Plan general : famous jews

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    CLAUDE VIGEE

  • BIOGRAPHIE
    PORTRAIT
    POETE
    BIO
    TEXTE
    RADIO
    MON JARDIN
    POEZIBAO
    PRESENTATION
    ACTUALITE

    "Etre poete pour que vivent les hommes"


    Jérusalem

    (…) Sur cette terre aride où, dans le sel des larmes,
    Ne descendit jamais une goutte de pluie,
    Le reste de l’exil vient comme la rosée.

    Après tant d’abandons, de misère et de ruines,
    Ce pays est vivant par la grâce d’un peuple,
    Où régnèrent mille ans déserts et pestilence,


    Claude Vigée, né à Bischwiller (Bas-Rhin) le 3 janvier 1921, est issu d'une famille juive établie en Alsace depuis plus de trois siècles. Son enfance se passe à la campagne, dans la région marécageuse et boisée qui longe le Rhin. Dans les années suivant la première guerre mondiale, on y parlait surtout le dialecte alsacien.

    Ayant terminé ses études secondaires au collège classique de Bischwiller et au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg, en 1938, il est évacué, puis expulsé d'Alsace avec tous les siens à la suite de l'occupation nazie. Etudiant en médecine, il participe à l'organisation de la résistance juive à Toulouse contre l'occupation hitlérienne et le gouvernement de Vichy, d'octobre 1940 à fin 1942. Il publie ses premiers vers dans la revue résistante Poésie 42, chez Pierre Seghers, à Villeneuve-lès-Avignon.

    Réfugié aux Etats-Unis au début de 1943, il s'y marie après la guerre avec sa cousine Evelyne, et y termine son doctorat en langues et littératures romanes en 1947.

    Il enseigne la littérature française à l'Ohio State University, à Wellesley College, puis à l'Université Brandeis, près de Boston. C'est là que grandissent ses enfants, Claudine et Daniel, nés en 1948 et 1953.

    En 1950, il publie son premier livre de poèmes, La lutte avec l'ange, à Paris, En 1954 paraît La corne du Grand pardon (Pierre Seghers), en 1957 L'été indien, accepté chez Gallimard par Albert Camus, puis, en 1962, au Mercure de France, Le poème du retour.

    Arrivé en Israël durant l'été 1960, il est nommé professeur de littérature française et comparée à l'Université hébraïque de Jérusalem, où il enseigne jusqu'à sa retraite, en 1983.

    Les poèmes écrits de 1939 à 1971 sont réunis et paraissent en 1972 sous le titre Le soleil sous la mer, chez Flammarion. Une introduction suivie d'une anthologie est publiée par les soins de Jean-Yves Lartichaux dans la collection "Poètes d'aujourd'hui" aux éditions Seghers.

    Le 18 mars 2000, le Centre culturel Claude-Vigée a été inauguré à Bischwiller.

    En 2001, Claude et Evy Vigée sont installés à Paris.
    Le 2 avril 2006 à 16h30, C. Vigée a prononcé une conférence en la cathédrale Notre-Dame de Paris sur le thème "Espérer", dans le cadre des conférences de carême, en dialogue avec le Père Henry de Villefranche. On peut lire son texe à l'adresse suivante: http://catholique-paris.cef.fr/actu/conference_vigee.htm

    l' Association des amis de l'oeuvre de Claude Vigée a été constituée en 2006. Elle est présidée par Anne Mounic, professeur de littérature anglaise à Paris III.

    Dans la nuit du 17-18 janvier 2007, Evy Vigée a quitté ce monde. Elle a été inhumée le 22 janvier au cimetière israélite de Bischwiller.


    Claude Vigée a reçu plusieurs prix littéraires français et étrangers :
    Prix international Jacob-Burckhardt (Suisse, 1977),
    Prix Fémina Vacaresco pour la Critique (1979),
    Prix Johann-Peter Habel (R.F.A. 1984),
    Grand prix de Poésie de la Société des Gens de Lettres de France (Paris 1987),
    Prix de la Fondation du Judaïsme français (1994),
    Grand prix de Poésie de l'Académie française (1996),
    Prix de Littérature européenne de la Fondation Würth (2002),
    Prix de l'Amitié judéo-chrétienne (octobre2006).

    Son oeuvre a fait l'objet de plusieurs colloques :
    Université Ben-Gourion, Beer-Shéva (Israël), 1985 ;
    Cerisy-la-Salle, 1988 ;
    Université des Sciences Humaines, Strasbourg, 1989 ;
    Université de Tel Aviv, 1999.

    MEIR DIZENGOFF


    JUDAICA
    MORIM
    DOSSIER
    TEL AVIV
    PATRIMOINE
    VILLE BLANCHE
    HISTOIRE
    SITE
    TOURISME

    1861 - 1936
    L’histoire populaire de Tel-Aviv fait naître
    la ville à partir d’un faubourg jardin, Ahuzat Bayit, un simple petit quartier érigé aunord-est de Jaffa par quelques familles juives au début du vingtième siècle. C’est
    l’épopée décrite par le premier maire de la ville Meïr Dizengoff, l’un des fondateurs, et illustrée par le fameux cliché montrant la répartition des lots dans les dunes. Le 11 avril 1909, soixante familles se réunissent sur la grève et tirent au sort les parcelles de terrain.
    Des coquillages blancs pour les lots, gris pour les noms, un jeune garçon pour tirer les uns, une petite fille pour les autres. Groupe de jupons noirs et de chapeaux melons, perdu dans le désert sous un ciel écrasant, la photo est étonnante. Elle fait le tour du pays, et celui des communautés juives du monde entier.
    Mais une polémique s’est installée entre certains des descendants de ces familles
    fondatrices, polémique qui remet en cause la notion de quartier originel. Pour la petite fille d’Akiva Arieh Weiss, un autre des fondateurs, ce n’était pas un simple quartier ni un faubourg que son grand père imaginait depuis sa Pologne natale, mais dès ses premiers rêves, une véritable ville, une porte pour la terre d’Israël, capable d’absorber les émigrants et de leur fournir du travail. Akiva Arieh Weiss, au cours d’une réunion au centre communautaire des Juifs de Jaffa donne l’impulsion, un soir d’août 1906, qui conduit à la création d’Ahuzat Bayit puis de Tel-Aviv. Mais une rivalité avec le futur premier maire, Meïr Dizengoff, le conduit à se retirer de la vie publique, laissant à la postérité l’idée que Tel-Aviv poussa comme un champignon à partir d’un simple petit faubourg jardin de Jaffa, et que nul n’avait prédit alors l’ampleur de son développement ultérieur.bcrfj



    A voir le Musee d'Art de Tel Aviv
    Fondé en 1932 par l’ancien maire de la ville, Meir Dizengoff qui, dans son émouvant testament, s’adressait ainsi aux citoyens de la ville : « Je vous confie le plus jeune de mes enfants, le fils de mes vieux jours, le musée de Tel-Aviv. Je vous prie d’en prendre soin car il est porteur d’une bénédiction qui contribuera à l’honneur et à la gloire de notre ville. » Dès l’entrée on est frappé par la fresque murale de Roy Lichtenstein, don de l’artiste en 1989, qui représente sa vision de la peinture figurative et abstraite. Le nec plus ultra reste la salle de miniatures offertes par Helena Rubinstein, où sont reproduits avec force détails des appartements des siècles précédents dans la diaspora. Le musée est aujourd’hui dirigé par Mordechaï Omer, qui semble tout droit sorti d’un tableau de Chagall avec sa casquette comme les Russes d’autrefois, et donne envie de s’adresser à lui en yiddish. Un grand spécialiste de l’art !

    HAROLD E.VARMUS


    PRIX NOBEL










     Harold Elliot Varmus (né le 18 décembre 1939) est un scientifique américain, lauréat du prix Nobel de médecine en 1989. Le prix Nobel lui fut attribué (avec kJ. Michael Bishop) pour la découverte de l'origine cellulaire des oncogènes rétroviraux

     Les oncogènes (du grec onkos, signifiant vrac, masse ou tumeur et génos signifiant génération, naissance, origine) sont une catégorie de gènes dont l'expression favorise la survenue de cancers. Ce sont des gènes qui commandent la synthèse d'oncoprotéines, protéines stimulant la division cellulaire ou inhibant la mort cellulaire programmée (apoptose), ce qui déclenche une prolifération désordonnée des cellules. Le terme oncogène peut désigner aussi des virus qui provoquent l'apparition de cancers. On parle d'oncovirus.

    JOSEPH TRUMPELDOR


    BIO WIKI
    HISTOIRE

    RESISTANCE
    BIOGRAPHIE
    BETAR





    Trumpeldor naquit en Russie, le 4 décembre 1880, et trouva une fin tragique dans le combat de Tel- Haï, le 29 février 1920. Il était la personnification de l'esprit pionnier et de l'héroïsme juif.

    Trumpeldor était issu d'une famille assimilée. Il choisit la carriére militaire et quand éclata la guerre russo-japonaise, en 1904, il fut promu officier, une distinction très rare pour un Juif sous le régime des Tsars. Il perdit son bras gauche au siège de Port-Arthur, mais continua à servir dans l'actif quelque temps encore.

