Plan general : famous jews

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    RABBI RAPHAEL ENCAOUA

  • MAROC

    PORTRAIT















    Rabbi Raphaël Encaoua, Président du Tribunal rabbinique vers 1935. Connu pour sa Hassidouth: stricte observance de la Halakhah (Loi juive).





    ENKAOUA Raphaël (1848-1935). Originaire du Maroc (Salé). Rabbin, fondateur d’une yéchivah, premier président du Haut Tribunal rabbinique de Rabat, il est l’auteur de plusieurs œuvres de jurisprudence, dont Karné réém (Les cornes du buffle); Hadad vétéma (Hadad et Téma); Pah’amon zahav (La clochette d’or); Pah’amon vérimon (Une clochette et une grenade); Toh’afot réém (Le vigoureux élan du buffle) et d’autres œuvres encore manuscrites. Sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage

    ALBERT ELBAZ

    PORTRAIT
    MODE
    QUIZ
    LANVIN
    DEFILE

    Le designer de mode israélien Albert Elbaz fait partie du Top 100 du magazine Time. M. Elbaz est diplômé de l'école du Shenkar College of Engineering and Design, l'école de mode la plus célèbre d'Israël. Il est actuellement directeur de la création chez Lanvin.

    Un amoureux de l'élégance, à condition qu'elle soit teintée d'optimisme...

    Né à Casablanca, élevé en Israël c’est au « noir voyageur » des grandes étendues du sud que s’adonne Albert Elbaz. Le styliste est bavard, épanoui et surdoué. Il aime l’élégance, mais il faut absolument qu’elle soit teintée d’optimisme.

    Vos couleurs favorites. Incontestablement le noir, c'est la teinte la plus profonde. Mes premières pièces de collection sont toujours noires. Cette couleur m'aide à finir mes silhouettes comme une sorte crayon.

    Votre silhouette idéale. Taille accentuée, décolleté fermé ras du cou et visage exposé.

    Votre saison préférée. L'hiver, c’est la saison où l’on s’habille. Il faut dire que dans ma profession, on habille plus qu'on ne déshabille.

    Vos matières préférées. Les tissus nobles, la laine, la soie ou le coton. Les tissus dits modernes collent au fer, grignent quand on les coud et ne laissent pas le corps respirer.

    Votre accessoire fétiche. Les chaussures.

    Votre attitude préférée. Allure, Allure, Allure.

    Votre longueur idéale La longueur s'établit par rapport aux jambes des femmes, elle ne doit pas être dicté, elle est individuelle. Chacun doit choisir de cacher ou d’exposer.

    Votre botte secrète. C'est un secret.

    Votre animal préféré. Le crocodile, un animal rare et cher.

    Votre recette du bonheur. « To follow my heart. »

    ABRAHAM FRAENKEL






    Bio




    Prix Israel








    "La différence de vues qui existe entre PLATON et ARISTOTE au sujet de l'existence des êtres mathématiques pourrait caractériser à elle seule l'essentiel de ce que nous avons à dire. Pour PLATON le monde des mathématiques est un monde indépendant, portant en lui-même ses propres lois et supérieur au physique dans sa façon d'être. L'existence des êtres mathématiques est, de ce fait, indépendante de la pensée humaine comme, en général, de toute activité extérieure. Pour ARISTOTE, au contraire, il n'y a pas de monde mathématique en soi; si l'on en parle, c'est en tant qu'idées abstraites de l'activité humaine, à savoir des constructions des mathématiciens créateurs. Pour cette raison aussi, ARISTOTE considère les constructions mathématiques comme conduisant seules à une vraie épistémè; mais la projection abstraite de ces constructions sur un monde en soi, en vérité irréel, ne serait qu'une doxa ."
    Abraham Fraenkel


    Bio sur Wikipedia

    17 février 1891 à Munich - 15 octobre 1965 à Jérusalem, plus connu sous le nom de Abraham Adolf Fraenkel, ou plus simplement Abraham Fraenkel, est un mathématicien d'abord allemand puis israélien.
    Fraenkel apprit les mathématiques dans les universités de Munich, de Berlin, de Marbourg et de Breslau ; après avoir été diplômé, il fut maître de conférences à l'université de Marbourg en 1916, et fut promu professeur en 1922.
    Fraenkel quitta Marbourg six ans plus tard, en 1928 ; après un an d'enseignement à l'université de Kiel, il se déplaça à Jérusalem en 1929, quatre ans après la fondation de l'université hébraïque de Jérusalem, où il fit le reste de sa carrière. Il devint le premier doyen de la faculté de mathématiques et fut un temps recteur de l'université.
    Les premiers travaux de Fraenkel concernent les nombres p-adiques de Kurt Hensel et la théorie des anneaux ; il est, néanmoins, plus connu pour son travail sur la théorie des ensembles, publiant son premier article majeur sur le sujet (« Einleitung in die Mengenlehre ») en 1919. Il poursuivit sur ce sujet en 1922 et 1925. On doit à Fraenkel la mise au point de l'axiomatique de la théorie des ensembles connue aujourd'hui sous le nom de théorie de Zermelo-Fraenkel, en abrégé ZF, ZFC quand elle comprend l'axiome du choix. Il précise le système axiomatique de Zermelo et lui ajoute le schéma d'axiomes de remplacement, indispensable pour pouvoir développer certains résultats de Georg Cantor sur les ordinaux et cardinaux (schéma d'axiomes qu'a donné indépendamment Thoralf Skolem). En théorie des ensembles, il a laissé également son nom à la méthode de permutation de Fraenkel-Mostowski, qui lui a permis de montrer que l'axiome du choix n'est pas conséquence des autres axiomes de ZF, en présence d'atomes (la méthode a été précisée et généralisée par Andrzej Mostowski). Cette méthode a été reprise par Paul Cohen, en complément de sa méthode de forcing, pour montrer ce résultat en toute généralité.
    Fraenkel était aussi intéressé par l'histoire des mathématiques ; il écrivit à propos des travaux d'algèbre de Gauss en 1920 et 1930, et publia une biographie de Georg Cantor. Il publia aussi le journal Mathématiques juives et astronomie en 1960. Après s'être retiré de l'université hébraïque, où son ancien étudiant Abraham Robinson lui succède, Fraenkel continua d'enseigner à l'université Bar Ilan près de Tel Aviv.
    Il mourut le 15 octobre 1965 à Jérusalem.

    HANS BETHE

    PRIX NOBEL
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    BIOGRAPHIE
    SCIENCE
    HISTOIRE
    BIG BANG
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    BRUCE


    Hans Bethe, physicien théoricien de la bombe nucléaire

    Prix Nobel de physique en 1967, Hans Bethe est mort, dimanche 6 mars 2004, à son domicile d'Ithaca (Etats-Unis). Il était âgé de 98 ans.

    Avec ses travaux sur les réactions nucléaires au sein des étoiles qui l'ont conduit à contribuer à la conception de la bombe atomique, il était la dernière grande figure de la génération de chercheurs qui a incarné l'âge d'or de la physique nucléaire au XXe siècle, aux côtés d'Enrico Fermi ou de Robert Oppenheimer.

    Hans Bethe est né le 2 juillet 1906 à Strasbourg, alors ville de l'empire allemand. Il fuit l'Allemagne en 1933, après l'arrivée au pouvoir de Hitler qui devait lui valoir d'être démis de son poste de professeur de physique à l'université de Tübingen à cause de la religion juive de sa mère. Après un passage en Grande-Bretagne, Hans Bethe s'installe en 1935, aux Etats-Unis. Il enseigne à l'université Cornell d'Ithaca (Etat de New York) qu'il n'a plus quittée, à l'exception de trois années pendant la seconde guerre mondiale.

    Hans Bethe a accédé à la célébrité scientifique en 1938, grâce à la publication de ses recherches sur la manière dont les étoiles produisent leur énergie. Le physicien sera le premier à décrire le "cycle du carbone", les six réactions nucléaires successives qui expliquent pourquoi des astres comme le soleil brillent. Ce sont ces travaux qui lui ont valu le prix Nobel en 1967.

    En 1943, Hans Bethe est convié par Robert Oppenheimer au laboratoire de Los Alamos (Nouveau-Mexique) pour participer au "projet Manhattan" qui devait développer les premières bombes atomiques. Persuadé que ces recherches pouvaient devenir le "meilleur moyen d'empêcher Hitler de répandre la terreur dans le monde entier", Hans Bethe prend la responsabilité du département de physique théorique. Son équipe devait déduire, par la théorie, ce qui devait se passer à l'intérieur des bombes.

    Le physicien assiste à la première explosion d'un de ces engins, le 16 juillet 1945, lors d'un essai dans le désert du Nouveau-Mexique. "Nous ne savions pas si le prototype que nous avions conçu et fabriqué allait même exploser, racontait-il. Comme tous ceux qui avaient travaillé sur le projet, j'ai été comblé par le succès - et terrifié par l'événement." Les deux autres bombes atomiques produites à Los Alamos explosèrent, en août, au-dessus de Hiroshima et Nagasaki, tuant environ 250 000 personnes.

