Plan general : famous jews

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    FREDERICK REINES

  • PRIX NOBEL 1995
    BIO
    Attracteur
    neutrino


    "Pour la détection du neutrino"


    Frederic Reines a réussi à détecter l’une
    des particules les plus furtives qui soit : le neutrino. En
    effet, le neutrino interagit très peu avec les autres
    particules, il est donc très difficile de suivre sa trace.
    Produit en grande quantité par le Soleil, il nous fournirait
    de précieuses informations quant aux origines de notre
    système solaire.


    Frederick Reines (1918-1998), physicien américain. Il travaille au laboratoire de Los Alamos, est professeur au Case Institute of Technology (Ohio) et à University of California at Irvine. En collaboration avec Clyde Cowan, il détecte le neutrino. Il construit des détecteurs de neutrino et est un des pionniers de l'astronomie des neutrino. Prix Nobel de physique en 1995


    L'interaction faible

    L'interaction faible est une interaction qui ne nous est pas familière car son action est confinée à l'intérieur des noyaux atomiques (tout comme l'interaction forte) et ses effets sont de très faible intensité. C'est pourquoi elle n'est connue que depuis quelques décennies.

    Historique

    La radioactivité était totalement inconnue avant sa découverte par Henri Becquerel en 1896. Parmi les différentes formes de radioactivité qui furent ensuite mises en évidence, la radioactivité bêta a longtemps posé un problème. En effet, dans cette forme de radioactivité, une particule détectable (un électron) est éjectée du noyau atomique avec une énergie variable, ce qui prouve qu'une certaine quantité d'énergie est émise mais non détectée. Le problème semblait si mystérieux que certains physiciens imaginèrent même que l'énergie pouvait n'être conservée qu'en moyenne et non dans chaque phénomène physique.

    Pour tenter de résoudre le problème de la radioactivité bêta, en 1930, Wolfgang Pauli émit l'hypothèse qu'une particule neutre interagissant très faiblement avec la matière devait être émise en plus de l'électron. Cette particule serait donc quasiment indétectable... Il était très audacieux pour un physicien de prédire l'existence d'une particule indétectable, donc d'émettre une hypothèse invérifiable !

    Un peu plus tard, deux découvertes permirent de mieux cerner la nature de la radioactivité bêta: la découverte du neutron en 1932 et la découverte de la radioactivité bêta+ en 1933, par Irène Curie et Frédéric Joliot. Cette nouvelle forme de radioactivité bêta (l'autre fut alors appelée bêta-) correspond à l'émission d'un anti-électron à la place de l'électron, et toujours une quantité d'énergie non détectée.

    En 1934, Enrico Fermi élabora une théorie afin d'expliquer ces phénomènes: la radioactivité bêta- est le résultat de la désintégration d'un neutron en un proton, un électron et un neutrino, la fameuse particule prédite par Pauli mais toujours pas observée. Pour la radioactivité bêta+, c'est un proton qui se désintègre en un neutron. Cette désintégration est déclenchée par une nouvelle force nucléaire faible, mais la théorie de Fermi ne permet pas d'expliquer son origine.

    Bien plus tard, en 1958, Clyde L. Cowan et Frederick Reines détectèrent pour la première fois des neutrinos, ce qui confirma à la fois la théorie de Fermi et l'hypothèse de Pauli. Néanmoins, il était clair que la théorie de Fermi ne pouvait pas être une théorie fondamentale, mais simplement une bonne approximation pour des processus de basse énergie. En particulier, l'interaction n'était pas expliquée comme un échange de particule vecteur. La théorie de l'interaction faible restait donc encore à élaborer.

    Entre 1961 et 1967, Sheldon Glashow, Steven Weinberg et Abdus Salam élaborèrent la théorie électrofaible, permettant d'expliquer à la fois l'interaction électromagnétique et l'interaction faible à l'aide d'échange de particules vecteurs. Dans cette théorie, la radioactivité bêta est expliquée par la désintégration d'un quark d'un proton ou d'un neutron en un autre quark et la particule vecteur de l'interaction faible (le W, particule électriquement chargée), ensuite le W se désintègre en un électron et un neutrino. Mais cette nouvelle théorie contenait aussi une nouvelle forme d'interaction faible non observée jusqu'alors, par échange d'une autre particule vecteur : le Z, particule électriquement neutre. La première forme fut donc appelée interaction faible par courant chargé et la seconde interaction faible par courant neutre.

    Finalement, conformément aux prédictions de la théorie électrofaible, les interactions par courant neutre furent découvertes en 1973 au CERN (Laboratoire européen pour la physique des particules, Genève), puis les vecteurs de l'interaction faible, les W et le Z, furent observés en 1983, toujours au CERN. Ces différentes découvertes permirent de confirmer la validité de la théorie électrofaible, seule théorie permettant encore de nos jours d'expliquer l'interaction faible.

    Caractéristiques

    Comme son nom l'indique, l'interaction faible est l'interaction fondamentale qui a l'intensité la plus faible (en dehors de la gravitation). Elle s'applique à toutes les particules de matière (quarks, électrons, neutrinos, etc...). En particulier, les neutrinos, qui sont électriquement neutres et qui ne sont pas des quarks, ne sont donc sensibles qu'aux interactions faible et gravitationnelle, les deux interactions fondamentales les moins intenses. Ainsi, ils interagissent très faiblement avec la matière et sont donc très difficilement détectables: ils peuvent traverser la Terre sans subir la moindre interaction !

    Les particules vecteurs de l'interaction faible par courant chargé sont les W+ et W-. Ils ont une charge électrique égale en valeur absolue à la charge de l'électron, l'un est positif l'autre négatif. Ils peuvent donc interagir avec des photons comme toute particule électriquement chargée. Leur masse est environ 86 fois celle d'un proton soit environ 3 fois la masse d'un atome de silicium.

    La particule vecteur de l'interaction faible par courant neutre est le Z0 de charge électrique nulle. Sa masse est environ 97 fois celle d'un proton soit plus de 2 fois la masse d'un atome de titane.



    Contrairement aux autres interactions fondamentales, les particules vecteurs de l'interaction faible, les W et le Z, ont des masses non-nulles, et même grandes. Ainsi, l'interaction faible est une interaction à courte portée, ce qui explique le confinement de ses effets à l'intérieur des protons et des neutrons. De plus, toujours à cause de leur masse élevée, les W et Z sont instables et ont des durées de vie très courtes, de l'ordre de 10-25 s ! Il est donc impossible d'observer un W ou un Z directement avant qu'il se désintègre : on l'observe indirectement par observation des particules qui restent après sa désintégration.

    Dans le cadre de la théorie électrofaible (la seule théorie actuellement en parfait accord avec les résultats expérimentaux), deux interactions fondamentales différentes, une interaction d'``isospin faible'' et une interaction d'``hypercharge faible'', se mélangent pour donner naissance aux deux interactions fondamentales physiques (donc observables) : les interactions électromagnétique et faible. L'électrodynamique quantique est contenue dans la théorie électrofaible. Par contre, il n'existe aucune théorie cohérente permettant d'expliquer l'interaction faible seule. Cependant, la théorie de Fermi est une bonne approximation à basse énergie de la partie faible par courant chargé de la théorie électrofaible. Il n'est donc pas possible d'expliquer l'interaction faible sans tenir compte de l'électromagnétisme.

    Dans la théorie électrofaible, l'interaction d'isospin faible a trois particules vecteurs, les W+, W- et W3, et celle d'hypercharge faible une seule, le B. Lors du mélange de ces deux interactions, les deux particules W3 et B (inobservables) se mélangent pour aboutir aux deux particules vecteurs observables que sont le photon et le Z. Ainsi, le Z et le photon ont des natures assez proches bien que la masse élevée du Z et la masse nulle du photon leur donnent des propriétés assez différentes.

    Manifestations courantes

    A priori il semble difficile de trouver des manifestations courantes de l'interaction faible, sa portée étant inférieure à la taille d'un proton ou d'un neutron et son intensité étant très faible... Pourtant, elle est à l'origine de nombreux phénomènes très courants mais auxquels nous ne sommes pas sensibles.

    Une des manifestations les plus courantes de l'interaction faible est la radioactivité bêta. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la radioactivité est un phénomène tout à fait naturel et très répandu dans notre environnement immédiat. Par exemple, le fameux carbone 14 (14C), très connu pour être utilisé pour évaluer l'âge d'objets archéologiques, est un atome radioactif bêta présent naturellement dans l'atmosphère. Autre exemple, le potassium 40 (40K), qui est lui aussi un atome radioactif bêta, est présent naturellement dans l'eau. Or, un corps humain étant en grande partie constitué d'eau, il contient une certaine quantité de 40K, ce qui le rend naturellement radioactif bêta. Ainsi, un humain adulte émet naturellement une radioactivité bêta de l'ordre de quatre cent millions de désintégrations par jour, uniquement due au 40K. L'interaction faible se manifeste donc très couramment dans notre corps !

    Autre manifestation très courante de l'interaction faible dans l'univers : les étoiles. En effet, l'énergie utilisée par les étoiles pour briller provient principalement de la combustion de l'hydrogène en hélium. Or, cette combustion nécessite tout d'abord la production d'hydrogène lourd, ou deutérium, par fusion de deux atomes d'hydrogène ordinaire. Cette fusion n'est possible que par désintégration bêta d'un des deux noyaux d'hydrogène. L'interaction faible contribue donc aussi à faire briller le Soleil.

    Lors de ces désintégrations bêta de l'hydrogène dans le coeur du Soleil, des neutrinos sont émis. Ces neutrinos peuvent donc sortir sans difficulté du Soleil, arriver jusqu'à nous, traverser la Terre et continuer leur voyage dans l'espace. Lors de leur passage, ils nous traversent aussi sans que nous le sentions : ainsi, plus de cent mille milliards de neutrinos provenant du Soleil traversent chacun de nous chaque seconde ! Voilà une autre manifestation courante de l'interaction faible...

    BARRY LEVINSON


    B. LEVINSON
    allocine
    Films
    BIO







    Barry Levinson réalisateur, acteur, scénariste et producteur américain,
    né le 6 avril 1942 à Baltimore. Parmi ses films les plus connus, on compte Rain Man et Good Morning Vietnam.

    Réalisateur, scénariste, producteur et même acteur, Barry Levinson étudie à l'American University de Washington, puis s'installe à Los Angeles, où il commence à écrire pour des émissions de télévision dont The Marty Feldman comedy machine. En 1976, Barry Levinson croise la route de Mel Brooks. Les deux hommes collaborent sur La Dernière folie de Mel Brooks, réalisé par Mel Brooks et écrit par Barry Levinson, qui apparaît également dans le film, puis sur Le Grand Frisson avec la même répartition des rôles.

    Désormais lancé, Barry Levinson signe notamment le scénario de Justice pour tous de Norman Jewison (1979) pour lequel il est nommé à l'Oscar, avant de passer lui-même derrière la caméra en 1982. Ce sera pour Diner, féroce comédie satirique située dans sa ville natale de Baltimore, dont il signe une nouvelle fois le script avec une nouvelle nomination à l'Oscar à la clé. En 1984, Barry Levinson dirige Robert Redford et Robert Duvall dans Le Meilleur, avant de cibler un public plus jeune avec Le Secret de la pyramide écrit par Chris Columbus.

    La consécration, Barry Levinson la connaît en 1988 avec Rain Man. Succès public et critique, le film cumule les Oscars de Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur (pour Dustin Hoffman) et Meilleur scénario. Rain Man est également nommé dans quatre autres catégories (dont Meilleure bande originale pour la mélodie d'Hans Zimmer) et permet à Tom Cruise de confirmer son potentiel dramatique.