    C'est à cette époque que Trumpeldor entra en relation avec les milieux sionistes envers qui il s'identifia aussitôt avec enthousiasme à la cause nationale juive. A la Conférence de Rome, en 1911, il fut l'orateur principal et y soumit un projet de fondation d'implantations collectivistes. En 1912, après avoir achevé ses études universitaires, Trumpeldor vint en Palestine pour mettre en pratique ses idées.

    Durant la première guerre mondiale, il conçut l'idée d'une Unité de combat juive pour lutter aux côtés des Alliés et il contribua activement à la formation du "Corps des Mulletiers de Sion", dans lequel il combattit à Gallipoli en tant qu'officier.

    A la fin de la guerre, Trumpeldor rentra en Russie et se consacra à l'organisation de l'émigration de la jeunesse juive en Palestine. C'est dans ce but qu'il fonda le Mouvement pionnier Hehaloutz. Trumpeldor revint en Palestine en 1919, et contribua à l'unification des deux Mouvements ouvriers juifs parallèles.

    Dans les premières années qui suivirent la guerre de 1914-1918, les troubles étaient fréquents dans la Palestine septentrionale; la frontière avec la Syrie n'était pas encore fixée entre les Anglais et les Français. Des bandes de Bédouins armés maraudaient dans cette zone litigieuse, où se trouvaient deux implantations collectivistes nouvellement fondées, Kfar Guiladi et Tel-Haï. Trumpeldor assuma l'organisation de leur défense et c'est à Tel-Haï qu'il trouva la mort, à côté de cinq camarades, dont deux femmes. Certains disent que ses derniers mots furent : "Il est bon de mourir pour notre pays".

    ABRAHAM HESCHEL



    TEXTES
    SITE
    RABBI
    SCHOOL
    PHILO
    TEL AVIV
    MASSORTI
    THEOLOGIEN


    "La Bible est sainteté en paroles . ... C’est comme si Dieu avait pris ces paroles hébraïques et leur avait insufflé quelque chose de Sa puissance ; dès lors, les paroles sont devenues comme un fil électrique animé, chargé de Son esprit. De nos jours encore, elles constituent des traits d’union entre le ciel et la terre." Heschel, 1955


    Abraham Heschel 1907 - 1972 fut un des plus grands penseurs juifs du XXe siècle. Rabbin descendant d’une très grande lignée rabbinique du hassidisme, il finit par trouver sa place au sein du mouvement Massorti où il enseigna jusqu’à sa mort.
    Il était une personnalité remarquable et contribua beaucoup à l’extension du mouvement Massorti aux États-Unis. Il incarnait parfaitement le judaïsme tel que le mouvement Massorti le conçoit. Plusieurs de ses livres sont traduits en français. À lire absolument.

    Le rabbin Abraham Heschel est né en 1907 à Varsovie. Il a étudié à l’Université de Berlin et à la "Hochschule für die Wissenschaft des Judentums" de Berlin ; fondateur de l’"Institute of Jewish Learning" de Londres en 1940 ; professeur au Séminaire américain de théologie juive depuis 1945, à l’Université de Stanford, à l’Université du Minnesota et au "Union Theological Seminary". Parmi ses ouvrages nous devons citer : "Die Prophetie" (1935), "The Earth is the Lord’s" (1950), "Man is Not Alone" (1951), "Man’s Quest for God" (1954), "God in Search of Man" (1956), "The Prophets" (1962).

    Tout comme Saadia Gaon, Yehouda Halevi, Maïmonide, Blaise Pascal et Franz Rosenzweig, Heschel est un apologiste. Cependant, son but n’est pas de promouvoir un dogme ou une idéologie. Il cherche plutôt à transformer la conscience même que nous avons de la réalité, à la fois sur le plan émotionnel et rationnel.

    Dans la mesure où l’on peut définir une "source" de la pensée de Heschel, celle-ci ne peut être que le hassidisme, en d’autres termes l’héritage du Baal Shem Tov qui fut son fondateur. L’étude, par Heschel, de la vie et de l’action spirituelle actualise cette tradition. Il utilise le terme de foi de manière presque interchangeable avec celui de piété , puisque le fondement de l’une comme de l’autre est une prise de conscience théocentrique. Toutefois, la piété, qui inclut l’attachement à Dieu à travers la prière et les actes sacrés (les mitsvot ), est davantage inhérente au judaïsme que la foi. La piété, telle que la définit Heschel, est l’achèvement de la foi.

    Heschel nous enseigne comment penser et vivre religieusement. Il éduque notre amour, notre crainte et notre tremblement en allant au-delà des dogmes, des institutions et des préoccupations ethniques. Ses travaux répondent aux perplexités universelles touchant le sens de la vie, la mort, le mal, la souffrance, aussi bien que la joie, l’extase et la célébration. Ils nous aident à assumer notre identité personnelle et collective dans un monde fragmenté et souvent hostile. Heschel souhaitait que le judaïsme coopère avec d’autres religions pour apporter au monde la paix, la justice et la compassion. Au départ de notre cheminement, nous rencontrons un homme à la fois enraciné dans l’histoire et arraché à elle.

    Les Bâtisseurs du temps de A.J. Heschel (Auteur) C’est un très beau petit livre sur le shabbat et ce qu’il peut apporter à l’homme aujourd’hui.

    Dieu en quête de l’homme, philosophie du judaïsme de Abraham Heschel (Auteur)

    Quatrième de couverture Le sous-titre de ce livre est significatif : philosophie du judaïsme, c’est-à-dire enquête rationnelle ayant pour but de découvrir si et comment le judaïsme répond valablement aux " questions ultimes " posées à l’homme par le monde, l’humanité, la mort, l’avenir, l’au-delà, la liberté, Dieu et la révélation. Selon l’auteur, le judaïsme est une réalité, un drame historique, ce n’est pas seulement un sentiment ou une expérience ; le judaïsme affirme la réalité d’événements d’où il a tiré son origine, il enseigne des vérités fondamentales, il revendique d’être l’engagement d’un peuple envers Dieu. La tâche que s’est assignée Abraham Heschel est d’expliquer le sens de ces événements, et de faire comprendre la vision du monde et le sens de la vie qu’ils impliquent.

    JOANN SFAR


    BD
    BIOGRAPHIE
    TEXTE
    INTERVIEW
    ENTRETIEN












    Joann Sfar est né le 28 août 1971 à Nice, où il passe une maîtrise de philosophie et suit des cours de peinture. Il entre ensuite à l’école des Beaux-Arts de Paris, où il fréquente les cours du département morphologie. Il fait rapidement paraître un feuilleton en noir et blanc dans la revue Lapin de l’Association, dans laquelle il publie toujours régulièrement.
    Sa maîtrise de la narration graphique et ses inspirations hétéroclites lui permettent tout aussi bien de développer une fiction extravagante que d’utiliser la BD pour une démonstration philosophique. Aussi exubérant que ses personnages, Sfar est bien loin d’être un solitaire. Sa rencontre avec Pierre Dubois lors du festival de Hyères donne naissance à la série Petrus Barbygère, avec pour volonté affichée de «faire quelque chose de bizarre», tout en traduisant son admiration pour des artistes tels que Jérôme Bosch, Bruegel, Jacques Callot, et l’illustrateur anglais Ronald Searle. Il développe une activité de scénariste sur des séries telles Les Potamoks, Troll ou encore Donjon avec Lewis Trondheim. Toutefois, ils décident d’inverser les rôles pour une suite à la série initiale. Baptisée Donjon Crépuscule, elle débute sa numérotation au numéro 101. Sfar dessine en collaboration avec Manu Larcenet la dernière série Donjon intitulée Donjon Parade. Donjon Monsters invîte un dessinateur différent par album ; vont s’y essayer : Mazan, Menu, F’murr... Découvrez Donjon Potron-minet avec Christophe Blain et vous saurez presque tout. Cette série-puzzle amuse beaucoup le duo Trondheim-Sfar, ce dernier avouant qu’il fait de la BD «avant tout pour épater les copains». À Angoulême en 1998, avec un autre copain : Emmanuel Guibert, La Fille du Professeur reçoit le Prix Goscinny et l’Alph-Art Coup de C¦ur.
    En 1999, Joann reçoit le prix Jacques Lob, attribué par un jury d’auteurs, pour l’ensemble de sa production ! Il cumule les prix puisqu’il a reçu le prix du meilleur scénario à Sierre et à Saint-Malo, et celui du meilleur album jeunesse pour Merlin. Sans parler des nominations... Quel succès !

    TOPOR


    SITE
    BLOG
    BIOGRAPHIE
    CITATION
    DESSIN


    "Puisqu'on ne vit qu'une seule fois autant etablir de bonnes relations avec soi-meme"


    Roland Topor (1938 - 1997)
    Auteur, dessinateur, Roland Topor naît à Paris de parents émigrés polonais. Il s'inscrit aux Beaux-Arts et publie pour la première fois des dessins et des contes dans les revues Bizarre, Arts, le Rire, Fiction.

    De 1961 à 1965, il collabore à la revue Hara-Kiri et fonde le Groupe " Panique " avec Arrabal, Jodorowsky et Sternberg.

    Depuis il a participé à de nombreuses expositions en France et en Europe dont celle du Groupe Panique en 1972 au Grand Palais. Une grande rétrospective Topor, la mort et le diable lui a été consacrée au Münchener Stadtmuseum en 1985.