    Dès la fin de la guerre, il se prononce contre l'utilisation de la puissance nucléaire à des fins guerrières. Il devient, en 1946, l'un des neuf membres du comité instauré par Albert Einstein pour informer le public sur l'énergie nucléaire. En désaccord avec les positions ultraconservatrices du physicien Edward Teller, principal artisan de la conception de la bombe H, Hans Bethe décline, à plusieurs reprises, ses invitations à participer à ce nouveau projet d'arme de destruction massive. Il participe, en tant qu'expert, aux négociations avec les Soviétiques qui devaient conduire aux traités d'interdiction des essais nucléaires dans l'atmosphère, en 1963, et des missiles antibalistiques, en 1972.

    Adversaire du projet de "guerre des étoiles" de Ronald Reagan, le physicien pressait encore Bill Clinton, en 1997, de renoncer à "toute expérimentation dont le but serait de développer de nouveaux types d'armes nucléaires".

    Parallèlement, Hans Bethe n'a jamais renoncé à ses recherches, se tournant particulièrement, à partir de 1975 quand il s'est retiré de l'enseignement, vers l'astrophysique. Il a ainsi notamment contribué à faire progresser les connaissances sur les supernovae et les explosions géantes d'étoiles en fin de vie. Cet amoureux des montagnes et des chiffres, père de deux enfants, aura, au total, publié plus de trois cents travaux, dont bon nombre avaient été à l'origine classés secrets.

    MARCEL MARCEAU


    M. MARCEAU
    MIME
    ECOLE
    INTERVIEW
    BIOGRAPHIE
    ARTICLE
    BIP
    ACADEMIE
    PRAGUE
    ECOUTER



    Il est mort le mime Marceau. Celui qui a fait rire et pleurer trois générations de spectateurs s’est éteint le 22 septembre 2007 à l’âge de 84 ans à son domicile parisien des suites d'une longue maladie.

    Marceau le Juif, ou du maquis aux planches de Broadway.

    Né le 22 mars 1923 à Strasbourg, Marcel Mangel de son vrai nom est devenu célèbre avec son personnage de Bip.

    Apparu en mars 1947, Bip est un clown blanc poétique coiffé d'un haut-de-forme orné d'une fleur rouge et vêtu d'un maillot rayé et d'un gilet à gros boutons.

    Mais l’histoire de Marceau ne commence pas avec Bip, elle prend racine en plein cœur de l’histoire tragique européenne, le 1er septembre 1939. La famille Mangel habitait alors la ville de Strasbourg et fuyant l’avancée allemande, la famille de Marcel se réfugie en zone libre en Dordogne.

    En 1943, après un bref passage par l’Ecole des arts décoratifs de Limoges, Marcel Mangel s’engage dans la Résistance en cachant le fait qu’il est juif.

    Sa formation artistique le conduit à la tâche de faussaire: il fabrique de faux laissez-passer pour ses camarades et aide à les faire passer en Europe du Sud. Inquiété par la Gestapo, son réseau de la Résistance le met en sécurité à la Maison de Sèvres où il apprend l'art du «statuaire mobile» aux côtés de Charles Dullin de Barrault et d’Étienne Decroux.

    Mangel le Résistant devient alors Marceau le mime, pour un temps seulement puisqu’il rejoint la 1ère Armée du maréchal Delattre de Tassigny et œuvre à la libération de la France.

    Aux sortirs de la guerre, Mangel dont le père à péri dans les chambres à gaz d’Auschwitz, troque l’uniforme pour le costume… le costume de clown.

    En 1946, Marcel intègre la compagnie de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renault. pour y inventer le personnage de Bip, Pierrot lunaire, « hurluberlu blafard » à la peau blanche, la bouche rouge et les yeux gommés de noir. En partie inspiré de l’œuvre de Charlie Chaplin, de Buster Keaton et d’Harpo Marx, Bip lui permet d'explorer ses émotions au plus profond de son être.

    Et c’est en 1949 que Marceau crée sa propre compagnie, la Compagnie Marcel Marceau. Seule troupe de mime au monde dans les années 1950 et 1960, la compagnie Marcel Marceau a joué sur les plus grandes scènes parisiennes et parcouru avec le même succès le reste de la France et le monde.

    De 1969 à 1971, Marceau avait animé l'école internationale de mime, puis créé l'école internationale de mimodrame de Paris, en 1978.

    En 1991, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts, section des membres libres avant d’être nommé ambassadeur de bonne volonté pour le troisième âge par l'ONU en 2002.

    Le mime Marceau a formé et inspiré de nombreux disciples à travers le monde et notamment en Israël où sa cousine germaine réside et se trouve être la mère de l’une des plus importantes chanteuses israéliennes, Yardenna Harazy.

    Le mime israélien Hanoch Rosen mais surtout l’immense acteur Shaiké Ofir ont tous deux été les élèves du Mime Marceau à Paris.

    A l’âge de 84 ans, le maître de la gestuelle dramatique s’est éteint emportant avec lui ses personnages qui ont fait rire mais également pleurer bon nombre d’entre nous.

    Nous vous disons merci, Marcel Mangel.

    Beni Issembert

    ERNST LUBITSCH



    CINEMA
    FILMOGRAPHIE
    PORTRAIT
    BIO

    Lubitsch vu par François Truffaut...
    "Il n'y a pas dans tout Lubitsch un seul plan inutile."


    Réalisateur, Acteur, Producteur, Scénariste, Adaptateur américain
    Né le 28 Janvier 1892 à Berlin, Allemagne
    Décédé le 30 Novembre 1947 à Hollywood, Californie (crise cardiaque)

    Fils d'un tailleur berlinois, Ernst Lubitsch fait ses débuts d'acteur dans la troupe de théâtre de son lycée. Un poste de factotum aux studios Bioscope de Berlin lui ouvre la porte du cinéma en 1912, début d'une carrière fructueuse qui le verra cumuler les casquettes d'acteur-réalisateur-scénariste-producteur, passer d' Allemagne aux Etats-Unis, du muet au parlant, avec un succès public et critique international, aussi bien dans la comédie que la comédie musicale ou sur les planches.
    Son succès au box-office et sa grande capacité de travail lui valent d'accéder à de plus hautes fonctions. En 1935 la Paramount l'engage en tant que producteur exécutif, poste qu'il occupera aussi bien sur ses films que sur ceux d'autres auteurs, avant de signer un contrat de producteur réalisateur avec la 20th Century Fox. Contrat que sa santé déclinante l'empêchera de remplir pleinement.
    A ses funérailles, Billy Wilder aurait déclaré : " Lubitsch n'est plus. Pire, il ne fera plus de films ". Sa marque de fabrique, la " Lubitsch's touch ", est encore utilisée aujourd'hui pour désigner une comédie sophistiquée. Allocine

    Dans un chapitre de Vienne et Berlin à Hollywood , Jacqueline Nacache, universitaire, livre des informations importantes, tant ce film a alimenté des perplexités. Elle remarque ainsi que si Lubitsch, immigré allemand, fils de tailleur juif russe, semble s'être fondu avec facilité dans Hollywood, y rencontrant succès et fortune, il s'est quand même posé la question de son statut et de ses racines. L'homme que j'ai tué traiterait d'ailleurs de ça. Après tout, Paul Renard, le protagoniste de ce film pacifiste, n'est-il pas lui aussi un immigré volontaire qui abandonne une culture (française) pour une autre (allemande) ? D'autres critiques (N.T. Binh et Christian Viviani, en particulier) l'ont déjà noté. Jacqueline Nacache y ajoute la description des conditions dans lesquelles Lubitsch s'est lancé dans cette aventure. Elle rappelle que L'homme que j'ai tué est la première collaboration de celui-ci avec Samson Raphaelson , l'auteur d'une pièce à succès dont l'adaptation au cinéma va connaître un triomphe mondial : le Chanteur de jazz .

    ALEXEI ABRIKOSOV


    PRIX NOBEL 2003








    1928 à Moscou- Physicien américain d'origine soviétique. Il est colauréat avec Vitaly Ginzburg et Anthony Leggett du prix Nobel de physique de 2003
    « pour des contributions pionnières à la théorie des supraconducteurs et des superfluides ».


    connaissez-vous les superfluides?  sciencepresse

    (Agence Science-Presse) - Un Nobel dont les travaux sont compréhensibles pour le profane, c'était déjà beaucoup espérer. C'est ce qu'on a eu au début de la semaine avec celui de médecine (voir la manchette). Le deuxième Nobel scientifique remis cette année, celui de physique, est beaucoup plus ardu: les supraconducteurs et les superfluides.

    Explication. La supraconductivité permet à certains matériaux, à de très basses températures (non loin du zéro absolu, soit moins 273 degrés Celsius), d'être de très bons conducteurs d'électricité: le matériau n'exerce pratiquement plus de résistance. Les superfluides de leur côté, ont pour caractéristique eux aussi d'opérer à de très basses températures –toujours près du zéro absolu– et de ne présenter, au contraire des autres liquides, aucune viscosité.

    Vers quoi cela nous conduit-il? Vers des ordinateurs hyper-rapides, des mémoires électroniques hyper-denses ou des réseaux de transmission électrique hyper-efficaces.

    Du moins, en théorie. Car ce que le comité Nobel a honoré cette année avec le Prix Nobel de physique, ce n'est pas la création de supraconducteurs et de superfluides-miracles, mais la théorie qui pourrait conduire vers de telles choses.