    Désormais réalisateur en vue à Hollywood, Barry Levinson enchaîne sur le drame historique Avalon en 1990 (pour lequel il endosse pour la première fois le costume de producteur), Bugsy en 1991 et Toys en 1992, qui ne remporteront pas le succès escompté. Il faut attendre 1994 pour voir Barry Levinson renouer avec le public grâce à Harcèlement, thriller érotique opposant Michael Douglas à Demi Moore. La même année, Barry Levinson signe la comédie dramatique Jimmy Hollywood.

    Le réalisateur retrouve ensuite Dustin Hoffman à trois reprises avec Sleepers en 1996, Des hommes d'influence en 1997 et Sphere en 1998. Aussi à l'aise dans dans la satire politique que dans le film de science fiction, il se replonge dans le drame en 1999 avec Liberty Heights puis en 2000 avec An Everlasting piece. Egalement producteur (de Donnie Brasco et En pleine tempete notamment), Barry Levinson dirige Bruce Willis et Billy Bob Thornton en 2001 dans la comédie dramatique Bandits.
    allocine


    En 1997, Barry Levinson retrouve Dustin Hoffman et Robert de Niro pour Des hommes d'influence, une satire politique réussie prouvant sa capacité à rebondir dans des genres différents. Ce qu'il tente de prouver sans succès en abordant la SF dans le médiocre Sphère (1998) avec Sharon Stone et Dustin Hoffman à nouveau. Le film fait un bide au box office. Toujours sur la brèche et jamais en panne de projet, il réalise l'année suivante Liberty Heights (1999), où il plonge Adrien Brody dans le Baltimore de son enfance. Une bouffée nostalgique qui ne remporte toutefois pas tous les suffrages. Qu'à cela ne tienne, il revient l'année suivante à la satire avec l'inédit An Everlasting Piece (2000), puis passe à la comédie romantique pour une géniale variation du triangle amoureux façon Jules et Jim dans Bandits (2001), avec Bruce Willis, Susan Sarandon et Billy Bob Thornton. Frivolité et tendresse, grâce et humour, pudeur et ironie, font de ce film le meilleur Levinson depuis longtemps. Comme la comédie lui va bien, il tente ensuite avec L'Envie (2004) de mettre devant sa caméra deux stars du Frat Pack, Ben Stiller et Jack Black, pour un résultat proche de la catastrophe. Le film fait un four en salles. Il devient ensuite producteur exécutif et réalisateur pour la série The Jury (Id), puis revient au cinéma avec l'inédit Man of the Year (2006), une autre satire politique où il retrouve Robin Williams. En 2008 il regagne les faveurs du public et de la critique pour What Just Happened ?, une comédie réunissant Robert de Niro et Bruce Willis. Il travaille également sur A Walk in the Woods, un film d'aventure avec Robert Redford, et une nouvelle adaptation du Saint avec James Purefoy.cinema.fluctuat

    ALBERT COHEN


    FRERES
    MEMOIRE
    SITE
    OEUVRE
    CITATIONS
    M.CHAMPIGNY
    REVUE JUIVE
    1981
    BELLE
    PARIS
    FONDATION



    "La nécessité première de mes livres a été de dire mon amour pour le peuple juif, de dire sa grandeur.”


    né à Corfou, 16 août 1895, mort à Genève le 17 octobre 1981

    Albert Cohen voit le jour à Corfou, île grecque dont sa famille sera chassée par un pogrom. Il habite ensuite à Marseille où il se liera d'amitié avec Marcel Pagnol. Il étudie le droit à Genève et devient citoyen suisse en 1919. Cohen publie Paroles juives, un recueil de poèmes. Il écrit ensuite des romans (Solal et Mangeclous) qui sont des épopées comiques évoquant la vie de Juifs sur l'île grecque de Céphalonie. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est conseiller juridique du Comité intergouvernemental pour les réfugiés (aujourd'hui Haut Commissariat pour les réfugiés). Ensuite, il sera directeur dans une institution des Nations Unies. En 1968, Belle du Seigneur, son roman le plus connu, remporte le Grand Prix de l'Académie française. Dans ce roman, il oppose la médiocrité des fonctionnaires et la démesure d'un amour passionné. Ses derniers écrits, ainsi que Le Livre de ma mère, sont autobiographiques. Il meurt à Genève à l'âge de 86 ans. Deux articles qu'il avait écrit pendant la guerre sont parus récemment : Écrits d'Angleterre (2002) et Salut à la Russie (2003). Ce dernier était paru en 1942 dans la revue française de Londres La France libre afin de rendre hommage aux combattants. La condition juive est l'un des thèmes fondamentaux de l'œuvre d'Albert Cohen ainsi que la lutte individuelle contre une société malade de sa bureaucratie et de sa bourgeoisie. Son obsession de la mort est également présente dans nombre de ses textes.
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    Albert Cohen, O vous, frères humains
    Poésie pour un kippour

    par Lama Serhan




    Comme le soulignent les études des ateliers Albert Cohen (Cahier n°15) il faut s’arrêter un moment à la genèse de cette œuvre avant de s’y engouffrer pour ne pas la plonger dans une analyse caricaturale. Tout d’abord c’est en 1905 que se déroule l’événement fondateur de l’écriture. Le petit Albert a 10 ans. Il subit alors sa première insulte antisémite. Un camelot qu’il admirait dans son aisance orale l’harangue dans la foule :



    « Tu es un youpin, hein ? (…) je vois ça à ta gueule, tu manges pas du cochon, hein ? Vu que les cochons ne se mangent pas entre eux, tu es avare, hein ? Je vois ça à ta gueule, tu bouffes des louis d’or, hein ? Tu aimes mieux ça que les bonbons, hein ? Tu es encore un Français à la manque, hein ? Je vois ça à ta gueule, tu es un sale juif, hein ? Un sale juif, hein ? Ton père est de la finance internationale, hein ? Tu viens manger le pain des français, hein ? Messieurs dames, je vous présente un copain à Dreyfus, un petit youtre pur sang, garanti de la catégorie des sécateurs (…). »


    Cela se produit donc dans une France plongée dans l’affaire Dreyfus. Observation non négligeable. L’image du juif est celle du traître à l’état, de l’espion… Et l'invective lancée est emplie de tous les clichés possibles.

    Puis ce n’est que quarante ans plus tard, en 1945, que Cohen décide de narrer l’événement dans un texte « Jour de dix ans ». Celui-ci connaîtra deux versions parues, pour la première, dans La France Libre, destiné à un public de résistant, pour la seconde, dans Esprit, destiné à un public chrétien. Le contexte historique est su de tous, nous sommes dans une France sortie de la Seconde Guerre Mondiale, avec la découverte des chambres à gaz. C’est pourquoi le texte s’achève sur cette vision de l’antisémitisme poussée à sa plus effroyable version.

    Le texte final, celui que nous allons maintenant analyser, est paru en 1972 chez Gallimard sous le titre définitif de Ô vous, frères humains[2]. Prendre ce texte comme un plaidoyer contre l’antisémitisme nous paraît réducteur. Il est vrai que la source même et le cri qui en découle sont une apologie du Kippour. Mais c’est aussi une œuvre littéraire dont les références symboliques et poétiques ne doivent pas être niées.

    C’est pourquoi les questions que nous souhaitons soulever ici seront sur le plan de la structure aussi bien autobiographiques que celles portant sur les références à la fois intertextuelles et symboliques émises.


    Devenir écrivain


    L’incipit met en scène la relation de l’écrivain à la « Page blanche, ma consolation, mon amie intime (…) je veux ce soir te raconter et me raconter dans le silence une histoire hélas vraie de mon enfance ». Nous voyons ici le désir du narrateur à partager un souvenir douloureux. Toute la posture de l’écrivain s’y trouve : la page blanche, l’histoire, le silence. La question entre l’identité du narrateur et celle de l’auteur est vite résolue : « et on vissera la planche étouffeuse au-dessus de moi, et je ne protesterai pas, pauvre agneau, et adieu, Albert Cohen. ». Il y a d’ailleurs une certaine affection et une grande tendresse entre ce narrateur vieillissant, allant à grands pas vers sa mort et cet enfant de 10 ans aux boucles brunes, ce « mignon ».

    En tant que littéraires, nous sommes souvent face à des questions sur l’origine de l’écriture chez un romancier. Quelle motivation profonde pousse à l’écriture ? Qu’est-ce qui détermine cette soif de se faire entendre ? Cette œuvre dont nous pouvons dire être la dernière de Cohen, puisque les Cahiers sont la somme des pensées transcrites au long de sa vie, est la mise en lumière de son envie d’écrire. Sa motivation naissante va deux explcations. La première est le besoin de se sentir appartenir pleinement au pays d’accueil et de répondre aux invectives antisémites. Tout au long de ce texte, qui relate ses premiers errements en tant que juif (image du juif errant), se trouve des allusions à l’écriture : « Puis sur le mur du cabinet payant, j’écrivis, tout reniflant »[5]. Puis « la révélation me vint soudain que plus tard, oui plus tard, lorsque je serais grand, je me vengerais plus tard d’une manière illustre et délicate »[6], il sera écrivain, diplomate… La seconde vient de l'imagination débordante de l’enfant. Sa relation amoureuse avec Viviane : « histoire de Viviane que je me narrais longuement, mon premier roman, avec tous les détails, toujours les mêmes, minutieusement arrangés ». L’âne promis par son oncle Armand qu’il nomme Charmant et à qui il parle dans son errance mais qui n’existe, tout comme Viviane, que dans ses rêves.

    Rage et rêve, vengeance et illusion, l’écriture de Cohen mêlera par ailleurs tous ces sentiments. Véritable paradoxe que nous allons maintenant étudier dans l’alliance de la fiction et de la réalité dans le but de faire une œuvre universelle.



    Autobiographie poétique, ou l’Homme en question :



    Cette œuvre chamboule les notions maitresses de l’autobiographie. Le narrateur a, comme nous l’avons vu, une identité révélée. L’histoire contée est celle de son errance le jour de ses dix ans. Mais dans celle-ci se trouve ça et là des digressions symboliques à portée universelle.

    Tout d’abord l’identité affichée d’Albert Cohen se trouve tronquée par l’évincement du patronymique. Par tendresse sûrement pour l’enfant qu’il nomme par la suite Albert, mais aussi par souci d’universalité. C’est aussi dans le chemin qu’il prend et qui se voit être semé de graffitis racistes sur les murs, répétition obsessionnelle de la blessure première. Ouvrons une parenthèse pour nous pencher sur cette écriture particulière de la répétition chez Cohen. C’est au niveau des personnages dans les romans comme Solal, Belle du seigneur, Mangeclous et dans l’allusion autobiographique dans Le livre de ma mère, Ô vous, frères humains qui en est le miroir. Dans le texte que nous étudions Cohen revient d’ailleurs sur Le livre de ma mère : « Oui, je l’ai dit dans un autre livre, mais je veux le redire ici ». Dans Le livre de ma mère, l’enfance est vue par le personnage de la mère, et, dans Ô vous, frères humains, celle-ci se vit à travers le personnage de l’enfant. Il serait trop long de s’attarder sur ce point mais il est pertinent d’y percer un jeu de réflexion.