    Il a également réalisé des émissions de télévision dont Téléchat (156 épisodes pour enfants avec Henri Xhonneux), Merci Bernard et Palace avec Jean-Michel Ribes. Il a écrit de nombreuses pièces de théâtre dont la première Joko fête son anniversaire fut créée en 1975 au Théâtre de Poche de Bruxelles, puis donnée en 1990 au Théâtre de l'Odéon dans une mise en scène de Jean-Louis Jacopin. Sa dernière pièce l'Hiver sous la table a été créée au Théâtre Flamand de Bruxelles en 1996, pour laquelle Roland Topor a réalisé la mise en scène, le décor et les costumes. Il est aussi l'auteur avec Jean-Michel Ribes de Batailles, opéra théâtrale représenté au Théâtre de l'Athénée en 1983. Il a réalisé les décors et les costumes de Antoine et Cléopâtre de Shakespeare au Staatstheater de Kassel, les Mamelles de Tirésias à l'Opéra de Lille, la Flûte enchantée de Mozart à l'Alto Theater d'Essen, Vinci avait raison au Théâtre Expérimental de Bruxelles, spectacle dont il a signé également la mise en scène.

    En 1992, il a mis en scène et créé les décors et les costumes de Ubu Roi d'Alfred Jarry au Théâtre National de Chaillot.

    Au cinéma, il a travaillé comme acteur dans Nosferatu de Werner Herzog, Un amour de Swann de Volker Schlöndorff, comme dessinateur de la Lanterne magique du Casanova de Fellini et comme réalisateur de la Maladie de Hambourg avec Peter Fleischmann et Otto Jägersberg, et Marquis avec Henri Xhonneux.

    En 1994, un film de Gerhard Thiel les Rêves de Topor a été diffusé sur ARTE dans le cadre d'une soirée Théma.

    Roland Topor a obtenu le Grand Prix des Arts de la ville de Paris.

    BORIS FRENKEL


    ART

    JHM

    Ecole de Paris 1895 - 1984








     Boris Borvine Frenkel né à Kalisz (Pologne) en 1895 - mort à Paris (France) en 1984.

     Borvine-Frenkel grandit en Pologne dans une famille de paysans et reçoit une éducation juive traditionnelle. Après avoir fréquenté le lycée de Kalisz, il est apprenti graveur pendant la Première Guerre mondiale. Il part pour Lvov en 1919 où il assiste à des cours d'architecture.
     En 1920, après un court passage à la prison de Varsovie pour ses activités anarchistes, il se rend à Berlin, au début des années 1920. Engagé comme marin à bord d'un cargo, il parcourt le monde. Ses années apparaissent comme décisives ; il établit des contacts avec les milieux intellectuels et littéraires juifs et rencontre Else Lasker-Schüler, Peretz Markish et Haïm Nahman Bialik.
     Après un bref passage à Paris, à Bruxelles de 1924 à 1930, Borvine Frenkel consacre son temps libre à la peinture, terminant ses études à l'Institut des Arts Décoratifs. En 1930, le Musée des Beaux-Arts de Bruxelles lui consacre une exposition. Cette même année, il est expulsé de Belgique et s’installe à Paris d’où il ne s’éloignera que pour échapper à l’occupation allemande.
    Il est en contact avec le groupe des peintres juifs originaires d'Europe orientale surnommée École de Paris, puis adhère à l'Association des artistes-peintres et sculpteurs juifs créée en 1937. Il expose ses peintures mais vit également de petits métiers. Critique d'art et de littérature, il participe à la revue de langue yiddish, Unzer Stimme et à la création de la revue Nos artistes en 1960. (Wiki)

    HANS KREBS

    PRIX NOBEL

    CYCLE WIKI
    ENERGETHIQUE

    BIOCHIMIE





    Hans Adolf Krebs (25 août 1900 à Hildesheim, Allemagne - 22 novembre 1981 à Oxford, Angleterre) est un médecin allemand, lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1953 en même temps que Fritz Albert Lipmann

    Travaux sur le cycle de l’acide citrique

     En tant que Juif, il s’est exilé à Cambridge en Angleterre en 1933 pour fuir l’Allemagne nazie. C’est à l’Université de Sheffield que le scientifique travaillait lorsqu’il a fait ses découvertes sur ce que l’on nomme communément le cycle de Krebs. Il s’agit de l’un des processus les plus fondamentaux de la vie : la conversion des aliments en énergie dans la cellule.

    Le cycle de Krebs
    http://www.cycledekrebs.fr/reactions-cycle-de-krebs/

    BORIS SCHATZ



    PHOTO
    ART
    BIOGRAPHIE







    Shlomo Zalman Dov Baruch Schatz naît en décembre 1867 à Vorno (Lituanie) d’une famille pauvre descendant d’une lignée de rabbins. Il va étudier dans une yeshiva, puis dans une école de dessin à Vilna. Déjà en 1888, à Varsovie, il voudrait que l’art remplisse davantage un rôle moral, éducatif et national. En 1889, il part pour Paris où il se met à l’école du célèbre sculpteur russe Marc Antokolsky, dont il devient l’ami. C’est là qu’il prendra le nom de Boris. Déjà à Paris, l’idée de la création d’un centre sioniste de peinture à Jérusalem le motive. En 1894, l’année du procès de Dreyfus, il sculpte "Mattathias le Maccabée", où Mattathias - ressemblant d’ailleurs au grand-père de Boris -, écrase des têtes de Grecs sur l’autel du Temple. Cette œuvre remporte un grand succès parmi les sionistes, véritable symbole pour le renouveau de la souveraineté juive dans le pays d’Israël.

    En 1895, il part pour la Bulgarie, où il devient le sculpteur attitré de la cour du roi Ferdinand. Il y restera jusqu’en 1905, et y travaillera pour retrouver un art national bulgare. Il y fonde l’école nationale des arts bulgares. À l’exposition est présentée une série de bas-reliefs de la vie quotidienne et populaire bulgare des portraits de paysans et d’ouvriers bulgares réalisés en 1896.

    En 1903, l’année du pogrom de Kishinev, Boris Schatz, rejoignant l’émotion sioniste, crée des bas-reliefs en bois, terre cuite ou bronze sur des thèmes juifs - la vie au shtetl, l’allumage des bougies de shabbat, la lecture de la Torah, la mère et son enfant...-, destinés à réveiller la conscience juive en diaspora. Son œuvre est très largement diffusée en Europe. C’est aussi cette année-là qu’il rencontre Théodore Herzl à Vienne et lui parle de son projet d’établir, à Jérusalem, une école nationale d’art juif. À la question de Herzl, très intéressé : "Et quel sera le nom de l’école ?", Schatz répond sans hésitation : "Betsalel !" Il fera le portrait de Herzl et, à la suite de sa mort en 1904, un mémorial en bronze pour sa tombe.

    Le Mouvement Sioniste Mondial soutient pleinement ce projet d’une école d’art à Jérusalem, que les fonds récoltés à Berlin permettront à Boris de réaliser dès 1906.
    Il veut créer un "foyer hébraïque" où, à travers l’art, se formeraient des "Juifs nouveaux" enracinés à la fois dans le pays nouveau et dans la culture des ancêtres. Un "Temple dans le désert" dont les artistes deviendraient les prêtres, et lui le grand prêtre.

    Dans cette salle du musée consacrée pour quelques mois à Boris Schatz sont exposées également les œuvres réalisées par les élèves de l’École Betsalel, dont plusieurs seront les premiers peintres et sculpteurs israéliens. Ces objets seront vendus à Jérusalem, à la porte de Jaffa, mais aussi à l’étranger. Objets variés, tels qu’une horloge, des cadres, un tableau pour synagogue rappelant les jours du Souvenir ; mais aussi une Jérusalem en cuivre gravé et en bois, un tapis représentant le Cantique des cantiques, des assiettes décorées en cuivre, argent et bronze, ou des sculptures, comme celles représentant Moïse et le Messie enchaîné.
    Le style de Betsalel se précise : c’est un mélange entre l’art juif et l’art nouveau national. Des sujets bibliques et sionistes sur un fond artistique occidental. L’École Betsalel se veut un pont entre l’Est et l’Ouest, entre le passé et le présent.

    Avec la première guerre mondiale et ses répercussions en Palestine, Boris est envoyé en exil à Damas en 1917, puis sera conduit à Tibériade et Safed. C’est là qu’il se mettra à écrire des nouvelles où le visionnaire imagine et décrit la Palestine de demain : un vrai paradis. Son livre "Jérusalem rebâtie, un rêve de jour" est très en harmonie avec le livre de Herzl écrit quelques années auparavant : "L’ancien nouveau pays".

    Dès 1918, l’École des Arts reprend, le Musée rouvre. Dans l’exposition, de très beaux portraits des pères du Sionisme, datant des années 1920-1929 - Bialik, Jabotinsky, Gutman, Ahad Ha-am, Max Nordau -, ainsi que la pierre tombale d’Eliezer Ben Yehouda, présentés sous forme de bas-reliefs en bronze ou en plâtre.
    Se promener dans cette exposition, c’est se promener dans l’histoire du Sionisme, et y rencontrer aussi bien Moïse et Mattathias, Daniel et Jérémie, que Bialik et Boris Schatz lui-même, qui nous a laissé deux magnifiques autoportraits datés de 1932, l’année même de sa mort.