    Les trois heureux gagnants sont les physiciens russes Alexei Abrikosov (qui travaille aujourd'hui aux Etats-Unis) et Vitaly Ginzburg, et le Britannique Anthony Leggett (aujourd'hui citoyen américain).

    Les deux premiers ont plus précisément fait franchir le premier pas à la théorie: ils ont contribué à la naissance des supraconducteurs de type 2, ceux qui peuvent opérer à des températures tout de même un peu plus élevées que les parages du zéro absolu, et dont la réalisation technique est donc davantage à notre portée: certains aimants capables de générer de grands champs magnétiques se retrouvent ainsi dans les appareils d'imagerie par résonnance magnétique -ceux-là même qui sont derrière le Nobel de médecine de cette année, comme quoi le monde est petit.

    Anthony Leggett s'est, lui, davantage intéressé aux superfluides, et est l'auteur d'une théorie décisive sur la façon dont se comportent les atomes lorsqu'un gaz d'hélium devient liquide, aux environs de ces fameux moins 273 degrés (la température en-dessous de laquelle il est impossible de descendre dans notre Univers). Un passage de l'ordre au chaos, explique-t-il, qui pourrait permettre d'expliquer rien de moins que les turbulences, un des problèmes les plus complexes de la nature.

    DAVID KIMHI


    BIOGRAPHIE
    RADAK
    PSAUMES
    MOSES

    L'histoire medievale a retenue trois Kimhi:
    Moïse (Moshé) Kimhi (date de naissance indéterminée- décédé vers 1190) fut un grand rabbin, commentateur et grammairien du Judaïsme provençal.

    Sa vie est peu connue. Il fut le fils aîné du Rav Joseph Kimhi, et le frère de David Kimhi (RaDaK) 1160 - 1235, qu'il éleva, et sur lequel il eut une influence décisive dans ses commentaires. Tous trois furent d'éminentes figures des communautés Juives provençales, à une époque où elle était fort influencée par le Judaïsme espagnol.

    Il rédigea, à l'instar de son père, de nombreux commentaires bibliques, en se basant sur le sens simple des versets (pshat), dont seule une fraction est parvenue à nous. Citons : des commentaires sur le Livre des Proverbes, Job, Ezra, et Néhémie, des ouvrages de grammaire, dans lesquels il décrit les méthodes sous-jacentes à ses commentaires, et où se mêlent des éléments de philosophie juive.WIKI

    KIMHI David (RADAK) (1160-1235). Originaire de France (Narbonne). Fils de Rabbi Yossef Kimhi. Rabbin et grammairien, défenseur de Maïmonide, il est l’auteur de Séfér hamikhlol (Le livre de la perfection), une présentation de la grammaire hébraïque; Pérouch h’al hatanakh (Commentaire sur la Bible) et h’ét sofér (La plume du scribe), sur les règles régissant la copie de la Torah.

    KIMHI Moché (RAMAK) (?-1190). Originaire d’Espagne. Rabbin, grammairien, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Tikvat Énoch (L’espérance de l’homme), un commentaire sur Job; Mahalakh chévil Hadah’at (Le cheminement de la connaissance); Séfér tahbochet (Le livre des rectifications); Tah’amouk néfèch (Profondeur de l’âme), un ouvrage d’éthique et de plusieurs ouvrages de grammaire dont Sékhél tov (Une belle intelligence).

    KIMHI Yossef ben Itshak (RIKAM) (1105-1170). Originaire d’Espagne. Rabbin, médecin et poète, il s’établit à Narbonne en Provence pour éviter les persécutions des Almohades. Il introduisit en France et en Europe la culture judéo-arabe. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Séfér habérit (Le livre de l’Alliance) qui défend les interprétations juives face aux exégèses chrétiennes; Séfér hazikaron (Le livre du souvenir); Séfér hagalouy (Le livre du révélé), sur la grammaire; Pérouch hamikra (Explication de la Torah), un commentaire sur le Pentateuque; Séfér hamikna (Le livre de l’acquisition), un commentaire sur les Prophètes; Séfér Houka (Le livre de la Charte), sur les Proverbes ainsi que des commentaires sur Job et des poèmes liturgiques.

    MAXIME RODINSON


    ORIENT

    PORTRAIT
    SIONISME





    L'historien et sociologue Maxime Rodinson, spécialiste du monde arabe et musulman, est décédé à Marseille le 23 mai à l'âge de 89 ans. Connu notamment pour sa biographie du prophète Mahomet, il était né le 26 janvier 1915 à Paris, de modestes parents juifs qui mourront à Auschwitz. Docteur ès lettres, diplômé de l'Ecole des Langues Orientales et de l'Ecole Pratique des Hautes études, linguiste au CNRS, professeur et bibliothécaire au Liban et en Syrie avant d'être nommé directeur d'études en France, il connaissait une trentaine de langues et dialectes. Ce grand orientaliste français, chevalier de la Légion d'honneur et officier des Arts et des lettres, était aussi un homme engagé politiquement, un moment auprès du Parti Communiste, mais surtout en faveur de la cause palestinienne pour laquelle il a écrit de nombreux articles et a créé avec un autre orientaliste, Jacques Berque, le Groupe de Recherches et d'Actions pour la Palestine. Toujours très modéré, attentif à respecter les vérités historiques et à ne blesser aucune communauté, il a oeuvré toute sa vie pour le dialogue des cultures juives et arabes, sans toutefois taire certaines positions qui fâchent. Dans son livre Israël et le refus arabe il n'avait par exemple pas hésité à qualifier le sionisme de "virus dans le corps juif", ce qui lui fit des ennemis violents en Israël. Selon l'écrivain-historien Gérard Khoury qui a publié un livre d'entretiens avec lui, Maxime Rodinson "occupait une place particulière au carrefour des valeurs juives et de celles du monde arabe et musulman, dans un rapport d'entente et non d'exclusion". Parmi ses principaux livres publiés, citons la biographie Mahomet (1961), les essais Islam et capitalisme (1966), Israël et le refus arabe (1968), Marxisme et monde musulman (1972), La Fascination de l'Islam (1980), Peuple juif ou problème juif ? (1981), Les Arabes (2002), le recueil d'articles L'Islam, politique et croyance (1993) et le livre d'entretiens avec Gérard D. Khoury intitulé Entre Islam et occident (1998).
    La Republique des Lettres

    Il militera pour la coexistence de la Palestine et d’Israël.
    Sa vision du conflit israélo-palestinien changea au fils des années, le fait national israélien devenant évident. Israël ne pouvait plus être regardé que comme un État de colonisateurs mais aussi comme une communauté ethnico-nationale de fait. Les juifs israéliens avaient des droits collectifs que les palestiniens se devaient d'honorer :

    « S'il y a deux groupes ethniques ou plus dans le même pays, et si le danger de la domination de l'un par l'autre est à éviter, alors ces deux groupes doivent être représenté comme des communautés distinctes à un niveau politique, et à chacune doit être accordé le droit de défendre ses intérêts et aspirations. »WIKI

    SAMSON RAPHAEL HIRSCH


    BIO
    GHANSEL
    FICHE
    REFORMATEUR
    TEXTE
    ETUDE
    LIVRE
    HISTOIRE


    Rabbin allemand, orateur charismatique, enseignant et leader influent, Samson Raphaël Hirsch prône une orthodoxie rigoureuse mais, orientée vers les valeurs
    humanistes de l’Europe du XIXème siècle.



    "Que voulons nous au juste ? N'y a t il d'autres issues que d'abandonner la religion ou de renoncer à tout progrès ? Nous déclarons devant le ciel et la terre que si notre religion exigeait que nous renoncions à ce que l'on appelle la civilisation et le progrès, nous obéirions sans nous poser de questions, parce que notre religion est pour nous la parole de Dieu devant laquelle toute autre considération doit s'incliner. Il n'existe cependant aucun dilemme de la sorte. Le judaïsme ne s'est jamais tenu à l'écart de la vraie civilisation et du progrès. Dans presque tous les domaines, ses fidèles se sont nourris des connaissances de leur temps et ils ont souvent tenu balance égale avec leurs contemporains. C'est une excellente chose que d'étudier la Tora en même temps que les " manières du monde ".

    Samson Raphaël Hirsch (1808 -1888) est le fondateur de la néo-orthodoxie, le courant actuellement majoritaire dans le judaïsme occidental et israélien. Il fut à la fois fidèle à la tradition et ouvert à l'esprit moderne : Tora im Derer-Eretz, "La Loi et la voie du monde". Les Dix-neuf épîtres sur le judaïsme sont le texte fondateur non seulement de la néo-orthodoxie, mais de la théologie juive contemporaine. "Dans l'oeuvre de Samson Raphaël Hirsch, les Dix-neuf épîtres occupent une place particulière. En moins de cent pages, l'auteur réussit à dire l'essentiel sur sa vocation juive et à composer une sorte de bref "Guide des égarés" où la hauteur des idées le dispute à la profondeur de la foi."


    L’école, un outil au service de la Néo-orthodoxie
    En 1853, à Francfort-sur-le-Main, Samson Raphaël Hirsch crée le premier modèle d’école juive conjuguant études générales et études juives : la Realschule, qu’il dirigera jusqu’en 1877. De fait, cette innovation dans le domaine de l'éducation juive a servi depuis lors de modèle aux diverses écoles juives de par le monde.

