'obédience sociale démocrate, il entre assez jeune en politique. D'abord en Transylvanie puis ensuite à Budapest. En 1914, comme des centaines de milliers de sujets de l'Empire, il est mobilisé dans l'armée et part se battre contre les armées du Tsar de Russie. Il est fait prisonnier en 1916 et est interné dans un camp de prisonniers. C'est là qu'il découvre le bolchevisme, les textes de Marx et les révolutionnaires qu'il décide finalement de rejoindre.

En Russie, il rencontre le camarade Lénine. Ce dernier le juge intelligent, énergique et doté d'un grand charisme. Les Bolcheviques considèrent que Kun est apte à transposer le modèle communiste en Hongrie. Bela Kun suit alors des cours en tactique révolutionnaire ainsi qu'en propagande. Novembre 1918 marque l'effondrement des "puissances du Milieu" contre les alliés. L'empire austro-hongrois vole en éclats; Lénine pense alors qu'il est temps pour Bela Kun de repartir au pays afin d'y mettre en place une mouvance révolutionnaire.

Dès son arrivée, Kun met en pratique les théories communistes de prise de pouvoir. En propagandiste averti, il met sur pied un journal puis fonde le 20 décembre 1918 le Parti Communiste Hongrois. Emprisonné en février 1919 sur ordre du premier ministre Mihály Károlyi, Bela Kun continue à diriger le Parti depuis sa cellule. Les communistes, passés maîtres en matière de propagande, commencent à gagner du terrain auprès de la population qui refuse l'occupation roumaine de Budapest. L'agitation sociale grandit. Bela Kun parvient à convaincre Károlyi, qu'en échange de son entrée au gouvernement, il pourrait obtenir de Moscou une intervention militaire à l'encontre des armées roumaines et tchécoslovaques qui occupent toute une partie de la Hongrie.

Le 20 mars 1919, Károlyi cède sous la pression et libère Bela Kun. Dès le lendemain, le leader communiste fait son entrée dans un gouvernement de coalition composé de communistes et de sociaux démocrates. Notre homme est nommé commissaire aux affaires étrangères. Compte tenu de l'état de la Hongrie de cette époque, la charge des affaires étrangères est de loin le poste clef de ce gouvernement.

Kun commence par écraser une révolte menée par des opposants nationalistes, puis constitue une "Armée Rouge" hongroise, avec laquelle il parvient à reconquérir de vastes territoires. Les soldats hongrois pénètrent même en Slovaquie, où l'on assiste à des scènes de pillage et des massacres. Ils n'y restent que peu de temps, Kun étant forcé par les Français et les Anglais à évacuer le pays. Parallèlement le leader communiste élimine, parfois au sens violent du terme, les membres modérés du gouvernement, en particulier les sociaux démocrates. La terreur s'installe en Hongrie.

Néanmoins, Moscou tarde à lui apporter son aide aussi bien économique que militaire. Cela n'empêche nullement le camarade Bela Kun de mettre en application la "dictature du prolétariat". Il collectivise les grandes exploitations agricoles du pays. Parallèlement, il nationalise les principaux établissements bancaires ainsi que des entreprises et des biens immobiliers privés. Ces mesures provoquent de terribles désorganisations, notamment du secteur agricole et conduisent la Hongrie à une crise aiguë et à la famine. Cette situation génère de graves tensions et des rebellions éclatent au sein de l'armée. Des régiments entiers refusent de se battre contre l'armée roumaine entre temps renforcée par Bucarest.

Déstabilisé, le régime chancelle puis finit par s'effondrer le 01 août 1919 ! Bela Kun abandonne son poste puis s'enfuit alors à Vienne. De là, il part pour Moscou et la toute jeune Union des Républiques Soviétiques Socialistes. En 1928, il réapparaît à Vienne où il est arrêté par la police pour tentative de déstabilisation de l'Etat autrichien. Kun est néanmoins autorisé à repartir en Russie, pays depuis lequel il prend une importante part dans le Komintern. Dans les années 30, la police politique soviétique procèdeà son arrestation pour anti-stalinisme et l'accuse d'être un espion de Trotsky.

En 1937, il disparaît dans les grandes purges staliniennes. Sa mémoire ne sera réhabilitée que dans les années 60. 1939-45

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