    Dans les années 20, les organisations sionistes commencent à se désintéresser de l’œuvre de Shatz, ne partageant plus sa vision. Pour elles, "l’homme nouveau", fruit du Sionisme, sera avant tout social, politique, agricole. Déjà privée des Fonds venant de Berlin - où l’on jugeait Shatz trop visionnaire et pas assez commerçant -, l’École traverse une crise financière très grave. Boris va partir pour l’Amérique où il passera deux années à vendre des œuvres et chercher des subsides. Il meurt à 65 ans, le 23 mars, à Denver, au Colorado, faute d’argent, son corps ne pourra être rapatrié et enterré en Palestine que six mois plus tard. "Je ne serai pas vivant pour voir la réussite de ma vision", avait-il écrit à son fils.

    L’École Betsalel, fermée en 1932, rouvrira en 1935 grâce à l’arrivée des Juifs fuyant l’Allemagne. Son nouveau directeur sera Mordechaï Narkiss, ancien assistant de Boris.

    un echo israel

    JULES ADLER


    ART

    DESSIN














    Jules Adler, né le 8 juillet 1865 à Luxeuil-les-Bains et mort le 11 juin 1952 à Nogent-sur-Marne, est un peintre naturaliste  français, surnommé « le peintre des humbles ».


    Cet élève de Bouguereau, Robert-Fleury et Dagnan-Bouveret, fut un des fondateurs du Salon d'Automne. Il participa à de nombreuses expositions universelles dans le monde entier et reçut prix et décorations dont celle d'Officier de la Légion d'Honneur. Peintre de paysages et du quotidien de la rue, celle des humbles.

    EDMOND H. FISCHER


    PRIX NOBEL












    Edmond Henri Fischer, né le 6 avril 1920 à Shanghai dans l'actuelle Chine, est un biochimiste suisse naturalisé américain. Il reçoit le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1992 pour ses travaux sur la phosphorylation des protéines

     La phosphorylation est l'addition d'un groupe phosphate (un phosphoryl PO3- plus précisément) qui est transféré à une protéine ou à une petite molécule, tel le glucose ou l'adénine. Son rôle prééminent en biochimie est le sujet de très nombreuses recherches

    http://future.arte.tv/fr/les-laureats-du-prix-nobel-le-savoir-partage/edmond-fischer-prix-nobel-de-physiologie-ou-medecine-1992


    LUCIEN LEVY-DHURMER


    19e
    GALLERIE
    BIOGRAPHIE
    SYMBOLISME



    Lucien Levy Dhurmer (1865-1953) naquit à Alger. Il étudia ensuite à Paris à partir de 1879.

    Il travailla pour Clément Massier (une famille de céramiste) à partir de 1887, jusqu'à devenir directeur artistique de la manufacture.

    Ce fur en 1896 qu'il exposa ses premiers pastels et ses peintures, révélant un portraitiste de talent. Il fut influencé par les préraphaélites et les symbolistes.

    Il voyagera beaucoup et parcourra l'Orient : le Maghreb, la Perse, la Syrie, la Turquie. C'est le Maroc qui laissera le plus de traces dans sa peinture.orientaliste

    MAURYCY GOTLIEB


    YOM KIPOUR
    BIOGRAPHIE
    ZRT















    1856-1879) : mort à 23 ans, était un artiste talentueux et prolifique. Elevé en Galicie, à Drogobycz, il fit ses études artistiques à Cracovie, Munich, Vienne et Lvov. Disciple de l’artiste polonais Jan Matejko (1838-1895), connu pour ses peintures aux thèmes historiques, Gottlieb s’interessa aux sujets juifs.

    FRITZ LIPMANN


    PRIX NOBEL










     Fritz Albert Lipmann, né le 12 juin 1899 à Königsberg (Allemagne) et mort le 24 juillet 1986 à Poughkeepsie (États-Unis), est un biochimiste germano-américain. Découvreur du coenzyme A, il a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine de 1953 en même temps que Hans Adolf Krebs


    Biochimiste américain d'origine allemande, né en 1899 à Koenigsberg, mort en 1986 à New York. Élève d'Otto Meyerhof à l'institut de biologie Kaiser Wilhelm à Berlin puis Heildelberg (1926-1930), Lipmann mène son activité scientifique successivement à la fondation Carlsberg à Copenhague (1932-1939), à l'université Cornell à New York, puis au Massachusetts General Hospital (1939-1941) avant de devenir professeur de chimie biologique à la Harvard Medical School, Boston, puis à l'institut Rockefeller de New York (1957).
     Le nom de Lipmann est associé à la découverte de la coenzyme A, l'élément initiateur du cycle métabolique des acides tricarboxyliques élucidé par le Britannique H. A. Krebs. Malgré une forte opposition de ses confrères scientifiques, Lipmann soutient que l'acide acétique est le composé en C2 (à deux carbones) manquant pour compléter le cycle de Krebs ; il démontre après quelques années que, préalablement à son incorporation, l'acide acétique est en fait activé par liaison à un composé nouveau, la coenzyme A, pour former l'acétylcoenzyme A. Il s'avérera plus tard que la coenzyme A joue un rôle primordial dans le métabolisme cellulaire.
    La découverte de la coenzyme A et ses implications biochimiques ont valu à F. A. Lipmann le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1953, partagé avec H. A. Krebs. Lipmann a étudié d'autres mécanismes d'activation des métabolites, notamment par phosphorylation. —
     Samya OTHMAN
    https://www.universalis.fr/encyclopedie/fritz-albert-lipmann/

    SAMUEL HIRSZENBERG


    1892











    Samuel Hirszenberg (also Shmuel Hirschenberg) (Łódź, February 22, 1865 – September 15, 1908, Jerusalem) was a Polish-Jewish realist painter active in the late 19th and early 20th century.


    Au départ, l’orientation artistique de Bezalel visant à créer un « art juif original » par la synthèse des techniques européennes et des influences orientales, a trouvé son expression dans des scènes bibliques liant de romantiques descriptions du passé à d’utopiques visions de l’avenir avec des images inspirées tant des communautés d’Europe orientale que des Bédouins locaux. Parmi les artistes de cette époque citons : Shmouel Hirszenberg (1865-1908), Ephraïm Lilien (1874-1925) et Abel Pann (1883-1963).Art

    MICHEL KIKOINE


    KIKOINE
    ART PARIS




    L’artiste peintre Michel KIKOÏNE, (né à Gomel en Biélorussie le 31 mai 1892 et décédé le 4 novembre 1968). Michel Kikoïne est un des artistes emblématiques de ce qu’il est convenu d’appeler l’école de Paris.

    Né à Gomel (Biélorussie) en 1892, il étudie à Minsk, puis aux Beaux-Arts de Vilnius. Il fait la connaissance de Soutine puis de Krémègne, avec lesquels il s’installe à la Ruche en 1914.

    Son attachement aux artistes qui ont marqué sa jeunesse, Rembrandt, Courbet, Chardin, ne se démentira jamais, il reviendra toujours à ses maîtres ; mais c’est dans la découverte du paysage français que sa peinture prend toute sa mesure et se libère.

    C’est là que l’artiste accomplit, sur le mode le plus personnel, la synthèse entre la tradition russe du paysage, telle que l’incarne Levitan, et l’expressionnisme, ce langage pictural forgé au cours des années parisiennes.
    France-Belarus.com,

    MORITZ OPPENHEIM


    BIOGRAPHIE
    ART








    Beaucoup d’artistes juifs travaillent en Allemagne, en Angleterre, en Hollande, en Autriche et aux Etats-Unis. Moritz-Daniel Oppenheim (1801-1882) est l’un des plus remarquables peintres - il entra enfant, au héder et au Talmud Torah (instruction religieuse). L’émancipation lui permit d’étudier les Beaux-arts en Allemagne, en France et en Italie. C’était encore un tout jeune homme lorsqu’il réalisa les Frères Jung et leur maître, son style épuré traduit l’empreinte de l’école d’art nazaréenne, elle-même fortement influencée par l’art italien et la peinture de la Renaissance germanique. A la fin de sa vie la plupart des peintures d’Oppenheim prenaient pour thèmes des sujets de la vie juive - ainsi notons Le Retour du volontaire juif de la guerre de libération au sein de sa famille vivant selon l’antique tradition - ou bien Mendelssohn et Lavater jouant aux échecs sous le regard de Lessing »- Mariage traditionnel à Francfort ( 1861)-

    EDOUARD BRANDON


    ART
    PORTRAIT
    MAHJ







    1831 - 1897
    Edouard Brandon exprime dans son oeuvre,ses peintures et dessins, la complexité de l'identité juive moderne, entre intégration et attachement à l'identité traditionnelle. Pour ce faire, il utilise le vocabulaire esthétique et culturel des artistes français du XIXe siècle pour reconceptualiser le judaïsme dans le langage de l'art. Les tableaux de Brandon ont ainsi conféré aux rabbins et aux synagogues une dignité nouvelle, détournant le langage des caricatures antisémites alors fleurissantes

    PIERRE VIDAL NAQUET


    ENTRETIEN
    INTERVIEW
    ARTICLE
    BIOGRAPHIE
    CRITIQUE
    SITE
    HOMMAGE



    Historien spécialiste de la Grèce antique et intellectuel engagé dans la défense des droits de l’homme (1930-2006)


    Né en 1930, Pierre Vidal-Naquet a 9 ans lorsque éclata la deuxième guerre mondiale. Il en a 11, quand son père se voit interdire d’exercer sa profession d’avocat (spécialisé en droit littéraire) au prétexte qu’il est d’ascendance juive.