    Extrait de la traduction d'un article de Samson Raphaël Hirsch paru dans Jeschurun,(octobre 1854):
    Ce qui seul peut nous sauver ? C'est l'union étroite des connaissances et de la vie religieuse, avec une instruction profonde et véritablement sociale, c'est l'union intime de « Torah im Dereh Erez » [La Torah avec un engagement dans le monde], conformément à la théorie et à la pratique de nos grands ancêtres. Pour atteindre ce but, nous avons besoin d'écoles juives, dans lesquelles on enseigne avec le même zèle, avec le même soin, le vieux et saint patrimoine de la communauté de Jacob, la science biblique et talmudique. en même temps que tout ce qui est vrai, bon et noble dans la culture moderne, en partant de l'A B C et de l'Aleph-Beth, en passant à travers tous les degrés des connaissances et du développement, enfin en donnant, toujours du même point de vue, aux esprits et aux coeurs des garçons et des filles, la formation et la fermeté gui les rendront capables de devenir des juifs vraiment
    cultivés, des hommes et des citoyens vraiment juifs. Préparer la jeunesse pour la vie, c'est se conformer au "Hanauh le Nâ'ar al pi Darkau ».

    BRUNO BETTELHEIM


    PORTRAIT
    CONTE
    OEUVRE
    PSYCHOLOGUE
    BIO
    PSY
    DOSSIER


    "En aucun cas vous ne pouvez dire : « Jamais je ne ferai ça », car vous ignorez comment un monde rompant avec vos habitudes pourrait modifier votre personnalité."

    Né à Vienne (1903,1990) Bruno Bettelheim s'intéresse aux enfants psychotiques en tant que psychanalyste. En 1938, il est déporté à Dachau puis à Buchenwald. Il y est confronté à l'expérience de ce qu'il nommera la "situation extrême", situation que l'homme ressent comme devant irrémédiablement le détruire. Cette expérience orientera toute son activité ultérieure quand, ayant échappé à l'extermination et émigré aux Usa, il dirigera "l'école orthogénique" de Chicago, qui est le centre le plus connu du traitement de la psychose infantile. Il enseigne l'éducation, la psychologie et la psychiatrie à l'université de Chicago.

    Son internement en camp de concentration lui a fait comprendre combien les structures concentrationnaires pouvaient anéantir rapidement des hommes psychologiquement équilibrés. Ainsi, une grande partie de ses travaux s'inspire de ce qu'il a connu dans l'enfer S.S.
    Il se donna la mort à l'âge de 86 ans

    "Les contes de fées ont pour caractéristique de poser des problèmes existentiels en termes brefs et précis. L’enfant peut ainsi affronter ces problèmes dans leur forme essentielle, alors qu’une intrigue plus élaborée lui compliquerait les choses. Le conte de fées simplifie toutes les situations. Ses personnages sont nettement dessinés ; et les détails, à moins qu’ils ne soient très importants sont laissés de côté. Tous les personnages correspondent à un type ; ils n’ont rien d’unique."

    Son oeuvre est centrée sur l'autisme infantile , et la thérapie institutionnelle qui part du principe que si un environnement destructeur peut anéantir l'individu, un environnement particulièrement favorable peut le reconstituer, d'où la création de l'école orthogénique à Chicago. BETTELHEIM s'est aussi centré sur l'éducatif avec de nombreux dialogues avec les mères.

    "Je progresserai d’autant mieux que vous m’autorisez à régresser "

    ROBERT J.AUMANN

    PRIX NOBEL 2005
    INSTITUT
    l'ARCHE
    SCIENCE
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    CODES THORA




    A Stockholm, le professeur Israël Aumann a reçu des mains du roi de Suède le Prix Nobel d’Economie ce samedi 10 décembre 05.
    Israël Aumann, juif religieux, est professeur à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a reçu ce prix conjointement avec le professeur Thomas Schelling, économiste américain.
    Ils ont reçus le prix Nobel d’économie pour leurs travaux sur la théorie des jeux. Cette théorie constitue une approche mathématique de problèmes de stratégie tels qu’on en trouve en recherche opérationnelle et en économie. Elle étudie les situations où les choix de deux protagonistes - ou davantage - ont des conséquences pour l’un comme pour l’autre. Cette haute distinction leur a été décernée parce qu’ils « ont amélioré la compréhension des mécanismes de conflit et de coopération par l’analyse de la théorie des jeux. »

    En tant que Juif pratiquant, Aumann utilisa la théorie des jeux pour analyser certains des dilemmes du Talmud. Il fut ainsi capable de dissiper le mystère entourant le « problème de la division ». Le problème consistait à expliquer la logique du Talmud dans la division d’un héritage d’un mari décédé à ses trois femmes, en fonction de la valeur de l’héritage, comparé à sa valeur originale. Il dédia son article sur le sujet à son fils, Shlomo Aumann, tombé au combat durant l’Opération Peace for Galilee, pendant la guerre du Liban, en 1982.

    Israël Aumann âgé de 75 ans est né à Frankfort-sur-le-Main en Allemagne. Il est diplômé de l’université de New York en 1950 avec un Bachelor of Science en mathématiques. En 1952, il reçoit sa maîtrise, et en 1955 son doctorat en mathématiques, du Massachusetts Institute of Technology. En 1956, il rejoint la faculté de mathématiques de l’Université hébraïque de Jérusalem.Il est membre de l’Académie des Sciences des États-Unis d’Amérique.

    Le professeur Aumann est également membre de l’organisation de droite nationaliste des « Enseignants pour un Israël Puissant » qui militent pour la sécurité et le caractère Juif de l’État d’Israël. Il fut un fervent opposant du désengagement de la Bande de Gaza et du nord de la Samarie : « La terre d’Israël est la patrie du peuple juif. La Judée, la Samarie, Gaza, et le Plateau du Golan font partie intégrante de la terre d’Israel. Tout juif a le droit inhérent de vivre en sécurité et sous la souveraineté d’Israël dans chaque endroit de cette terre. Nous sommes catégoriquement opposé à concéder à une entité étrangère, le contrôle d’une partie de la Terre d’Israël » avait-t-il déclaré.

    Il y a quelques jours, une pétition organisée par un groupe d’associations palestiniennes a circulé dans le but d’empêcher l’attribution du prix au professeur israélien. Selon les termes de la pétition, « Aumann utilise cette analyse afin de justifier l’occupation israélienne et l’oppression des palestiniens. Aucun de ces individus n’a contribué à l’amélioration de la condition humaine. Ils ont contribué à la souffrance de million de personnes. »

    Israël Aumann est le huitième prix Nobel israélien après Shumel Yossef Agnon qui fut prix Nobel de littérature en 1966 puis les trois prix Nobel de la Paix : Menahem Bégin (1974), Itzhak Rabin et Shimon Pérès (1994), vient ensuite Daniel Kahneman, qui fut prix Nobel d’économie et enfin deux Prix Nobel de chimie (Avram Hershko et Aaron Ciechanover, 2004).un echo israel

    HERTZL


    HERTZL
    PORTRAIT
    BIO
    SIONISME
    HISTOIRE
    ETAT JUIF
    CHRONOLOGIE
    1904
    VISIONNAIRE
    PARIS
    DREYFUS
    INDEPENDANCE
    REPERES
    PEUPLE
    VALEURS

    « Aujourd’hui, j’ai fondé l’État juif. Si je le disais publiquement, on me rirait au nez, mais dans cinq ans peut-être et dans cinquante ans, sûrement, on comprendra. » (Congrès de Bâle, 1897)

    Théodore (Binyamin Zeev) Herzl, le père du sionisme politique moderne, est né à Budapest en 1860. Elevé dans l’esprit des Lumières judéo-allemandes de l’époque, il apprit à apprécier la culture laïque. En 1878, sa famille s’installa à Vienne et, en 1884, Herzl obtint son doctorat en droit, décerné par l’Université de Vienne. Il entama une carrière d’écrivain, d’auteur dramatique et de journaliste, et devint le correspondant à Paris du Neue Freie Presse, le journal libéral le plus influent de Vienne.

    C’est à l’université de Vienne, en 1882, qu’Herzl rencontra pour la première fois l’antisémitisme qui allait déterminer sa vie, ainsi que le sort des Juifs au XXe siècle. Par la suite, pendant son séjour à Paris en tant que journaliste, il fut directement confronté à ce problème. A l’époque, il considérait le problème juif comme une question sociale et écrivit une pièce de théâtre intitulée Le ghetto (1894) dans laquelle les solutions de l’assimilation et de la conversion étaient l’une et l’autre rejetées.
    En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, un officier juif de l’armée française, fut accusé à tort de trahison, suite à de fausses lettres compromettantes fomentées par un général antisémite protégé par sa hiérarchie. Observant les foules hurlant « Mort aux juifs ! », Herzl en déduisit qu’il n’existait qu’une seule solution aux agressions antisémites : l’immigration en masse des Juifs dans un pays à eux. L’Affaire Dreyfus devint ainsi l’un des éléments déterminants de la genèse du sionisme politique.
    Herzl arriva à la conclusion que l’antisémitisme était une donnée immuable, bien ancrée dans la société humaine et non résorbée par l’assimilation. Il réfléchit longuement à l’idée d’une souveraineté juive et, sans craindre de s’exposer au ridicule auprès des dirigeants juifs, publia, en 1896, Der Judenstaat (L’Etat juif). Il y soutenait que le problème juif n’était pas d’ordre individuel, mais national. Il déclara que les Juifs ne pourraient être acceptés dans le monde qu’en cessant d’être une anomalie nationale.
    Les juifs constituent un peuple, et leur situation désespérée pourrait se transformer en une force constructrice par la création d’un Etat juif avec l’assentiment des grandes puissances. Il considérait la question juive comme une question politique internationale devant être traitée sur la scène politique internationale. Herzl proposa un programme concret de collecte de fonds auprès des Juifs du monde par un organisme qui œuvrerait en vue d’atteindre cet objectif. Lorsqu’il fut par la suite constitué, cet organisme prit le nom d’Organisation sioniste. Herzl envisageait le futur Etat sur le modèle européen de l’époque, c’est-à-dire une société moderne et éclairée. Par nature, cet Etat serait neutre, aspirant à la paix et laïc.