    Le miroir littéraire est par ailleurs le trait poétique de notre texte « J’errais les yeux vagues et je me disais (…) J’errais les yeux agrandis et la bouche entrouverte, j’errais, stupéfait de découverte (…) J’errais et je suppliais Dieu ». Toute la marche est alors rythmée non seulement par les pensées du jeune Albert reprenant inlassablement la douleur de l’insulte mais aussi par les jeux de langage poétique donnant ainsi au texte des envolées lyriques. Tout cela se trouve accentué par des références évidentes au judaïsme. Cohen appartient à ce peuple («mon héréditaire errance avait commencé. J’étais devenu un juif » et son cri épouse le cri des siens pour enfin se terminer dans le réquisitoire des camps de concentration. Ouverture ultime à la Shoah réponse à l’ « holocauste » vécu par l’enfant.


    Son autobiographie devient l’emblème douleureux de tout un peuple dans lequel il se reconnaît dès lors qu’on lui assène son identité. La question identitaire semble se poser ici. Le physique, typiquement sémite de Cohen, étant le révélateur aux yeux du camelot lui vaut son incursion dans le judaïsme. Et celle-ci se trouve accompagnée par des références à l’histoire du peuple juif :



    Ô mon peuple et mon souffrant, je suis ton fils qui t’aime et te vénère (…) Ô mes héros, les neuf cent soixante assiégés de Massada, suicides le premier jour de Pâques de l’an soixante-treize (…) Ô dans les captivités en tant de terres étrangères mes faméliques errants trainant leur tenaces espoirs au long des siècles (…) Ô tous les miens du Moyen-âge qui ont choisi plutôt la mort que la conversion, a Verdun-sr Garonne, a Carentan , à Brey, à Burgos, à Barcelone, à Tolède, à Trente, à Nuremberg, à Worms, à Francfort, à Spire, à Oppenheim, à Mayence, à travers l’Allemagne depuis les Alpes jusqu’à la mer du nord



    Alors faut-il le regard de l’autre sur soi pour se sentir différent ? Est-ce notre enveloppe corporelle qui fait donc naître en nous nos origines ?

    Ces allusions historiques ne sont évidemment pas le fruit de la réflexion d’un enfant de 10 ans, mais Cohen lui prête ce langage… Et pousse son esprit dans ses retranchements factuels comme étant des choses innées. Comme si nous portions en nous l’histoire de notre peuple.



    Cette démarche est-elle possible aujourd’hui ?......

    ANDRE CHOURAQUI

    A. CHOURAQUI
    BIBLE ET CORAN
    PORTRAIT-BIOGRAPHIE
    RENCONTRE-MOISE
    INTERVIEW
    DECENNIE
    TRADUIRE
    COLLOQUE
    RECHERCHE
    ENTRETIEN
    JERUSALEM
    PHOTOS

    "Le mystère d’Israël, c’est d’abord sa culture unique au monde, sa langue, ses traditions. Nous ne sommes pas assez avertis de la richesse de cette culture, qui a suscité trois religions qui ont traversé les siècles. Si Israël a survécu, c’est sa culture qui l’a fait survivre, alors qu’il y a des milliers de cultures qui ont disparu ou disparaissent même maintenant. La qualité et la nature de cette culture ont permis au peuple juif de s’adapter dans les pires situations de l’exil, et les pires adaptations au monde moderne. La résurrection de l’hébreu en tant que langue du 21ème siècle ne va pas de soi. C’est le triomphe de la volonté"


    Nathan André Chouraqui est né le 11 août 1917 à Aïn-Témouchent, près d'Oran (Algérie) dans une famille juive bourgeoise. Son père est viticulteur et négociant en cérales, président de la Communauté israélite et chevalier de la Légion d'Honneur.
    De 1932 à 1939 André Chouraqui mène de front des études de Droit et d'hébreu à Paris. Diplôme de droit public en poche, il s'inscrit en 1939 comme avocat au Barreau d'Oran mais donne bientôt sa démission avant de revenir en France pour poursuivre ses études d'hébreu à l'Ecole rabbinique de France. Il passe la guerre réfugié en province où il participera à la résistance. En 1945, après la Libération, il retourne en Algérie où il est nommé juge de paix. Il obtient en 1946 à l'Université d'Alger un diplôme spécialisé en Droit algérien, marocain et tunisien.
    En 1947 André Chouraqui rencontre René Cassin, vice-président du Conseil d'Etat et président de l'Alliance Israélite Universelle, qui l'engage en qualité de secrétaire général adjoint de l'AIU. Il est aussi nommé Secrétaire général du Conseil pour l'Éducation et la Culture Juives en France (CECJF). En novembre 1948, il soutient à l'Université de Paris une thèse de doctorat en Droit international public consacrée à La Création de l'Etat d'Israël. Représentant du Conseil Consultatif des Organisations Juives (CCJO), il participe à de nombreux colloques internationaux et effectue son premier voyage en Israël pendant l'été 1950. Ses deux premiers livres, Introduction aux Devoirs des Coeurs, de Bahya ibn Paqûda et La Condition juridique de l'Israélite marocain, ainsi que la première édition de sa traduction du Cantique des cantiques sont publiés au début des années '50.
    En 1952 André Chouraqui est nommé Délégué permanent de l'Alliance Israélite Universelle, fonction qu'il occupera jusqu'en 1982. Il crée la Collection Sinaï aux Presses Universitaires de France où il publiera des livres entre autres de Buber et Maïmonide ainsi que sa traduction commentée des Psaumes. En 1955 il publie coup sur coup trois livres qui connaîtront un grand succès: L'Etat d'Israël, L'Histoire du Judaïsme et La Pensée juive. L'année suivante il rencontre le pape Pie XII qui le reçoit en audience privée. En 1958 il épouse Annette Lévy, dont il aura 5 enfants, et s'installe à Jérusalem. De 1959 à 1963, André Chouraqui est conseiller de David Ben Gourion (le fondateur de l'Etat d'Israël), membre du Comité central du Parti travailliste, de plusieurs Comités du Gouvernement, de l'Agence juive et du Tribunal arbitral de l'Organisation Sioniste Mondiale. Il entreprend parallèlement des traductions de la Bible hébraïque, des Evangiles et du Coran et rédige de nombreux ouvrages consacrés à la culture juive et à la politique israélienne, dont notamment son recueil de poèmes Cantique pour Nathanaël, une biographie de Théodore Herzl et Cent ans d'Histoire, l'Alliance israélite universelle et la renaissance juive contemporaine. Il adopte la nationalité israélienne tout en conservant la nationalité française et devient Président de l'Alliance française de Jérusalem.
    De 1965 à 1973, il occupe le poste de maire-adjoint de Jérusalem, spécialement chargé de la culture et des relations interconfessionnelles. Les Juifs, dialogue avec le R.P. Jean Daniélou est publié en 1966. André Chouraqui continue d'effectuer de nombreuses missions partout dans le monde à titre de représentant des organisations juives et israéliennes. Le 1er volume de sa monumentale traduction de la Bible, intitulée La Bible hébraïque et le Nouveau Testament, sort en janvier 1974 aux éditions Desclée de Brouwer. Le 19 mai 1977, il en remettra personnellement un exemplaire de l'édition complète en 26 volumes au Pape Paul VI. Deux ans plus tard, il rencontre le Pape Jean-Paul II et publie un texte sur les relations de l'Eglise avec le monde juif qui ouvre la voie à la réconciliation de l'Eglise et du Saint Siège avec la synagogue et l'Etat d'Israël. En 1983, il remet à François Mitterrand, alors président de la République, le tome 1 de son ouvrage L'Univers de la Bible, qui comptera au total dix volumes. Il multiplie les voyages et les conférences.
    En février 1990, sort chez Robert Laffont L'Amour fort comme la Mort, autobiographie d'André Chouraqui qui sera ultra-médiatisée et se vendra immédiatement à plus de 100.000 exemplaires. La même année il publie chez le même éditeur sa traduction du Coran (texte et commentaires) et rencontre le Dalaï Lama. En 1992, l'Université catholique de Louvain lui confère le titre de Docteur honoris Causa. Il publie La Reconnaissance, le Saint-Siège, les Juifs et Israël. En 1997, il reçoit le Prix Renaudot essai pour son livre Jérusalem, ville sanctuaire. Il continue de participer à des conférences, donne de nombreux interviews et rencontre plusieurs hautes personnalités.
    André Chouraqui décède le 09 juillet 2007 à Jérusalem des suites d'une longue maladie, à l'âge de 90 ans. Son dernier livre, intitulé Le destin d'Israël - Correspondances avec Jules Isaac, Jacques Ellul, Jacques Maritain et Marc Chagall, est sorti en mars 2007.La République des Lettres

    JEROME KERN


    ecouter
    films
    BIO






    Compositeur américain, né le 27 janvier 1885 à New York, et décédé le 11 novembre 1945 à New York (États-Unis).


    Jérome Kern étudie la musique à New York puis à Heidelberg, et se rend très vite célèbre en composant des comédies musicales (une quarantaine au total, presque toutes créées à New York). Son plus grand succès reste Show Boat (1927), qui contient la célèbre chanson "Ol'Man Rover".


    compositeur américain, célèbre pour les comédies musicales qu'il produisit à la grande époque du music-hall à Broadway. Né à New York et éduqué au New York College of Music puis en Angleterre et en Allemagne, Jerome Kern retourna à New York après ses études, où son orchestration de l'opérette The Red Petticoat (1911) lui valut les éloges des critiques. Pendant les vingt années suivantes, Kern remporta de nombreux succès sur Broadway, en particulier pour ses orchestrations de Very Good Eddie (1915), Oh Lady, Oh Lady (1918), Sunny (1925), Show Boat (1927), Music in the Air (1932) et Roberta (1933). Show Boat, inspiré d'un roman d'Edna Ferber, sur des paroles d'Oscar Hammerstein II, est considéré comme sa meilleure œuvre. Kern a composé la musique de nombreux films célèbres — notamment musicaux —, en particulier Men of the Sky (1930), Swing Time (1936), High, Wide, and Handsome (1937), You Were Never Lovelier (1942) et Can't Help Singing (1945).

    Kern était remarquablement habile pour imprégner sa musique de l'atmosphère des situations dramatiques et des textes pour lesquels il composait. Nombre de ses chansons furent utilisées par les musiciens de jazz, qui improvisaient sur la structure harmonique des morceaux sans en respecter forcément le thème ; ces morceaux devinrent ainsi des standards, des classiques du jazz. Parmi ses plus belles chansons figurent Ol' Man River, Look for the Silver Lining, They Didn't Believe Me, Why Do I Love You ?, Smoke Gets in Your Eyes et The Last Time I Saw Paris.
    encarta

    LEON POLIAKOV


    BIO
    AUDIO
    SHOAH
    TAGUIEFF
    FAUX
    LICRA
    HISTOIRE







    Ne le 25 novembre 1910 à Saint-Pétersbourg
    décédé à Orsay le 8 décembre 1997
    Historien français dont les travaux ont largement porté sur la Shoah et sur l'antisémitisme.

    Historien mondialement reconnu de l’antisémitisme, Léon Poliakov s’est efforcé de penser la « haine la plus longue », en posant la double question de ses origines et des raisons de sa persistance. Sa monumentale « Histoire de l’antisémitisme » montre comment les thèmes d’accusation antijuifs, une fois mis en place, fonctionnent comme des invariants, et combien la judéophobie est susceptible de prendre des formes multiples, selon les contextes historiques et culturels. Après ses travaux pionniers sur la « solution finale », il s’engage dans une vaste enquête sur les mythes modernes, pointant l’importance des théories du complot dans les manières de concevoir l’histoire, pour établir l’inséparabilité des totalitarismes du XXème siècle et de la « vision policière de l’histoire ».Pierre Andre Taguieff



    Léon Poliakov sur les traces du crime nazi.