    « La seule religion pratiquée dans sa famille, issue de la communauté juive du Comtat venaissin mais farouchement laïque et républicaine, n'était-elle pas celle de la culture ? Si bien qu'aujourd'hui, pour Pierre Vidal-Naquet, il n'est de "mission" juive dans le monde que dans la diaspora, et non dans le sionisme : "Être juif, c'est être comme un moucheron qui taraude, un moustique qui pique". » (extrait d'un article de Lorraine Rossignol, Le Monde, 20 mars 2004)

    Pierre Vidal-Naquet est issu d’une notable famille de juifs du Pape – à laquelle appartenait le sénateur de Carpentras, Alfred Naquet, qui fit voter au Sénat la loi sur le divorce de 1884, ce qui lui valut la haine des milieux catholiques conservateurs.

    « Toute ma vie a été marquée par le récit que m'a fait mon père à la fin de 1941 ou au début de 1942 de l'affaire Dreyfus (...) C'est aussi à travers l'Affaire que j'ai été formé non seulement à la politique mais à la morale et à l'histoire. » (l'auteur)

    Il a quatorze ans quand ses parents sont arrêtés à Marseille (mai 1944), déportés puis assassinés par les nazis. C’est parce que son père a été torturé par la Gestapo, que plus tard, il ne tolèrera que l’on puisse torturer au nom de l’État français. En 1958, il signe le Manifeste des 121, appel à la désobéissance contre la guerre d'Algérie, et écrit son premier livre, L'Affaire Audin. Ce premier ouvrage lui vaut une suspension d’enseignement, mais le rend célèbre comme militant de droits de l’homme.

    « L'historien doit prendre part à la vie de la cité. Vous savez, avant d'être déporté, mon père a été torturé par la Gestapo à Marseille. L'idée que les mêmes tortures puissent être infligées d'abord en Indochine et à Madagascar puis en Algérie par des officiers ou des policiers français m'a fait horreur. Mon action n'a pas d'autres sources que cette horreur absolue. En un sens, il s'agit de patriotisme. » (extrait d'un entretien avec l'auteur, Le Patriote résistant, avril 2003)

    Pierre Vidal-Naquet sera ensuite de tous les combats, de toutes les dénonciations d’injustice : de la guerre du Vietnam à celle d’Irak sur le plan international. L’historien épris de vérité s’engage au plan national pour réhabilitation de la mémoire attaquée de Jean Moulin, la dénonciation du révisionnisme...


    Lycéen, il est un lecteur passionné des tragédies grecques et classiques. En 1955, il passe l’agrégation et se spécialise dans l’étude de la Grèce antique. Même dans le cadre, il ne néglige ni le politique ni l’économique ni le social ni le culturel.

    Historien de réputation internationale, Pierre Vidal-Naquet est, de 1969 à 1990, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Succédant à Jean-Pierre Vernant, il prend la direction du laboratoire Centre Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés anciennes.

    « Cet historien militant, nourri de littérature, se rattache volontiers à l'école de la micro-histoire fondée en Italie par Carlo Guinzburg et Giovanni Levi. Il revendique pour maîtres les historiens Henri-Irénée Marrou, Marc Bloch dont le testament, L'Étrange défaite, l'a profondément marqué et les spécialistes de l'Antiquité grecque que sont Jean-Pierre Vernant, Moses Finley et Arnaldo Momigliano.

    Professeur à l'École des hautes études en sciences sociales, il a notamment publié, en collaboration avec Jean-Pierre Vernant, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (deux volumes, 1972, 1986). Son œuvre essentielle est regroupée dans Le Chasseur noir (1981). Il a aussi réuni de nombreuses études sur le judaïsme et la Shoah dans Les Juifs, la mémoire et le présent (1991).

    « Cet historien militant, nourri de littérature, se rattache volontiers à l'école de la micro-histoire fondée en Italie par Carlo Guinzburg et Giovanni Levi. Il revendique pour maîtres les historiens Henri-Irénée Marrou, Marc Bloch dont le testament, L'Étrange défaite, l'a profondément marqué et les spécialistes de l'Antiquité grecque que sont Jean-Pierre Vernant, Moses Finley et Arnaldo Momigliano.

    Professeur à l'École des hautes études en sciences sociales, il a notamment publié, en collaboration avec Jean-Pierre Vernant, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (deux volumes, 1972, 1986). Son œuvre essentielle est regroupée dans Le Chasseur noir (1981). Il a aussi réuni de nombreuses études sur le judaïsme et la Shoah dans Les Juifs, la mémoire et le présent (1991). » (extrait d'un article de)

    En juillet 2003, il participe à l'appel « Une autre voix juive », qui regroupe des personnalités juives solidaires du peuple palestinien, a estimant que le premier ministre israélien « spécule sur la sensibilité légitime des citoyens juifs au fait israélien pour les détourner des valeurs de la citoyenneté au bénéfice d'une idéologie nationaliste et d'un racisme anti-arabe ».

    « Je fais une distinction. Si les Palestiniens ont commis des fautes très lourdes, la politique menée par Ariel Sharon est proprement criminelle. Il ne faut pas hésiter à le dire. Nous prenons beaucoup trop de gants actuellement. Je suis à ce titre scandalisé de voir que la communauté juive est soit muette, soit approbatrice face à la politique de Sharon. Aujourd'hui, la première urgence est de séparer les combattants. L'action doit être menée si possible au niveau européen; à défaut au niveau français. Le ministre des Affaires étrangères dit des choses justes, mais celles-ci ne se traduisent pas en actes. Il faut à tout prix intervenir, envoyer des émissaires, et même des troupes si nécessaires. Il faut, je le répète, séparer les combattants. » (Pierre Vidal-Naquet, La Croix, 2004)

    ERIC R.KANDEL


    PRIX NOBEL










     Eric Richard Kandel, né le 7 novembre 1929 à Vienne en Autriche, est un médecin psychiatre et chercheur en neurosciences. Il est professeur de biochimie et de biophysique à l'université Columbia de New York. En 2000, il a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine.


    Les travaux de Kandel et de ses collaborateurs sur l'aplysie ont montré qu'une stimulation répétée produisait des décharges constantes dans un neurone sensoriel. Ceci a permis de comprendre davantage les mécanismes fondamentaux de l'apprentissage


    Éric Richard Kandel, né le 7 novembre 1929 à Vienne en Autriche, est un médecin psychiatre et chercheur en neurosciences. Il est professeur de biochimie et de biophysique à la Columbia University de New York.
     En 2000, il a reçu le prix Nobel de physiologie et de médecine. Il est, avec Arvid Carlsson et Paul Greengard, le co-récipiendaire du prix Nobel pour ses travaux sur les bases moléculaires de la mémoire à court terme, et de la mémoire à long terme. En 1939, à 9 ans, Éric R. Kandel doit quitter Vienne et émigrer aux États-Unis pour échapper aux persécutions nazies. Dans son autobiographie, parue en mars 2006, il écrit : "Après l'holocauste, la devise des juifs était de ne jamais oublier ! Mes recherches sont consacrées aux fondements biologiques de cette devise, aux processus cérébraux qui nous rendent capables de mémoire."
     Ses travaux sur les bases moléculaires de la mémoire à court et à long terme sont l'aboutissement d'un long parcours qui l'a d'abord fait passer par la littérature, la psychanalyse et la médecine. Ses recherches montrent que l'apprentissage et le savoir, c'est à dire la formation d'un souvenir, entraînent une modification morphologique et fonctionnelle des structures.
     Nous nous souvenons, donc nous sommes. Chaque souvenir transforme notre cerveau. Mais que reste-t-il du flux de nos impressions, comment fonctionne le cerveau, que se passe-t-il exactement dans notre matière grise quand nous nous souvenons ? Comment le cerveau crée-t-il nos souvenirs, qui sont la chair même de notre vie mentale ? Il y a une cinquantaine d'années, la simple idée qu'on pourrait expliquer la mémoire et d'autres aspects de l'esprit en termes biologiques semblait absurde. Aujourd' hui, c'est devenu une réalité, Éric R. Kandel a joué un rôle important dans l'histoire de la biologie de l'esprit. Il en retrace les grandes étapes et raconte comment la biologie, la psychologie et les neurosciences ont convergé pour créer la science nouvelle de l'esprit, si puissante désormais. Il montre aussi comment cette fenêtre grande ouverte sur ce que sont la perception, la pensée, les émotions et la mémoire laisse espérer de vrais progrès dans le soin d'affections comme la schizophrénie, les troubles du vieillissement, la dépression.
     Éric Richard Kandel fait partie des neuroscientifiques les plus influents des États-Unis. Aujourd'hui, à l'Université Columbia, à New York, son intérêt se porte tout particulièrement sur les neurones responsables de la conservation des souvenirs.
    http://www.inexplique-endebat.com/article-la-memoire-humaine-par-le-prix-nobel-eric-r-kandel-63064142.html

    BEN CHEMOUL


    CATCH
    ART














    "Pour un amateur de catch, rien n’est plus beau que la fureur vengeresse d’un combattant trahi qui se jette avec passion... sur l’image cinglante de la déloyauté." Roland Barthes - Mythologies




    Ca se passait du temps de l'ORTF, en fin de soirée, avec Claude Darget ou Roger Couderc (parfois Léon Zitrone) dont les commentaires flamboyants savaient donner au catch une dimension théâtrale. Une époque où la télé diffusait les combats du Bourreau de Béthune contre l’Ange Blanc, où les commentaires de Roger Lanzac accompagnaient " La Piste aux étoiles », où les vedettes du sport s’appelaient Larbi ben Barek, la "perle noire", et Alain Mimoun. Sur le ring de la salle Wagram ou de l'Elysee Montmartre L'Ange Blanc corrigeait les méchants : le Bourreau de Béthune, Bobby Duranton, Roger Delaporte. Les autres figures marquantes de la discipline seront Lino Ventura (au début des année 50, dès 1953 il commencera une carrière d'acteur), Ben Chemoul et Chéri-Bibi...