    Les idées d’Herzl furent accueillies avec enthousiasme par les masses juives d’Europe orientale, mais les dirigeants juifs furent moins séduits. Herzl n’en réunit pas moins, à Bâle, du 29 au 31août 1897, le premier congrès sioniste, qu’il présida ; ce fut le premier rassemblement trans-national juif sur une base nationale et laïque. Les délégués adoptèrent le programme de Bâle, le programme du mouvement sioniste, et déclarèrent que « le sionisme aspire à établir en Palestine, pour le peuple juif, un foyer garanti par le droit public ». A cette occasion, fut créée l’Organisation sioniste, l’instance politique du peuple juif, et Herzl fut élu son premier président. La même année, Herzl fonda l’hebdomadaire sioniste Die Welt et entreprit des démarches pour obtenir une charte du peuplement juif dans le Pays d’Israël (Eretz Israël).

    Il estimait nécessaire aux objectifs nationaux du peuple juif de recevoir l’encouragement des grandes puissances. En 1898, il se rendit donc dans le Pays d’Israël et à Istanbul pour rencontrer le Kaiser Guillaume II d’Allemagne et le sultan de l’empire ottoman. Lorsque ces efforts s’avérèrent infructueux, il se tourna vers la Grande-Bretagne et eut des entretiens avec Joseph Chamberlain, le ministre britannique des Colonies, et d’autres personnalités. La seule offre concrète qu’il reçut émana des Britanniques qui proposaient de créer une région autonome juive en Afrique orientale, en Ouganda.

    Herzl mourut en 1904 d’une pneumonie et d’une faiblesse cardiaque causée par le surmenage et ses efforts incessants en faveur du sionisme. Mais, à ce moment-là, le mouvement avait trouvé sa place sur l’échiquier politique mondial. En 1949, la dépouille de Herzl fut amenée en Israël et réinhumée sur le mont qui porte son nom, à Jérusalem.

    Herzl est l’auteur de la phrase célèbre « si vous le voulez, ce ne sera pas une légende » qui devint la devise du mouvement sioniste.

    ALBERT ABDULLAH DAVID SASSOON



    GENEALOGIE
    EN INDE
    EN CHINE

    ESKELL SASSOON
    SIEGFRIED SASSOON
    VIDAL SASSOON
    DAVID SASSOON

    Sir Albert Abdullah David Sassoon ( 1818 à Bagdad - 1896 à Brighton) est un homme d'affaires et philanthrope indo-britannique, issu d'une famille séfarade émigrée en Mésopotamie au XVIe siècle.

    À la suite d'une révolution de palais, son père, David Sassoon, trésorier du gouverneur ottoman Ahmet Pacha, fuit Bagdad avec sa famille et se réfugie en Iran, où il ouvre à Bushehr un bureau de commerce avec l'Inde. Quatre ans plus tard, en 1832, il s'établit à Bombay, où il vend des tapis dans une échoppe. Grâce et à son flair pour les affaires, principalement dans la banque et le commerce, y compris celui de l'opium, et grâce aux alliances qu'il noue avec la Compagnie anglaise des Indes orientales, il devient bientôt l'un des hommes les plus riches de Bombay.

    Lorsque David Sassoon meurt à Pune en 1864, Abdullah, en tant que fils aîné, hérite de son négoce. Il se diversifie dans le textile tout en poursuivant l'œuvre philanthropique de son père. Il fonde l'une des principales écoles de Bombay et fait construire des docks qui portent toujours son nom. En reconnaissance pour son rôle dans l'industrialisation du pays, Sa Majesté britannique, Impératrice des Indes, le fait chevalier et baron. Il visite une première fois l'Angleterre en 1873, puis s'y installe en 1876. Son frère David, établi en Angleterre depuis 1858, l'introduit dans l'entourage du futur Edward VII et Abdullah prend alors le nom d'Albert. Il meurt en 1879 à Brighton, station balnéaire qu'il a contribué à mettre à la mode.

    Ses cinq autres frères continueront de faire prospérer les affaires familiales à Bombay et à Shanghai, en Afrique et en Europe. Sa fille Sibyl se mariera avec le marquis de Cholmendeley, son fils Philip Albert sera élu député à la Chambre des communes, et son fils Edward Albert épousera Aline Caroline de Rothschild. Plusieurs de leurs descendants s'illustreront à leur tour dans le mécénat et les arts, tandis qu'Albert Sassoon restera connu sous le nom de « Rothschild indien ».Bio Wiki

    ISADORE SINGER


    PRIX ABEL 2004
    SITE
    BIO




    "It's true we pure mathematicians are connected to a different world. But it is a very real world nevertheless."




    L’Académie norvégienne des Sciences et des Lettres a décidé d’attribuer le Prix Abel 2004 conjointement à

    Sir Michael Francis Atiyah
    Université d’Edinburgh

    et

    Isadore M. Singer
    Massachusetts Institute of Technology

    « pour la découverte et la démonstration du théorème de l’indice d’Atiyah-Singer, qui unifie la topologie, la géométrie et l’analyse, et pour leur rôle déterminant dans l’établissement de nouvelles passerelles entre les mathématiques et la physique théorique. »

    Le second Prix Abel est conjointement attribué à Michael Francis Atiyah et à Isadore M. Singer. Le théorème de l’indice d’Atiyah-Singer est l’une de grandes avancées des mathématiques du XXe siècle et a eu un impact inappréciable sur nombre des plus grands développements ultérieurs qu’ont connu la topologie, la géométrie différentielle et la théorie des champs quantiques. Ses auteurs, ensemble et individuellement, ont largement contribué à un rapprochement entre le monde des mathématiques et celui de la physique théorique des particules, lançant un processus d’enrichissement mutuel qui a été un des phénomènes les plus captivants de ces dernières décennies.

    Nous décrivons le monde en mesurant des quantités et des forces qui changent dans le temps et dans l’espace. Les lois de la nature sont souvent exprimées par des formules qui expliquent ces changements, les équations dites différentielles. Ces formules peuvent avoir un “indice”, qui est le nombre de solutions de ces formules moins le nombre de restrictions qu’elles imposent à la valeur des quantités calculées. Le théorème de l’indice calcule ce nombre exprimé par la forme de l’espace environnant.

    Un exemple simple pouvant servir d’illustration est la fameuse gravure paradoxale de M.C. Escher, “Ascending and Descending”, où les personnages, tout en montant/descendant sans cesse des escaliers, ne font pourtant que le tour de la cour du château. Le théorème de l’indice leur aurait révélé que leur tâche est impossible!

    Le théorème de l’indice de d’Atiyah-Singer a été le sommet et le couronnement d’une évolution plus que centenaire des idées, du théorème de Stokes, que les étudiants apprennent dans les classes d’analyse mathématique, aux théories modernes les plus sophistiquées, comme la théorie des intégrales harmoniques de Hodge et le théorème de la signature de Hirzebruch.

    Le problème résolu par le théorème d’Atiyah-Singer est véritablement omniprésent. Dans les quarante ans qui ont suivi sa découverte, ce théorème a trouvé d’innombrables applications, d’abord dans les mathématiques, puis, depuis la fin des années 1970, dans la physique théorique: théorie de jauge, instantons, monopoles, théorie des cordes, théorie des anomalies, etc.

    Dans un premier temps, les applications à la physique ont pris les communautés mathématiques et physiques totalement au dépourvu. Aujourd’hui, le théorème de l’indice est devenu partie intégrante de leurs cultures respectives. Atiyah et Singer, ensemble et à titre individuel, se sont montrés inlassables dans les efforts qu’ils ont déployés pour expliquer aux mathématiciens les avancées réalisées par les physiciens. Dans le même temps, ils ont porté à l’attention des physiciens la géométrie différentielle moderne et l’analyse telles qu’elles sont appliquées à la théorie des champs quantiques, et suggéré de nouvelles voies de recherche dans la physique proprement dite. Cet enrichissement croisé continue à se montrer fructueux pour les deux disciplines scientifiques.

    Michael Francis Atiyah et Isadore M. Singer comptent parmi les mathématiciens les plus influents du siècle passé et sont encore en activité. Par leur théorème de l’indice, ils ont remodelé le paysage des mathématiques. Pendant une période de vingt ans, ils ont travaillé ensemble au théorème de l’indice et à ses ramifications.