    Paul Giniewsky




    Après la Deuxième guerre mondiale, l'historien Jules Isaac s'était posé la question : "Pourquoi a-t-on assassiné ma famille ?". Il avait consacré le reste de sa vie à chercher la réponse et avait ressourcé la genèse de l'antisémitisme en remontant à "l'enseignement du mépris" des Juifs véhiculé par l'ancienne théologie. Il avait milité pour la mise en chantier d'un "enseignement de l'estime" et fut l'un des artisans de la réforme théologique opérée au concile Vatican II.

    Léon Poliakov, à la même épo-que, s'est posé la même question que Jules Isaac; " Pourquoi a-t-on voulu me tuer ?". Et il avait, lui aussi, consacré toutes ses forces à explorer toutes les pistes conduisant à l'origine de l'antisémitisme, depuis l'anti-judaïsme religieux, les variantes anti-juives du racisme, jusqu'à l'anti-sionisme arabo-occidental, la version contemporaine de la haine des Juifs .

    Le titre du recueil d'articles et d'essais qui paraît aujourd'hui, sur les traces du crime , résume bien ce qu'a été la méthode de Poliakov. Son génie intuitif aussi, qui le distingue de certains historiens et essayistes qui racontent les découvertes d'autrui. Poliakov n'hésite pas à ouvrir de nouvelles pistes, même ésotériques, lorsqu'il explore même les démonologies, les théories des complots, les fantasmes du 18e siècle sur l'hybridation des races, où ils pressent autant d'affluents du fleuve antisémite.

    Poliakov sait aussi explorer à fond et faire parler un détail qui passe inaperçu aux yeux d'autres chercheurs et limiers, devenant précurseur de courants qui se sont développés après lui. Il consulte, par exemple, un document sur la déportation des Juifs de Bordeaux. Un train "n'est pas parti faute de Juifs". Aussitôt, Serlin menace son antenne bordelaise : "Si cela continue ainsi, nous laisserons tomber la France comme pays de déportation". Détail hyper-signifiant. On dirait un fabriquant réprimandant son vendeur ou son sous-traitant. Pour les nazis, le Juif n'est pas un être humain. "C'est une denrée". Malheur à qui met en danger le rythme de la production d'Auschwitz.

    Les Alliés savaient tout

    L'intérêt des articles republiés en 2003 est leur date. La plupart remontent à plus de cinquante ans. On voit quelles pistes Poliakov a frayées, quelles veine il a ouvertes, qu'il a d'emblée su exploiter à fond.

    Dès 1949, il est établi que les Alliés savaient tout sur la shoah, absolument tout, et qu'ils refusaient obstinément de sauver des Juifs. Le 17 décembre 1942 déjà, les Nations unies en guerre contre les nazis, publiaient une déclaration officielle décrivant le détail de l'extermination des Juifs sur les arrières de la Wehrmacht et dans les camps de la mort de Pologne. Mais en même temps, les ennemis du Reich feront échouer toutes les tentatives d'échanger des Juifs contre des marchandises, de l'argent ou contre des Allemands captifs.

    Toutes les querelles ultérieures autour de l'attitude de Pie XII étaient déjà clarifiées, avant même l'exploration des archives, par quelques mots de François Mauriac. En 1951: l'affreux devoir" de ceux qui ont laissé la bride au cou des nazis "sur le chapitre de ces pestiférés" (les Juifs), croyant "pouvoir soulager d'autres misères". Et dans l'exploration de la psychologie des tueurs et des témoins, Poliakov établit, sur la base de documents, que "le plus grand crime organisé de l'histoire" a pu s'accomplir par une petite minorité de fanatique, grâce à l'indifférence de la majorité, parce que les nazis et leurs complices avaient su massacrer "de manière à ne pas choquer la sensibilité", de manière "discrète, silencieuse, inconnue".

    En quoi la lecture de Poliakov aujourd'hui, est-elle ou reste-t-elle une clef permettant de comprendre le crime nazi, comme elle l'a été hier ? Le fil qui relie entre elles toutes les formes de haine des Juifs, dont Poliakov montre la permanence à travers les avatars de cette haine, nous fait comprendre encore mieux la nature et les effets du même crime collectif qui est en train de se commettre contre l'Etat juif, au nom de l'anti-sionisme.

    Le sionisme, ce "nouveau nazisme"

    Poliakov cite un document de 1949 diffusé par l'agence de presse romaine Fides et reproduit par la Documentation catholique française. (Nous l'avons, pour notre part, cité à la même époque que Poliakov) (4). Fides y part en guerre contre l'Etat d'Israël naissant, avec une hargne qui rappelle les vitupérations toutes récentes de la "Greuel propaganda" – la propagande de l'horreur – des nazis"… dans les kibboutzim (…) on procède à 'l'élevage ' à la chaîne et à l'éducation de la nouvelle race. Dans le débraillé sémite et dans l'exaltation orgueilleuse d'une vengeance triomphante, se forment les troupes de choc et les tueurs sans scrupules (…) Nous ne pouvons que souscrire à la pensée déjà maintes fois exprimée : "Le sionisme est un nouveau nazisme". (…) Seul un obstacle ferme et déterminé peut réveiller Israël de son délire et (…) ligoter le fou dans sa crise".

    Ce texte; et d'autres à l'avenant, annoncent et font déjà le pont avec un autre déluge de vitupérations, celles de l'OLP, du Hamas et de leurs complices occidentaux. C'est déjà la résolution infâme de l'ONU sur le "sionisme-racisme". C'est déjà tout l'appel de l'ONU (qui n'est plus celle des Alliés en 1942, mais celle des majorités automatiques arabo-soviéto-tiers-mondistes et des chancelleries européennes) pour ramener Israël; à la raison et lui imposer la capitulation.

    On connaît le truisme: ignorer l'histoire conduit à re-commettre sans cesse les erreurs passées.

    La lecture de Poliakov, ses visites guidées à travers les documents de l'histoire, permettent aujourd'hui d'éviter de nous égarer sur l'écueil où les puissances, les médias, les fantasmes et délires de la palestinolâtrie veulent entraîner les Juifs et l'Etat juif s'y fracasser.

    Prolongement
    À l’antisémitisme, font pendant certaines thèses que Léon Poliakov analyse. Le Mythe aryen, publié en 1971, fait la généalogie du racisme fantasmatique. La Causalité diabolique (deux volumes, 1980 et 1986) déconstruit les « théories du complot » sur lesquelles reposent les idéologies meurtrières. Ces idéologies sont celles des Totalitarismes du xxe siècle (1987), que Poliakov étudie dans le sillage d’une problématique inaugurée par Hannah Arendt et poursuivie par Raymond Aron. Léon Poliakov regarde volontiers ce dernier comme l’un de ses maîtres.

    L’analyse de l’antisémitisme s’étaye aussi d’une importante pensée de la minorité : l’Impossible choix (1994) porte un regard sur les juifs comme minorité et sur les ambiguïtés de l’assimilation. Léon Poliakov a également contribué à l’étude de minorités non-juives (l’Épopée des vieux croyants, 1991) ou juives elles-mêmes au sein du judaïsme (les Samaritains, 1991).

    Les actes des Colloques de Cerisy-la-Salle que Léon Poliakov a organisés en 1975, 1978 et 1980 rendent compte de l’orientation de ses travaux et de leurs implications dans le monde intellectuel contemporain. Léon Poliakov a retracé son parcours et sa vie dans l’Auberge des musiciens (1981).

    LAWRENCE R.KLEIN

    BIO
    Page
    PRIX NOBEL 1980


    Prix Nobel pour ses travaux sur la stagflation.Pour la création de modèles économétriques et leur application à l'analyse des fluctuations et des politiques economiques


    Né le 14 septembre 1920 . Economiste américain


    "Des paradoxes apparents existent : d'un côté, nombreux sont ceux dans une grande partie du Tiers-Monde qui meurent de faim ou qui sont mal nourris, peut-être plus en Afrique d'ailleurs ; de l'autre côté, il y a les énormes surplus de nourriture qui dépriment les marchés de l'Europe Occidentale, de l'Amérique du Nord et d'autres secteurs très développés . Le grand problème de la "pauvreté parmi l'abondance" pose la question économique importante de la distribution inadéquate ".L. Klein


    "En 1946, vous avez écrit The Keynesian Revolution. Etes-vous toujours un keynésien et pourquoi ? Par ailleurs, votre approche théorique des phénomènes économiques vous mène-t-elle à un diagnostic pessimiste ou optimiste sur la situation économique mondiale dans les années à venir ?

    Oui, je suis encore un économiste keynésien. J’ai écrit The Keynesian Revolution pour ma thèse de doctorat en 1944 et elle a été publiée en 1946. Bien sûr, les idées évoluent avec l’âge, et j’ai adapté la pensée keynésienne aux enjeux et aux institutions d’aujourd’hui, en m’intéressant plus particulièrement à la dimension économétrique de la pensée keynésienne, en dépit de la réaction de Keynes à propos des idées et de la méthodologie de Jan Tinbergen. [1]J’admire le travail de Tinbergen, et Keynes n’ a pas bien compris toute son importance. J’ai apporté quelques modifications à The Keynesian Revolution dans une deuxième édition, mais je suis très heureux de travailler tous les jours à améliorer toujours plus ce type d’analyse. L’économie chinoise m’intéresse aujourd’hui, et je suis vraiment heureux que les Chinois affichent maintenant leur intérêt pour The Keynesian Revolution. Ils traduisent mon livre, qui était à l’origine une thèse de doctorat en 1944, en chinois, et j’espère qu’ils bénéficieront de son existence dorénavant.

    Des écoles de pensée opposées, surtout celles qui s’appuient bêtement sur « la magie du marché » et sur pas grand chose d’autre, doivent se rendre compte de l’ampleur du désordre économique qu’elles ont créé aux États-Unis et ailleurs en insérant des prêts hypothécaires dans des paquets « titrisés » [2] , dont on a du mal à mesurer le risque économique. L’application de la thérapie keynésienne à l’économie américaine après l’attaque de 2001 contre le World Trade Center à New York, nous aurait, et le monde aussi, mis dans une bien meilleure position maintenant. Les personnes qui ont planifié l’invasion de l’Irak auraient dû étudier le livre de Keynes How to Pay for the War , mais sans les recherches nécessaires sur leur propre théorie économique non-keynésienne, leur échec est sévère."
    L. Klein

    Lawrence Klein est né en 1920 à Omaha (Nebraska). Il commence par étudier les mathématiques à l'Université de Los Angeles avant de poursuivre son cursus à 'Université de Berkeley où il étudie, en sus,les sciences économiques. Il intègre alors la société d'économétrie fondée par Ragnar Frisch en 1931 et rédige sa thèse au département d'économie du Massachusetts Institute of Technology sous la direction de Paul Samuelson. Il rejoint la Cowles Commission for Research in Economics et le National Bureau of Economic Research, puis continue successivement sa carrière d'enseignant-chercheur aux Universités du Michigan, d'Oxford et de Pennsylvanie. Lawrence Klein prend la présidence de l'American Economic Association en 1977.
    Il consacre l'essentiel de ses recherches à élaborer des modèles économétriques de différents pays et à affiner la démarche statistique appliquée à l'économie. Les modèles que réalise Lawrence Klein prétendent décrire le réel, anticiper l'évolution des conjonctures et contribuer à la définition des politiques économiques. Il est, par exemple, appelé par le Social Science Research Council en 1959 à construire le premier modèle détaillé de l'économie américaine, en complétant celui esquissé par Jan Tinbergen. Ce modèle comporte 25 équations censées représenter l'économie américaine, et postule que la demande fixe le niveau de production, ce qui en fait un modèle keynésien.
    Il collabore, en outre, au projet LINK lancé en 1968 à l'Université de Stanford, et en préside même le congrès annuel en 1996. Ce projet ambitieux consiste à intégrer dans un modèle unique les modèles économétriques des différents pays de la planète, et vise ainsi à prévoir la conjoncture mondiale et à aider les instances internationales dans leurs missions de régulation.melchior

    LEON TROTSKY


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    Lev Davidovich Bronstein:
    né en 1879, mort en 1940.