    Ces shows de catch faisaient salle combles. L'ancien bras droit de Roger Delaporte (catcheur et manager de l'Elysée Montmartre), Alain Charpentier, se souvient : " Il fut une époque où l'on remplissait les salles chaque semaine. Il y avait les habitués et les autres. Certains arrivaient directement en bleu de travail après leur journée. Nous avons démarré l'Elysée Montmartre en programmant des galas de catch le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche. En même temps que ces trois réunions, il y avait la salle Wagram le jeudi, la Mutualité, le Cirque d'hiver... Paris avait assez d'amateurs de catch pour que l'on puisse programmer sept réunions par semaine. C'était toujours salle pleine. C'était dans les années cinquante... soixante-dix..."

    Spectacles alors prisés par les Français, les combats de catch, décrivent une lutte épique entre deux personnages stéréotypés : un héros face à un catcheur fourbe et déloyal, souvent masqué, qui profite de la distraction de l'arbitre pour frapper son ennemi à terre... Au catch, dit Roalnd Barthes «un homme à terre y est exagérément, emplissant jusqu’au bout la vue des spectateurs, du spectacle intolérable de son impuissance». Il faut tenir, endurer son mal, l'exposer. L'arbitre, loin d’incarner l’ordre sur le ring, est tout autant acteur du spectacle, et susceptible d’être lui-même partie prenante des ruses des combattants. Le combat se poursuit parfois hors du ring.

    Il est entendu que les matchs sont arrangés, certes, mais le public se moque complètement de savoir si le combat est truqué ou non."il n’y a pas plus un problème de vérité au catch qu’au théâtre".Le catch est une justice, comme l’explique Barthes, car le combat oppose toujours un "salaud parfait" à un héros. Mais, demande Barthes, qu’est-ce qu’un salaud pour ce public? Ce n’est pas tant le lutteur cruel ou enclin à la traîtrise que celui qui est inconséquent, en ce qu’il va réclamer la protection des lois lorsqu’elle lui est utile, et frapper l’instant d’après "un adversaire légalement protégé par les cordes.... La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif... Plus l’action du « salaud » est basse, plus le coup qui lui est justement rendu met le public en joie … Les catcheurs savent très bien flatter le pouvoir d’indignation du public... Pour un amateur de catch, rien n’est plus beau que la fureur vengeresse d’un combattant trahi qui se jette avec passion... sur l’image cinglante de la déloyauté."

    "Quand j'étais gamin, le Petit Prince c'était un catcheur. Une manière de double vie. Un CDD alimentaire en collant blanc de danseur étoile avec éponge dans le slip. Dame ! même les héros transpirent. Une fois par semaine à la télévision de Roger Couderc, le Petit Prince affrontait les méchants en noir et blanc. C'était du temps où l'axe du mal allait de Bollet à Delaporte en passant par le Bourreau de Béthune. Une époque où le coup de pied chassé, l'arm-lock et le double Nelson faisaient office de figures de rhétorique et d'armes de destruction massive. Les aventures du Petit Prince suivaient un schéma narratif immuable en deux manches et une belle : après qu'on eut tremblé pour lui, le Gentil faisait toucher les épaules du Méchant. L'arbitre comptait. Un !... Deux!.. .Trois .Out! Et on apprenait définitivement que te catch, c'est comme le théâtre, sauf qu'on frappe les trois coups à la fin." Daniel Picouly

    Et puis, allez savoir pourquoi, ce grand art est devenu parent pauvre. Trop théâtral comme sport ? Trop sportif comme spectacle ? Vers la fin des années 80, les unes après les autres, les salles parisiennes ont cessé de programmer le catch. Salle Wagram, Cirque d'hiver, Elysée Montmartre, Mutualité, le Stadium... Roger Delaporte, l'entraîneur et patron célèbrissime de l'Elysée Montmartre, se souvient : " J'ai dû mettre la clef sous la porte en octobre 1988... Faute de combattants... "

    boomer cafe

    MOISE DE CAMONDO


    MUSEE
    FAMILLE
    GENEALOGIE
    BIOGRAPHIE
    HISTOIRE






    Issu d'une illustre et richissime Famille de banquiers levantins installés en France à la fin du second Empire, le comte Moïse de Camondo (1860-1935) était l'homme d'un milieu, celui de l'aristocratie juive parisienne, où se côtoyaient les Rothschild et les Pereire, les Fould et les Cahen d'Anvers, toute une société échappée des pages de Proust qui se retrouvait dans les chasses à courre, les clubs et les conseils d'administration, rivalisant dans la magnificence de leurs châteaux, hôtels particuliers et collections.
    La saga des Camondo, de l'Inquisition espagnole au génocide nazi en passant par le ghetto de Venise et les palais de Constantinople, n'est pas seulement un récit historique retraçant l'épopée de ces grands seigneurs séfarades. C'est aussi une méditation sur la solitude d'un homme abandonné par sa femme, inconsolé de la mort de son fils, qui consacra sa vie et sa Fortune à reconstituer au coeur de la plaine Monceau une demeure aristocratique du XVIIIè siècle, laissant à la France le plus éclatant témoignage d'un monde disparu et transmettant malgré tout le nom des siens à la postérité. Avait-il l'intuition qu'il serait le dernier représentant de sa dynastie ? C'était son mystère et son secret. Il en a laissé l'empreinte sur sa maison.


    Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Directeur de la rédaction de Lire, il a publié une quinzaine de livres, notamment des biographies.

    LEO BAECK


    HAIFA
    FONDATION
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    PAPERS
    TEMPLE
    JERUSALEM
    AKADEM





    Leo Baeck (23 mai 1873 - 2 novembre 1956) était un rabbin juif allemand du 20ème siècle, un érudit et un des chefs du judaïsme progressiste.

    Baeck naquit à Lissa (alors dans la province de Posen en Allemagne, aujourd'hui en Pologne). Il commença ses études près de Breslau en 1894 au Séminaire Théologique juif conservateur. Il étudia également la philosophie à Berlin auprès de Wilhelm Dilthey, et exerça les fonctions de rabbin à Oppeln (aujourd'hui Opole), Düsseldorf et Berlin et enseigna à la Hochschule für die Wissenschaft des Judentums (Institut supérieur d'Études juives). En 1905 il publia L'Essence du Judaïsme, en réponse à L'Essence du Christianisme d'Adolf von Harnack. Ce livre, qui interprétait et valorisait le Judaïsme à travers le prisme d'un néo-kantisme modéré par l'existentialisme religieux, lui valut une grande réputation comme défenseur du peuple juif et de sa foi. Pendant la Première Guerre mondiale, il fut aumônier militaire dans l'Armée Impériale allemande. En 1933, suite à la prise du pouvoir par les nazis, il travailla à la défense de la communauté juive en tant que président de la Reichsvertretung der Deutschen Juden.

    En 1943, il fut déporté au camp de concentration de Theresienstadt, où il fut désigné comme Président d'honneur du Ältestenrat ou Conseil des Anciens. Pendant la guerre de nombreuses institutions américaines de guerre lui proposèrent de l'aider à échapper à la guerre et à immigrer en Amérique. Il refusa d'abandonner sa communauté dans les camps et déclina ces offres.

    Après la guerre, il s'installa à Londres, enseigna à l'Hebrew Union College en Amérique et finalement devint Président de l'Union Mondiale pour un Judaïsme Progressiste. C'est à cette époque temps qu'il publia sa seconde grande oeuvre, Ce peuple d'Israël, qu'il avait écrit en partie alors qu'il était emprisonné par les nazis.

    En 1955 fut fondé le Leo Baeck Institute pour l'étude de l'histoire et de la culture des Juifs germanophones et Baeck en fut le premier président international. L'astéroïde 100047 Leobaeck a pris son nom en son honneur.

    Il mourut, à Londres, en Angleterre, le 2 novembre 1956.

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    JOSEPH SCHMIDT



    BIO
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    1904 - 1942
    Cantor de synagogue et artiste de radio, chanteur d’opéra étranger aux planches, fuyant le régime nazi, d’abord à Bruxelles puis à Lyon, Joseph Schmidt trouva la mort à trente-huit ans, victime d’une santé fragile qui n’aura pas été ménagée par les velléités antisémites du peuple-même qui l’avait plébiscité quelques années plus tôt. Au-delà de l’artiste maudit dont le destin est aujourd’hui plus célèbre que les talents, il faut saluer en Joseph Schmidt l’une des voix les plus intéressantes de l’entre-deux guerres.