    Atiyah et Singer venaient à l’origine de différents champs des mathématiques: Atiyah de la géométrie algébrique et de la topologie, Singer de l’analyse. Les principales contributions qu’ils ont apportées à leurs disciplines respectives sont aussi largement reconnues. Les premiers travaux d’Atiyah, consacrés aux formes méromorphes dans les variétés algébriques, et son important article, datant de 1961, consacré aux complexes de Thom. en sont deux exemples. L’œuvre pionnière d’Atiyah, aux côtés de Friedrich Hirzebruch, consacrée au développement d’un analogue topologique à la K-théorie de Grothendieck, a trouvé de nombreuses applications dans les problèmes classiques de topologie ; il s’est par la suite avéré qu’il était étroitement lié au théorème de l’indice.

    Singer a jeté les bases du sujet des algèbres à opérateur triangulaires (aux côtés de Richard V. Kadison). Le nom de Singer est aussi associé au théorème de l’holonomie d’Ambrose-Singer et à l’invariant de torsion de Ray-Singer. Avec Henry P. McKean, Singer a attiré l’attention sur l’information géométrique profonde cachée dans les noyaux de la chaleur, une découverte qui a eu un impact déterminant.


    Isadore M. Singer est né en 1924 à Detroit et a passé sa licence à l’université du Michigan en 1944. Après avoir passé son PhD (doctorat) à l’université de Chicago en 1950, il rejoint les rangs des universitaires au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Singer a effectué l’essentiel de sa carrière au MIT, où il est actuellement professeur (Institute Professor).
    Singer est membre de l’American Academy of Arts and Sciences, de l’American Philosophical Society et de la National Academy of Sciences (NAS). Il a été membre du conseil de direction de la NAS et du conseil de direction du National Research Council. Il a aussi été conseiller scientifique de la Maison Blanche. Singer a été Directeur adjoint de l’American Mathematical Society de 1970 à 1972.
    En 1992, Singer a reçu le Prix de l’American Mathematical Society pour ses éminents services rendus au public (Award for Distinguished Public Service). La citation a reconnu « sa contribution exceptionnelle à sa profession et plus largement à la science et au bien public ».
    Il a entre autres reçu le Prix Bôcher (1969) et le Prix Steele pour l’œuvre d’une vie (Prize for Lifetime Achievement, 2000), les deux décernés par l’American Mathematical Society, la Médaille Eugene Wigner (1988) et la National Medal of Science (1983).
    Quand Singer s’est vu décerner le Prix Steele, sa réponse, publiée dans les Notices of the American Mathematical Society, a été: « Pour moi, la salle de classe est le juste pendant de ma recherche. J’aime enseigner aux jeunes étudiants de tous les niveaux, et j’ai connu une multitude d’étudiants, dont beaucoup m’ont appris plus de choses que je ne leur en ai transmis ». Singer a aussi écrit des manuels réputés qui ont inspiré des générations entières de mathématiciens. abelprisen

    CESAR MILSTEIN


    PRIX NOBEL
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    BRITANNICA
    TIMBRE
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    "Pour des travaux en immunologie et création des anticorps monoclonaux"
    ( en compagnie de Nils Kaj Jerne et Georges Köhler ) - 1984

    César Milstein ( 1927- 2002) est un biochimiste argentin qui passe la plus grande partie de sa vie en Grande-Bretagne. Ses recherches concernent les anticorps.

    Milstein obtient son doctorat à l'école de médecine avec une thèse sur la nématique d'une enzyme, l'aldéhyde dehydrogénase. En 1958 il rejoint le département de biochimie de l'université de Cambridge pour travailler sur les mécanismes d'activation de la phosphoglucomutase. Durant ce travail il collabore avec Frederick Sanger dont il rejoint l'équipe.

    Milstein etudie l'immunologie et commence des recherches sur les anticorps, leurs structures et les mécanismes . En 1975, avec Georges Köhler, il développe la technique des hybridomes pour la production d'anticorps monoclonaux qui lui vaut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1984.

    Il fait plusieurs contributions majeurs sur les anticorps,( marqueurs permettant de distinguer différents types de cellules ). Il prévoit aussi le potentiel de l'abondance des ligands réactifs qui peuvent résulter de l'application de la technologie de l'ADN recombinant aux anticorps monoclonaux ce qui inspire ainsi le développement de l'ingénierie des anticorps.

    En dehors de son prix Nobel, Milstein reçoit de nombreuses récompenses, entre autres, le prix Wolf en 1980, le prix Gairdner en 1981 la médaille royale en 1982, la médaille Copley en 1989 .

    Milstein meurt le 24 mars 2002 à Cambridge à l'âge de 74 ans .

    FRITZ LANG


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    DR MABUSE

    "Ce que je veux : grâce à l'image vivante, avec ses moyens techniques quasiment illimités, créer un Art, un Art nouveau peut-être, trouver des possibilités artistiques nouvelles et, au bout du compte, donner avec mes films une forme esthétique aux problèmes supérieurs de l'humanité" Fritz Lang, in Filmkünstler, Wir über uns selbst, Berlin, 1928

    Fritz Lang naît dans une famille de la grande bourgeoisie Juive viennoise. Son père Anton Lang est un architecte réputé. Des études d'architecture et de peinture, et surtout un long périple autour du monde, constitueront sa formation, jusqu'à la guerre de 1914. Au début des années 20, il commence sa carrière de réalisateur dans le cinéma muet à Berlin. Il travaille alors avec le producteur Erich Pommer et rencontre sa première femme Thea von Harbou, qui participera à l'écriture de tous ses films allemands jusqu'à son départ de Berlin en 1933. Son premier film marquant, Le Métis (1919), malheureusement perdu, met déjà en scène ses thèmes de prédilection : la femme fatale et l'amour destructeur
    en 1933, Goebbels propose à Fritz Lang de collaborer avec le régime d'Hitler en réalisant des films de propagande. Juste à ce moment, sa femme rejoint le régime nazi.Lang est le cinéaste le plus populaire de l'Allemagne, et mondialement connu. Selon ses dires, Fritz Lang décline poliment l'offre en précisant que sa mère est juive. Goebbles lui répond: «ce qui est juif, nous en déciderons». Il quitte l'Allemagne quelques heures après cet entretien car il sait très bien qu'un refus aurait des conséquences très graves.

    Fritz Lang se réfugie en France. De là, il part pour les États-Unis où il réalise des films pour des plusieurs maisons de productions. Il est naturalisé américain en 1935 On peut compter parmi ses films "américains": Furie (1936), J'ai le droit de vivre (1937), Désirs humains (1954)... Dans ses films on retrouve souvent les thèmes de la persécution, du pouvoir, de la liberté et de la guerre. Il quiite Hollywood en 1956. En 1959, il retourne en Allemagne où il tourne son dernier film: Le diabolique Dr. Mabuse (1960). Il meurt le 2 août 1976 à Beverly Hills. Il a alors 85 ans.

    GRIGORY PERELMAN


    MEDAILLE FIELDS 2006
    POINCARE
    PRAVDA
    GENIE
    PORTRAIT



    Grigori Perelman (en russe Григорий Яковлевич Перельман) est un mathématicien russe né le 13 juin 1966 à Saint-Pétersbourg. Il a travaillé sur le flot de Ricci, ce qui l'a conduit à établir en 2003 une preuve de la conjecture de Poincaré du programme de Hamilton, un des problèmes fondamentaux des mathématiques contemporaines.

    Chercheur à l'Institut de mathématiques Steklov de Saint-Pétersbourg, la personnalité extrêmement discrète de Perelman a contribué à alimenter les débats sur ses travaux qu'il a présentés à l'occasion d'une série de conférences données aux États-Unis en 2003.

    Son résultat sur la conjecture de Poincaré a été officiellement reconnu par la communauté mathématique qui lui a décerné la médaille Fields le 22 août 2006 lors du Congrès international de mathématiques. Mais Perelman l'a refusée[1] bien qu'elle soit la plus haute distinction pour les mathématiques. Il juge « sans intérêt » cette récompense.wiki