    "Celui qui aspire à une vie paisible s’est trompé en naissant au XXe siècle."


    Entre Lénine et Staline, il y a Trotski. Entre le père de la révolution soviétique et le dictateur sanguinaire, il y a cet intellectuel juif russe, créateur de l’Armée rouge et connu pour ses positions internationalistes. Difficile, pour lui, de se faire une place au milieu de telles figures de l’URSS, et Trotski paie sa liberté au prix d’un long exil. Lorsqu’il rencontre Lénine, au début du vingtième siècle, tous deux sont membres du parti social-démocrate russe. Lénine est bolchevik, et Trotski menchevik, même si pour lui, l’unité du parti prévaut sur tout le reste. Par deux fois, le Président du Soviet de Saint-Pétersbourg est condamné et déporté en Sibérie. Par deux fois, Trotski réussit à s’enfuir. En exil en Europe, il revient en 1917 à Saint-Pétresbourg lors de la révolution russe. Apportant son soutien à Lénine, le même qu’il accusait d’être trop jacobin et dictatorial dans ses méthodes. Désormais il l’assiste, étant d’abord Commissaire aux affaires étrangères jusqu’en 1918, puis Commissaire à la guerre de 1918 à 1925. C’est toujours le même Trotski fidèle qui accuse avec Lénine la bureaucratisation du parti. Menée de front par Staline et ses partisans, elle ne tarde pas à provoquer une division profonde au sein du PCUS. Lénine meurt en 1924 et Trotski se retrouve obligé de proposer une alliance d’opposition aux proches de Staline. Ce qui lui vaut l’exclusion et la déportation. Expulsé d’URSS en 1929, il part pour le Mexique et vit avec Frida Kahlo et son mari. Sa condamnation a lieu en son absence, pendant les terribles procès staliniens des années 30. Il finit assassiné par un partisan de Staline en 1940. Occupé par une révolution qu’il souhaitait mais qui tournait à son désavantage, Trotski n’a pas eu la force de combattre pour ses idées. L’URSS sans lui sombre dans les années noires du stalinisme. fluctuat


    Les talents exceptionnels d'organisateur, d'orateur et de polémiste dont Trotski fit preuve correspondirent parfaitement à la période de la révolution : son énergie lui permit de créer et, par-dessus tout, de sauver l'Union soviétique pendant la guerre civile. Toutefois, dépourvu des qualités de stratège politique d'un Staline, il fut broyé par l'implacable logique d'un parti en quête de 'normalisation révolutionnaire'.

    Ses théories connurent un regain de fortune dans les années 1960 lors de l'agitation étudiante qui se manifesta dans les pays occidentaux. Classés à l'extrême gauche, les mouvements trotskistes (Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière en France) luttèrent à cette époque contre les partis communistes considérés comme petits-bourgeois et trop timides dans leur critique du capitalisme, dénonçant leur inféodation à l'URSS et leur conservatisme bureaucratique. Aujourd'hui encore, les communistes russes continuent de considérer Trotski comme un traître, et bien que le régime marxiste-léniniste ait disparu dans ce pays, l'œuvre et la figure de Trotski restent largement déconsidérés dans l'histoire russe du XXe siècle. encarta


    "La calomnie ne peut être une force que si elle correspond à un besoin historique." - Ma vie

    "De tous les événements inattendus, le plus inattendu c'est la vieillesse."

    "La vraie morale ne s’occupe pas de ce que nous pensons et voulons, mais de ce que nous faisons."

    "La réalité ne pardonne pas une seule erreur à la théorie."

    "La révolution est une grande dévoratrice de gens de caractère. Elle pousse les plus courageux à leur extermination et elle vide les moins résistants." - Ma vie


    Lire le dossier : Trotsky et la question juive
    Dans son autobiographie, écrite en 1929, Trotsky affirme que la question nationale si importante dans la société russe, n'eut «pratiquement aucune importance » dans sa vie personnelle. En dépit de ses origines juives - communes a un grand nombre de révolutionnaires russes et polonais de son époque, de Zinoyiev (Radomilsky) à Kamenev (Rosenfeld), de Martov (Tsederbaum) à Axelrod, de Radek (Sobelsohn) à Rosa Luxemburg -, il n'apprit jamais a lire le yiddish et ne consacra aucun ouvrage important à la question juive.

    Il faut rappeler que, à la différence de la grande majorité des Juifs de l'empire tsariste la famille Bronstein ne vivait pas dans une grande ville ou dans un shteti de la zone de résidence, mais dans la campagne ukrainienne, ou l'influence du milieu juif était très faible. Le jeune Lyova ne reçut aucune éducation religieuse et probablement n'alla jamais (ou presque) à la synagogue. De plus, comme l’a souligné Isaac Deutscher, Trotsky fit une partie de ses études dans un gymnasium russo-allemand d'Odessa, ce qui sans doute contribua à son assimilation. Un tel itinéraire intellectuel était assez exceptionnel à une époque où l'immense majorité des Juifs russes parlait yiddish. Le Juif ukrainien devint un révolutionnaire russe.

    Cependant, il dut subir à plusieurs reprises, tout au long de sa vie, les conséquences de sa judéité. Dans son enfance, il fut exclu d'une école de Gromokley, un village ukrainien, à cause du numerus clausus à l'égard des Juifs qui avait été imposé par le régime tsariste au début des années 1880 . A Saint-Pétersbourg, lors de la révolution de 1905, il participa à l'organisation de groupes d'auto-défense contre les pogromes des Cent-Noirs en collaboration avec le mouvement ouvrier juif (le Bund et le Poale-Tsion . Pendant la guerre civile, la contre-révolution exploita largement l'antisémitisme dans contre le pouvoir soviétique et le leader juif de l'Armée rouge fut durement attaqué par la presse des Gardes blancs . Après 1917, lorsque les bolcheviks formèrent leur premier gouvernement avec les sociaux-révolutionnaires de gauche, Lénine proposa Trotsky pour diriger le commissariat du peuple de l'Intérieur, mais il refusa - avec l'appui de Sverdlov - en arguant que les bolcheviks n'auraient pas dû donner à leurs ennemis une telle « arme supplémentaire » [sa judéité]. Finalement, lors des procès de Moscou, entre 1936 et 1938, la bureaucratie stalinienne n'hésita pas à utiliser l'antisémitisme dans sa lutte contre l'Opposition de gauche.

    Par conséquent, comme l'écrit Isaac Deutscher, Trotsky peut être considéré comme une figure paradigmatique de Juif-non-juif. Il abandonna le Judaïsme afin d'adopter une vision du monde cosmopolite et internationaliste, mais l'histoire le força à se rappeler de ses origines ethniques et culturelles. Joseph Roth, l'auteur du roman Der Stumme Prophet (Le prophète muet), regarde Trotsky comme l'incarnation de la dimension juive de la révolution, tandis que, pour le critique allemand Hans Mayer, il fut toujours une sorte de « camarade Shylock » (Genosse Shylock), même s'il n'en fut jamais conscient .

    La première fois qu'il se trouva confronté à la question juive fut lors du deuxième congrès de la Social-démocratie russe (POSDR), qui eut lieu en 1903 à Bruxelles et à Londres. Le jeune révolutionnaire russe y participa en tant que délégué de la section sibérienne, dont il faisait partie lors de sa première déportation. Un des points à l'ordre du jour de ce congrès - qui devint célèbre à cause de la scission entre bolcheviks et mencheviks - était la position du Bund dans le parti. L'Union générale ouvrière de Pologne, Lituanie et Russie (Bund) était née à Vilnius en 1897 et avait été l'une des forces principales à l'origine du mouvement socialiste de l'Empire russe...

    BARNEY ROSS

    B.ROSS
    PALMARES
    BOXE
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    Patsy Li





    "La boxe n’a pas besoin d’être défendue, elle a besoin d’être expliquée " Julien LORCY, Champion du Monde WBA des Légers en 1998 et 2001.



    23 décembre 1909-18 janvier 1967
    Boxeur américain champion du monde dans 3 catégories de poids différentes (légers, super légers, welters)
    Héros de la seconde guerre mondiale

    Comme. enfant à Chicago, Barnet Rasofsky prévu d'être un érudit talmudique et de l'hébreu enseignant. En 1924, toutefois, lorsque Barnet est de 14 ans, son père, un immigrant rabbin et épicerie, a été abattu par deux hommes qui ont volé la famille magasin. . Barnet de la mère, à gauche avec cinq enfants à charge a une dépression nerveuse et a été envoyé à vivre avec leurs proches. Barnet et son frère aîné, Morrie, va vivre avec un cousin, ses trois plus jeunes frères et soeurs ont été placés dans un orphelinat.

    Dans son chagrin, Barnet Rasofsky renoncé à sa foi orthodoxe et a demandé une revanche sur le monde en devenant un petit voleur, le nombre et Brawler coureur. Il a promis de faire assez d'argent - par quelque moyen que ce qu'il pouvait pour réunir sa famille. Barnet amateur de boxe, de la mise en gage, il remporte les médailles pour les quelques dollars qu'ils apportent.Parfois, il faut de six combats en une semaine. Barnet a augmenté plus difficile à chaque confrontation. À l'âge de 19 ans, il est devenu professionnel et a pris le nom de Barney Ross, pour sa mère, maintenant de retour sur ses pieds, ne pas savoir qu'il avait des combats. Comme Barney Ross, il a gagné des championnats et l'élection du Boxing Hall of Fame.

    Ross' big break est venu en 1933, quand il a combattu difficile Tony Canzoneri à Chicago pour le monde léger (137 livres) et a remporté le titre par une décision partagée. Pour prouver que sa victoire a pas de hasard, Rose a décidé de Canzoneri une revanche dans la ville natale, New York City. Avant qu'un pro-Canzoneri foule de 60000, Ross a remporté une décision unanime. Jamais un perforateur, Ross a montré courage inébranlable lorsqu'elle est frappée par counterpunching dur et toujours rester sur ses pieds, une formule qui a servi tout au long de sa vie.

    Ross entré les rangs des plus grands de la boxe dans une série de trois brutal combat pour la welterweight (147 livres) contre la couronne de Jimmy McLarnin, Ross, qui l'emportait par plusieurs livres, a été plus difficile perforateur et avait une réputation de battant juif boxeurs. Dans leur premier combat, Ross McLarnin défait dans une bataille sanglante par une décision partagée. Ross McLarnin offert une revanche cinq mois plus tard, et McLarnin venge la défaite dans un combat vicieux, ft seulement dans la lutte qui Ross jamais subi un knockdown. Quand ils se sont de nouveau réunis pour la troisième fois, Ross a pris la revanche dans un combat qui a montré clairement sa supériorité en tant que boxeur.