    Qu’a-t-elle de remarquable ? On note un médium et un bas médium crasseux voire graillonneux, une élocution allemande dont les juifs eux-mêmes disent qu’elle n’est pas dénuée de couleurs yiddish, un italien plus que problématique et un panache, une niaque, une énergie,… des suraigus, des tonnes de suraigus : à droite et puis à gauche. Des coloratures étonnantes pour un chanteur de cette époque. Au fond, dès lors qu’on admet le principe d’une interprétation définitivement fâchée avec le style (quel qu’il soit) il apparaît impossible de ne pas admettre que Joseph Schmidt ait été l’un des ténors les plus excitants de sa génération.

    D’abord, il faut noter que Schmidt, s’il était chanteur d’opéra, n’a que très rarement foulé les planches. Un volume vocal problématique et une verticalité contrariée dans ses élans (Schmidt ne mesurait pas beaucoup plus d’un mètre soixante) l’ont cantonné à une carrière de chanteur de radio, un peu comme sa consœur et quasi-contemporaine Maria Stader (qui, elle, est morte dans son lit douillet à quatre-vingt neuf ans). Car à l’époque, les radios programmaient des saisons entières d’opéra. Voilà pourquoi nous profitons aujourd’hui de ces magnifiques bandes, souvent chantées dans la langue de Schiller et ce quel qu’ait été l’idiome de prédilection du compositeur enregistré. Autres temps, autres mœurs. Mais toujours est-il que cela permit au pauvre Joseph de faire valoir ses talents vocaux dans des répertoires complètement incompatibles. Qui, aujourd’hui, chanterait Un Ballo in Maschera et puis Le Postillon de Longjumeau avec un égal bonheur ?
    forumopera

    ISAAC KATZNELSON


    POEME
    HISTOIRE
    yiddish







    Le Chant du peuple juif assassiné
    Poème d'Isaac Katznelson


    La peur, l’angoisse, la terreur horrible m’enserrent étroitement.
    Les wagons sont là, de nouveau !
    Partis hier soir, et de retour aujourd’hui, ils sont là, de nouveau là,
    sur le quai.
    Tu vois leur gueule ouverte ?
    La gueule ouverte dans l’horreur !
    Ils en veulent encore !
    Encore, de nouveau. Rien ne les rassasie.
    Ils sont là, ils attendent les Juifs.
    Quand les apporte-t-on ?
    Affamés comme s’ils n’avaient encore jamais englouti leur Juif...
    Jamais... Mais oui ! ils en veulent encore, toujours plus.

    Ils en veulent encore.
    Ils sont là, attendant qu’on leur prépare la table,
    Qu’on serve le repas, qu’on serve des Juifs autant qu’il en pourra entrer.
    Des Juifs !
    Vieux peuple aux enfants tout jeunes, jeunes et frais,
    Grappes jeunes sur un vieux cep ;
    et des vieillards comme le vin fort est vieux.

    Ils étaient pleins pourtant, gavés, étouffés de Juifs !
    Les morts debout, serrés, coincés entre les vivants,
    Les morts debout sans toucher le sol à force d’être serrés,
    Sans que l’on puisse voir dans la masse lequel est mort et lequel est vivant.

    La tête du mort, comme une tête vivante, se balançait de-ci de-là,
    Et sur le vivant coulait déjà la sueur de la mort.
    L’enfant réclame à boire à sa mère, morte, une goutte d’eau,
    Il lui frappe la tête de ses petites mains, pleurant parce qu’il a chaud.

    Wagons vides ! Vous étiez pleins et vous voici vides à nouveau,
    Où vous êtes-vous débarrassés de vos Juifs ?
    Que leur est-il arrivé ?
    Ils étaient dix mille, comptés, enregistrés – et vous voilà revenus ?
    Ô dites-moi, wagons, wagons vides, où avez-vous été ?

    Vous venez de l’autre monde, je sais, il ne doit pas être loin :
    hier à peine vous êtes partis, tout chargés, et
    aujourd’hui vous êtes déjà là !
    Pourquoi tant de hâte, wagons ?
    Avez-vous donc si peu de temps ?
    Vous serez bientôt, comme moi, des vieillards,
    bientôt brisés et gris.

    Voir tout cela, regarder et entendre... Malheur !
    Comment pouvez-vous le supporter, même faits de fer et de bois ?
    Ô fer, tu étais enfoui dans la terre, profond, ô fer froid.
    Et toi, bois, tu poussais, arbre sur la terre, haut et fier !
    Et maintenant ? Des wagons, des wagons de marchandises
    et vous regardez, témoins muets de cette charge,

    Muets, fermés, vous avez vu.

    Dites-moi, ô wagons, où menez-vous ce peuple,
    ces Juifs emmenés à la mort ?

    Ce n’est pas votre faute.
    On vous charge,
    on vous dit : va !

    On vous envoie chargés, on vous ramène vides.
    Wagons qui revenez de l’autre monde, parlez, dites un mot,
    Faites parlez vos roues, que moi, que moi je pleure...

    octobre 1943,

    Ce poème écrit alors que son épouse et deux de ses fils venaient d’être déportés de Varsovie aux chambres à gaz de Treblinka et que lui-même et son dernier fils allaient connaître le même sort un peu plus tard.
    Isaac Katznelson fut déporté de France par le convoi n°72 pati de Drancy vers Auschwitz le 29 avril 1944.

    Le Chant du peuple juif massacré, traduction intégrale par Myriam Novitch et Suzanne Der, Kibboutz Lahomer Haggetaoth, 1983.

    ELIAS CANETTI


    E. CANETTI
    PRIX NOBEL

    CITATIONS
    EXTRAIT


    CITATIONS


    JUDEO ESPAGNOL






    Elias Canetti (25 juillet 1905 – 14 août 1994) est un écrivain d'expression allemande, originaire de Bulgarie, devenu citoyen britannique en 1952 et qui a longtemps résidé en Suisse.
    Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1981.
    Canetti est souvent associé à la littérature autrichienne mais il couvre une perspective plus large. Son œuvre a défendu une idée pluraliste de la culture européenne dans sa richesse et sa diversité, liée à un parcours de vie singulier. Il est l'auteur d'analyses de grande envergure sur le xxe siècle et de réflexions détaillées sur les mécanismes humains et les modes de fonctionnement psycho-sociaux. Son œuvre est composée de pièces de théâtre, d'un unique roman, d'essais, de recueils d'aphorismes et d'une autobiographie en quatre volumes.


    Elias Canetti - un des plus grands écrivains de vingtième siècle
     Dorota Tkaczyk
    Elias Canetti, un des plus grands écrivains de vingtième siècle fait un phénomène très intéressant dans l’histoire de littérature. Fils de juifs espagnols, né en Bulgarie, il commençait a se communiquer avec les autres en espagnol et bulgare. Quand il avait six ans, sa famille se déménageait en Angleterre, où petit Elias fait connaissance avec l’anglais qui pour longtemps était sa langue principale. Ce n’était que après la mort brutale de son père quand sa mère décidait de l’enseigner l’allemand, sa langue préférée qu’elle avait toujours parlée avec son mari. Cette décision exerçait une grande influence sur Elias, mais aussi sur sa mère. Pour lui, les leçons d’allemand contribuaient à son rapide développement intellectuel et émotionnable, pour elle, elles la permettaient de créer un substitut de son mari en personne de son fils. En tout cas, les soirées passées ensemble causaient un grand approfondissement de la relation entre la mère et son enfant. L’intimité avec sa mère pendant ce temps marquait pour toujours son attitude pour la langue allemande. Il développait un sentiment vivant pour cette langue et puis il la faisait la langue de son œuvre littéraire. L’allemand était une langue la plus intime pour Canetti. Il mentionne plusieurs fois qu’il était sa vraie langue maternelle. On pourrait réfléchir si c’est possible que l’allemand est devenu la langue maternelle pour Canetti. Ce sont quels éléments qui décident si une langue donnée peut être considérée comme une langue maternelle? Ce mini mémoire là essaye d’aborder ses questions et interroger un peu le caractère de la langue allemande chez Elias Canetti.
    http://perspektive89.com/2006/08/22/elias_canetti_un_des_plus_grands_ecrivains_de_vingtieme_siecle

    BENJAMIN FONDANE


    POETE
    SITE
    BIOGRAPHIE
    HOMMAGE

    ULYSSE







    Né en 1898 à Iasi (Roumanie), a d'abord été un écrivain de langue roumaine ; il a participé aux cercles d'avant garde de Bucarest avant de s'installer à Paris en 1923. Il a poursuivi là, en marge des groupes et des écoles, son oeuvre de poète et de critique. Devenu le disciple du philosophe ruesse Léon Chestov, Benjamin Fondane s'est employé à faire connaître sa pensée et à en developper les implications dans le domaine poétique.
    Pednant la guerre, il collabora à plusieurs publications clandestines; dénoncé par la guestapo, parceque juif, il fut déporté à Auschwitz et gazé à Birkenau le 3 octobre 1944.
    En 1996 les oeuvres poétiques ont été réeditées.
    Cette oeuvre forte et originale n' pas de place qu'elle mérite.
    Ardente et lisible, cette poésie ne peut qu'envoûter le lecteur.
    Ce roumain qui a écrit en français a trouvé une langue puissante, un ton prophétique, une chaleur communicative.