    Fidèle à son habitude, l'ours Perelman refuse la Fields
    Un ours russe et trois matheux «normaux»... socialement parlant. C'est le quatuor majeur récompensé par les médailles Fields ­ les Russes Grigory Perelman et Andreï Odonkov, l'Australien Terence Tao et le Français Wendelin Werner ­ décernées hier par l'Union mathématique internationale qui tient son congrès à Madrid.
    L'ours russe fait évidemment le miel des médias, tant il joue à ravir le rôle caricatural du matheux génial mais asocial. Grigory Perelman, 40 ans, tête de pope (cheveux clairsemés, barbe abondante) n'a pas tardé à faire savoir qu'il refusait sa médaille. Snobant ainsi ses collègues, comme lorsqu'il avait refusé, en 1996, le prix que la société mathématique européenne voulait lui remettre. Au début de l'année, il a même démissionné de son poste à l'Institut Steklov de Saint-Pétersbourg. Refusant toute interview, envoyant ses textes sur le Net, réduits au squelette de la démonstration et laissant le soin aux collègues de vérifier eux-mêmes les chemins qui relient ses étapes principales, Perelman ne fait donc rien dans les règles. Pas à cheval sur l'étiquette, les matheux, qui ont vu d'autres zèbres dans le genre et savent reconnaître le génie sous la gangue, considéreront donc Perelman comme récipiendaire de leur médaille fétiche. Non, d'ailleurs, pour avoir résolu la conjecture de Poincaré (1) il y a trois ans, mais «pour ses contributions à la géométrie et ses vues révolutionnaires sur la structure du flot de Ricci» ... Précision qui ira droit à l'esprit des initiés.
    Les trois autres lauréats, souligne Jean-Pierre Bourguignon, le directeur de l'Institut des hautes études scientifiques (Bures-sur-Yvette, Essonne), allient la «virtuosité technique à une socialité normale» .
    Le plus jeune, l'Australien Terence Tao, 31 ans, «très agréable et vibrionnant, est un authentique petit génie : il aurait même pu décrocher la médaille au congrès de Pékin, il y a quatre ans», indique-t-il.
    Le second Russe, Andreï Odonkov, 37 ans, est bien connu puisqu'il travaille souvent avec un des physiciens théoriciens de l'IHES, Nikita Nekrassov. Comme souvent chez les «grands mathématiciens, c'est un tisseur de liens entre des domaines ­ les probabilités et la géométrie algébrique ­ qui semblent séparés» .
    Excellence. Le dernier récipiendaire, Wendelin Werner, est le neuvième Français à recevoir la Fields, sur les 48 attribuées depuis sa création en 1936. Un signe clair de l'excellence de l'école française, qui n'est dépassée que par les Etats-Unis au palmarès. «En outre, c'est la première fois qu'un spécialiste des probabilités reçoit la médaille», se réjouit Bourguignon.
    Pur produit du système français ­ élève à Normale supérieure, thèse à Pierre-et-Marie-Curie, professeur à l'université Paris-Sud (Orsay) et à l'ENS ­ Wendelin Werner est récompensé pour ses travaux reliant la théorie des probabilités à la physique statistique pour l'examen de phénomènes aléatoires. «Un homme discret et modeste», présente Bourguignon, mais d'une efficacité redoutable, sachant «trouver la faiblesse dans l'armure» qui protège les secrets mathématiques.liberation

    Conjecture de Poincare
    "Considérons une variété compacte V à 3 dimensions sans frontière. Est-il possible que le groupe fondamental de V soit trivial bien que V ne soit pas homéomorphe à une sphère de dimension 3 ? "

    EDMOND HUSSERL


    PHILOSOPHIE
    TEXTE
    BIOGRAPHIE
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    GHANSEL
    ARTICLE
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    EXTRAIT
    NOTE
    FICHE






    "Les dieux au pluriel, les puissances mythiques de tous genres,
    sont des objets du monde environnant : ils ont la même réalité
    que l'animal ou l'homme. Dans la notion de Dieu le singulier
    est essentiel."


    Edmund Husserl est né le 8 avril 1859 à Prosznitz, en Moravie. Il fait d'abord des études scientifiques et consacre son premier ouvrage (La philosophie de l'arithmétique) à la philosophie des mathématiques. Mais il rencontre à Vienne le psychologue Franz Brentano (1858-1917) qui le met sur le chemin de la phénoménologie grâce à la notion d'intentionnalité. C'est cette découverte fondamentale qu'il formule dans ses six Recherches Logiques (1900-1901) où il combat le psychologisme. Professeur, d'abord à Halle (jusqu'en 1906), puis à Göttingen (de 1906 à 1916), il est nommé à Fribourg-en-Brisgau où il enseignera jusqu'à sa retraite (en 1928).
    En 1913, paraissent les Idées, qui lancent la nouvelle discipline appelée Phénoménologie, qui se veut moins nouvelle discipline scientifique et encore moins courant de pensée que méthode philosophique. Méthode et non système, c'est ainsi que les Méditations cartésiennes (1929) reprennent l'exigence cartésienne du fondement.
    Dès le début des années 20, Husserl réunit peu à peu autour de lui une communauté de penseurs et de chercheurs : Heidegger (qui sera son assistant de 1916 à 1922), Max Scheler, Eugen Fink (qui sera son dernier "secrétaire particulier").
    Si Heidegger accepte le Rectorat de l'Université de Fribourg en 1933, même pour 10 mois, Husserl, lui, étant d'ascendance juive, se voit retirer le droit de parole sur tout le territoire du Reich. Il est aussi rayé du corps professoral en 1936. C'est à Vienne, puis à Prague, que Husserl fera ses dernières conférences (ultimes mises en garde aux Allemands les avertissant du danger nazi).
    En 1936, c'est à l'étranger que paraît le dernier moment de l'œuvre husserlienne : La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale. Husserl meurt à Fribourg le 27 avril 1938. Cette même année ses manuscrits inédits, menacés de destruction par le national-socialisme, sont évacués à Louvain. Ainsi sont nées les Archives Husserl, inédites jusqu'en 1950

    "Toute conscience est conscience de quelque chose ", telle est la formule qui définit le concept d'intentionnalité. La conscience n'est jamais vide. La conscience est toujours la visée d'autre chose qu'elle-même. Pour exister, elle doit être conscience d'autre chose que soi. La conscience ne doit donc pas se perdre dans le solipsisme. La constitution du monde présuppose, du reste, autrui. Autrui vise comme moi le monde à partir d'un point de vue différent. Il enrichit, complète, ma vue du monde et c'est ce qui rend possible la science, l'art, l'histoire, la politique etc.

    Phénoménologie: Mouvement philosophique inauguré par Husserl en vue de fonder la philosophie comme science rigoureuse remontant en deço de la science pour la fonder elle-même. Avec l'analyse phénoménologique, Husserl fonde une science nouvelle, non empirique, de la subjectivité

    ISRAEL ZANGWILL


    BIO
    SIONISTE
    SCHNORRER
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    MELTING POT

    "Un homme voudrait que sa femme ait assez d'esprit pour apprécier son intelligence et soit assez sotte pour l'admirer"


    "Le seul amour véritable est le coup de foudre ; le second regard rompt le sortilège. "


    "Premier écrivain anglais à décrire la vie juive de façon authentique – ni stéréotypes, ni nostalgie, ni idéalisation romantique – Israel Zangwill (1864-1926) décrit le quotidien avec sa poésie, sa grandeur, sa vitalité et son comique, les types traditionnels du folklore juif, mais aussi sa misère, ses défauts, ses incohérences et ses tensions. Il analyse, avec amour mais sans concessions, la condition juive et le devenir juif face au monde moderne.
    Mêlé avec succès, à la fin de l’époque victorienne, au courant des jeunes humoristes aux côtés de Jerome K. Jerome, Conan Doyle et Mark Twain, de nos jours le nom d’Israel Zangwill reste surtout associé à cinq ouvrages qui lui valurent le nom
    de « Dickens du Ghetto » (le mot « ghetto » étant à comprendre dans le sens large de peuple juif) : un roman, Les Enfants du Ghetto, et quatre recueils de nouvelles, Le Roi des Schnorrers, Grotesques et fantaisies, Rêveurs du Ghetto, Tragédies du Ghetto, Comédies du Ghetto.
    Les personnages croqués par Zangwill sont en quête de leur appartenance, torturés par la dualité de leur identité juive qui les détermine comme membres d’une communauté à la fois culturelle et religieuse. Qu’il s’agisse de personnages réels (Spinoza) ou fictifs, ils ont tous un rapport conflictuel avec le judaïsme, où se mêlent amour et haine, attraction et répulsion, fascination et désir de fuite.
    Tous ces personnages ont voulu, par leur exemple, leur rébellion, leur pensée libre et anticonformiste influer sur leur communauté, assouplir voir transgresser ses traditions. Par leur intermédiaire Zangwill pose à son lecteur – comme il se la posait à lui-même – cette lancinante question qui garde toute son actualité : que devient une religion, une foi, une histoire, une éthique, une société, devant l’ouverture, voire les séductions, des sociétés modernes multiculturelles, assimilatrices, offrant d’autres systèmes de pensée, d’autres identités ?
    Tous ces héros connaissent un destin tragique et voient leurs idéaux brisés. Mais ce sont leurs idéaux mystiques, leurs tensions, leur courage, qui rendent si attachants ces « Rêveurs de rêves », ces utopistes marginaux, qui tentent désespérément de s’insérer dans le monde d’où ils sont issus tout en le réformant, de concilier leurs origines et leurs aspirations, leur passé juif et l’avenir du monde. "editionscomplexe

    Partisan d’une solution diplomatique, qui refusa de considérer le choix de la Palestine comme un impératif et fut à l’origine d’un mouvement dissident de l’Organisation sioniste, l’Organisation territorialiste. Il revint au sionisme après la déclaration Balfour.