    Ross plus courageux combat a été son dernier, en 1938, contre Henry Armstrong, le seul homme de tenir la plume, léger et welterweight couronnes. Au moment où il a combattu Armstrong, Ross - bien que seulement 28 ans, a combattu près de 300 fois. Même si il a commencé fort, Ross a tiré après la quatrième ronde et Armstrong pummeled lui à volonté. Après le dixième tour, l'arbitre a demandé à Ross s'il voulait arrêter, mais le champion a dit non. Après le douzième, l'arbitre s'est approché de Ross gestionnaires, en leur demandant de jeter l'éponge, mais, Ross leur a dit, "Vous le faites et que je ne suis pas pour vous parler de nouveau. Je veux aller comme un champion». Pour ce qui signifie Ross debout sur ses pieds lors de la dernière cloche a sonné, séries Par treize, quatorze et quinze ans, Armstrong a frappé loin à l'épuisement de Ross, qui ne voulaient pas descendre. Voix dans la foule a plaidé avec l'arbitre d'arrêter le combat, mais Ross a respecté la volonté de mettre fin à sa carrière n'a jamais manqué d'aller loin. Dans la dernière minute de la lutte, Ross et s'est rallié jusqu'au bout des pieds avec Armstrong, l'échange de coups. La foule était à ses pieds, avec beaucoup de larmes dans leurs yeux, encourager pour Ross, en sachant qu'ils avaient vu le coeur d'un vrai champion.

    Ross a pris sa retraite après cette lutte et a ouvert un restaurant. Quand les Japonais ont attaqué Pearl Harbor, Ross - au-delà du projet à l'âge de 32 - a reçu une dérogation pour rejoindre les Marines. Assigné à servir d'instructeur de boxe, Ross plutôt demandé de lutter contre le devoir et a été transporté à Guadalcanal, de semer * de certains pieds sanglants combats dans le Pacifique. Sur une nuit de patrouille Ross et trois camarades ont été attaqués par une force supérieure des troupes japonaises. Tous les trois Ross camarades ont été blessés. Il a rassemblé dans un cratère d'obus et de les défendre dans la nuit par des tirs à plus de 400 cycles de fusil. Quand il a manqué de balles, 22 Ross a jeté des grenades sur des positions de mitrailleuses ennemies. Ross affirmait qu'il dit de deux heures de prières, «beaucoup en hébreu," l'espoir de passer à travers la nuit. Enfin, à l'aube, avec deux de ses trois camarades morts, blessé à la jambe et le pied lui-même et de munitions, Ross - qui pèse moins de 140 livres - prit son camarade blessé survivant (qui pesait 230 livres) et a procédé à la sécurité. Ross, dont le casque a plus de 30 dents des éclats d'obus, a reçu le Silver Star pour héroïsme.



    À l'hôpital militaire où il a été soigné pour ses blessures, Ross a fait tous les médecins de la morphine, il a demandé. Quand il est sorti de l'hôpital militaire de Ross tournée plantes d'élever le moral des travailleurs, mais ne peut pas secouer son besoin de morphine. Lorsque son habitude a commencé à lui coûtait 500 $ par semaine, et sa femme lui a laissé, Ross a demandé l'admission dans un établissement fédéral de traitement de la toxicomanie. Bien que peu lui a donné beaucoup de chance de sortir de l'habitude, Ross a "cold turkey", et, après beaucoup de souffrances de retrait, 120 jours plus tard apparue avoir donné des coups de pied l'habitude. Alors qu'il vivait dans une douleur constante de ses blessures, Ross a passé le reste de sa vie, se prononçant contre l'abus des drogues.Hollywood côté tourné Ross récit autobiographique de sa dépendance dans le film "Monkey on My Back."

    Dans son autobiographie, No Man Stands Alone, Ross raconte que, une fois un rabbin lui a dit que, depuis qu'il était un Juif aux yeux du public, il aurait à mener une vie exemplaire. Barney Ross n'a pas laissé son rabbin - ou de son peuple vers le bas. Mais de toutes les choses que Ross atteint dans sa vie et tous les obstacles, il a vaincu, celui qui entend le plus à lui avoir gagné suffisamment d'argent dans la première Canzoneri lutte pour la réunification de sa mère avec ses trois jeunes enfants qui ont été placés dans un orphelinat.jewishvirtuallibrary

    YEHUDA HALEVI

    Y. HALEVI
    PORTRAIT
    R HAYOUN
    KUZARI
    MOPSIK
    MANITOU
    ETUDE
    fiche
    PORTRAIT



    "Mon coeur est en orient et je suis à l'extrémité
    De l'occident
    Comment pourrais-je goûter mes aliments
    Et les savourer?
    Mais, pourrai-je accomplir mes voeux et mes serments?
    Sion est dans le servage d'Edom
    Et je suis moi-même esclave des Arabes.
    Quant au bien-être de Séfarad, qu'il me serait
    Facile d'y renoncer!
    Si ardent est mon désir de contempler
    Les poussières du sanctuaire dévaste. "
    sefarad

    "Le divin ne s'empare de l'homme que selon son degré de préparation a le recevoir; s'est il peu prépare, il reçoit peu; s'est il beaucoup prépare, il reçoit beaucoup"

    Apologie de la religion méprisée : tel est le sous-titre, puissamment évocateur, du Livre du Kuzari, aujourd’hui entièrement retraduit en français par Charles Touati. Essai philosophique aux structures dialogiques, composé par le poète, philologue et théologien Juda Hallévi (1075 ?-1141), ce texte invite le lecteur à explorer jusqu’en leurs moindres recoins les mystères comme les trésors de la Loi divine.
    Le Kuzari est un ouvrage qui en contient des milliers d’autres ; en 1’abordant, on ne peut s’empêcher de songer à ces littérateurs, tels Mallarmé, Flaubert, Kafka, qui brûlèrent d’écrire une sorte de livre des livres, ou encore au projet d’un Rabbi Menahem Mendel (1787-1859), le Juste de Kotsk, cloîtré durant deux décennies dans une chambre à l’intérieur de laquelle il s’ingénia à composer un Sefer ha Adam, ce Livre de l’Homme censé poser toutes les questions du monde pour enfin y répondre. Seule restriction : la longueur du texte ne devait pas dépasser une page. C’est ainsi que cette feuille – « feu-œil », comme le disait Jabès – ne nous parvint jamais.
    L’intention de Juda Hallévi, dans Le Kuzari, recèle également quelque chose de cet extraordinaire héroïsme intellectuel. Elle procède de ce désir d’appréhension frontale des énigmes de l’Écrit comme de l’Histoire, d’une croyance d’airain en la nécessité du conflit dialectique mais, surtout, du refus de comprendre la magnificence passée d’Israël comme figée dans le temps pour, au contraire, y déceler les prémisses de la consolation du peuple auquel Dieu S’est révélé. Plus tard, beaucoup plus tard, le Maharal de Prague réactualisera cette lecture, qui trouvera enfin son aboutissement le plus flagrant dans la doctrine du Rav Abraham Isaac Kook, premier théoricien du sionisme religieuxverdier

    1075-1141. Originaire d’Espagne (Tolède). Rabbin, philosophe, poète et médecin, il est considéré comme l’un des plus grands poètes du judaïsme sépharade et détient une place similaire en tant que philosophe. Parmi ses œuvres, on note une quantité d’élégies et de poésies recueillies dans plusieurs ouvrages publiés après sa mort. Il a chanté l’amour, la nature, l’amitié mais surtout les aspirations religieuses et nationales, dans les Sionides. Plusieurs de ses piyyoutim font partie de la liturgie dont l’Hymne à la Création chantée à Yom Kippour. Ses perspectives philo-sophiques sont exprimées dans son ouvrage, le Kouzari (Le Khazar) qui vise à établir, à travers des dialogues avec des représentants des religions révélées et un philosophe, menés devant le roi des Khazars, la prééminence du judaïsme. L’exil aurait pour objectif la purification qui précède le retour en terre d’Israël et le salut du monde.

    DENNIS GABOR


    PRIX NOBEL 1971
    BIO
    HOLOGRAPHIE

    "Pour la découverte et le perfectionnement de la méthode holographique"




    5 juin 1900 à Budapest en Hongrie - 9 février 1979 à Londres
    Phycisien rendu célèbre par l'invention de l'holographie
    Prix Nobel de physique en 1971.

    Physicien et technicien britannique d'origine hongroise. Né à Budapest, en Hongrie, il fit ses études à l'université technique de Budapest et à la Technische Hochschule de Charlottenburg, en Allemagne. Il enseigna et entreprit des recherches en Allemagne jusqu'en 1933, date à laquelle il émigra au Royaume-Uni. Naturalisé citoyen britannique en 1949, il rejoignit la faculté de l'université de Londres.

    Gabor concentra sa recherche sur la physique de l'électron et du plasma, sur la microscopie électronique et sur l'optique physique. Il devint célèbre pour son invention de l'holographie (1947), un procédé photographique à trois dimensions. Pour cette découverte, Gabor reçut en 1971 le prix Nobel de physique. Parmi ses publications, il faut citer le Microscope électronique (1946) et Inventer le futur (1963).encarta


    holographie, procédé de restitution en trois dimensions de l'image d'un objet, qui utilise l'interférence entre deux rayons laser, l'un issu de l'appareil, l'autre, de l'objet lui-même (voir Optique). Les enregistrements ainsi obtenus sont des hologrammes (du grec holos, « entier », et gram, « message »).

    Les principes de l'holographie furent introduits par le physicien anglais Dennis Gabor dès 1947. Cependant, on n'obtint les premiers hologrammes qu'au début des années 1960, à partir du moment où l'on put produire des rayons laser, source de lumière véritablement cohérente. À la fin des années 1980, on commença à produire des hologrammes aux couleurs authentiques, ainsi que des hologrammes à partir de toutes les longueurs d'onde du spectre électromagnétique (voir Électromagnétique, rayonnement). On réalisa également des hologrammes à partir d'ondes acoustiques (ultrasons).

    Obtention

    Le principe de l'holographie est très différent de celui de la photographie ordinaire. Il faut tout d'abord éclairer l'objet à reproduire au moyen d'un faisceau de lumière parfaitement cohérent, c'est-à-dire dont les longueurs d'onde composantes sont parfaitement en phase les unes par rapport aux autres. Un tel faisceau ne pouvant, pour l'instant, qu'être produit par un laser, on utilisera son faisceau lumineux comme source de lumière.

    Le faisceau laser dirigé vers l'objet est alors réfléchi par ce dernier, puis atteint une plaque photographique, selon une phase déterminée par la forme de l'objet. Simultanément, une autre partie — appelée faisceau de référence — du même faisceau laser est dirigée vers un miroir ou un prisme et est réfléchie vers la même plaque photographique, où elle produit, avec le rayon réfléchi par l'objet, un schéma d'interférence particulier.

    Par exemple, si l'objet est un point, les fronts d'onde du rayon réfléchi sont sphériques. Le schéma d'interférence produit sur le film est alors un ensemble de cercles concentriques ; l'espace entre les cercles diminue au fur et à mesure que le rayon augmente. Le schéma d'interférence produit par un objet plus complexe sera bien entendu plus compliqué. La plaque photographique ne révélera alors qu'un schéma complexe de structures de lumière et d'ombre sans relation apparente avec l'objet original. Cependant, en regardant l'hologramme sous une source de lumière cohérente, l'objet photographié devient visible. En éclairant sous différents angles, l'objet est également vu sous différents angles. Un effet tridimensionnel est alors obtenu, puisque l'hologramme éclairé reconstruit dans l'espace les fronts d'onde produits par l'objet.