    "souvenez-vous seulement que j'étais innocent
    et que, tout comme vous, mortels de ce jour-là,
    j'avais eu, moi aussi, un visage marqué
    par la colère, par la pitié et la joie,

    un visage d'homme, tout simplement !"

    Fondane fut arrêté en même temps que sa sœur Line, à la suite d'une dénonciation, le 7 mars 1944. Sa femme réussit à obtenir sa libération en tant qu'époux d'une aryenne, mais ne put obtenir la libération de sa sœur. Fondane refusa d'être libéré sans sa sœur. Sa dernière lettre de Drancy contenait son testament: des indications précises pour la publication de son œuvre. Le 30 mai 1944, il fut déporté vers Auschwitz, et assassiné dans la chambre à gaz le 2 ou le 3 octobre 1944.

    VLADIMIR JANKELEVITCH


    INA
    NORMALE SUP
    CITATIONS
    BIOGRAPHIE
    PHILO
    ARCHIVE
    MUSIQUE
    EXTRAIT
    AKADEM


    "Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans." - La mort

    "La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir."- Extrait d'une interview Le Monde - 1971

    "On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel." - Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien

    "Philosopher, c'est se comporter vis-à-vis de l'univers comme si rien n'allait de soi."

    Sa Vie
    Né en 1903 à Bourges, de parents russes, il entre en 1922 à 1'École normale supérieure. Il s'engage dans la Résistance en 1939, et, après la Libération, devient professeur de philosophie morale à la Sorbonne.

    Sa pensée
    Procédant par variations autour de quelques thèmes dominants - le temps et la mort, la pureté et l'équivoque, la musique et l'ineffable - la philosophie de Jankélévitch s'efforce de retraduire, dans l'ordre du discours, la précarité de l'existence. C'est tout d'abord l'essence très fragile de la moralité qui retient l'attention du philosophe : la fugace intention morale n'est qu'un « Je-ne-sais-quoi», constamment menacé de déchéance, c'est-à-dire de chute dans l'impureté. Seul l'amour en effet, inestimable dans sa générosité infinie, confère une valeur à tout ce qui est. Apaisante et voluptueuse, la musique témoigne elle aussi de ce « presque-rien » - présence éloquente, innocence purificatnce - qui est pourtant quelque chose d'essentiel. Expression de la « plénitude exaltante de l'être » en même temps qu'évocation de 1'« irrévocable », la musique constitue l'image exemplaire de la temporalité, c'est-à-dire de l'humaine condition. Car la vie, « parenthése de rêverie dans la rhapsadie universelle », n'est peut-être qu'une « mélodie éphémère » découpée dans l'infini de la mort. Ce qui ne renvoie pourtant pas à son insignifiance ou à sa vanité : car le fait d'avoir vécu cette vie éphémère reste un fait éternel que ni la mort ni le désespoir ne peuvent annihiler.(mort en 1985)

    Son oeuvre
    Traité des vertus (1936); Debussy et le mystére de I'instant (1950); Le Je-ne-sais quoi et le presque-rien (1957); Le Pur et I'impur (1960); La Mort (1966); L 'Imprescriptible (1970).

    RABBI CHAIM DOV WEISSMANDEL


    HISTOIRE













    Chaim Michael Dov Weissmandl (1903-1957) (plus connu sous le nom de Michael Ber Weissmandl) était un rabbin et shtadlan (porte-parole de sa communauté), particulièrement actif dans les efforts qu'il déploya durant la Shoah pour sauver les Juifs de Slovaquie de l'extermination. Il est également connu comme l'un des précurseurs du code de la Bible.

     Michael Ber Weissmandl naît à Debrecen, en Hongrie, le 25 octobre 1903 (4 Heshvan 5664 dans le calendrier hébraïque), fils de Josef Weissmandl, un abbateur rituel. Sa famille est pratiquante, mais n'appartient pas à la mouvance du hassidisme. Quelques années plus tard, sa famille émigre à Tyrnau (aujourd'hui Trnava, Slovaquie). En 1931 il étudie à Nitra sous la supervision du Rav Shmuel Dovid Ungar, dont il épousera plus tard la fille. Weissmandl était un chercheur et un expert du déchiffrement de manuscrits antiques. Pour effectuer ses recherches sur ces derniers, il fera une voyage à la Bodleian Library à Oxford, en Angleterre. Il sera traité avec le plus grand respect par le chef bibliothécaire de la Bodléienne, après avoir correctement identifié l'auteur d'un manuscrit qui avait été mal référencé par les chercheurs de la bibliothèque

    Lire sur https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ha%C3%AFm_Michael_Dov_Weissmandl


    MORDECHAI ANILEVITCH


    HISTOIRE
    JUDAICA







    Mordehaï Anielewicz (1919 – 1943) commandant de la révolte du Ghetto de Varsovie. Il est devenu le symbole du combat des Juifs durant la Shoah...



    Biographie-A7

    Mordehaï Anielewicz est né à Varsovie, en Pologne en 1919. Il est l’aîné d’une famille pauvre. Dès sa jeunesse, il se joint à la jeunesse du Bétar. En 1935, il passe au mouvement du «Chomer Hatsaïr» (le jeune Gardien) et devient l’un de ses chefs.

    Très tôt, il se charge d’organiser la défense des Juifs de Varsovie contre les agressions antisémites. Lorsque la Deuxième guerre mondiale éclate et que l’Allemagne envahit la Pologne, il circule entre les territoires sous contrôle soviétique et ceux dominés par les Allemands. En définitive, il revient à Varsovie pour organiser les actions de son mouvement. Il tente d’entrer en liaison avec la résistance polonaise, se procure des armes et mobilise des jeunes juifs pour participer au combat.


    En octobre 1942, les organisations de résistance s’unissent (sionistes de gauche : les Poaley Tsion (Travailleurs de Sion), les partisans de Jabotinsky, le Bétar…) et créent l’OJC (l’Organisation juive de Combat) Ils n’ont pour arsenal que quelques revolvers, des grenades et des cocktails Molotov fabriqués dans le ghetto. L’organisation, commandée par Anielewicz et par Marek Edelman du Bund, entre en action, contre la volonté du Judenrat (Conseil juif créé sur l’ordre des nazis pour faire régner l’ordre dans le ghetto (à la demande des Allemands, le Conseil juif crée une police juive) et établir des listes pour la déportation. L’OJC crée un kibboutz créé dans le ghetto, y organise des activités éducatives et la publication de journaux clandestins (parmi lesquels «contre le courant», et cela, entre autres, pour informer les Juifs du sort des déportés, afin qu’ils réagissent et se soulèvent. Car au départ, les Allemands leur font croire que les Juifs sont conduits vers l’Est pour travailler. Un des membres, Zalman Friedrich se sauvera même du Ghetto, se rendra jusqu’à Treblinka, découvrira la vérité en détails, et retournera au ghetto afin d’avertir les Juifs. Un des journaux du ghetto publiera une description précise du camp de Treblinka…

    L’Organisation Juive de Combat attaque les SS à tous les coins de rues, libère des prisonniers, encourage la population à résister… En janvier 1943, Anielevicz et les membres se battent pour empêcher une nouvelle vague de déportation. Cette action est un succès et les Allemands se retirent du Ghetto durant trois mois. Les habitants du Ghetto profitent de cette période pour organiser le soulèvement, pour se barricader et s’armer.


    Le 19 avril 1943, éclate la révolte. Des milliers de SS pénètrent dans le ghetto, accompagnés de blindés et de canons. Ils sont accueillis par une pluie de cocktails molotov. Des SS tombent et des chars sont incendiés. Les SS feront de nouvelles tentatives ratées jusqu’au jour où ils derniers décident d’incendier méthodiquement le territoire du Ghetto. Le ghetto est en flammes lorsque le 8 mai, le bunker central des chefs de la révolte, où se trouve Anielewicz, est découvert. L’endroit est alors encerclé par les SS qui y infiltrent du gaz. La plupart des combattants présents dans le bunker, trouvent la mort. Nombre d’entre eux, dont Anielewicz, décident de se suicider. Quelques combattants réussiront à s’enfuir et rejoindront la résistance polonaise. Marek Edelman est parmi eux et il rapportera plus tard un témoignage poignant de la révolte du ghetto.

    Après la guerre, les rescapés du «Chomer Hatsaïr» de Pologne, créent le kibboutz de Yad Mordehaï à la mémoire d’Anielewicz. Malgré la fin tragique et amère du Ghetto de Varsovie, de nombreux témoignages écrits et oraux à propos des actions d’Anielewicz et de ses camarades ont fait de lui le symbole du soulèvement juif durant la Shoah

    KONRAD BLOCH


    PRIX NOBEL










    Konrad Emil Bloch (21 janvier 1912 à Neisse en Allemagne, aujourd'hui Nysa en Pologne - 15 octobre 2000) était un biochimiste allemand


    K. Bloch a été l'un des premiers chercheurs à avoir découvert le rôle important que joue le cholestérol dans la formation des hormones sexuelles, découverte qui a ouvert la voie à la biosynthèse de stéroïdes actifs.
    Il a été récompensé, en même temps que Feodor Lynen, par le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1964.

    Bio sur https://www.universalis.fr/encyclopedie/konrad-bloch/




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