    "C’est contre cette politique du 'courbe le dos et ne dis rien' qu’arrive à grand bruit le sionisme avec son : 'relève la tête et dis tout'. L’avènement du sionisme signifie la fin de l’époque des marranes et la renaissance de celle des Maccabées"

    JOSEPH DELMEDIGO


    BIOGRAPHIE
    ELIA




    Joseph Salomon Delmedigo (1591-1655) ne ressemblait pas à la famille à laquelle il appartenait, qui avait toujours cultivé la science et le Talmud, et dont un des membres les plus connus était Elia Delmedigo, son bisaïeul. A l'Université de Padoue où il étudiait, il manifestait une prédilection marquée pour les mathématiques et l'astronomie. Du reste, Il eut pour maître, dans cette ville, l'illustre Galilée, qui lui fit connaître le système planétaire de Copernic. Ni Delmedigo ni aucun Juif croyant n'eurent jamais l'idée de considérer comme hérétique l'opinion qui admettait le mouvement de la terre et l'immobilité du soleil. Il étudia également la médecine, mais seulement pour gagner sa vie ; sa préférence demeura acquise aux mathématiques. Disciple de Léon Modena, il entassa dans sa mémoire, comme son maître, les connaissances les plus variées. Dans le mi-lieu juif où il vécut et où l'on s'exprimait librement sur la religion, Delmedigo commença à douter de l'authenticité des traditions juives, mais il ne se décida ni à essayer de triompher de ses doutes ni à y conformer sa conduite.
    Ainsi ébranlé dans ses croyances, il retourna à Candie, dans sa famille, où ses opinions causèrent du scandale. Il fut contraint de repartir de la maison paternelle et, à l'exemple d'Abraham ibn Ezra, il commença alors à mener une vie errante. Partout où il rencontrait des Caraïtes, il se liait avec eux, et eux, de leur côté, s'attachaient à lui. Au Caire, ses connaissances mathématiques lui valurent un vrai triomphe, dans un tournoi scientifique auquel l'avait convié un vieux savant musulman. De là, il se rendit à Constantinople, où il fréquenta également des Caraïtes, et partit ensuite pour la Pologne. Comme les mathématiques ne lui procuraient aucune ressource, il dut exercer la médecine. Estimé bientôt comme un habile praticien, il fut appelé auprès du prince Radziwill, près de Vilna.
    Mais en Pologne non plus il ne resta pas fixé longtemps. Par crainte de ses coreligionnaires, il n'osa pas se lier trop intimement avec la noblesse, et, d'autre part, le pays était trop pauvre pour qu'il pût nourrir l'espoir de gagner beaucoup d'argent. Il accepta des fonctions rabbiniques, peut-être à titre de prédicateur. Il consentit ainsi, par nécessité, à agir en hypocrite et à prêcher le judaïsme rabbinique, auquel il ne croyait pas. Il alla plus loin. Pour donner un démenti à des bruits venus de Pologne, qui le représentaient presque comme un hérétique, il n'hésita pas à faire l'éloge de la Cabale et à la qualifier de suprême sagesse.

    De Hambourg il alla à Amsterdam. Il arriva dans cette ville au moment où la communauté était encore sous l'impression de la lutte engagée contre Uriel da Costa. Delmedigo crut donc prudent de s'en tenir à une stricte orthodoxie, afin d'écarter de lui tout soupçon d'irréligion. Il fut nommé prédicateur à Amsterdam ou dans une localité voisine. Mais, sans fortune et poussé par la passion du mouvement, il quitta bientôt les Pays-Bas pour Francfort-sur-le-Mein. Dans cette ville, habitée par de savants talmudistes, Delmedigo n'était pas de force à occuper des fonctions rabbiniques ; il demanda sa subsistance à sa profession de médecin. Sa situation n'y était sans doute pas brillante, car, après un séjour assez court, il partit de Francfort pour Prague (vers 1648-1650). II demeura dans cette dernière ville jusqu'à sa mort. Son influence resta circonscrite dans un cercle très restreint. Aussi ne réalisa-t-il qu'une bien minime partie des espérances fondées sur lui.Histoire des Juifs

    ERICH VON STROHEIM


    BIO
    RETRO
    CINE
    HISTOIRE
    FILMS



    "L'œuvre de Stroheim allie singulièrement le naturalisme sordide à une sorte de romantisme désespéré.
    Elle apporte, dans un art fait de violence et de rage, le sens du romanesque et de la durée psychologique." Jean Mitry

    Né dans une famille juive aisée de chapeliers, Erich Oswald Stroheim voit le jour le 22 septembre 1885, à Vienne, en Autriche. Fasciné par les fastes militaires de l’Empire Autrichien et doté d’une imagination délirante, le jeune Erich s’invente une ascendance aristocratique, afin de cacher ses origines dans une Autriche fortement antisémite. Il prétend alors s’appeler Erich Oswald Hans Carl Marie Stroheim von Nordenwal, enfant d’une dame de compagnie de l’Impératrice Sissi et d’un Colonel des Dragons de l’armée de François-Joseph 1er de Habsbourg. En 1908, il s’exile aux Etats-Unis et pratique plusieurs petits métiers. En 1914, il s’installe à Hollywood et répand la légende de ses fausses origines.

    Hollywood, 1922, sur le plateau de tournage où il a fait reconstituer la grande place de Monte-Carlo avec son casino, son hôtel, ses palmiers et tous ses édifices, Erich von Stroheim tourne son troisième film, Foolish Wives (Folie de femmes). Deux mille figurants défilent : chevaux, carrosses, tramways. - On y voit même un défilé militaire : des dizaines de cavaliers en uniformes qui se mêlent plus ou moins à la foule. - Arrive le carrosse du Comte Sergius Karamzin, joué par Stroheim lui-même, qui vient de déjeuner avec du vrai caviar (Stroheim exige que sur son plateau les choses soient vraies). Il descend, salue quelques amis, entre à l'hôtel, s'approche de la réception, sonne la cloche. - «Coupez !» entend-t-on le directeur (encore Stroheim). - Il pique une sainte colère, fait venir l'accessoiriste : «Cette clochette ne fonctionne pas !» - C'est un film muet mais qu'importe : tout mais tout doit être réel. - On répare la clochette et on retourne la scène. - Avec ses deux mille figurants.

    Sa tête rasée, son allure militaire, son arrogance en font un [sale] boche de choix dans une série de films de propagande au cours de la grande guerre. - Il était l'homme que vous aimerez détester

    ANDREW FIRE


    PRIX NOBEL 2006



     Cette découverte va engendrer des expériences qui vont nous enseigner des choses


    Scientifique américain, né en 1959 à Palo Alto en Californie


    Andrew Fire a 47 ans. Ce généticien de l'école de médecine de l'université Stanford (Californie) a fait un passage au Massachusetts Institute of Technology (Cambridge) et a été élu en mai 2005 à l'Académie américaine des sciences. C'est un spécialiste du contrôle de l'expression génétique.


     l'ARN interférence est un phénomène capable d'inactiver sélectivement des gènes impliqués dans le développement de certaines maladies. 


    Le regard timide dissimulé par de petites lunettes ronde, la barbe scientifique et l'air effacé de l'homme en perpétuelle prise avec ses pensées, Andrew Z. Fire appartient au club très fermé des Prix Nobel de médecine. Brillant jeune licencié de mathématiques à l'Université de Berkeley, il décroche son doctorat de Philosophie des Sciences en 1983 à L'Institut de Technologie du Machassusets. 
    Il s'envole alors pour l'Angleterre, où il officie en tant que post-doc à l'Institut de Biologie Moléculaire de Sydney Brenner, autre génie nobelisé, àCambridge. A partir de 1986 et jusqu'en 2003, il intègre le département de biologie du Carnegie Institute de Baltimore, où il effectue des travaux sur l'utilisation de l'ARN double-brin dans le but de bloquer l'expression des gènes. Cette avancée révolutionnaire pour lascience lui vaut la récompense suprême du Nobel de Médecine en 2006.evene.fr

    EDOUARD MOYSE


    BIOGRAPHIE
    ART


    Né à Nancy, Edouard Moyse(1827-1908) va vivre très jeune à Paris pour étudier avec Martin Drolling à l'École des Beaux-Arts. Il commence à exposer à partir de 1850 et reçoit une médaille d'argent en 1882.

    Moyse est l'un des artistes juifs les plus importants de son époque en France, avec Alphonse Lévy et Edouard Brandon. Au cours de sa longue carrière, il dépeint des épisodes importants de l'histoire des Juifs de France, ainsi que des scènes de la vie juive de tous les jours. Les artistes juifs de ce temps cherchent à conserver ou à restaurer leur passé qui s'estompe en évoquant ses thèmes à travers dans leurs œuvres.
    L'un des tableaux les plus importantes de Moyse est le Grand Sanhédrin, qui commémore la réunion de cette assemblée des notables juifs ordonnée par Napoléon I en 1807, et la fondation du Consistoire.

    Moyse a été le premier peintre en France à représenter des thèmes juifs. Il a été très influencé par son maître Michel Drolling (1786-1851), et au départ il peignait des personnages laïques, par exemple des juges où des avocats. Quand il s'est tourné vers le judaïsme dans les années 1880, il a traduit cette tendance esthétique continue dans une longue série de peintures de rabbins. Ayant acquis une grande notoriété en tant que "peintre des rabbins", Moyse a tenté de réhabiliter l'image des Juifs et du judaïsme en développant une nouvelle vision esthétique du rabbin comme un personnage magistral et respectable. En 1896 il a exposé au Salon de Paris la toile : Le grand Rabbin présente aux fidèles le livre de la loi.

    Moyse a beaucoup peint sa famille proche. Il a toujours travaillé à Paris, en dehors de ses voyages en Afrique du Nord. Mais il a conservé des liens constants avec la Lorraine dont il était originaire



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