    Applications

    L'holographie a des applications dans des domaines nombreux et souvent inattendus. En biologie, elle permet l'étude extrêmement précise de certains organismes vivants. Elle est également utilisée en interférométrie : elle permet d'effectuer des études de déformation au cours du temps. Enfin, elle joue un rôle important dans le stockage des données numériques et la reconnaissance optique des caractères


    Le principe holographique

    Le principe holographique en physique est une conjecture spéculative dans le cadre de la théorie de la gravité quantique. Cette conjecture propose que toute l’information contenue dans un volume d’espace peut être décrite par une théorie qui se situe sur les bords de cette région.

    Dans un volume donné, il existe une limite supérieure à la densité de l’information à propos de toutes les particules qui composent la matière dans ce volume, suggérant que la matière elle-même ne peut pas être subdivisée indéfiniment, mais qu’il devrait y avoir plutôt un niveau ultime des particules élémentaires.
    Les degrés de liberté d’une particule composée de sous-particules sont le produit des tous les degrés de liberté de ses sous-particules. Si ces dernières sont aussi subdivisables et ainsi de manière indéfinie, le degré de liberté de la particule d’origine doit être infinie ; ce qui viole la limite de densité d’entropie. Le principe holographique finalement revient à dire que les subdivisions doivent s’arrêter à un certain niveau et que l’ultime particule est un bit d’information (1 ou 0). La réalisation la plus rigoureuse du principe holographique est celle de la Correspondance AdS/CFT de Juan Maldacena.

    Karl Pribram et David Böhm ont mené respectivement des recherches sur des axes différents et ont abouti à la même conclusion : l’univers n’est qu’une gigantesque illusion, c’est un hologramme. Les théories de Pribram, comme celles de Bohm, portent un regard neuf sur le monde. On voit dans les travaux de Pribram et puis de Pinson et Favre, un principe qui s’inspire de l’hologramme physique, où chaque point singulier de l’image entière contient à peu près toute l’information de l’objet représenté.

    ” Non seulement la partie est dans le tout, mais aussi le tout en tant que tout se trouve dans la partie. Ainsi, chaque cellule singulière d’un organisme multicellulaire, comme le nôtre, contient en elle la totalité de l’information génétique de l’organisme” (E. Morin, Arguments pour une Méthode )

    THREE STOOGES

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    Les Three Stooges, Larry, Curly et Moe

    Les relations entre MGM et les Trois Stooges remontent en 1933 quand le trio est apparu dans une série de courts et longs-métrages pour le studio. Les Farrely développent le projet depuis le milieu des années 90. Toutefois, leur décision de travailler sur une histoire des origines du trio de façon à les introduire à une nouvelle génération a convaincu le studio de donner le feu vert au projet.

    «Nous adorons les Stooges. Ils ont fait rire le monde jusqu'aux larmes depuis plus de 80 ans» explique Peter Farrelly. «Les cinéphiles d'aujourd'hui méritent leur propre Stooges et nous nous réjouissons à l'avance de les présenter à une nouvelle génération de crétins» conclut Peter.

    La distribution sera recrutée au cours des prochaines semaines. MGM aimerait pouvoir lancer le film le 20 novembre 2009.

    Le dernier des Stooges, Moe Howard, est décédé en mai 1975. showbizz


    The Three Stooges sont trois comiques qui ont fait carrière entre 1930 et 1970. Pour ceux qui ne les connaîtraient pas, les Three Stooges sont un trio d’humoristes spécialisés dans le slapstick (l’humour physique à base de méchantes gifles ou de vicieux coups de pieds).


    Voilà bien ce qui s’annonce comme le casting le plus improbable, aussi excitant qu’effrayant, des comédies des mois à venir !
    Sean Penn, Jim Carrey et Benicio Del Toro sont en effet annoncés pour incarner les Three Stooges dans un biopic signé des frères Farrelly…
    Qui d’autre en effet que les Farrelly pour redonner vie au trio comique le plus débile et "navrant" que l’Amérique ait jamais enfanté ? Si les Trois Stooges ont connu dans leur pays d’origine une popularité au long cours (plus de cinquante ans d’existence !) absolument inouïe (au point d’influencer directement le nom d’autres Stooges, un peu plus soniques…), la France est toujours restée hermétique à un humour probablement guère exportable (je ne suis d’ailleurs pas certain que leurs films y aient vraiment été distribués…).


    Si Jim Carrey semble inévitable pour honorer ceux qui font à l’évidence partie de ses grandes sources d’inspiration (et par rapport à qui il fait figure d’acteur marmoréen), les choix de Penn et Del Toro sont beaucoup plus surprenants. Penn, notamment, s’était pourtant soigneusement tenu éloigné du registre de la comédie depuis une vingtaine d’années (et un Nous ne sommes pas des anges de sinistre mémoire), un genre qui lui allait à peu près comme un tablier à une vache. On craint un peu la même chose pour Del Toro (il remplacerait d’ailleurs Johnny Depp, un temps pressenti sur ce projet)…
    Mais on peut aussi faire confiance aux Farrelly (qui retrouvent donc Jim Carrey près de dix ans après Fous d’Irène) pour tirer le meilleur d’un casting trois étoiles pour incarner un trio dont les aventures cinématographiques les ont vu tour à tour affronter Blanche-Neige ou Hercule, ou bien voyager dans l’espace, dans un style plus proche des deux nigauds d’Abbott & Costello que des Marx Brothers.
    Sortie américaine du film annoncée pour fin novembre 2009.culturopoing

    AARON BECK

    A. BECK
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    PRINCIPES
    TEST
    METHODE
    DEPRESSION




    Il a remis en cause le dogme freudien dans les années soixante en développant la thérapie cognitive



    "Nos pensees colorent nos sentiments"

    Aaron Temkin Beck, né en 1921, Psychiatre américain, professeur émérite du département de psychiatrie de l'Université de Pennsylvanie, considéré comme le père de la thérapie cognitive et de critères d'évaluation mondialement utilisés ( Beck Depression Inventory (BDI), Beck Hopelessness Scale , Beck Scale for Suicidal Ideation (BSS), Beck Anxiety Inventory (BAI) et Beck Youth).

    Il est le président de l'institut Beck pour la recherche et la thérapie cognitive.

    Aaron Temkin Beck voit le jour aux USA le 18 juillet 1921. Ses parents sont des émigrés Ukrainiens venus s'installer aux Etat Unis à l'age de 16 et 17 ans.
    Sa mère, Elisabeth Temkin, est une femme juive orthodoxe très pratiquante. Son père, Harry Beck, est quant à lui athée aux idées plutôt socialistes.
    Comme ses quatre frères et soeurs, Aaron, le benjamin, a été élevé avec les règles religieuses très strictes de sa mère, et a été à la fois très marqué par l'esprit libre-penseur de son père. Ce dernier aura par ailleurs quatre enfants d'une autre union.

    Aaron s'intéresse très jeune aux sciences, ainsi qu'à la psychanalyse. Dans les années 1950, c'est en essayant de traiter des patients déprimés par la psychanalyse qu'il sera amené à remettre en question le bien-fondé des hypothèses freudiennes qui étaient jusqu'alors en vigueur dans le milieu médical. Par une approche précise et rigoureuse, et par l'objectivité de son analyse, il sera amené à démanteler tout l'édifice des hypothèses de la psychanalyse concernant la question de la dépression et de l'anxiété. Ses conclusions font grand bruit et sont alors généralement très mal perçues par ses collègues psychanalystes.
    Aaron Beck ne s'engagera jamais dans des polémiques avec le monde de la psychanalyse. En revanche, il emploiera son temps avec son équipe, à élaborer un nouveau modèle du fonctionnement et le dysfonctionnement du psychisme humain, en travaillant au quotidien avec un très grand nombre de patients.

    Aaron Beck a employé ces dernières années à étudier la problématique de la violence avec sa fille Judith, qui est une proche collaboratrice.therapie cognitive

    La thérapie cognitive est l'une des plus importantes avancées - sinon la plus importante - dans le traitement des maladies mentales des cinquante dernières années" selon Dr. Joseph L. Goldstein, le président du jury.

    La thérapie cognitive, décrit le New York Times, est une technique de counseling dans laquelle les patients apprennent à désamorcer leurs pensées défaitistes. Dr. Beck a montré, avec ses étudiants, que cette approche pouvait amener le rétablissement de maladies mentales sérieuses, avec des sessions hebdomadaires, en deux ou trois mois.

    En faisant ces avancées, le Dr. Beck a établi un nouveau standard pour l'évaluation de l'efficacité de tout type de thérapie, affirme le jury, en testant ses méthodes thérapeutiques dans des études cliniques avec un degré de rigueur encore jamais égalé pour quelque forme de psychothérapie, incluant la psychanalyse.

    Dr. Beck publiait la plus grande partie de ses travaux dans son propre journal, Cognitive Therapy and Research, en partie parce que les psychiatres résistaient ou rejetaient ses résultats.

    Dans une lettre au The New York Times le 6 mars 1983, il disait comprendre la réticence de ses collègues et expliquait que lui-même, à la fin des années cinquante, avait entrepris des recherches pour prouver que la colère tournée contre soi jouait un rôle central dans la dépression (une hypothèse psychanalyste) mais que, à sa surprise, cette hypothèse ne fut pas confirmée.

    PsychoMédia avec source:
    New York Times, 17 septembre 2006. psychomedia


    On peut s'exercer à penser autrement ! Changer son comportement dans la vie de tous les jours et face aux autres et interpréter différemment les événements et les situations est possible ! En effet, si vous ne pouvez pas changer votre environnement, vous pouvez modifier la perception que vous en avez, cela influera sur votre réaction ! C'est ainsi que le célèbre psychiatre américain Aaron Beck conseille de surévaluer le positif et de sous-évaluer le négatif. Selon le point de vue que l'on adopte, notre humeur change : on peut trouver catastrophique de renverser son verre sur un inconnu dans une rencontre sociale, mais cet incident peut nous faire connaître une personne qui deviendra notre ami pour la vie.

    Notre façon d'envisager un événement de façon disproportionnée a plus d'incidence que l'événement lui-même. Aaron Beck préconise de repérer ces réactions disproportionnées par rapport à la réalité, de façon à apprendre à les dépasser et à les remplacer par d'autres réactions plus appropriées.elleraconte


    Voir le Dossier sur La Theorie de Beck

    SAMMY DAVIS

    S.DAVIS
    PORTRAIT
    FILMOGRAPHY
    SPECTACLE
    KARAOKE



    JUDEO NOIRE
    MARCHE
    SINATRA
    GOSPEL




    Date et Lieu de naissance : 8 décembre 1925 (Harlem, New York, USA)
    Date et Lieu de décès : 16 mai 1990 (Beverly Hills, Californie, USA)

    Enfant de la balle, Sammy Davis Jr. voit le jour le 8 décembre 1925, à Harlem (New York). Il n’a que de trois ans quand il fait ses débuts sur scène, aux côtés de son père et de son oncle, dans le vaudeville «Holiday in Dixieland». Rapidement le petit Sammy se révèle un extraordinaire phénomène de scène. Toujours avec son père et son oncle, il forme la troupe Will Mastin’s Gang Featuring Little Sammy.

    Dans les années trente, le trio se produit dans plusieurs cabarets de la Côte Est des USA et devient très populaire. Sammy Davis Jr. entame sa carrière cinématographique dans «Rufus Jones for President» (1933), un court métrage de Roy Mack. En 1941, le Mastin Gang joue en première partie de l’Orchestre de Tommy Dorsey au Michigan Theater de Detroit. C’est à cette occasion que Sammy fait la connaissance d’un jeune choriste de Dorsey: Frank Sinatra. En 1943, Sammy s’engage dans l’armée américaine et doit endurer une constante bataille contre le racisme. Démobilisé, il réintègre le groupe qui se fait désormais appeler le «Will Mastin Trio». De plus en plus célèbre, le trio fait les beaux jours du Capitol Club de New York et du Ciro’s Club de Hollywood.

    En 1952, sur invitation de Sinatra, le «Will Mastin Trio» se produit sur la scène du Copacabana de New York. Deux ans plus tard, Sammy Davis Jr. choisit de continuer son parcours en solo. Malheureusement, peu de temps après, il est victime d’un grave accident de voiture et perd son œil gauche. En 1956, alors que sa carrière est en péril, il répond à ce défi en remontant sur scène, à Broadway, avec «Mr Wonderful» de Joseph Stein et Will Glickman. Pour cette comédie musicale, il exige une distribution uniquement noire. La pièce est massacrée par la critique mais devient un énorme succès public. L’année suivante, Sammy entretient une liaison amoureuse avec la belle Kim Novak. Cette aventure défraie les chroniques et lui attire les foudres du producteur Harry Cohn. Obligé de rompre, il apaise le scandale en épousant Loray White dont il divorce quelques mois plus tard. Entre temps, Sammy confirme son statut de star du cinéma dans «Anna Lacusta» (1958) de Arnold Laven et dans «Porgy & Bess» (1958) de Otto Preminger.

    En 1960, Sammy Davis Jr. tourne dans «L’inconnu de Las Vegas» aux côtés de Frank Sinatra, Dean Martin et Peter Lawford. La fameuse équipe du Rat Pack est ainsi née. La même année, il épouse la suédoise May Britt. De par cette union, Sammy se fait rejeter aussi bien par les communautés noires que blanches. Le racisme devient alors son principal combat. Le Rat Pack se reforme pour apparaître dans «Les trois sergents» (1961) de John Sturges et dans «Les sept voleurs de Chicago» (1964) de Gordon Douglas. En 1965, il publie son autobiographie: «Yes, I can», qui va très vite devenir un best-seller.

    Par la suite, Sammy Davis Jr., véritable homme-orchestre du show-business et star à part entière, continue sa carrière sur toutes les plus grandes scènes du monde. Il apparaît encore dans une vingtaine de films ou documentaires, ainsi que dans une multitude d’émissions télévisées. Prématurément vieilli par les excès en tous genres, Sammy Davis meurt le 16 mai 1990, dans sa villa de Beverly Hills, emporté par un cancer de la gorge. Son corps sera inhumé au cimetière de Forest Lawn de Glendale, en Californie.

    Philippe PELLETIER


    Lire le dossier sur LE SIONISME NOIR
    ....La communauté juive américaine est intégrée dans les années 60. Son dernier grand problème aux Etats-Unis est le procès des époux Rosenberg pendant la chasse aux sorcières dans les années 50. Pourquoi les juifs qui souffraient autant que nous sont-ils maintenant plus intégrés que nous, demandent les noirs américains, en se tournant vers Farrakhan pour des réponses faciles, erronées, mais qui renforcent tellement bien son point de vue rétrograde ? Le juif américain est devenu un chrétien, nous dit aussi James Baldwin, et c’est à ce titre qu’il est traité comme tous les autres hommes blancs américains par les noirs américains. A cette différence près que les juifs ont atteint les buts fixés par leur mouvement sioniste. A force de combats, grâce notamment à la création de l’Etat d’Israël, les juifs ont réussi à imposer au monde de regarder le traitement qui leur a été réservé durant tous ces siècles, et a fait de l’Holocauste le symbole ultime de l’infâmie, imposé à l’Histoire occidentale de regarder ses démons antisémites en face.

    Pourquoi semble-t-il impossible de réussir une entreprise équivalente pour la diaspora africaine, pourquoi semble-t-il impossible de faire reconnaître la traite négrière, le saccage du continent africain comme les sommets de monstruosité qu’ils furent ? Quelles relations ont-ils que nous n’avons pas, pourquoi cela marche-t-il pour eux et pas pour nous ? La communauté juive est finalement montrée comme responsable du fiasco du sionisme noir, la rancune vient de ce que la théorie nationaliste noire copiée sur la juive est vouée à l’échec car elle ne nous correspond pas. Les juifs l’ont finalement trouvée, leur colline de Sion, et de ce bastion se sont imposés et ont imposé la reconnaissance de leur souffrance. Les juifs ont leur pays ; pourquoi pas nous ?

    Parce que nous n’en avons pas. Parce que nous n’en bâtirons pas, si l’on est logique, parce qu’un Liberia (et un Israël, d’ailleurs) suffit pour prouver la vanité de cette entreprise inadaptée à la diaspora africaine. Parce que notre pays est un ensemble flottant de pays, de communautés, parce que notre pays est à tout jamais le bateau, le mothership de George Clinton, les navires stellaires et bateaux solaires de Sun Ra, avec des ports dans tout l’univers. Parce que l’Israël noir est un continent culturel et politique qui détruit les frontières.

    RITA LEVI-MONTALCINI

    PRIX NOBEL 1986
    SENATORE


    "Découverte du premier facteur de croissance cellulaire"

    Née le 22 avril 1909 à Turin, Piémont - Neurologue italienne, lauréate avec Stanley Cohen du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1986

    Née à Turin, elle fit ses études de médecine à l'université de cette ville, mais fut victime de l'interdiction d'université qui frappait les juifs sous le régime fasciste. Elle entreprit des recherches sur le développement des embryons de poulet dans un laboratoire de fortune installé dans l'appartement familial. Ces travaux lui valurent d'être invitée à travailler à l'université de Saint Louis (Missouri) en 1947 ; elle y resta jusqu'à la fin de sa carrière. Avec son étudiant Stanley Cohen, elle mit en évidence en 1958 le Nerve Growth Factor (NGF), substance qui stimule et dirige la croissance des cellules nerveuses (voir Cytokines).

    De nombreux autres facteurs de croissance furent identifiés par la suite (notamment le facteur de croissance épidermique, isolé par Stanley Cohen), et le NGF se révéla une substance prometteuse dans le traitement de la maladie d'Alzheimer. En 1986, Rita Levi-Montalcini et Stanley Cohen partagèrent le prix Nobel de physiologie ou médecine. encarta


    Rita Levi Montalcini a effectuée ses études de médecine à l'université de Turin jusqu'en 1936. Cela ne fut pas sans mal: confrontée à l'opposition de ses parents (son père , Adamo, était un mathématicien et un ingénieur reconnu, mais il était persuadé qu'une femme ne devait travailler qu'au foyer de son mari...), elle ne vint que tardivement à l'université: a 20 ans, son père lui donnant sa permission de s'inscrire, elle comble en 8 mois ses lacunes en langues anciennes, alors indispensables, en mathématiques, passe son diplôme et entre à l'école de médecine de Turin. Elle effectue, indécise, une spécialisation en neurologie et psychiatrie, et pense à la médecine humanitaire.

    Rita s'intéresse au problème posé par le développement du système nerveux. Sui l'on considère le nombre des connexions entre les cellules neuronales et les cellules de l'organisme, on est gêné pour décrire l'origine de l'information nécessaire à l'établissement de ces jonctions: soit elle est contenue toute entière dans les gènes, et se répète selon un "patron " toujours identique (mais l'ADN lui même ne peut contenir autant d'information!), soit les connexions se font "au pif" et seule subsistent celles qui sont efficaces, soit enfin il existe un "guide" qui indique aux neurones "par ou il faut aller" pour trouver une cellule musculaire à innerver, par exemple.

    En 1934, le Pr V. Hamburger étudie l'innervation de l'embryon de poulet. Pour cela, il greffe sur celui ci des ébauches de membres à différents stades de développement. Bien que d'interprétation difficile, ses résultats corroborent ceux obtenus par Harrisson sur des amphibiens, qui montrent que les vitesses de croissance des fibres nerveuses dépendent de l'état de l'organe greffé sur l'embryon: il existe un "champ périphérique" qui guide le développement des fibres, il existe donc un guide pour le développement. Rita va découvrir et caractériser ce guide, le NGF (Nerve Growth Factor- facteur de croissance du nerf).

    Mussolini, en1936, déclare par le "Manifesto per la Difesa della Razza" que les activités de recherche sont interdites à des non-aryens. En conséquence, Rita effectue un bref séjour à Bruxelles, dans un institut de neurologie: l'invasion allemande en 1940 la contraint à rentrer en Italie, où: elle continue ses recherches, dans des conditions plus que précaires, en installant un laboratoire dans sa chambre, puis dans la cuisine de sa maison de campagne. Elle est rejointe par Giuseppe Levi, évadé de Belgique, qui sera son seul assistant. Dans les derniers mois de la guerre, elle assure les fonction de médecin humanitaire dans les camps de réfugiés de l'Italie du Sud.

    Après guerre, elle retourne à Turin, très intéressée par les résultats obtenue à St Louis, par Hamburger. En 1947, elle rejoint son équipe, à St Louis. E. Bueker a l'idée en 1948 de remplacer les membres greffés par Hamburger par un ensemble de cellules homogène, fournissant un "champ" homogène: il choisi d'utiliser des cellules cancéreuses de souris, provenant d'une tumeur nommé sarcome 180. L'équipe Hamburger analyse ses résultats, et découvre que la greffe provoque une augmentation du volume des ganglions nerveux (lymphatiques) qui courent le long de la colonne vertébrale, ainsi qu'une fantastique multiplication du nombre de fibres nerveuses. Rita en déduit que la tumeur "sécrète une substance chimique capable d'induire cette croissance étonnante des ganglions lymphatiques ainsi que l'éxubérante ramification de leurs fibres nerveuses". Rita montre que cet effet peut être obtenu in vitro, sur un ganglion isolé mis en présence de fragment de tumeur. Il reste à identifier la molécule à l'origine de cet effet. Rita n'est pas biochimiste: elle fait appel à S. Cohen, qui doit identifier la molécule (ce dernier partagera le Nobel avec Rita en 1986). En voulant utiliser, à des fins de purification, du venin de serpent, Rita et Stanley découvrent que la substance qu'ils recherchent y est présente, et en plus grande quantité que dans le sarcome p180! Stanley l'isole, montre qu'il s'agit d'une protéine et, vu son effet, il le nomme facteur de croissance du nerf ou NGF. Par la suite, Cohen trouve encore plus de NGF dans les glandes salivaires de rongeurs, puis le NGF est identifié dans de nombreuses cellules, normales ou cancéreuses. On a montré depuis que le NGF agit en stimulant la polymérisation, dans les neurones, de fibrilles qui orientent e développement de ramifications à l'origine des synapses.

    En 1961, le gouvernement italien propose à Rita la direction d'une petite unité de recherche en neurobiologie. Vu les résultats qu'elle obtient dans l'étude du NGF, on lui offre en 1969 la direction du laboratoire de biologie cellulaire, à l'université de Rome. Par la suite (1977), Greene et Tischler ont mis en évidence que le NGF possède un effet inducteur de différenciation : des cellules tumorales exposées au NGF se différencient en Neurones ! Il en est de même pour les cellules chromaffines de la médullo-surrénale, comme Rita le montre in vivo chez le rat. En fait, le NGF participe à la différenciation des cellules, maintient les neurones en vie et guide le développement de leurs prolongement. Cette molécule a permis, outre l'étude facilités du système nerveux, de mieux comprendre son développement ainsi que certaines maladies liées à une atrophie des connexions entre neurones (Parkinson ect...).exobiologie

    Lire : Interview de Rita Levi-Montalcini



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